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journée de mobilisation « acte3 »

  • UN ACTE 3 DU MOUVEMENT LYCEEN CALME A VANVES MAIS A PARIS

    L’acte 3 de la mobilisation lycéenne avec ces manifestations à Paris Mardi, a été marqué à Vanves par un rassemblement devant le lycée Michelet le matin, avant de rejoindre la manif à Paris en présence du député Insoumis Lucien Boyard. Monté sur sur les poubelles, il s’exclamait  : « Comment ça va la Gen Z? » pour chauffer la foule d'adolescents qui, réunie dans la bonne humeur et dans la fraîcheur matinale de l'automne pour ce troisième jour de blocage au lycée Michelet, clameait « Boyard, Boyard ». Des images  rapportées sur les réseaux sociaux qu’expliquait ce député  LFI du val de Marne d’où est parti le mouvement d’un lycée de Créteil le 21 Septembre, par : « On ne vient sur un lycée que quand on nous en fait la demande. C'est eux qui nous récupèrent. Ça leur fait plaisir de me voir parce qu'ils suivent ce que je fais sur les réseaux. Je suis un point de passage entre les revendications des jeunes sur les réseaux et les échanges à l'Assemblée nationale», ajoutait il avant de repartir après quelques selfies. A part cela, cette journée a été plutôt clame, les jeunes étant parti manifester dans Paris

    Par contre, les élus vanvéens ont communiqués sur leur présence auprès des lycéens vanvéens : «Comme la semaine dernière, nous sommes venus les écouter et soutenir leurs revendications » expliquaient les conseillers municipaux de Vanves Autrement en considérant qu’elles sont simples, et justes : Plus de moyens pour étudier dans de bonnes conditions, la fin de la sélection par Parcoursup, cause d’un stress immense pour les jeunes et leurs familles, des professeurs en nombre suffisant, et des absences remplacées, des bâtiments dignes, isolés, vivables l’été comme l’hiver, « et au fond, les moyens de construire leur aveni. Ce qu’ils demandent, c’est un service public de l’éducation à la hauteur. Ils ont raison de le dire, et nous serons à leurs côtés pour le porter » ajoutaient ces élus de gauche en ajoutant : « Nous regrettons les tensions qui ont marqué certains rassemblements à Vanves la semaine dernière. L’immense majorité des jeunes mobilisés le fait dans le calme et avec sérieux. Face à eux, le dispositif policier a été disproportionné. Des lycéens qui manifestent pacifiquement doivent pouvoir le faire en sécurité. L’apaisement passe par le dialogue, pas par la démonstration de force. Il est indispensable de revoir les règles de maintien de l’ordre, en interdisant les armes létales et/ou mutilantes ».

    De son côté, Bernard Gauducheau recevait mardi matin à l’hôtel de ville, une délégation d’une vingtaine de lycéens de Michelet qui ont fait part « en toute franchise et avec sérénité de leurs préoccupations et de nombreux sujets, notamment concernant l’organisation et leur environnement de travail ». Ils ont également pris le temps d’échanger sur les responsabilités de chacun : « La Ville est à l’écoute et peut faciliter le dialogue, mais certaines décisions relèvent d’autres niveaux de responsabilité. Le Département pour les collèges, la Région pour les lycées et l’État pour l’enseignement et les professeurs. Bien identifier le rôle de chacun permet aussi de faire avancer les demandes plus efficacement » a souligné Bernard Gauducheau en assurant : « En tant que Maire de Vanves, je me suis engagé à faire remonter leurs sujets de préoccupation auprès de l’équipe de direction du lycée et en tant que Conseiller régional, je pourrai également les porter auprès de la Région pour ce qui relève de ses compétences ».

    Comme l’ensemble des vanvéens et des élus de tout bord, il n’en a pas moins remarqué que « les lycéens de Michelet se sont mobilisés pour faire entendre leurs revendications comme de nombreux établissements en France. Une mobilisation qui s’est déroulée sans violence au sein de notre lycée ». Sans un mot sur les lycéens de Dardenne tant du côté de la majorité que de l’opposition qui ont, quelque peu, perturbé le Centre Ancien, le carrefour de l’Insurrection avec les abords du LEP amenant les commerçants à se clôturer pour protéger leur magasin

  • VANVES SE PREPARE A L’ACTE 3 DE LA MOBILISATION LYCEENNE

    À l’issue d’une réunion avec le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, vendredi après-midi, les représentants des lycéens ont annoncé ne pas avoir obtenu de « mesures concrètes » et ont appelé à poursuivre le mouvement. Les organisations lycéennes appellent à une grande mobilisation mardi 6 octobre, qu’ils appellent « Acte 3 ». Face à cette mobilisation, les 4 préfectures du Grand Paris ont multiplié les arrêtés interdisant les rassemblements aux abords des établissements ces derniers jours, pour éviter les blocus : 86 lycées dont 14 dans les Hauts de Seine avec, à Vanves le LEP Dardenne. Les modalités diffèrent toutefois selon les départements. Dans les Hauts-de-Seine, sont interdits les regroupements de cinq personnes ou plus  « de nature à porter atteinte à l’ordre, à la sécurité ou à la tranquillité publique » . Ce qui n'a pas empêché hier, en début d'aprés-midi des lycéens du LEP de perturber le Centre Ancien, en jouant au chat et à la souris avec la police. 

    Ces restrictions interviennent alors qu’un tiers des lycées seront fermés. « On en aura plus de 160 qui seront fermés, ça veut dire en fait plus d’un tiers des 468 lycées publics d’Île-de-France » a annoncé Valérie Pécresse dimanche soir sur France info. La présidente de région chiffre désormais à 7 M€ les dégâts dans les lycées franciliens, contre un premier bilan d’au moins un million d’euros quelques jours auparavant. «La région sera partie civile à chaque procédure » , a-t-elle également annoncé, précisant que la collectivité réclamera le remboursement des dégâts en faisant jouer la responsabilité civile des parents.

    A Vanves, « à l’aune d’une nouvelle semaine de blocages dans les lycées vanvéens », Bernard Gauducheau, maire de Vanves exprimait « son plein et entier soutien aux forces de l’ordre » et «sa condamnation sans réserve des violences intolérables auxquelles nous avons été confrontés vendredi ».  Il assurait « mettre tout en œuvre pour limiter les atteintes aux personnes et aux biens » en  annonçant le ramassage anticipé des ordures, le retrait des bacs, déchets et dépôts sauvages, la sécurisation des chantiers et du mobilier urbain, en donnant des consignes de sécurité dans les écoles et en édictant des restriction des déplacements extérieurs des enfants, lors d’une visite hier matin à l’école Cabourg, qui est la plus proche du LEP Dadenne, pour « m’assurer de la mise en œuvre des mesures préventives et du respect des consignes de sécurité »

    Beaucoup de vanvéens considèrent qu’il avait raison alors que durant ce week-end, des autocollants de la France insoumise ont été collés sur les poteaux et le mobilier d'entrée du lycée Michelet.  Pas étonnant lorsqu’on sait qu’Aurélien Saintoul, député LFI de la circonscription de Malakoff/Bagneux/Montrouge était aux portes du Lycée Michelet Michelet, vendredi pour attiser la colère lycéenne plutôt que pour calmer les élèves avec diffusion d’une vidéo sur son site facebook (sur la photo).

    Sans parler d’une tentative de déclencher une polémique  après les événements de la fin de semaine en accusant « la ville de Vanves et son maire » de « choisir de passer sous silence cette actualité sur leurs réseaux sociaux » en la comparant avec la mairie de Clamart dont « le maire s'est exprimé sur cette actualité lycéenne et ses débordements ». Et en faisant de la publicité à une déclaration d’une ancienne maire adjointe qui s'en serait pris à la « racaille du lycée Dardenne ».

    Heureusement, il y a des attitudes plus responsables comme ces principaux des collèges Saint Exupery et Michelet qui se sont assurés de la sécurisation de leurs élèves à la sortie de leur établissement, avec une communication faîte aux parents, vendredi dernier.  Ainsi au collége St Ex,  il était recommandé aux familles de venir qui résident dans le secteur de venir chercher leur enfant. Un membre de son personnel aurait même accompagné des élèves jusqu’à Intermarché pour s’assurer de leur sécurité. Au lycée Michelet, les parents ont reçu un SMS les invitant à garder chez eux les enfants hier, même s'il était ouvert.