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  • UNE RENCONTRE MI CHEVRE-MI CHOUX ENTRE AGIR SUR LE PLATEAU ET LE MAIRE AVEC LE COMMISSAIRE DE POLICE SUR LA SECURITE A VANVES

    L’association Agir pour le Plateau a eu l’occasion de participer à une réunion à la mi-janvier avec le maire Bernard Gauducheau, son adjoint à la Sécurité Kevin Cortés et le commissaire de police Sophiane Aliane et son référent sur le plateau…. sur le théme de la sécurité où ses représentants ont exposé sans détour «les problèmes graves et persistants de sécurité (narcotrafic) et de tranquillité publique que subissent les habitants du quartier depuis trop longtemps. Nous avons rappelé que cette situation n’est plus acceptable et qu’elle appelle des actions immédiates, visibles et durables à la fois de la police nationale, de la police municipale et des services de prévention de la mairie».

    Cette réunion a commencé par un exposé par les riverains des problèmes qu’ils vivaient et avaient constatés : les attroupements au 114 avenue Victor-Hugo et de la Place des Provinces, dans l’Allée des Carrières, sur les bancs et l’espace du 40-44 et du 52 avenue Jean-Jaurès ainsi qu’entre la pharmacie et le restaurant Népalo-pakistanais. Ils ont souligné que la nuisance nocturne était désormais aussi continue que non contenue du fait de températures qui ne sont pas défavorables à des réunions bruyantes. Ainsi, l’automne et surtout l’hiver ne sont plus des saisons silencieuses. Ils ont également souligné la présence le matin suivant les réunions nocturnes de bouteilles, de canettes et de boîtes de pizza. De façon plus générale, plusieurs filles ou femmes préfèrent rentrer chez elles par les parkings ou d’autres entrées d’immeubles que les leurs lorsque des attroupements s’y trouvent. Un habitant de la Place des Provinces a demandé que la mairie fasse respecter la signalisation « Zone silence » (panneau à moderniser) et que les voitures stationnant le soir devant le 114 et le 120 Victor Hugo soient verbalisées pour deux raisons : stationnement interdit et vente illégale de produits stupéfiants. Certains jeunes profitent que certains résidents du 114 les laissent entrer dans le bâtiment pour aller discuter dans le jardin se trouvant au-dessus du Carrefour Market ou s’installer dans le hall pour fumer la chicha ou écouter de la musique, en s’allongeant parfois par terre. Le ras-le-bol commence à se faire jour avec quelques cris d’énervement de la part de riverains l’été dernier, excédés par le bruit.

    Le rôle des médiateurs n’a pas vraiment convaincu les habitants d’une part du fait de leurs horaires de présence, d’autre par les résultats plus que modestes obtenus. Certains ont remarqué qu’il leur arrivait de se trouver à une vingtaine de mètres d’un attroupement sans rien faire d’autre que de continuer à discuter entre eux et en commentant le contenu de leurs portables. Bref, ils sont pratiquement sans effet ! Lorsqu’un participant a demandé que la plage horaire de la Police municipale soit étendue jusqu’à 02h00, le maire a répondu que son effectif de trois policiers ne le lui permettait pas. Il a indiqué deux points : S’il le pouvait, il préfèrerait s’appuyer sur une dizaine de policiers. Il était favorable à une seule police, la nationale ;

    De son côté, le commissaire de police considère que la ville est tranquille (par rapport à ce qu’il a connu ailleurs et dans son expérience précédente à la Brigade des Stup’). Mais il a demandé à ses équipes, sur le périmètre Malakoff / Vanves puisque le commissariat se partage entre les deux villes d’être plus présente sur le terrain, mais a reconnu que cela n’avait pas été le cas en décembre car le risque terroriste était très élevé et qu’il avait fallu protéger les lieux de culte, le marché de Noël et, de façon plus générale, la ville durant la période.  

    À l’appui de cette volonté, il  a cité une liste de cinq dates de passage dans cette partie du Plateau, que ce soit à des horaires diurnes ou nocturnes.  De même, il a indiqué que des policiers pouvaient passer en civil, que d’autres qui passaient n’étaient pas que des représentants de la Police nationale mais qu’ils venaient du Département, des districts et des municipaux. Il est favorable -et a donné l’impression d’être volontariste en la matière- à une opération visant à rendre visible dans le temps la police dans la ville en général et sur le Plateau en particulier.

    Comme il l’a fait lors de la dernière réunion de quartier du Plateau, il recommande que les habitants utilisent le plus souvent possible le 17 et a reconnu que les réponses pouvaient ne pas être systématiques.  En termes de verbalisation, il nous a rappelés que la Police doit d’abord constater une situation verbalisable avant de sévir. Concernant le trafic de drogue, il a indiqué que le nombre d’interpellations avait triplé depuis 2024. Mais il n’a souhaité s’étendre sur le fait que le trafic était désormais « installé » ici, comme d’ailleurs sur le territoire du Pays, il a simplement précisé qu’un travail était en cours.