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amf (association des maires de france)

  • RASSEMBLEMENT REPUBLICAIN DEVANT LA MAIRIE DE VANVES A LA SUITE DES VIOLENCES URBAINES DU 17 OCTOBRE

    Les graves violences qui ont émaillé les manifestations de ces derniers jours, avec les images des mairies incendiées ou saccagées, notamment à Limoges, Lille et Marseille, comme celles des commerces pillés et dégradés dans plusieurs villes de France, ont suscités une profonde indignation. Beaucoup de vanvéens en ont parlé entre eux, comme cette conversation surprise dans un café  « Je suis resté scotchée devant mon écran TV ! » « Je m’attendais à ce qu’il décréte l’état d’urgence ! », « Il faut être intraitable parce que c’est inadmissible ! », « c’était organisé, car beaucoup de villes ont été touchées » etc… sans parler des réseaux sociaux.  Les élus ont réagi, en dehors de ceux de ceux qui ont été concerné, comme à Paris, Limoges, Marseille, Lyon, Lille…notamment à l’initiative de l’AMF (Association des Maires de France) qui a appelé dimanche, à un rassemblement républicain devant les mairies à partir de 12H lundi.

    Appel relayé par Bernard Gauducheau et l’équipe municipale « pour réaffirmer leur attachement aux valeurs de la République et témoigner de leur solidarité envers les communes touchées par les violences et les dégradations ». Malheureusement, ils n’étaient pas nombreux à cette heure là de la journée et du début des vacances d’automne tant du côté des élus que des habitants, vu l'appel tardif dimanche en fin de journée de l'AMF.

    « Nous sommes rassemblés pour témoigner de notre solidarité envers l’ensemble des communes frappées par les violences de ces derniers jours, notamment à Limoges, Marseille, Nantes, Bordeaux, Paris ou encore Calais.Nos pensées vont à leurs élus, à leurs agents publics, aux forces de l’ordre, aux sapeurs-pompiers, aux commerçants et à tous les habitants qui ont été victimes de ces événements » a déclaré Sandrine Bourg, 1ére Maire adjointe qui représentait le maire absent.

    « Les incendies, les dégradations de commerces, de bâtiments publics et les attaques visant nos mairies sont des actes graves et inacceptables. Une mairie n’est pas un bâtiment comme les autres. Elle est la maison commune, le symbole de notre République et de notre démocratie, au service de tous les citoyens, quelles que soient leurs convictions. Face à ces actes, il nous appartient de faire front commun et de réaffirmer avec force que la violence et le vandalisme n’ont pas leur place dans notre démocratie. En ce jour, notre rassemblement témoigne de notre attachement indéfectible aux valeurs de la République, au respect de nos institutions et à ce qui nous unit, au-delà de nos différences.».

    De son côté, l’AMF dans un communiqué, n’hésitait pas à dire que « maires, conseillers municipaux, agents du service public » qui «  s’ engagent tous les jours pour faire vivre nos communes dans la paix et l’unité » sont « aujourd’hui écœurés et révoltés » : « Incendier une mairie, agresser ses agents, les menacer de mort comme à Limoges, sont des actes qui vont bien au-delà du symbole. C’est une attaque organisée contre ce que nous avons en commun de plus précieux : la paix civile et nos libertés publiques fondamentales. Les violences du 17 octobre ont porté une atteinte grave à la liberté d’expression et celle de manifester, que les manifestants ont souhaité exercer, eux, en respectant l’ordre public. Elles éclipsent les messages qu’ils ont souhaité porter » déclarait-elle dans un communiqué en appelant chacun à ses responsabilités, gouvernement, autorité judiciaire, forces politiques, sociales et syndicales, ainsi que les habitants et  ceux qu’ils ont élus est pour « se lever contre ces actes qui nous menacent tous et de dire « stop ». Nous devons mobiliser la force civique de notre pays, bien plus puissante que ceux qui sèment le chaos. Les maires y contribueront autant qu’il le leur sera possible ».

  • A 5 MOIS DES MUNICIPALES, LES MAIRES TIENNENT CONGRES AUX PORTES DE VANVES

    L’événement de cette semaine, se déroule aux portes de Vanves :  Le congrés annuel des maires de France organisé par l’AMF (Association des Maires de France)  se tiendra dans un contexte d'instabilité politique qui conduit les élus locaux à vouloir être identifiés comme des agents de solutions avec pouvoir d’agir alors que leur pouvoir est de plus en plus encadré. « Pour les communes, liberté ! » en sera le thème.

    Vanves en a eu un avant-goût en accueillant la semaine dernière à l’hôtel Mercure le congrès de l’Association des Communes et Collectivités d’Outre-Mer (ACCD’OM). Occasion de rappeler que son prédécesseur à la mairie, Guy Janvier (1995-2001) recevait à l’hôtel de ville l’association des maires et élus locaux socialistes qui participaient au Congrés

    A cinq mois des municipales (15 et 22 mars 2026), il permettra à l’AMF de rappeler la nécessité de promouvoir les libertés locales dans tous les domaines et de donner aux communes des ressources financières stables pour répondre aux attentes de leurs habitants et investir. Plus de 60 débats, forums et points-info thématiques, avec de nombreux formats courts et innovants, et plus de 350 intervenants, rythmeront cet événement, offrant aux congressistes des échanges concrets et conseils pratiques. «Le Congrès sera immanquablement un temps de dialogue essentiel avec la participation de nombreux ministres et des plus hautes autorités de l’État. Plus de 12 000 congressistes sont attendus et pourront débattre, échanger et rappeler aux pouvoirs publics qu’il est plus que temps de faire confiance aux collectivités et de leur donner la liberté d’agir» indique l’AMF qui accueillera le premier ministre, Sébastien Lecornu, lors de la séance solennelle de clôture le 20 Novembre

    A cette occasion, l’AMF a rendu public une enquête du Cevipof auprès des maires «Etat d’esprit et bilan de mandat» qui montre que «malgré un goût d’inachevé, les maires repartent au combat». Malgré un mandat 2020-2026 jugé éprouvant, marqué par la crise sanitaire, les tensions inflationnistes, la guerre en Ukraine et une forte instabilité politique nationale, près de 6 maires sur 10 (58%) envisagent de se représenter en 2026, comme c’est le cas pour Bernard Gauducheau, maire de Vanves. Une proportion plus élevée qu’en 2019, alors même que beaucoup sortent du mandat, fatigués et avec le sentiment d’un travail empêché. «C’est le signe que le sens du mandat et l’envie d’agir restent puissants».

    Les maires appelleront «le gouvernement à laisser les élus entreprendre et à cesser d’étrangler financièrement les territoires : La liberté [est] ce qui nous manque le plus, parce que nous sommes enserrés dans des règles administratives, (…) des lois bavardes qui empiètent sur le pouvoir réglementaire, qui laissent de moins en moins de marge à la capacité d’action locale» indique-t-on à l’AMF qui pointe du doigt les normes incessantes et tatillonnes qui s'appliquent aux collectivités locales. «Alors que l'exécutif est affaibli par l'absence de majorité à l'Assemblée nationale. L’AMF présente les maires «comme les élus incarnant la stabilité. Alors que la parole de l'État est devenue un objet de musée, les maires peuvent affirmer que leur principe est celui que la parole donnée soit la parole tenue». Comme le remarquait un observateur : «Alors que le projet de loi de finances (PLF) inquiète de nombreux territoires industriels et que les dotations de l’Etat se resserrent, des maires continuent de se  retrousser les manches pour faire tourner la machine et affronter les crises du quotidien »

  • LE CONFINEMENT ET LES COMMERCES A VANVES : LE MAIRE ET SES COLLEGUES FRANCILENS SE MOBILISENT POUR OBTENIR LEUR RE-OUVERTURE

    Une fois encore, l’Association des Maires de la Région Ile de France (AMIF) a mobilisé ses adhérents et  relaie leurs inquiétudes à la suite du maintien par le Gouvernement de sa décision de ne pas rouvrir les commerces de proximité dits de «non essentiels» depuis le 30 Octobre même si ce soir, le chef de l’Etat devrait faire des annonces dans ce domaine.  En attendant, ils considèrent sur cette situation de fait est inacceptable d’autant que des protocoles sanitaires stricts ont d’ores et déjà mis en place dans ces commerces de proximité depuis le début de la crise épidémique.  Cette association avec ses adhérents dont le maire de Vanves, demande une nouvelle fois et en urgence que l’injustice de la fermeture des communes identifiés comme n’étant pas «de première nécessité» soit réparée.

    Dans une lettre ouverte adressée ce jour au Premier Ministre, ils rappellent «qu’en tant que maires, nous l’avons dit, et nous vous le répétons : vous êtes en train de balayer d’un revers de main des dizaines d’années d’efforts pour revitaliser nos centres-villes et de villages, ce qui représente un gâchis financier énorme lorsque l’on connaît la masse de financements publics, de travaux, d’études qui ont eu pour but de conserver des centres-villes vivants, vecteurs de cohésion sociale, ou de les redynamiser». Ils pointent notamment des mesures «qui vont à l’encontre du bon sens» et qui sont «rejetées par nos concitoyens  -  perturbant leur adhésion à la lutte contre la propagation de la pandémie. Ce fut le cas pour les marchés alimentaires lors du premier confinement : les fermer pour favoriser les attroupements dans les grandes surfaces n’avait aucun sens - le maintien de certaines activités alors que d’autres doivent cesser, ne peut reposer que sur des raisons sanitaires crédibles». Les mesures du Gouvernement sont considérées comme «illisibles et injustes» et qui en outre «perturbent l’adhésion des concitoyens à la lutte contre la propagation de la pandémie»  

    Ils lui ont adressé plusieurs  propositions très concrètes afin de préserver les commerces de proximité dont les principales sont tout d’abord la  compensation intégrale des pertes pour les commerces de proximité. «Nous vous invitons à ouvrir ces discussions avec les différents protagonistes au premier rang desquels les acteurs du secteur de l’assurance». Ensuite, la mise en place d’un protocole sanitaire strict pour permettre la réouverture des commerces, avec un dispositif tel que des prises de rendez-vous. Enfin, permettre aux communes et aux agglomérations d’attribuer des aides économiques directes aux commerces en difficultés dans leurs communes.

    Il est intéressant de relever, dans le même temps, alors que le Congrés des Maires qui devait dérouler cette semaine, tout prés de Vanves, au parc des Expositions, que l’AMF (Association des Maires de France et le CEVIPOF  donnait les résultats d’une enquête réalisée auprès de 4 714 maires interrogés en octobre 2020 élus ou réélus, sur de nombreux sujets, et notamment cette crise sanitaire. De manière globale, 39 % des maires interrogés estiment avoir été bien associés à la mise en œuvre de l’état d’urgence sanitaire, 48 % d’entre eux mal associés et enfin 12 % n’étaient pas en responsabilité au cours du printemps.

    Parmi les sources d’insatisfaction, c’est le manque de directives claires et cohérentes de la part de l’État qui est pointé par 51 % des édiles interrogés. Tous les services de l’État ne sont pas jugés de la même manière : les préfectures bénéficient d’une forte dose de satisfecit de la part des maires puisqu’ils sont 66 % à estimer que leur relation de travail a été efficace. En revanche, ce seuil chute à 40 % pour les agences régionales de santé.