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VANVES ET LE GRAND PARIS EXPRESS

  • Fort d’Issy/Vanves/Clamart : Une boîte gare terminée

    Ce chantier a franchi une étape importante avec la finalisation de la boîte gare, 3 ans  après le ripage spectaculaire de la dalle de 7000 tonnes sous les voies SNCF Transilien de Paris Montparnasse, servant de toît au dessus sur la zone de correspondance, à la mi Aout 2017. Ce qui fait dire à la Société du Grand Paris (SGP) que cette gare est sans conteste, la plus aboutie du projet du Grand Paris Express (GPE), véritable cathédrale de béton de 110 m de long, 26 m de large et prés de 30 mde prpfondeur

    Les 4 niveaux de plancher et le radier sont à présents construit. Pas moins de 12 000 m2 de parois moulées ont été réalisés sur 26 m de profondeur en 11 mois, 130 000 tonnes de terre ont été excavé de la boite gare qui affiche plus de 6000 m2. Les 4 planchers de la gare ont pris forme progressivement sur prés de 2420 m2.  Le couloir de correspondance de 60 m  entre le quai SNCF Transilien et la future gare du GPE a été finalisé par SNCF Réseau en Avril 2019. Depuis Novembre 2018, des travaux d’injection sont en cours pour préparer le terrain à la sortie des 2 Tunneliers, boulevard des Fréres Vigouroux, provenant l’un de l’ïle Monsieur (Pont de Sévres) en 2021 et l’autre de Bagneux en 2020. Les travaux d’aménagement du quai central, de la pose de l’abri filant et des finitions d’interconnexion seront réalisés à l’horizon 2025. Un puit de sécurité dénommé « Malleret-Joinville» est prévu dans ce secteur, un peu plus loin à Malakoff dont le creusement par le VSM (Vertical Shaft Sinking machine) est terminé. La construction des locaux techniques enterrés et des rameaux est actuellement en cours

  • LE CHANTIER DU GRAND PARIS EXPRESS CHANGE D’ECHELLE A VANVES ET SUR LA LIGNE 15 SUD

    2019 est marquée par un développement d’une ampleur inédite des activités liées au Grand Paris Express (GPE)  dans toutes leurs dimensions. De nombreux chantiers préparatoires basculent en chantiers de génie civil, marquant ainsi le déploiement ou la consolidation de 111 chantiers sur les territoires du Grand Paris sur 6 lignes (77 sites en génie civil et 34 en travaux préparatoires). En moyenne, une gare du nouveau métro représente un chantier équivalent à celui d’un immeuble de dix étages creusé dans le sol, de 100 mètres de long et de 70 mètres de large..

    Cette année, cinq  tunneliers seront déployés, alors que trois sont déjà en train de creuser sur la ligne 15 Sud. Le premier tunnelier du GPE, qui répond au nom de «Steffie Orbival», a commencé à creuser en avril 2018, depuis le Puits Champigny Plateau, en direction de l’ouvrage de raccordement «Sentier des Marins», à Villiers-sur-Marne. Il sortira à l’été 2019. Un deuxième tunnelier, appelé «Malala», a commencé à creuser début septembre, depuis le puits «Rû de Nesle» à Noisy-le-Grand en direction de la gare Bry – Villiers – Champigny.  Le troisième tunnelier baptisé «Ellen» commencera à creuser, depuis le puits Robespierre à Bagneux, jusqu’à la gare Fort d’Issy – Vanves – Clamart.  Quatre autres installations de tunnelier sont prévues en 2019 sur la ligne 15 Sud, suivis de trois autres en 2020

    Qu’en est il pour la gare de Fort d’Issy – Vanves – Clamart : le creusement de la boîte gare, débuté en septembre, se poursuit à l’abri de la dalle de couverture jusqu’ au printemps 2019. La réalisation du couloir de correspondance entre la gare de Clamart et celle du Grand Paris Express, démarrée en janvier 2018, se terminera en avril 2019. Ces travaux sont réalisés par SNCF et financés par la Société du Grand Paris. En parallèle, le chantier se prépare à l’arrivée du 3e tunnelier du Grand Paris Express prévue à l’été 2020.

    En matière d’ouvrages annexes (puit d’aération, ou de secours)  le 1er VSM – Vertical Shaft Sinking Machine – est entré en action début octobre sur l’ouvrage annexe Malleret-Joinville à Malakoff. Il a été monté sur site fin septembre avant de démarrer, en octobre, le creusement du puits d’accès. Cet engin, fabriqué par Herrenknecht, permet de creuser un tunnel vertical sans recourir à la technique des parois moulées. Il devrait être démonté au 1er trimestre 2019 avant d’être acheminé vers un autre site du Grand Paris Express et être uitilisé  sur les ouvrages «Cimetière Parisien» (Bagneux), Fort de Vanves (Châtillon – Montrouge) et «Pierre Plate» (Bagneux). 

  • L’EFFET GARE DU GRAND PARIS EXPRESS A VANVES

    A l’occasion de sa rencontre de conjoncturelle trimestrielle sur le marché foncier et immobilier, la semaine dernière, l’ORF (Observatoire Régional du Foncier) a consacré une table ronde sur «l’effet gares du Grand Paris Express» que connait Vanves, en tous les cas du côté du clos Montholon, en dehors d’une certaine attractivité dû au prix du marché immobilier. L’ORF a enregistrée pour l’ensemble des gares du GPE dans un rayon de 800 m,  2052 transactions (-5% par rapport à 2016), portant sur 250 ha (-18%) pour un volume financier global de 3,5 milliards d’euros. Autour de la gare du fort d’Issy/Vanves/Clamart sur ses 4 villes villes avec Malakoff, une vingtaine de transactions ont été effectués en 2018.

    «Ces secteurs autour des gares sont regardés de très prés par les promoteurs et gestionnaires de biens, notamment les gares du GPE qui devient un argument de vente. Les promoteurs doivent anticiper car une opération, entre le montage du dossier et la construction elle-même, prend entre 2 à 5 ans. Alors quel’acquéreur, commence à voir l’effet d’une nouvelle gare dans l’année précédente son ouverture, mais pas plus longtemps à l’avance» expliquait l’un d’entre eux qui indiquait que les gares d’interconnexions et les nouvelles gares dans les communes recherchées comme Issy les Moulineaux, Boulogne, Villejuif… étaient attractives, créant des tensions sur le marché du foncier.

    Du côté des communes, deux réactions apparaissent : Libérale en laissant faire, comme c’est le cas à Vanves où la municipalité n’intervient pas, veillant simplement au stricte respect du PLU. Le maire a toujours expliqué qu’il n’avait pas à s’immiscer dans les relations propriétaires (de pavillons) et promoteurs. Et il certain que beaucoup ont été sollicité, si ce n’est harcelé. D’autres villes sont interventionnistes pour réguler comme à Malakoff et à Bagneux où les promoteurs se sont bousculés dans les bureaux des maireset de leurs adjoints chargés de l’urbanisme. Bagneux a mis en place une charte promoteur qui a permis de mettre un cadre en place pour luttercontre les nuisances des chantiers de construction avec des régler à respecter…

    «L’enjeu de ce qui se passe en petite couronne est important. Quand on laisse faire le marché, les prix augmentent. C’est pourquoi, il faut être en maîtrise» expliquait un élu en reconnaissant «qu’on est dans un laps de temps historique, pour savoir quel type de métropole, on veut construire. Or, on constate qu’une grande partie de ses habitants veulent quitter la région parisienne. Or cette ligne 15 comme toutes les autres lignes du GPE devraient leur permettre de mieux se déplacer et donc de mieux vivre dans cette métropole. Mais s’il n’y a pas d’interventionniste autour des gares, qui va pouvoir vivre dans ces quartiers qui se transforment. Car leur habitant cherche des logements moins chers une meilleure qualité de vie, avec des espaces verts, des écoles, des commerces, des équipements sportifs et culturels… et pas seulement des logements»