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HISTOIRE LOCALE

  • ELECTION DU 32éme MAIRE DE VANVES POUR LA 5e FOIS

    A l’occasion de l’élection du Maire de Vanves et de ses adjoints qui se déroulera ce soir 22 Mars 2026, le Blog en profite pour  rappeler que Vanves a été dirigé par plus d’une trentaine de maires (32) depuis la révolution. Chacun s’est retrouvé au fil des années face aux mêmes problèmes lorsqu’ils ne subissaient pas comme leurs administrés les soubresauts de notre histoire : Aménagement et embellissement de la ville en lui faisant bénéficier des derniers progrès de la technique (cadastre mis en place entre la Convention et le Premier Empire, réseau de distribution de l’eau, de l’éclairage, du gaz et de l’assainissement sous le Second Empire), installation de nombreux services publics dans cette ville-canton à la fin du XIXéme siécle (poste, école, dispensaire, gendarmerie…), sécurité et ravitaillement des habitants lors des périodes troubles (Terreur, guerre de 14/18, de 39/45)… Certains ont été de bons gestionnaires, d’autres des bâtisseurs. Mais tous ces hommes ont assuré une certaine continuité  afin de permettre au village de Vanves de devenir une ville de banlieue à l’aspect quelquefois villageois ou provincial.

    Les 32 maires qui nous ont gouverné depuis 236 ans :

    François Potin (1790-1791 et 1793-95) : Ce cultivateur et en même temps épicier rue Gaudray, âgé de 40 ans qui appartenait à l’une des plus anciennes familles de Vanves a été le premier maire de Vanves.

    Antoine Boisset (1791-93) : Il a dû assurer le bon ordre face à de nombreux troubles. C’est sous son mandat qu’un officier de l’Etat Civil fut spécialement chargé de tenir à jour les registres des baptêmes, mariages et enterrement à partir du 1792, ancêtre de notre service de l’Etat Civil.

    MM Masson (1795-96), Thomas Duval (1796-97), Antoine Boisset (1797-98),  François Potin (1798-1800) et Pierre Coignet (1800) : A la suite de la Constitution de l’An III qui a remanié complètement l’organisation administrative de la France en créant des municipalités de canton, Vanves a cessé d’être une municipalité particulière, en devant une municipalité de canton (avec Issy, Clamart, Vaugirad)  avec seulement un agent communal et un adjoint élus pour 2 ans.

    THOMAS DUVAL (1800-1816) : Après un bref intérim de 35 jours durant l’automne 1791 qui lui a permis d’être le second maire de Vanves, cet épicier, ex-maguillier, a achevé d’établir le cadastre. Il a déménagé le cimetière installé autour de l’église St Remy à son emplacement actuel en 1811. 

    JACQUES JOUANNIN (1816-1830) : Ce médecin, âgé de 50 ans, qui s’était toujours tenu à l’écart des affaires publiques, a été nommé par le gouvernement de Louis XVII. Il a fait réparer le clocher de l’église qui menace ruine, la fontaine de la place du Val, puis son abreuvoir. Il a créé le Bureau de Bienfaisance, ancêtre du CCAS, et il a commencé une réfection des principales voies de circulation de notre commune en mauvaise état malgré les protestations de son opposition de l’époque (Rue J.Bleuze dite voie principale, Vieille Forge, Gaudray et des Chariots).

    LEOPOLD HURET (1830-1832) : Ce propriétaire d’une manufacture de serrures a établi la première liste électorale de Vanves qui est conservée aux Archives : Elle comprenait 171 noms.

    FELIX VOISIN (1832-1839) : Ce médecin fondateur de la Maison de santé a installé la Mairie dans le logement inoccupé de l’institutrice au 1er étage d’un bâtiment adossé à l’église Saint Remy. Il s’agirait du bâtiment où se trouve actuellement au rez de chaussé un marchand de de fruits et légumes (Abbas). A l’époque, c’était une première, car la mairie était située dans la demeure du maire dénommée alors « Maison commune ». Elle a été inaugurée le 9 juin 1933 avec le buste du roi Louis Philippe 

    MAURICE COIGNET (1839-1840) et DENIS DUVAL (1840-1850) : Ils furent les maires de Vanves sous l’époque de louis Philippe, marquée par de nombreuses transformations économiques : les premiers becs de gaz furent installés, le boulevard du Lycée a été aménagé à cette époque, et de nombreuses rues furent repavées et élargies.

    CHRIST BORDIER (1850-1853 : C’est pour une grande part, grâce à son action, que la reconstruction de l’église Saint Remy a été décidée, dont la pièce maitresse était le clocher, qui a impliqué la disparition de la première mairie de Vanves et de l’école alors installée derrière et qui est devenu alors le presbytère (bâtiment aujourd’hui remarquablement rénové derrière l’église, le long du passage piétonnier

    CHARLES DESIRE JOSEPH DESPINOY (1853-1864) : Il a fait combler l’abreuvoir de la place du Val (du Maréchal de Lattre de Tassigny), placarder les premières plaques de rues (71 au total), leur numérotage restant à la charge des propriétaires, et surtout construire la première véritable mairie en 1856 (Tribune d’Instance actuel) en même temps que l’école primaire qui l’entoure, sur un terrain acheté  (une partie de l’îlot Cabourg) alors pour la somme de 22 077 frs (soit 6 frs le m2). 

    CLAUDE MICARD (1864-1867) : Ce maire fut nommé par décret impérial le 14 Mars 1864 avec 23 conseillers municipaux dont un certain Jullien, proviseur du lycée Impérial. C’est au cours de son mandat qu’a été aménagé le Bd du Lycée (alors Bd du Prince Impérial) en amputant fâcheusement le magnifique parc de ce lycée, réclamé depuis 20 ans par le conseil municipal.

    JEAN BAPTISTE EDOUARD DUPONT (1867-1870) : Nommé par décret Impérial du 23 Octobre 1867, il a remplacé Claude Micard, démissionnaire.  Il a signé la première convention entre la commune et la Compagnie Générale des Eaux pour la fourniture d’eau potable chez les particuliers, le prix d’abonnement variant de 70 frs par an pour 250 litres/jours à 160 Frs pour 1000 litres

    M.LEPLANQUAIS (1870-1873) : Il a été élu pendant la guerre de 1870, un 1er Septembre, et il a su préserver Vanves des événements de la Commune, même si elle en a souffert

    JEAN BAPTISTE JULLIEN (1873-1875) : C’est sous le mandat du premier proviseur du lycée Michelet que la rue de la République a été percée, que la place de la République a été aménagée face à l’église telle que nous la connaissons aujourd’hui, et que M et Mme Larmeroux ont souhaité fait don (après de multiples vicissitudes) à la commune d’un bâtiment avec cour et jardin devant servir à l’installation d’une salle d’asile pour jeunes enfants et d’un hospice de vieillards, aujourd’hui, maison de retraites et crèche municipal.

    JEAN BAPTISTE EDOUARD DUPONT (1875-1880) : Pour son second mandat, il a subit la terrible querelle entre les cléricaux et les anti-cléricaux jusqu’au sein du conseil municipal qui a été profondément divisé ainsi que l’opposition assez vive des représentants du quartier de Malakoff qui demandaient leur indépendance (ou leur autonomie).

    AMEDEE FEBURIER (1880-1881 et 1881-1884) : Le conseil municipal qu’il présidait a voté plusieurs fois la séparation de Vanves et de Malakoff avant qu’un décret l’officialise le 8 Novembre 1883, et qu’elle soit effective le 1er Février 1884. Cette séparation a réduit de moitié l’étendue de Vanves et a fait tomber sa population de 12 000 âmes à moins de 6000. La gare de Vanves Malakoff a été inaugurée par Amédée Féburier le 1er Octobre 1883, et l’actuel rue Mary Besseyre (ex-rue Raspail)  a été aménagée

    LOUIS PHILIPPE PRUVOT (1884-1889) : Il a été élu Maire par le nouveau conseil municipal de la nouvelle commune de Vanves le 31 Janvier 1884. Il a développé le réseau d’assainissement et a fait percer la rue Victor Hugo qui sera définitivement terminée en 1891.

    EUSTACHE LEGER (1889-1896) : Vanves est devenu Chef lieu de canton sous son mandat par la loi du 12 Avril 1893 comprenant Issy, Châtilon, et Malakoff, alors qu’elle faisait partie depuis l’an IV du canton de Sceaux

    EUGENE BAUDOIN (1896-1900) : Ce professeur du lycée Michelet a inauguré la nouvelle mairie avec Léon Bourgeois, ministre de l’instruction publique le 23 Juillet 1898. L’ancienne mairie d’abord occupée partiellement par le Bureau de Poste, allait devenir en 1897, le siège de la Justice de Paix. 

    JOSEPH DUPONT (1900-1902) :

    ETIENNE JARROUSSE (1902-1911) : Il a inauguré la nouvelle école Gambetta construite à partir de 1900 et agrandie en 1912

    ARISTIDE DURU (1911-1919) : C’est l'un de nos maires le plus méconnus alors qu’il a été très proche es vanvéens lors du premier conflit mondial (1914-1918)

    FREDERIC PIC (1919-1940) : C’est le maire qui avait exercé ea mandat le plus long (22 ans)  et a transformé profondément notre commune en créant « une cité urbaine rationnellement aménagée, alors que la plupart des communes de la proche banlieue conservait un caractère rural ».

    HENRI LANDON (1940-41) : Pharmacien, il a surtout été à l’origine de la création de l’association omnisports « Stade de Vanves », le 3 Janvier  1941, alors que les vanvéens comme les français étaient en guerre

    LOUIS KERAUTRET (1941-1944) : Désigné par le Préfet de la Seine, il fut le maire des temps très difficile et troublés de la guerre et de l’occupation allemande, comme ses collègues des 80 communes de la banlieue parisienne. Mais il a fait parti des trois maires, avec MM Grevin, maire de Fontenay, et Richet, maire de Châtenay, à refuser de signer une adresse de sympathie à Pierre Laval le 29 Juillet 1944 et de se rendre à Vichy pour prêter allégeance à Pétain

    ALBERT PELLEGAY (1944-1947) :  Nommé maire par le Comité de Libération, c’est le seul élu communiste qui a dirigé Vanves durant 3 ans. Il a conduit la liste dénommée « Union Patriotique Républicaine et Anti-Fasciste » aux élections municipales de mai 1945. Il a débaptisé le nom de certaines rues pour leur donner celui de patriotes de Vanves fusillés par les allemands durant la seconde guerre mondiale

    RENE PLAZANET (1947 – 1965) : René Plazanet, maire de Vanves entre 1947 et 1965  a été sénateur de la Seine entre 1952 et 1959.  Puis il a été élu député en novembre1958 jusqu'en 1962. Elu le 25 Octobre 1947 maire de Vanves, à la suite de 3 scrutins, il a assuré la transition entre la IVéme et la Véme République en subissant les contrecoups de la puissance des communistes, des effets de la guerre d’Algérie et de la crise du logement en région parisienne

    ANDRE ROCHE (1965 – 1980 ) : Il a été le second maire bâtisseur du XXéme siécle après Frédéric Pic, car il a commencé à transformer et à refaçonner le visage de Vanves que terminera son successeur Gérard Orillard. Il a pris en main la construction du nouveau quartier du Plateau  (lancé par son prédécesseur) à l’emplacement d’habitations vétustes, disparates, menaçant ruines et de rues mal pavés et défoncées,   fait construire le centre administratif avec son nouveau marché, sa tour d’habitation accueillant au rez de chaussée les services de la Mairie et de la Trésorerie principale (jusqu’en 2006), sa bibliothéque avec son bibliobus,  et son théâtre, les groupes scolaires Larmeroux et Marceau, le collége Saint Exupery, le  Foyer Logement Danton, la piscine municipale… « Il s’est dépensé sans compter pour doter sa ville d’équipements publics » constatait son successeur.

    GERARD ORILLARD (1980-1991) : Elu conseiller municipal en 1958, 1er Adjoint au maire entre 1970 et 1980, Gérard Orillard  (UDR/RPR) était tout désigné pour succéder à André Roche, et prendre en main une équipe qu’il a rajeunie  (en faisant entrer des jeunes comme Bernard Gauducheau et Didier Morin) et conduit deux fois à la victoire en 1983 et 1989. Et notamment dés le 1er tour en Mars 1983 avec 54,37% des voix, alors que beaucoup le donnait perdant face aux socialistes conduit alors par Jacques Thibault et surtout Raymond Deniau. Il a terminé les grands travaux lancés par André Roche, avec la ZAC du Plateau, en ouvrant le groupe scolaire Max Fourestier, une crèche rue J.Jaurés et une halte Garderie, le lotissement Larmeroux (300 logements) sur les terrains militaires de l’Intendance (Magasins Généraux) avec son école maternelle Lemel qui porte le nom de son 1er maire adjoint trop tôt disparu, les ateliers et garage municipaux.

    DIDIER MORIN (1991-95) : Didier Morin (RPR) restera dans l’histoire de Vanves comme un maire de transition, qui a réussi à faire perde la majorité municipale d’une voix, ce qui est très rare en France. Il faut reconnaitre qu’il a tout fait pour arriver à ce résultat en ne suivant pas les recettes de ces aînés.

    GUY JANVIER (1995-2001) : Guy Janvier  (PS) s’est ainsi retrouvé élu Maire de Vanves à une voix de différence, un certain 18 Juin 1995,  avec une équipe pas du tout préparée pour cela. 7 ans après, il souhaitait prendre une revanche qu’il n’a pas transformée

    BERNARD GADUCHEAU (2001-26) : Vanves a élu en Mars 2001 un « Santini’s Boy, puisque Bernard Gauducheau a été le Directeur de Cabinet, puis l’assistant parlementaire d’André Santini, comme Hervé Marseille (Ex-maire de Maudon, Sénateur, président de l’UDI), Pierre Chrisophe Baguet maie de Boulogne et président de GPSO. Il a battu le record de F.Pic avec 25 ans de mandat durant lesquels il a transformer sa ville avec l’îlot du Métro, la place de la République, le marché, l’îlot Cabourg, le quartier Montholon, l’école du Parc…et devrait continuer sur cette voie durant un 5éme qui devrait l’amener jusqu’en 2032

  • VOILA 6 ANS,UN SCRUTIN MUNICIPAL SOUS SURVEILLANCE SANITAIRE A VANVES

    Tout le monde se souvient de ce week-end du 15 Mars, voilà cinq ans exactement, marqué par le premier tour de l’élection municipale de 2020 et surtout par cette crise sanitaire dûe au Covid-19 qui allait faire entrer les vanvéens en confinement durant deux mois, et reporter le second tour au 28 Juin

    Les élections municipales avaient bien eu lieu, conformément au souhait de l’AMF (association des maires de France) le 15 Mars mais pas le 22. Alors que 600 cas confirmés de coronavirus avaient été recensés en ile de France le 13 mars, le maire de Vanves comme l’ensemble de ses collègues avaient reçu  un courrier du Premier Ministre - « Toute l’action du gouvernement vise à permettre la continuité de la vie économique et sociale de la Nation, et à favoriser la résilience de la communauté nationale. Les élections constituent à ce titre, dans la vie de nos territoires, un moment de respiration démocratique essentiel. Il n’est donc aucunement question de les reporter mais le déroulement du scrutin fera l’objet de multiples mesures de précaution» a écrit Edouard Philippe – et  une circulaire de Christophe Castaner ministre de l’intérieur qui dressait la liste les mesures de précautions devant être appliquées pour aménager les bureaux de vote, éviter les files d’attente -en invitant les électeurs à se tenir à un mètre les uns des autres - organiser le dépouillement, favoriser les procurations ou encore utiliser masques et stylos, la mise à disposition de flacons de gel hydroalcolique dans les bureaux de vote, ainsi que des affiches d’information rappelant les recommandations sur les bons comportements à adopter.

    Puis, le samedi 14 Mars avait été  marqué par cette annonce du Premier ministre Edouard Philippe de la fermeture des bars-cafés-restaurants-hôtels, vécu comme un véritable coup de massue par les restaurateurs. Le lendemain dimanche 15 Mars, le scrutin s’était déroulé, comme prévu, sous haute protection sanitaire dans les bureaux de vote avec respect des distanciation, gestes barrières, masques, gel hydroalcoolique… où l’ambiance était sereine, mais peu fréquenté (52,96% d’abstention), contrairement au parc F.Pic, par exemple, qui était fréquenté par de très nombreux vanvéens profitant d’un temps exceptionnellement printanier. Le contraste était saisissant alors qu’il était déjà recommandé d’éviter les rassemblements, et que les équipements sportifs, PMS André Roche, Gymnase Maurice Magne, étaient déjà fermés

    Enfin, dés le lendemain, en raison de la grave crise sanitaire et des mesures gouvernementales de confinement qui l’accompagnaient, l’équipe de Vanves en Tête (UDI/LR) annonçait qu’elle avait décidé, dans un souci de santé publique, de suspendre toutes ses opérations de campagne de terrain pour le 2ème tour des élections municipales et de se rendre disponible pour apporter son concours aux initiatives municipales de solidarité, suivi par les autres listes. Et le surlendemain, les vanvéens entraient en confinement jusqu’au 11 Mai, permettant le second tour de l’élection municipale le 28 Juin, 15 semaines après le 1er tour.

  • PETITE HISTOIRE DE L’EVOLUTION DEMOGRAPHIQUEA VANVES DEPUIS PLUS DE 250 ANS

    L'INSEE a publié les chiffres officiels : la population de la ville de Vanves s'élève désormais à 28 858 habitants (soit + 814 par rapport à 2023 ).  Ce qui représente une forte densité de 18 074 habitants au km2, avec prés de 20,2% de jeunes, 59,7% d’adultes, 20% de seniors. Parmi les actifs  29,4% de cadres et professions intellectuelles ou libérales, 15,8% de professions intermédiaires, 4,2% d’ouvriers, 2,6% d’artisans, commerçants, chefs d’entreprises

    De manière générale, comme les autres départements de la petite couronne, les Hauts-de-Seine affichent une solide croissance démographique (à l’inverse de Paris, par exemple) :  En six ans, les Hauts-de-Seine ont gagné environ 45 000 habitants, passant de 1 609 306 Altoséquanais en 2017 à 1 654 712 en 2023. Ce qui correspond à une solide hausse de 0,5 % de la population par an. « Les Hauts-de-Seine enregistrent une croissance démographique de 0,5 % par an entre 2017 et 2023. Par rapport à la période précédente, elle accélère avec un déficit migratoire nettement moins marqué que par le passé », précise l’INSEE. Comme Vanves, Clamart, Asnières. Ces données d'évolution de la population servent notamment de base au calcul des dotations de l'État et pour ajuster l'organisation des services et équipements publics

    Occasion de rappeler l’évolution démographique de Vanves :  A la Révolution, Vanves comptait 600 habitants lorsque la première municipalité fut élue au début de 1790. Elle est alors un gros bourg rural.  Sous la Restauration, en 1817, elle compte 1694 habitants. En 1884, à la séparation de Vanves et de Malakoff, elle est passée de 12 000 habitants à 6000 habitants  alors qu’une exploitation industrielle faisait  son apparition avec des briquetteries sur le plateau

    A la fin du XIXéme siécle, Vanves comptait 6815 habitants en 1891. Elle a connu une forte poussée démographique au passage du XIX au XXéme siécle : 8741 en 1896, 10 915 en 1901, 15 545 en 1911 juste avant la Iére guerre mondiale. Elle attire alors une population souvent déraciné et dénuée de ressources qui ne restera pas sans conséquence sur l’évolution politique et sociale de la commune avec des municipalités d’inspiration sociale plus que vraiment SFIO, entre les deux guerres où elle compte 20 157 habitants en 1936/1937. Durant ces années, c’est une ville chef-lieu de canton car beaucoup d’équipements ont été construit à la suite d’un plan d’aménagement et d’embellissement  adopté en 1930  avec le  LEP Louis Dardenne, créche-maison de retraites Larmeroux, l’ancienne poste grâce aux fréres Marne, l’aménagement du stade, la création du parc F.Pic qui était le maire de l’époque. Mais elle est surtout composés d’artisans, commerçants et de  blanchisseurs

    Au lendemain de la 2éme guerre mondiale, Vanves comptabilisait 20 678 habitants, puis 21 743 aprés le baby bomm des années 1950, 25 527  au début des années 1960, avec notamment le retour des pieds noirs en France, et la construction des immeubles de l’îlot des Chariots et de la place Kennedy où certains d’entre eux ont pu être logés grâce à la municipalité dirigée alors par René Plazanet.

    Curieusement les années 70 sont marquées par une baisse, Vanves comptant 22671 habitants. Alors que la municipalité, dirigée par André Roche, lance le réaménagement du Plateau. Ainsi la décennie 80 est marquée par une pousse démographique : 22 805 habitants en 1982, 25 987 en 1985,( +16%). Son évolution semble se stabiliser sur la décennie suivante avec 25 414 habitants en 1999 (-2%), attirant une population parisienne par son attrait résidentiel, et surtout des familles qui s’agrandissent

    Au XXIéme siécle Vanves passait à 26 878 habitants dans les années 2000, puis à 27 022/27 846 dans les années 2010, puis 28 014/ 28 622 au début des années 2020, soit + 2,36% grâce sûrement aux nouvelles constructions d’immeubles suscités par la municipalité dirigée par Bernard Gauducheau notamment dans les Hauts de Vanves avec le Clos Montholon pour préparer l’arrivée du Grand Paris Express