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  • VANVES ET SON PLATEAU DANS LE CREUX DE L’OREILLE

    HOMMAGE A LA SDF DU PASSAGE DES REFLETS

    Beaucoup de Vanvéens ont réagi à la fin de la semaine dernière, à la disparition de Monique, une SDF de 68 ans qui s’installait très souvent dans le passage des Reflets, tant les habitués qui ont installé spontanément un autel  pour lui rendre hommage que le maire, le député de Vanves, l’association Agir pour le Plateau par un tweet de Claudine Charfe « Une bien triste nouvelle. Une dame douce, humble, qui semblait toujours à l'écoute de ses compagnons d'infortune. Assise sur son carton sans jamais rien demander. 17 ans que nous la croisions tous. Il y aura comme un vide. Qu'elle trouve la paix et la sérénité » réagissait Emmanuel Delmas, l’un de ses passagers des Reflets, sommelier de métier. Un article du Parisie, vendredi dernier faisait état de cette émotion

    LE PASSAGE DES REFLETS SUSCITE CRAINTES ET MECONTENTEMENTS

    Autant du côté Malakoff, l’accés du passage des reflets est verdoyant avec sa coulée verte et sa piste cyclable, autant du côté de Vanves, même si le square de l’îlot du métro est verdoyant, son accés est vraiment un sujet de préoccupation avec ses petits pavés glissant, comme devant l’église Saint Remy. A tel point que la municipalité envisagerait d'installer une main courante centrale afin de sécuriser la descente de personnes âgées ou à mobilité réduite en cas de risque de glissade (neige, pluie, feuilles, ...). Il parait que les avis divergent, certains préférant une main courante sur les côtés pour éviter d’entraver le trafic piétonnier assez important. Mais la propreté du sol du passage des Reflets qui laisse pour le moins à désirer, fait l’unanimité de ses utilisateurs : il serait bon que le service de nettoiement augmente le nombre de ses interventions. Ainsi que l’ouverture permanente de ce passage, notamment la nuit, car beaucoup circulent entre Vanves et Malakoff, pas uniquement pour prendre le métro, mais aussi le Noctilien dont l’arrêt se trouve côté Malajoff. Un service de bus de nuit de la RATP qui circulent lorsque le métro s’est arrêté, entre 1H et 5H30 du matin

    PLUS DE PALETTES A CARREFOUR MARKET ?  

    L’action de l’association Agir sur le Plateau ainsi que les réactions sur les réseaux sociaux et de quelques membres du Conseil de Quartier ont produit des effets : les habitués de Carrefour Market ont constaté ce week-end que les allées de ce supermarché était vide de toute palette et tout carton qui entravaient la circulation des clients et leur accès aux rayons. Des écriteaux indiquaient même pourquoi certains produits manquaient ou les raisons d’un dysfonctionnement dans certains rayons. A la satisfaction des habitués qui ont réagis sur les réseaux sociaux en se félicitant d’avoir été écouté par son directeur

  • LA GALERE D’UN JEUNE DE VANVES, BRIAN : « J’ai arrêté au Petit Vanves parce que je me sentais plus à ma place dans ce restaurant en me retrouvant dans la rue »

    La galére se rencontre à tous les coins de rue de Vanves, et pas nécessaire là où on l’attend, d’autant plus qu’elle est très souvent invisible. C’est le cas pour Brian, au look branché de ses jeunes trentenaires sportifs, bien dans sa tête, que rien ne distingue des autres, qui est pourtant,  aujourd’hui,  à la rue. Beaucoup de Vanvéens l’ont rencontré, tout au moins ceux qui ont fréquenté Le Petit Vanves, lorsque ce restaurant était dirigé par  JP Coupé, puis maintenant JP Anselme qui a repris ce restaurant, où il était serveur-barman. Et pourtant, comme on dit, il vit la galère de la rue, alors qu’il a un boulot, bien payé, chez Picard maintenant. Tout simplement parce qu’il s’est vu refusé un logement. Heureusement, il bénéficie de la solidarité d’amis et de rencontres qui l’hébergent, mais cela ne dure qu’un temps.   « Je ne l’ai pas choisie (cette vie de galère), mais on m’y a contraint en ne cassant de chez moi. « Bouger vous le cu pour ne pas rester dehors » est mon crédo. Je ne baisse pas les bras ! J’ai pas mal pris de coup dans la tronche au niveau vécu. Cela a fait que peu importe la galère, il faut rester la tête droite et ne pas baisser les bras, toujours avancer, ne pas s’arrêter. C’est comme à la Légion, tu marches ou tu crèves »

    Il vous explique que seretrouver dans la rue, ce n’est pas difficile : « Bêtement sur un coup de tête, ou autres. Cela peut être vis-à-vis des parents ou d’une petite amie. Ce qui a été mon cas, deux fois de suite. La première fois, à cause de mes parents, à l’âge de 18 ans. Cela dépend si on est une tête brulée ou pas, parce que je n’étais pas facile lorsque j’étais plus jeune, à 17/18 ans, car je me laissais pas faire facilement. J’avais une belle mére qui ne me considérait pas comme de la famille, plus cela allait, plus je m’éloignais et je m’engueulais avec elle. Un jour elle m’a dit « si tu n’es pas content, tu prends tes affaires et tu te casses ! ». C’est ce que j’ai fait à 18 ans en 2004/05. Je me retrouvais pour la première fois dehors, sans savoir comment faire » raconte t-il.  Il ne s’est pas dégonflé, rejoignant un endroit où il y a de nombreux SDF, pour bénéficier de quelques conseils, comme Saint Michel par exemple, auprès de SDF avec qui, il a sympathisé, et lui ont appris à jongler et à cracher le feu pour gagner quelques pièces grâce à des spectacles de rues. Il a dormi dans le parking sous le parvis de Notre Dame. Il a appris des petits trucs pour s’en sortir, lutter contre le froid en hiver en mettant plusieurs couches de vêtements,  être toujours prêt d’une association pour pouvoir aller prendre un café, manger car c’est très important, se laver pour garder un  minimum d’hygiéne, disposer d’une adresse pour son courrier, chercher du boulot… « Ce qui permet de relever la tête d’avoir des personnes qui vous soutiennent ! ». Cette première galère a durée tout de même 3 ans et demi, entrecoupé par quelques petits boulots, ayant passé son CAP de boulanger, ce qui ne l’a pas empêché de travailler dans le bâtiment, ramasser les ordures chez Veolia… « Pas question d’aller dans les centres d’hébergement où c’est l’enfer au niveau hygiéne, sécurité etc… Je préférais rester dans la rue, aller à Roissy CDG où on pouvait dormir dans l’aéroport avec d’autres… »

    La rencontre avec son ex-petite amie, Zoé, lui a permis de retrouver une vie quasiment normale : « Je l’ai rencontré à Chatelet où je passais tous les jours à la fontaine des Innocents, avec les tauffeurs, les gothiques, les métalleux qui trainaient sur les marches. Le courant est passé, et elle a demandée à son père si je pouvais rester à la maison. A ce moment là, j’ai pu  trouvé un travail au Petit Vanves comme serveur-Barman en touchant un peu à la cuisine durant 6 ans et demi.  C’était 56 H de travail par semaine, ce qui est lourd à supporter et m’a éloignée de ma petite amie » reconnait il.  Il s’est alors installé dans un  logement de 12 m2  qu’il a loué rue  Solférino, voilà 2 ans, qui a malheureusement brulé suite à un court circuit, les gaînes électriques n‘étant pas aux normes, les murs prenant l’humidité…. « J’ai été logé par les parents d’un ami qui habitait pas très loin, la mairie de Vanves ne pouvant pas me reloger avant 4 ou 5 ans alors que j’avais un boulot bien payé. Résultats : J’ai arrêté au Petit Vanves parce que je me sentais plus à ma place dans ce restaurant en me retrouvant dans la rue. alors que j’avais un travail. Je ne cache pas pas que je voulais déjà arrêter à cause des horaires de travail, mais je n’avais pas de quoi rebondir derrière. Je me suis dit « autant rester » Mais lorsque c’est arrivé à saturation, j’ai arrêté, n’ayant de toute façon, plus rien du tout ».

    Seule satisfaction : Il a pu jusqu’à maintenant, éviter la rue. Il avait rencontré une autre petite amie à Clamart qui habitait un pavillon qui l’a hébergé : «  J’ai cherché du boulot à gauche, à droite, travaillé comme « doc sitting »,  puis chez Picard où je suis  en CDD, à Clamart. Et je suis logé grâce, là encore à un ami, Frédéric, ex-SDF qui a son propre passé, et m’évite de connaitre de nouveau la rue. Lorsqu’on l’a connu, une fois, on n’a pas envie d’y retourner ! » confie t-il en n’en voulant à personne : « Ce serait dégueulasse d’en vouloir à la société parce que d’un côté, on n’est pas non plus tous des anges.  J’ai un peu poussé la chose, mais cela ne devrait pas pouvoir se passer de se retrouver dans la rue, à 18 ans ! C’est un peu dur » ajoute t-il en reconnaissant qu’il a constaté comme beaucoup de vanvéens,  ses derniers temps, de plus en plus de jeunes parmi les SDF. « Beaucoup ont choisis cette vie » vous explique t-il en connaisseur. Mais ce n’est pas une raison !

  • LA MORT D’UN JEUNE HOMME BOULEVERSE LA VILLE PAISIBLE DE VANVES ET RAPPELLE QUELQUES TRAGIQUES SOUVENIRS

    Vanves était sous le choc, notamment dans le quartier du Plateau, après l’altercation qui s’est déroulé devant le café du Soleil Levant vers 19H Mercredi dernier, et a entraîné la mort d’un jeune homme de 24 ans, Nadir. La réaction à cet événement a été cette « marche blanche », sans précédent à Vanves, hier en début d’après midi qui a réunit plus de 500 vanvéens qui ont défilé de la place de la République jusqu’au pied de l’immeuble où habite sa famille sur le Plateau.

    Beaucoup de vanvéens rentraient de travail, ce soir là, comme Jean Cyril Le Goff conseiller municipal (PS) qui a eu le réflexe de prévenir le maire,  lorsqu’ils ont vu cet attroupement devant le café et les gyrophares des véhicules de police, ou le cuisinier du restaurant Les Platanes qui a dû dévier de sa route, se demandant bien ce qui se passait. Bernard Gauducheau, qui présidait une réunion de travail avec sa future équipe municipale à l’Hôtel Mercure, tout proche, était rapidement sur les lieux, avec Laurent Lacomére, maire adjoint chargé de la sécurité.  « Rien ne peut justifier une telle barbarie. La gravité des faits nous bouleverse tous. Notre ville est rarement touchée par des actes d’une telle violence. Je les condamne avec force. Quelle que soit l’origine des faits, la mort de ce  jeune est inacceptable. La  Police, chargée de l’enquête, déploie tous les moyens afin que le ou les auteur(s) de ce drame, soient retrouvés et condamnés. La municipalité de Vanves lui apporte tout son soutien et collabore avec elle dans le seul but de préserver la sécurité de tous les  Vanvéens » réagissait il sur son blog 

    Ce fait divers sordide était au centre de toutes les conversations des vanvéens comme l’a bien retranscris l’article du Parisien de Vendredi, beaucoup ne comprenant pas une telle violence pour un mauvais regard, un règlement de compte ou une rixe. Est-ce que la vie d’un jeune homme vaut d’être prise, pour cela,  se demandaient beaucoup d’entre eux, quel que soit son passé et qu’il soit connu (défavorablement) des services de police comme l’indiquaient les médias. C’est cette violence dans une ville que tout le mode reconnait « calme, tranquille, paisible » qui a choquée et rendu inquiet des vanvéens. D’ailleurs personne ne remettait en cause la sécurité dans la ville, et les élus, quels que soient leurs bords politiques, en pleine campagne, étaient d’accord pour ne pas politiser cette affaire.

    La réaction des vanvéens a été l’organisation de cette marche blanche, samedi après-midi entre les places de la République et Albert Legris, pour porter un témoignage à la mére de Nadir, qui perd un enfant, et « qui a fait tout fait pour bien élever ces 4 enfants » comme l’indiquait le maire, présent avec des élus de tous bords, droite, gauche, écologistes. Plus de 500 vanvéens ont défilé, dans le calme et la dignité, beaucoup étant ému jusqu’aux larmes, jusqu’au bas de l’immeuble où il habitait, rue Auguste Compte, avec un passage devant le lycée Michelet où il a fait ses études. Là, quelques uns sont venus saluer la mére et la famille, avant qu’ils ne se retirent chez eux.

    Il est vrai qu’un tel événement est très rare à Vanves, et pratiquement unique, avec la mort de ce jeune homme, en dehors d’une simple dispute qui a viré au tragique le 30 Juin 2000 place des Provinces. A la suite d’une banale embrouille, Fabien 24 ans plantait à deux reprises son couteau dans le thorax de Bakri, 30 ans qui n’a pas survécu à ses blessures, malgré l’intervention des sapeurs pompiers. Là aussi, les locataires cet immeuble de la place des Provinces s’étaient étonnés  de cette explosion de violence de la part d’un jeune réputé aimable et courtois, qui, désespéré et rongé de remords après son geste, tenta plusieurs fois de se suicider. Il faut remonter à Janvier 2007 pour relever l’agression  d’un éléve du LEP Dardenne à l’heure du déjeuner, par 4 jeunes qui l’ont mis à terre, roué de coups et blessé par un tir de flash-ball. Ou au 11 Juin 1998, place du Maréchal Leclerc, où un chauffeur de bus du 89  - car à l’époque c’était encore son  terminus – s’était fait agressé par un jeune accompagné d’un pitbull non muselé qui lui avait asséné un coup de poing. Du coup les chauffeurs du 89 suivis par leurs collègues du 58 n’avaient plus desservis Vanves pendant quelques heures, s’arrêtant porte de Vanves, après avoir bloqué le dépôt bus de Malakoff. Une autre agression du même type s’était déroulé le 13 Novembre 1997 sur un machiniste de la RATP de la ligne 89. 

    Sans compter les bagarres ou rixes à coups de flashs-balls et de batte de base-balls entre bandes dans les rues du  Plateau, notamment prés du Mac Donald qui se sont déroulées à une certaine époque (Avril 2000, Février 1999), ou sur la place de La République comme en 2002 qui avait donné lieu à une interpellation de 7 jeunes âgés de 17 à 25 ans,  par la police qui avait retrouvé sur les lieux,  une arme de 6.35. Ou  les altercations d’après match de football dont certaines ont été sanctionnées sévéremment comme ce fut le cas après un match entre les équipes de -17 ans de Vanves et de Ville d’Avray.   Et même des fusillades à la suite d’un règlement de compte rue Victor Hugo lors d’une transaction de drogue qui s’est mal passé (1er Octobre 1997). Il est même arrivé que les policiers soient agressés, alors qu’ils effectuaient un contrôle d’identité, comme fin Novembre 2000 lorsqu’un d’entre eux reçu un coup de poing au visage. Enfin dans la nuit de 21 au 22 Avril 2006, vers 2H45 du côté de l’allée Jules Verne, deux jeunes en scooter,  poursuivi par la police, n’ont pas vu la chaîne qui barrait cette impasse et sont passés par-dessus leur machine avant de chuter lourdement 7 et 15 m plus loin. L’un d’eux n’ayant pas de masque, était décédé 

    En dehors de ces agressions, Vanves a connu quelques crimes pourrait on dire passionnels comme cette pauvre femme tué par son ex-mari le 9 Décembre 2000 et retrouvé  dans le hall de son immeuble de l’avenue V.Hugo. Ou sordide  comme cette dispute entre squatters rue Murillo (8 Août 1996) qui s’était mal terminé pour l’un d’entre eux qui est mort à cause d’un coup de poignard au cœur.  Ou ce  SDF qui a poignardé son compagnon (26 Juillet 1996) heureusement sans le tuer. Mais la grande affaire  criminelle reste pour l’instant le crime jamais élucidé de François Doublet, ex-cuisinier de l’Elysée, qui tenait le pavillon de la Tourelle dans la nuit du 15 au 16 Juillet 1978. Mais là c’est une autre histoire qui a fait couler beaucoup d’encres.