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aurélien saintoul député lfi

  • VANVES SE PREPARE A L’ACTE 3 DE LA MOBILISATION LYCEENNE

    À l’issue d’une réunion avec le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, vendredi après-midi, les représentants des lycéens ont annoncé ne pas avoir obtenu de « mesures concrètes » et ont appelé à poursuivre le mouvement. Les organisations lycéennes appellent à une grande mobilisation mardi 6 octobre, qu’ils appellent « Acte 3 ». Face à cette mobilisation, les 4 préfectures du Grand Paris ont multiplié les arrêtés interdisant les rassemblements aux abords des établissements ces derniers jours, pour éviter les blocus : 86 lycées dont 14 dans les Hauts de Seine avec, à Vanves le LEP Dardenne. Les modalités diffèrent toutefois selon les départements. Dans les Hauts-de-Seine, sont interdits les regroupements de cinq personnes ou plus  « de nature à porter atteinte à l’ordre, à la sécurité ou à la tranquillité publique » . Ce qui n'a pas empêché hier, en début d'aprés-midi des lycéens du LEP de perturber le Centre Ancien, en jouant au chat et à la souris avec la police. 

    Ces restrictions interviennent alors qu’un tiers des lycées seront fermés. « On en aura plus de 160 qui seront fermés, ça veut dire en fait plus d’un tiers des 468 lycées publics d’Île-de-France » a annoncé Valérie Pécresse dimanche soir sur France info. La présidente de région chiffre désormais à 7 M€ les dégâts dans les lycées franciliens, contre un premier bilan d’au moins un million d’euros quelques jours auparavant. «La région sera partie civile à chaque procédure » , a-t-elle également annoncé, précisant que la collectivité réclamera le remboursement des dégâts en faisant jouer la responsabilité civile des parents.

    A Vanves, « à l’aune d’une nouvelle semaine de blocages dans les lycées vanvéens », Bernard Gauducheau, maire de Vanves exprimait « son plein et entier soutien aux forces de l’ordre » et «sa condamnation sans réserve des violences intolérables auxquelles nous avons été confrontés vendredi ».  Il assurait « mettre tout en œuvre pour limiter les atteintes aux personnes et aux biens » en  annonçant le ramassage anticipé des ordures, le retrait des bacs, déchets et dépôts sauvages, la sécurisation des chantiers et du mobilier urbain, en donnant des consignes de sécurité dans les écoles et en édictant des restriction des déplacements extérieurs des enfants, lors d’une visite hier matin à l’école Cabourg, qui est la plus proche du LEP Dadenne, pour « m’assurer de la mise en œuvre des mesures préventives et du respect des consignes de sécurité »

    Beaucoup de vanvéens considèrent qu’il avait raison alors que durant ce week-end, des autocollants de la France insoumise ont été collés sur les poteaux et le mobilier d'entrée du lycée Michelet.  Pas étonnant lorsqu’on sait qu’Aurélien Saintoul, député LFI de la circonscription de Malakoff/Bagneux/Montrouge était aux portes du Lycée Michelet Michelet, vendredi pour attiser la colère lycéenne plutôt que pour calmer les élèves avec diffusion d’une vidéo sur son site facebook (sur la photo).

    Sans parler d’une tentative de déclencher une polémique  après les événements de la fin de semaine en accusant « la ville de Vanves et son maire » de « choisir de passer sous silence cette actualité sur leurs réseaux sociaux » en la comparant avec la mairie de Clamart dont « le maire s'est exprimé sur cette actualité lycéenne et ses débordements ». Et en faisant de la publicité à une déclaration d’une ancienne maire adjointe qui s'en serait pris à la « racaille du lycée Dardenne ».

    Heureusement, il y a des attitudes plus responsables comme ces principaux des collèges Saint Exupery et Michelet qui se sont assurés de la sécurisation de leurs élèves à la sortie de leur établissement, avec une communication faîte aux parents, vendredi dernier.  Ainsi au collége St Ex,  il était recommandé aux familles de venir qui résident dans le secteur de venir chercher leur enfant. Un membre de son personnel aurait même accompagné des élèves jusqu’à Intermarché pour s’assurer de leur sécurité. Au lycée Michelet, les parents ont reçu un SMS les invitant à garder chez eux les enfants hier, même s'il était ouvert.

     

  • UNE LISTE LFI A VANVES POUR LES ELECTIONS MUNICIPALES DE MARS 2026 ( ?)

    Si  LFI (La France Insoumise)  a négligée les élections municipales en 2020, car le parti de Jean Luc Mélenchon,  n’était pas assez préparé à entendre ses responsables, ce n’est pas le cas en 2026 où il veut gagner des municipalités. Soit  tout seul, soit au travers d’alliances en jouant sur la dynamique du NPF (Nouveau Front Populaire),  ce qui n’a pas l’air d’être le cas à Vanves, puisque LFI n’a pas rejoint l’Union de la gauche vanvéenne (PS-Place Publique, Ecologistes-PC) conduite par Alexias Pecresminoz. Il a même désigné Agnés Le Neuder à Vanves parmi 91 autres candidats en France dans des villes de plus de 30 000 habitants

    « On doit arriver à mettre le pied dans la porte » expliquait, ces jours-ci le député LFI de Malakoff (11e circ du 92), Aurélien Saintoul, dans Actu Hauts de Seine en espèrant que « la dynamique du NFP (nouveau front populaire) » va permettre de rassembler également les forces de gauche. « On ne va pas se lancer dans des candidatures de témoignage » et le parti qui est « la première force de gauche dans le département », espère jouer ses cartes à fond. « On peut prendre des villes à la droite » en évoquant Clichy, Colombes, Montrouge, Villeneuve La Garenne dans ls Hauts de Seine. « Partout, où on sera présent, ça sera pour l’emporter. […] On va faire cette campagne avec l’idée que c’est une campagne nationale. C’est la première fois qu’on va pouvoir voter depuis le vol de la victoire des législatives. »

    Agnés Le Neuder candidate LFI  à Vanves, devra constituer une liste de 35 noms pour être présente, ce qui est loin d’être évident, même si LFI a déjà présenté des candidats notamment aux cantonales en 20011 avec Sébastien Lachaud qui est depuis 2017 député de la Seine Saint Denis , où c’était plus facile.  Avec les 91 Candidats LFI aux municipales, elle a  signée une tribune, à l’initiative de Sophia Chikirou, candidate LFI à Paris, où ils annoncent vouloir faire de la lutte contre les violences infligées aux enfants une priorité politique et budgétaire : « Maires insoumis, nous ferons du périscolaire un véritable service public d’éducation communale » 

    « Les révélations d’affaires de violences physiques et sexuelles commises sur les temps périscolaires et extrascolaires se multiplient partout en France. Accueils du matin et du soir, centres de loisirs du mercredi ou des vacances : ces lieux, qui devraient être synonymes de protection et d’émancipation, deviennent, partout en France, trop souvent le théâtre de faits graves. Ces faits, documentés par des enquêtes de presse et par les témoignages recueillis par le collectif SOS Périscolaire, ne relèvent pas de dérives isolées. Ils révèlent des défaillances persistantes dans l’organisation, l’encadrement et le contrôle des accueils collectifs de mineurs. Face à cette situation, nous, têtes de listes pour La France Insoumise alertons : la sécurité des enfants sur les temps communaux engage directement la responsabilité des maires et des exécutifs locaux ». A leurs yeux, il est indispensable « de renforcer les contrôles des accueils collectifs de mineurs par les services de l’État. Les formations certifiantes BAFA, BAFD, ainsi que les diplômes d’Etat BPJEPS, DEJEPS et DESJEPS doivent intégrer des modules obligatoires de prévention et de lutte contre les violences physiques et sexuelles ».

    Ils souhaitent un soutien financier de l’État, par la recréation du fonds de soutien supprimé en septembre 2025, indispensable pour permettre aux collectivités d’en assurer la mise en œuvre effective et pérenne. Chaque commune doit également se doter de procédures claires de recueil de la parole des enfants et de protocoles de signalement conformes à l’article 40 du code de procédure pénale. « Dans les villes que nous dirigerons, nous ferons de la protection et de l’émancipation des enfants une priorité politique et budgétaire avec un véritable service public d’éducation communale ».