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services municipaux

  • CONTRATS AIDES A VANVES : DES EMPLOIS SUR LA SELETTE

    Les maires sont remontés lors de cette Rentrée 2017 contre la diminution du nombre de contrats aidés qui s’ajoute à d’autres annonces estivales faîtes par l’Etat, d’autant que beaucoup concernent les écoles, les centres de loisirs et même certaines associations

    Le maire de Vanves fait mentir le chef de l’Etat lorsqu’il explique que les contrats aidés n’apportent pas de réponse durable et ne sont pas un tremplin vers l’insertion professionnelle : « La ville de Vanves embauché 24 personnes en contrats aidés en 2013, 11 d’entre elles ont intégré définitivement les services municipaux, avec à la clef un emploi stable. Une preuve de plus que de dispositif permet à certaines personnes de s’insérer durablement dans la vie professionnelle » constatait il  dans un communiqué cesjours-ci

    Il ajoutait que « la fin de ce dispositif serait un coup supplémentaire porté à l’encontre des collectivités territoriales et du monde associatif. La disparition brutale des contrats aidés fragiliserait des secteurs entiers de nos territoires dont l’avenir est chaque jour plus incertain. S’ils ne sont pas la panacée, ils ont le mérite d’exister. Ils sont un formidable moyen d’inclusion sociale pour les populations fragiles, souvent à l’écart du marché du travail classique».

    Sa collègue de Malakoff a alerté Matignon des conséquences sur certaines associations comme l’Union sportive municipale, Musiques Tangentes qui pourrait à terme supprimer 35 emplois, Anges au Plafond, 3quatre… : « Je reconnais que ces contrats ne constituent pas l’unique solution aux difficultés des acteurs locaux, car ils comportent une part d’instabilité. Mais une fin brutale toucherait de plein fouet la vie sociale et économique de Malakoff, et de l’ensemble de notre territoire. Je ne peux l’accepter » écrit Jacqueline Belhomme (FG/PC).

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 1914-18 : 2 - A LA DECLARATION DE LA DER DES DER, VANVES ETAIT SILENCIEUSE ET RECUEILLIE

    Le Blog Vanves Au Quotidien rappelle au fil de chaque week-end (d’ici le 11 Novembre) et de l’actualité qui marque l’année, les événements qui se sont déroulés voilà cent ans en commençant bien sûr par cet été 1914, avec la mobilisation générale et la déclaration de guerre.

     Tout s’est enclenché rapidement depuis le conseil municipal du 20 Juin 1914 : l’Archiduc Françis-Ferdinand a été assassiné à Sarajevo le 28 Juin, l’Autriche a posé à la Serbie un ultimatum sous 48H le 23 Juillet que celle-ci refuse, l’Autriche-Hongrie, soutenue par l’Allemagne déclare la guerre à la Serbie soutenue par la Russie, Jean Jaurés est assassiné à Paris le 31 Juillet…. Ce jour là, le Conseil Municipal votait à l’unanimité le vœu suivant : « Considérant que dans les circonstances présentes, tous les français doivent se serrer autour du drapeau et de ceux qui le portent. Adresse au gouvernement de la République et à l’armée nationale, l’expression de son ardente confiance patriotique et un salut affectueux à ceux de ses membres mobilisables qui vont aller combattre pour la défense sacrée de la patrie ».  Le lendemain, le tocsin sonnait appelant à la mobilisation des troupes. Deux jours plus tard l’Allemagne déclarait la guerre à la France. On imagine l’ambiance alors qui doit régner à Vanves comme ailleurs alors que beaucoup d’images d’actualité montrait une France partant en guerre le fleur au fusil persuadé que la bataille serait courte. Rien de tel selon le témoignage de Camille Audigier, écrivain vanvéen de 47 ans,  que possède les Archives de la commune : « Vanves était silencieuse et recueillie » en ces jours de mobilisation et de déclaration de guerre qui mettaient fin à l’insouciance d’un été doux et féérique. Il se souvenait de ce 14 Juillet 1914 « où des vanvéens s’étaient massés sur le terre plein devant le lycée (sûrement au niveau de l’entrée sur la cour d’honneur au carrefour Jullien-4 Septembre-G.d’Estrée) pour contempler les feux d’artice parisiens, aprés une retraite aux flambeaux -  A l’époque, on pouvait le faire ! -  Tout le monde était à la joie, mais quel réveil, 15 jours plus tard, lorsque le coup de tonnerre de la mobilisation nous apprit que l’Austro-Boche, envieux, pillard, assassin, nous déclarait la guerre !!! C’est sur le pan coupé de la maison neuve qui fait l’angle des avenues Pasteur et Victor Hugo que, rentrant le soir de mon bureau, je lus les premières affiches. Elle éclatait cette guerre, au moment où le soleil répand sa paix dorée sur les blés et sur les arbres ».

    Le Conseil Municipal s’est réunit le 14 Août 1914, 11 jours après la déclaration de guerre de l’Allemagne contre la France, et 2 jours après la déclaration de guerre de la France et du Royaume Uni contre l’Autriche, alors que les effets de la mobilisation se font sentir dans la population. Plusieurs élus ont été mobilisés, comme MM Pic, Ginest, Candon,  Fournet, Marme  auxquels le maire, Aristide Duru, adresse, au nom de tout le Conseil, des vœux pour « un prompt retour ainsi que celui de tous les citoyens de Vanves partis si courageusement dés le début de la mobilisation ». Il a  indiqué à ses collègues que la Mairie fait face à ses obligations de mobilisation et pour rassurer ceux qui partaient sur le sort de leur famille. 800 dossiers sont instruits par la Préfecture de la Seine pour permettre à des familles de recevoir l’allocation de l’Etat. Il a ouvert un crédit pour distribuer des secours aux familles des mobilisés.

    Il a réorganisé les services municipaux pour qu’ils fonctionnent de façon aussi régulière qu’en temps de paix. Une commission du ravitaillement de la population est constituée afin qu’elle ne manque pas de vivres dans la mesure du possible. Un premier montant de 1000 frs a été voté pour faire face aux secours et le bureau de Bienfaisance qui a voté un crédit de 3000 frs pour venir en aide aux chômeurs, a été chargé de lancer un appel aux personnes aisées pour aider à soulager « toutes les infortunes »  Il a fait un appel aux économies d’eau, de gaz et d’électricité en prévoyant des coupures de l’éclairage public le soir à partir de 22H, en ménageant le stock de charbon disponible dans la ville, ce qui deviendra un problème de plus en plus crucial au fur et à mesure que l’état de guerre se prolongera. D’ailleurs le conseil municipal donne tout pouvoir à la Municipalité « pour agir au mieux dans l’intérêt de la commune et de ses habitants pendant les événements actuels »  Enfin, il a décidé de faire revenir les enfants, envoyés en Colonie de vacances.

    A Suivre : La Rentrée des classes en 1914