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ville de vanves - Page 1480

  • DEUX LABEL « PATRIMOINE DU 20éme SIECLE » A VANVES : Le Prieuré Saint Bathilde et la chapelle Larmeroux mis en valeur par le ministére de la culture

    « Je suis très fier de cette récompense! La ville de Vanves dispose d'un patrimoine remarquable. Cette distinction va contribuer à diffuser la beauté culturelle et patrimoniale de notre Commune et je ne peux que m'en réjouir! » avait réagit Bernard Gauducheau Maire de Vanves début Janvier, en apprenant cette distinction qui a été attribuée à 75 édifices franciliens dont 19 dans les Hauts de Seine ( Notamment Ste Thérése à Boulogne, ND de Pentecote à la Défense, Saint Stanilas des Blagis à Fontenay aux Roses, St Jean Vianney à Rueil) relevant des différentes confessions des religions du livre : judaisme, christianisme – à la fois catholicisme, protestantisme ou orthodoxie – et islam, qui ont été identifié au titre du label XXéme siécle. Une plaque avec le logo du « Patrimoine du XXéme siécle » distinguera ces bâtiments ayant reçu ce label. Jean Daubigny, préfet d’Ile de France a reçu mardi matin, les associations cultuelles propriétaires ou affectataires de ces édifices religieux labellisés et les représentants des collectivités locales où ils se trouvent dont Vanves.

     

    Attribuée par le Préfet de Région sur proposition de la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites (CRPS), ce label résulte du travail d’un groupe d’experts réunis par la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) d’Ile de France. Une première campagne d’attribution de ce label avait permis de distinguer un ensemble de logements en 2011, et la campagne lancée en 2013 concernera « les maisons des illustres ».  « Avec les édifices religieux en 2012, il s’agisssait de mettre en avant des édifices représentatifs des différents courants architecturaux du XXéme siécle ainsi que l’histoire propre à chaque religion. Leur construction s’échelonne entre 1905 – date de la loi de la Séparation des Eglises et de l’Etat jusqu’aux années 1990/2000, et permet d’en illustrer les mutations. Souvent perçus comme des lieux de sociabilité, avec une dimension culturelle, ces édifices cultuels sont les rémoins des mutations de la société francilienne, et montrent combien notre culture s’est nourrie de l’accueil et du rapprochement des communautés, traduisant ainsi la diversité de la société contemporaine » explique t-on à la DRAC.

     

    « Ce label s’attache à mettre en valeur, outre les différentes familles d’édifices, la richesse décorative et plus particulièrement la diversité des créations des ateliers de verriers. Il s’adresse aussi aux habitants des communes où ils sont implantés et aux amateurs d’architectures. Il constitue un outil précieux de connaissance et de médiation, et permet de faire évoluer l’image d’un lieu, d’une ville. En mettant en lumière, une production artistique souvent méconnue, il participe à la diffusion du patrimoine au sein de nouveaux territoires et en ce sens, est facteur de démocratisation culturelle ». La revue des Beaux Arts du Ministère de la Culture et de la Communication, qui vient de paraître, est consacrée à cet événement. Ces édifices religieux du XXéme siécle en Ile de France devraient l’objet d’une journée d’études organisée par la DRAC Ile de France et l’ENSA Paris-Belleville, le mercredi 22 Mai 2013 à l’école d’architecture de Paris-Belleville    

  • VANVES A PERDU L’UN DES SIENS : Le pére François du Plessis

    Une personnalité de Vanves est décédée le 6 Mars dernier à l’âge de 93 ans,  dont le nom ne dit rien à la plupart des vanvéens, car peu l’ont connu parmi la nouvelle génération,  sauf parmi les plus anciens de Vanves, et dans les communaués chrétiennes et religieuses : le pére François du Plessis qui a vécut longtemps du côté de la rue Yol dans la première partie de sa retraite, et marqué des générations de vanvéens et d’isséens. Une cérémonie eucharistique d’à Dieu se déroulera samedi prochain à 10H à Notre-Dame des Pauvres  à Issy les Moulineaux où il fut le premier responsable de cette communauté chrétienne de 1955 à 1973

     

    Ordonné prêtre en 1943, François du Plessis était un homme d'écoute et d'ouverture. « Disponible pour chaque appel, il se montrait étonnamment capable d'y répondre, ignorant langue de bois et tout conformisme. Sa vie a ressemblé à un roman de cape et d'épée : aumônier d'un Chantier de la Jeunesse de Vichy ou d'un maquis de la Résistance, professeur de séminaire, vicaire dans des quartiers populaires, à la fois ouvrier-ajusteur et premier « curé » de son église de quartier « Notre Dame des Pauvres »… il a également été visiteur de prison pendant vingt ans. Ses luttes pour un monde plus fraternel ont toujours été soutenues par une foi vive et, quand il parlait de spiritualité ou de religion, on percevait derrière son propos l'authenticité et le vécu. C'est pour cela qu'on l'écoutait ou qu'on le lisait toujours avec intérêt » témoignent ceux qui l’ont connu. Un prêtre haut en couleur qui ne laissait pas indifférent, accusé dans les années 68 d’entretenir la flamme révolutionnaire des jeunes lycéens de Michelet par les élus de Vanves et les autorités du lycée, avec l’aumonier d’alors, le pére Froissard. Il avait raconté sa vie dans un livre d’entretien avec son ami Jean-Robert Quéro qu’il avait présenté chez les  Sœurs Bénédictnes de Vanves en Juin 2007 où il avait retrouvé les anciens de Notre Dame desPauvres, de l’Arbousier, d’Arés et de tous ceux dont la vie avait croisé son chemin. Il avait pris le temps de s'interroger dans ce livre, sur tout ce qui a marqué et compté dans sa vie. Dans la première partie, « Parcours de ma vie », il évoque les temps forts d'une existence menée tambour battant, sans un seul jour de repos. Des anecdotes savoureuses, des péripéties cocasses, des luttes toujours difficiles, des épreuves mais aussi des joies pour ce prêtre hors norme. Dans la deuxième partie, « Chemin de vie », l'action fait place à la réflexion qui l'a toujours sous-tendue. Naturellement il évoque les sacrements et leur symbolique, la foi, point central de sa vie, avant de faire part de son point de vue sur les perspectives de l'Église catholique. Et beaucoup appréciait ses commentaires quotidiens d’évangiles du jour qu’il envoyait via Internet, ou ses témoignages qu’il rapportait comme celui-là, tout à fait d’actualité à la veille de la semaine Sainte qui ménera à Pâques alors que l’église a un nouveau Pape venu du sud.  

     

    Baptême d’un ami.

     

    « Au jour de Pâques, dans toutes les Eglises chrétiennes, on célèbre des baptêmes. Le texte ci-dessous ma paraît particulièrement important à relire et méditer. En 1945, avant d’être, sur l’ordre d’Hitler, pendu comme résistant, Dietrich Bonhöffer, pasteur protestant, écrivait à un ami qui allait être baptisé la lettre ci-dessous qui rejoint la même constatation ; ce ne sont plus de paroles d’église dont le monde a besoin, ni de réorganisation de ces mêmes églises, mais de la prière et des actes des chrétiens » écrivait dans l’introdiction le pére François du Plessis.

     

    « Ami, Aujourd’hui tu reçois le baptême chrétien.

    On prononcera sur toi les grandes paroles anciennes de la Révélation chrétienne et l’on accomplira en toi le commandement du Christ sans que tu n’y comprennes rien. Nous-mêmes aussi nous devons recommencer à comprendre.

    Les notions de réconciliation et de rédemption, de reconnaissance et d’Esprit saint, d’amour de l’ennemi, de croix et de résurrection, de vie en Christ et d’imitation de Jésus-Christ sont devenues si difficiles et si lointaines que c’est à peine si nous osons encore en parler. Nous soupçonnons un souffle nouveau et bouleversant dans les paroles et les actions traditionnelles, sans pouvoir encore le saisir et l’exprimer. C’est notre propre faute.

    Notre Eglise, qui n’a lutté, pendant ces années, que pour se maintenir en vie, comme si elle était son propre but, est incapable d’être la porteuse de la Parole réconciliatrice et rédemptrice pour les hommes et le monde. C’est pourquoi les paroles anciennes doivent s’effacer ; la vie chrétienne ne peut avoir aujourd’hui que deux aspects : la prière et l’action pour les hommes, selon la justice.

    Toute pensée, toute parole et toute et toute organisation, dans le domaine du christianisme, doivent renaître à partir de cette prière et de cette action.

    Quand tu seras adulte, le visage de l’Eglise aura changé. Sa refonte n’est pas terminée, et chaque essai de la doter prématurément d’une puissance organisatrice accrue ne peut que retarder sa conversion et sa purification.

    Ce n’est pas à nous de prédire le jour -mais ce jour viendra -où des hommes seront appelés de nouveau à prononcer la Parole de Dieu de telle façon que le monde en sera transformé et renouvelé. Ce sera un langage nouveau, peut-être tout à fait a-religieux, mais libérateur et rédempteur, comme celui du Christ ; les hommes en seront épouvantés et néanmoins, vaincus par son pouvoir ; ce sera le langage d’une justice et d’une vérité nouvelles, qui annoncera la réconciliation de Dieu avec les hommes et l’approche de son royaume. « Ce sera pour moi un sujet de joie, de louange et de gloire auprès de toutes les nations de la terre, qui apprendront tout le bien que je vais leur faire et qui seront étonnées et stupéfaites de tout le bonheur et de toute la prospérité que je vais leur accorder » (Jér. 33, 9). Jusqu’à ce jour, la vie des chrétiens sera silencieuse et cachée ; mais il y aura des hommes qui prieront, agiront avec justice et attendront le temps de Dieu. Puisses-tu être de ceux-là et puisse-t-on dire de toi : « La voie des justes est comme la lumière brillante, dont l’éclat augmente jusqu’à ce que le

    jour soit dans sa splendeur » (Prov. 4, 18).

     

    Dietrich Bonhöffer † 1945

  • VANVES ET L’INSECURITE : « Autorités de la ville, forces de l’ordre et bailleurs du secteur travaillent en commun pour résoudre ces diverses problématiques » selon le Maire de Vanves

    Suite aux événements qui ont marqué Vanves au tout début du week-end dernier, le Blog Vanves Au Quotidien a sollicité le maire de Vanves, pour avoir une réaction et connaitre ce qu’entreprenait la ville en collaboration avec le commissariat pour réagir

     

    « Dans la nuit du vendredi 15 mars au samedi 16 mars 3 voitures et 2 scooters ont été incendiés allée Baudelaire à 3h25 et un véhicule de la Police Nationale a été incendié devant le Commissariat à 5h. Dès que ces faits ont été portés à ma connaissance, je me suis rendu sur place, puis au Commissariat de Vanves pour faire un point sur la situation. J’ai personnellement appelé le Préfet des Hauts-de-Seine afin que des forces de l’ordre supplémentaires soient déployées pendant le week end pour tenter d’appréhender le ou les individus irresponsables à l’origine de ces feux et sécuriser le secteur. Avec mon équipe, nous avons été à l’écoute des habitants du quartier pendant toute la fin de semaine pour les rassurer.

    Depuis le lundi 18 mars, un dispositif spécial a été mis en place avec des agents de la Compagnie de Sécurisation et d’Intervention (CSI) de la police nationale présents les soirs de la semaine à partir de 20h au niveau de l’allée Baudelaire, des rues de l’Avenir et de Chatillon.

    Le Commissariat a également prévu des opérations de sécurisation plusieurs après-midis dans la semaine. La police scientifique et technique analyse tous les éléments en sa possession pour appréhender le ou les auteurs des feux.

    J’ai demandé à mes services d’étudier l’installation d’une caméra de vidéoprotection dans le secteur.

    Ces récents incendies dans le quartier des Hauts-de-Vanves s’ajoutent à des troubles liés à la tranquillité publique (tapage, bruit, rassemblement …). Nous partageons et comprenons parfaitement les légitimes inquiétudes des habitants liés à l’accumulation de ces nuisances.

     Contrairement au ressenti dont vous vous faites l’écho, les autorités de la ville, les forces de l’ordre et les bailleurs du secteur travaillent en commun depuis plusieurs semaines pour résoudre ces diverses problématiques. Néanmoins, vous comprendrez que les résultats de l’action de la police nationale reposant sur l’accumulation de preuves et de la justice ne peuvent pas être instantanés.

    Par ailleurs, il est à souligner que l’on constate une augmentation des faits de délinquance sur le plan national depuis plusieurs mois. Néanmoins, je tiens une nouvelle fois à rappeler que Vanves demeure une ville extrêmement calme et que nous n’avons eu à constater que des dégâts matériels limités et très éloignés des désagréments que peuvent connaitre de nombreuses communes franciliennes en matière de sécurité publique. Cela n’enlève en rien les nuisances et les dommages que créent ces actes de délinquance notoire.

    Les élus de la ville, les bailleurs et les autorités de la police nationale sont entièrement mobilisés pour rétablir la tranquillité dès que ces faits sont malheureusement constatés.

    La police nationale mène son enquête et nous espérons que ses conclusions permettront de mettre un terme aux agissements d’une poignée d’individus tant ceux à l’origine des récents incendies que ceux qui troublent l’ordre par certains tapages et dont la plupart des familles résident sur place.

    Dès que des problèmes de troubles à la tranquillité surviennent à Vanves, nous avons pour habitude en liaison avec la police nationale de réunir les habitants et les bailleurs des immeubles comme ce fut le cas récemment pour les résidants du 20/30 rue de Chatillon mais aussi du 21/29, rue Jean Baptiste POTIN et du 126 avenue Victor Hugo.

    Nous rappelons la nécessité que la population prévienne la police nationale et dépose plainte car ce sont les moyens légaux pour les forces de l’ordre d’intervenir et pour la justice de se mettre en œuvre lorsqu’il s’agit de condamner des individus troublant l’ordre public. Je tiens à rappeler que le maire a des moyens juridiques limités pour la répression qui est d’abord bâti sur l’axiome police justice (sur la base de politiques conduites par l’Etat).

    Pour finir, je tiens à remercier Laurent LACOMERE, Adjoint au Maire chargé de la sécurité pour sa disponibilité dans le cadre du suivi de ces affaires. Mes remerciements s’adressent aussi aux forces de l’ordre, aux services municipaux notamment celui de la prévention et de la sécurité dans le cadre de leur action quotidienne au service de la tranquillité publique »