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Livre - Page 2

  • VANVES CHOISI COMME DECOR POUR SERIES TV ET ROMANS POLICIERS : APRES JULIE LESCAUT A LA TV, LUCIFUGES EN VERSION NUMERIQUE PAR JB DUCOURNAU

    Décidémment, Vanves attire les auteurs de séries ou de romans policiers. Voilà une vingtaine d’années, débutait à l’automne 1994 le tournage d’une série policiére « Julie Lescaut » à Vanves qui s’est arrêtée voilà peu. On peut revoir les premiers épisodes sur TV Breizh ou d’autres chaînes du câble ou de la TNT  et reconnaître le centre ancien de Vanves, avec son faux commissariat installé dans les locaux de DEF Incendie (remplacé par ce nouvel immeuble avec le magasin de la chaine Bio C Bon au rez de chaussée) sur la place de la République. Quelques vanvéens ont joué les figurants, d’autres ont prêté leurs locaux comme décor comme le Tout va mieux de « Gilbert ».

    Vingt ans plus tard, c’est un jeune vanvéen de toujours qui a planté le décor de son roman policier – Lucifuges – dans cette ville qu’il apprécie beaucoup : Jean baptiste Ducournau.  Il a fait parler de lui, cet été, puisqu’il a remporté le prix « Nos lecteurs ont du talent » décerné par la FNAC qui offrait la version numérique de son livre lors de l’achat d’une liseuse numérique. Vanves au Quotidien a rencontré ce jeune auteur qui fait partie d’une famille vanvéenne de vieille souche, qui a vécut toute son enfance villa Quincy, fondée par l’une de ses arriéres-arriéres-arriéres grand-mére, avec une grande mére et une mére qui ont été institutrices à l’école du Parc et un peu à Larmeroux, et ont bien sur marqué beaucoup de générations vanvéennes. C’est la raison pour laquelle il aime profondément cette ville et qu’il est revenu s’y installer après quelques infidélités. Il nous en parle dans la première partie de cet entretien, et demain, il abordera bien sûr son premier roman policier

    Vanves Au Quotidien - Pourquoi avoir choisi Vanves comme décor de ce roman policier ?

    Jean Baptiste Ducournau : « Parce que l’on parle bien que ce que l’on connait et que l’on aime. C’est comme un commercial ! S’il est convaincu par son projet, il en parle plus facilement. Et je suis convaincu de mon produit

    VAQ - Mais encore ?

    J .B.C. : »J’ai grandi à Vanves, fait mes études à l’école du parc, au lycée Michelet surtout qui est une institution, avec un très beau parc, des professeurs remarquables, entre 1978 et 1995, du temps du proviseur Bousquet. Mais je n’ai pas eu l’occasion de mettre les pîeds dans son bureau, ni de rejoindre le club de rugby du lycée, malgré les sollicitations de M.Bourgeois. C’est peut être l’un de mes plus grands regrets. J’ai fréquenté notamment le parc F.Pic avec son concours de pêche qui m’a beaucoup marqué. Un événement rassembleur, folklorique,  auquel j’ai participé et qui permettait aux vanvéens de partager une passion commune autour d’un événement « village ». Je pense que l’on devrait le refaire mais juste pour les enfants. J’ai connu le Tout Va Mieux, formule « Gilbert » où on se retrouvait entre les cours pour jouer au flipper mystique « le Polyforce » de chez Williams. On débarquait à 6 ou 7, sans nous obliger à consommer,  et Gilbert  nous laissait jouer. C’était un café vivant, pas un troquet, avec de la place, très fréquenté par d’autres jeunes, comme ce café tenu par le couple Heuzé à côté de la boulangerie, rue Raymond Marcheron qui a disparu

    Parmi les endroits symboliques, il y avait cette maison abandonnée avec un  vaste garage, rue Jean Baptiste Potin où l’on se retrouvait souvent. Accessoirement, mais en dehors de Vanves, on se retrouvait dans les carrières de Paris – Il y avait  une entrée sous la ligne de la petite ceinture dans le XVéme – pour  des soirées régulières. Enfin, j’ai travaillé chez certains commerçants du marché, notamment avec Sylvie ... On a beaucoup profité du biblioblus qui a fait aimer les livres aux jeunes, fréquenté les concerts dans la chapelle du lycée….les cours de solfége de M.Petit au conservatoire, qui m’a fait aimé le solfége contrairement aux autres…

    VAQ - Qu’est-ce qui a changé aujourd’hui à Vanves, 20 ans aprés ?

    J.B.C. : « En mal, il y a de plus en plus de places payantes, avec des endroits délicats comme le Plateau où les immeubles ne vieillissent pas très bien. En bien, cette ville s’est améliorée esthétiquement. La place de la République est magnifique, par contre elle est bruyante l’été et la nuit surtout. Et ses nombreuses petites impasses où il fait si bon vivre.  Cette commune est surtout proche de Paris, tout en restant un petit village, assez vert, agréable, pas encore à des prix stratosphériques comme à Issy les Moulineaux, où tout le monde se connaît. La plupart des jeunes que je connais, sont restés plus ou moins dans le coin.

    VAQ - Qu’est-ce qui vous a amené à écrire un roman policier ?

    J.B.C. : « N’étant ni médecin, ni astrophysicien, je pense que ce que fais reste une question de bon sens, et l’écriture une question d’envie. D’ailleurs mon professeur de philosophie voulait absolument que je fasse une Khagne parce qu’elle trouvait que j’étais vraiment très bon en philo et en Français. Mais je lui disais, qu’étant en Terminal ES (Economie), j’étais un borgne au royaume des aveugles, puisqu’en terminal ES, on se foutait pas mal de la philo. Mais statiquement, ceux qui sont passés par ES sont des gens équilibrés 3 ans après leur sortie, et sont même rentrés dans la vie professionnelle.

    J’ai un côté pragmatique qui fait que je me suis dit que je ne vais pas vive avec cela. Je suis partie, au niveau professionnel,  dans l’économie. Et lors d’un voyage au Pérou, j’ai eu l’idée d’un programme court que j’ai proposé à la TV en démarchant les chaînes, après avoir monté avec quelques amis un pîlote. NJR me l’a acheté, m’a mis en contact avec une boite de production qui a racheté le concept, se l’est approprié,  l’a complétement défloré pour arriver au final à un refus de NJR qui ne reconnaissait rien du concept initial. Fort de cette expérience très instructive, parce que cela m’a donné confiance, je me suis lancé dans l’écriture d’un roman, car personne n’interviendra sur l’histoire que je veux raconter.

    VAQ - Pourquoi le roman policier ?

    J.B.C. : « A cause de mon côté pragmatique car c’est ce qui se vend le mieux. Et  parce que l’on peut traiter de tous les sujets, passer différents messages, et j’avais pas mal de chose à dire sur de nombreux sujets.  Et je voulais faire un truc  avec un peu humour. Enfin, je voulais que ma grand mère le lise, car elle le lit que des romans policiers, en dehors des livres historiques.

    VAQ – Pourquoi avoir choisi Vanves comme  décor ?

    J.B.C. : « Parce que j’aime Vanves. J’ai donc installé mon héros dans un appartement de Vanves : Un commissaire de la PJ, passionné de pêche, qui s’en va pêcher quai des Orfévres. Il n’y a pas de raisons que les commissaires soient comme tout le monde. Ils ne sont pas forcément bien payés, et ne peuvent pas toujours habiter dans des endroits somptueux.

    A SUIVRE…

  • RETOUR SUR LE BUDGET 2014 DE VANVES (Suite) : LE THEATRE ET LA BIBLIOTHEQUE, LES DEUX MAMELLES DE LA CULTURE VANVEENNE

    Le Blog continue de vous présenter le budget municipal 2014  avec les deux grands chapitres budgétaires qui touchent à la culture : Le théâtre et la bibliothèque

    Le service Culture centré au tour du théâtre qui doit favoriser l’accès à la culture, susciter l’envie et le plaisir dans tous les domaines, et particulièrement ceux du spectacle vivant et de la danse, en proposant des actions innovantes « à même de positionner le théâtre de Vanves – Scéne conventionnée pour la danse (label attribué en 2008) – comme un pôle artistique identifié à l’échelle nationale et internationale » et contribuer à l’éveil artistique du jeune public. Le théâtre a ainsi, en 2012/13, présenté 100 spectacles avec 191 représentations qui ont touchés 15 547 spectateurs. 169 films ont été diffusés (en 447 séances) avec 18 290 spectateurs. Les dispositifs d’actions artistiques ont concernés 600 Personnes à travers des ateliers de pratiques, des conférences, des spectacles participatifs. Ce service dispose en 2014 d’un budget de 560 000 € en fonctionnement (-18,78%) qui sont principalement affectées pour le théâtre à l’achat de spectacles « compte tenu des crédits déjà engagés jusqu’en Juin 2014 pour la saison culturelle en cours, la programmation des spectacles à l’automne 2014 sera réduite par rapport à 2013 et se fera en co-réalisation avec les compagnies programmées » est il précisé. Histoire peut être de rattraper certains dépassements budgétaires. Le budget investissement se monte à  18 000 € (-14,95%) avec notamment la réfection du plancher du théâtre « indispensable car déjà repoussé ».  

    La Bibliothèque est le second grand service culturel qui célèbre ses 130 en 2014  et sur laquelle le maire a le projet d’en faire la « bibliothéque du futur », avec le concours de Hachette Livre, comme il l’a expliqué au cours de la  campagne des municipal. Il s’agit même d’un projet significatif « qui permettra de donner un positionnement à la ville avec le conservatoire ». Un scénario a même été étudié pour implanter la bibliothéque du futur dans un site tout à fait approprié qui va se libérer : Le terrain actuellement occupé par l’école de musique (le pavillon à l’angle Mary Besseyre et Guy Mocquet avec l’autre bâtiment le long de la rue G.Mocquet) mais aussi un terrain comprenant la boutique des Pompes Funébres et un pavillon, derrière, qui a été préempté par la ville.  Il suffirait de prévoir un nouveau bâtiment mieux agencé qui s’intègre dans ce site pavillonnaire. Mais cela, il ne l’avait pas dit. En attendant le  catalogue de la bibliothèque a été mis  en ligne en 2013, permettant de nouveaux services (consultation du catalogue, réservation, prolongations de prêts…). Elle dispose d’un budget de fonctionnement de  90 430 €  (+6,38%) qui est consacré principalement au développement et au renouvellement des collections. Les vanvéens ont empruntés 97 914 livres et revues en 2013 : 53 873 chez les adultes (+9,06%) et 44 040 au secteur jeunesse (+11,62%).  La progression globale est de 10,20% par rapport à 2012 (88 855 prêts).

  • Corridors écologiques : De l’Ile de France à Vanves

    Avec le vote de la loi Grenelle II de l’Environnement, il a été beaucoup questions de corridors et de continuités écologiques » ses derniers jours. Son objectif est de reconstituer la trame verte et bleue (TVB). « Elle est l’affaire de tout le monde à tous les niveaux, de l’Etat aux communes en passant par la Région et les départements, car la TVB prévue pour la fin 2012 doit modifier les codes de l’environnement et de l’urbanisme, être un outil d’aménagement du territoire pour défendre et préserver la diversité  » expliquent des spécialistes qui parlent du Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE). Celui-ci doit être un contenu concret à la notion de trame verte et bleue et devra être pris en compte dans les SCOTS, PLU et projets d’infrastructures linéaires (routes, lignes TGV) de l’Etat. Il  doit faire l’objet d’un séminaire en Ile de France à la Rentrée,  de la mise en place d’un Comité Régional, et d’une concertation avec une enquête publique.

    Une étude sur les continuités écologiques dans les Hauts de Seine a même été réalisée par le cabinet Biotope depuis plus d’un an. Son objectif était de mettre en évidence les différentes composantes du réseau écologique départemental composées de cœurs de nature (réservoirs de biodiversité) et de corridors écologiques les reliant ou répondant aux déplacements d’espèces supports. « Pour que ces espaces soient bien conservés et fonctionnels, ils nécessitent d’être vastes, d’avoir des stades de végétations diversifiés notamment pour le milieu forestier et d’être bien  connectés » indique cette étude qui a recensé 72 cœurs de nature répartis en 3 catégories « forestier, humide et ouvert »  dans une aire d’études qui englobe le département et une zone tampon de 5 km. 25 concernent le département, dont plus de 60% sont identifiés dans le compartiment forestier, les autres se répartissant de manière égale entre « ouverts » et « humides ». « Leur maintien est une nécessité pour garantir la pérennité génétique et l’évolution des espéces au sein des Hauts de Seine » indique t-elle en montrant que si certains s’auto-suffisent, d’autres sont en cours d’isolement. Ainsi l’Arc boisé du département (composé de 4 Cœurs de Nature d’intérêt majeur : Forêt de Meudon et ses lisiéres, Forêt de Verrières et aval de la vallée de la Biévre, forêt de Fausses Reposes-Parc de Saint Cloud et leurs lisiéres, forêt de la Malmaison-vallon des Gallicourts-Parc de la Jonchére) subit de fortes pressions, l’habitat forestier s’étant morcelé à cause des routes (plus de 1510 km de routes les traversent).

    PLUS DE 200 CORRIDORS POTENTIELS

    La préservation de ces cœurs de nature remarquable passe par des corridors écologiques pour les relier, entourés d’un écrin de nature « ordinaire ». Ils se déclinent par compartiment et par « espèce support » choisie. Ils ont été localisés principalement dans le sud du département en particulier au niveau de l’arc boisé, mais certains se dessinent notamment sur les berges de la Seine et les côteaux. Les corridors écologiques forestiers sont réduits – une dizaine – et fragilisés. L’étude note que l’axe Malmaison-Haras de Jardy et au sein de la forêt de Meudon sont à améliorés. Mais l’axe Meudon-Fausses Reposes n’est pas du tout fonctionnel. Dans les milieux ouverts (en passage ou en lisière des espaces boisés) plus de 200 corridors potentiels ont été proposé et sont en cours d’étude. Pour les milieux humides, ils sont limités à la Seine, à vallée de la Bièvre,  aux Rûs dont celui de Gôdets, au réseau d’étangs et de mares de la forêt de Meudon mais voilà le barrage-écluse de Suresnes supprime toute migration contrairement à ceux de Chatou et Bougival sur la Seine.

    « Cette étude et les différentes cartes qui l’accompagnent devrait aider les collectivités à décliner les continuités écologiques dans leurs projets et servir de repère pour confronter les grands projets d’aménagements aux enjeux écologiques » expliquent ses auteurs. Une dizaine de secteurs testes ont été choisis pour illustrer une problématique précise comme un passage à faune, et un comité de pilotage devrait décliné un programme d’actions. Il s’agit de la Traversée de la Forêt Domaniale de Meudon par la RN 118, du corridor de la forêt de Meudon à l’étang d’Ursine, de la Coulée Verte du Sud Parisie, des connexion entre la forêt domaniale de Verrières et la Coulée Verte du Sud Parisien, entre le parc du Chemin de l’ïle et le parc André Malraux, entre la Plaine des Clowseaux, le vallon des Gallicourts et la forêt de la Malmaison,  du talus ferroviaire reliant le parc des Chanteraînes à Asnières, de la continuité de la forêt de la Malmaison à Fausses Reposes, le vallon de la Marche.

    LA CONTINUITE ECOLOGIQUE  DE VANVES

    Les vanvéens ont découvert cette continuité verte le 17 Octobre dernier qui se trouve le long du talus SNCF entre l’entrée de la rue J.Bleuzen et l’ilôt du métro. L’entretien a été confié à l’association  d’insertion Espaces dont les responsables sont venus faire un exposé sur « le rôle des corridors écologiques » devant le Comité Consultatif sur le développement durable le 15 Décembre dernier. Occasion de découvrir la richesse d’un tel corridor avec de multiples espèces : Cortéges de plantes de prairies en lisiére ensoleillée sur sol calcaire avec de l’origan, de la sarriette commune, de l’aigremoine eupatoire, de la campanule raiponce, de l’inulevisqueuse, de l’herbe aux mites, de la potentille dressée et argentée, ses troiçis dernières plantes choisissent des friches très ensoleillées pour croître. Elles ont été observées à trois reprises dans les Hauts de Seine . Enfin, pour couronner le tout, le talus abrite quelques pieds d’orchidées, des ophrys abeille. C’est la raison pour laquelle le choix des végétaux  plantés s’est orienté vers des espèces meliféres (qui produisent des substances récoltées par les insectes butineurs pur en faire du miel). C’est pourquoi, il est prévu d’installer des ruches.