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ville de vanves - Page 1343

  • LE MAIRE DE VANVES ELU VICE PRESIDENT DU SIGIEF

    Bernard Gauducheau est l’un des 14 vice-présidents du SIGIEF (Syndicat Intercommunal pour le Gaz et l’Electricité en Ile-de-France) présidé par JJ Guillet député maire UMP de Chaville dont le bureau a été renouvelé la semaine dernière. C’est l’un des plus importants syndicats intercommunaux d’Ile de France qui regroupe 184 communes sur 7 départements, avec le SEDIF pour la distribution de l’eau potable, le SIPPEREC pour les télécommunications (fibre optique), le SIFFUREP pour la gestion des cimetières et des Pompes Funébles, le Syctom pour la gestion des déchets le SIAAP pour l’assainissement qui devraient réunir leurs conseils syndicaux où Vanves est représenté entre les 20 et 28 Mai prochain, avec quelques surprises. Ils sont des acteurs du Grand Paris et donc des partenaires essentiels de la mission de préfiguration qui doit mettre en place la Métropole du Grand Paris. 

    Leurs présidents se réunissent d’ailleurs en conférence intersyndicale, notamment pour aborder cette question de leur devenir : « C’est une vraie question qui n’a jamais été abordée correctement. Nous avons quelques grands syndicats anciens, existant depuis plus de 100 ans pour certains, avec une culture ancienne. Il faudra faire  attention à ne pas perdre tout cet acquis » expliquait l’un de leurs collègues, sachant que certains imaginent à terme de mutualiser tout cela, ce qui soulèvera des difficultés juridico-technique et financières extrêmement lourdes, notamment pour ceux qui ont des délégations de services.  « Il faudra trouver le moyen que les grands syndicats ne soient pas touchés de manière immédiates ». Pour le SIGIEF, l’enjeu de ce nouveau mandat de 6 ans, est de relever les enjeux de la transition énergétique qui doit faire l'objet d'un débat parlementaire l’été prochain comme l’a annoncé Ségoléne Royale

  • MEURTRE D’ILAN HALIMI, AFFAIRE MERAH, VANVES MOBLISE CONTRE « SES ACTES ANTISEMISTES ET RACISTES QUI MINENT NOTRE REPUBLIQUE »

    Au moment où est projeté sur les écrans parisiens et franciliens le film « 24 jours : la vérité sur l'affaire Ilan Halimi » d’Alexandre Arcady, qui revient sur le meurtre voilà 8 ans d'Ilan Halimi, victime des préjugés antisémites et de la barbarie du « gang des barbares », beaucoup se souviennent que Vanves s’étaient mobilisés à ce moment là, et malheureusement pour d’autres actes similaires aussi, notamment avec les meurtres de Montauban et de Toulouse avec l’affaire Mérah.

    Le maire de Vanves a rappelé sur son blog que de très nombreux vanvéens, élus, particuliers  avec l’Association cultuelle et culturelle des Israélites de Vanves (ACCIV) avaient participé le 26 Février 2006, à la grande manifestation organisée à Paris entre la République et Nation pour dénoncer le meurtre d’Ilan Halimi. « Parce qu’il est impossible de se taire devant de tels actes » expliquait Monique Abecassis président de la LICRA lors de l’assemblée générale de cette association en 2006 : « Nul ne peut nier la composante antisémite du meurtre d’Ilan Halimi. Comment ne pas hurler devant l’horreur de cette mise à mort ? Comment ne pas se révolter devant cette banalisation du mal, du racisme, de cet antisémitisme éculé, fondé sur des clichés et préjugés d’un autre âge, reformulés à la mode communautariste et crapuleuse par des imbéciles abreuvés d’images télé de la pire violence ! » ajoutait elle en rappelant « le meurtre de Soan 17 ans brulée vive à Vitry par une bande de caïds au seul prétexte qu’elle était une fille qui se voulait libre. Ces deux morts sont une honte pour notre pays, elles sont une atteinte à nos valeurs et nos croyances les plus profondes. Cette fraternité que nous appelons de tous nos vœux, ne peut se développer qu’en se donnant chacun la main. Au-delà, rien ne peut se construire ! ».

    Six ans, plus tard, le 27 Janvier 2012, un arbre du souvenir avait été planté à côté de l’arbre de la Fraternité, à l’occasion de la journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste le 27 Janvier 2012, en mémoire d’Ilan Halimi sauvagement assassiné le 13 Février 2006, grâce à l’initiative de Monique Abecassis, présidente de la LICRA et Dolly Touitou  présidente de l’ACCIV. Ce qui n’était pas aussi évident que cela le paraissait en ces temps où l’antisémitisme reprenait du poil de la bête, surtout avec le risque d’un 21 Avril à l’envers, à l’occasion des présidentielles de 2012 qui se dessinaient.  Trois parlementaires avaient tenus à être présents à cette cérémonie, André Santini, Isabelle Debré, Hervé Marseille. Le président de la Communauté Juive altoséquanaise et le Maire avaient expliqué combien il était important de rappeler le souvenir d’un jeune de 23 séquestré pendant 3 semaines et abandonnés mort sur le bord d’une voie, que 29 personnes savaient et n’avaient rien dit…à moins de 10 km de Vanves. D’ailleurs le principal auteur des faits qui fréquentait le stade de Vanves, s’était illustré en agressant violemment le photographe d’André Santini lorsque celui-ci était venu assister à un match de basket le 13 Mars 1999.

    Moins de deux mois plus tard, en pleine présidentielle, un nouvel acte de barbarie était  perpétué à Toulouse, avec l’assassinat par Mérah, de Jonathan Sandler( 30 ans) et ses deux fils Arieh (5 ans), Gabriel (4 ans), et Miriam Monsonego (7 ans), la fille du directeur de l’établissement, et rassemblait encore une nouvelle fois,  les vanvéens pour une minute de silence à 11H,  le 20 Mars 2012, tout seul ou en groupe. Comme ce commerçant qui a récité un verset de la Tora. Ou ce garagiste qui a respecté cette minute de silence devant son téléviseur qu’il avait laisse allumé sur l’une des chaînes d’informations continues qui restransmettait en direct l’hommage du  président de la République dans une école de la ville de Paris. Comme dans chaque école de Vanves.  Les sections UMP et NC qui se réunissaient le soir même  à l’école Larmeroux pour organiser la campagne, avaient marqué une minute de silence après quelques mots d’Isabelle Debré et Bernard Gauducheau :

    « Cet acte de barbarie inqualifiable me ramène à la cérémonie à Vanves du 27 janvier dernier. En effet, la municipalité de Vanves en partenariat avec l’ACCIV et la LICRA avait planté un arbre du souvenir en mémoire d’Ilan HALIMI, massacré par le gang des barbares en 2006 parce qu’il était juif. L’antisémitisme et le racisme sont des fléaux de nos sociétés et le massacre de Toulouse démontre de façon effroyable qu’ils sont des menaces réelles et permanentes » écrivait ce dernier sur son blog. Monique Abecassis constatait malheureusement que l’on avait atteint « le paroxysme de la violence avec l’affaire Mérah » et ne cachait pas que « contrairement à ce que l’on a pensé, la violence de Mérah a fait des émules…Il a donné une nouvelle impulsion à l’antisémitisme ». Elle expliquait que « la LICRA est dans son rôle quand elle dénonce la propagande des antisionistes radicaux comme certains élus de banlieue qui justifient le terrorisme et celle des islamistes fondamentalistes qui pratiquent au nom de l’islam un antisémitisme virulent qui conduit aux meurtres d’innocents. C’est au nom de cet antisémitisme qu’Ilan Halimi a été enlevé, puis torturé à mort, par le gang des barbares. Ces actes minent notre République ».

  • LE CHEF D’ORCHESTRE DE VANVES : MARTIN BARRAL (Suite et fin) - 30 ANS DE PASSION POUR LA DIRECTION D’ORCHESTRE

    Qui ne connait pas ce vanvéen pur souche qui berce, trop peu souvent, nos dimanches en fin d’après midi, en tous les cas pour les mélomanes, généralement dans son lieu de prédilection : l’église Saint Remy. Voilà 30 ans, il créé avec une bande de copains du conservatoire de Caen, une formation musicale, De Musica, qui a commencé à jouer à Vanves en 1987 et dont l’histoire vous a été conté hier. Le Bog de Vanves Au Quotidien  continue aujourd’hui avec l’orchestre symphonique d’Orsay qu’il a intégré en 1998.

    Pour l’intégrer, Martin Barral a dû participer à un concours de « chef », ce qui est très rare  - « un tous les 10 ans » -  très peu démocratique   - « organisé généralement par un réseau international entre chefs qui se connaissent » – très compliqué  -  « qui peut les juger ?  pas les politiques,ni les musiciens, ni les autres chefs parce que ce sont des concurrents » -  surtout en France – « parce qu’à l’étranger c’est courant » -  mais  aussi une aventure un peu particulière : « Quelqu’un m’a appelé pour me dire « on cherche un chef à Orsay ». Pour moi, c’était le musée, même pas la ville car je n’avais pas fait le rapprochement. Je savais pas qu’il y avait une salle de concert. Il me dit « faut vous dépêchez parce que le 1er tour est déjà passé ! ». J’appelle le président : « ce n’est pas la peine ! Il y a déjà plein de chef, très très professionnels ! Je ne sais pas comment on va faire ! C’est très compliqué pour nous ! ». J’ai envoyé mon CV, et surtout mes disques qui m’avaient fait faire quelques plateaux TV chez Ruggieri, Bouillon de Culture. Ils ont regardé, écouté  et m’ont appelé pour m’inviter à venir directement au 2éme tour. J’ai découvert  un orchestre pas en très bon état. Le 2éme tour était un entretien, le 3éme une composition, et le 4éme une épreuve de direction avec l’orchestre. Nous étions quatre. J’ai eu 19,3 et le second 12, et j’ai été retenu avec un contrat de 5 ans » raconte t-il  en ajoutant « C’est mon 4éme contrat de 5 ans qui a été renouvelé à l’unanimité. Et à chaque fois sans que je le sache, à bulletin secret… »

    C’est l’une des particularité de cet orchestre, où les musiciens, contrairement à ce qui se déroule en France,  ont  le droit à la parole,  parce que c’est un orchestre privé, sans institution, ni tutelle politique. « C’est un orchestre autogéré comme à Berlin, où les musiciens votent lorsqu’il y a un concours. Alors qu’en, France c’est l’inverse, car c’est l’autorité de tutelle qui décide. Souvenez-vous de la grande affaire de l’Opéra Bastille, réglé par le président de la République qui  a nommé le fils du producteur textile de P.Bergé, le célébre Chung venu de Corée. En tous les cas, Orsay pratique une très bonne méthode, et même la meilleure, parce que les musiciens sont les premiers concernés, même si ce n’est pas facile de juger quand on est musicien, parce qu’on n’a pas assez de recul » reconnait il en constatant qu’en France « on  fait les meilleurs musiciens  du monde en  individuel mais moins bon en collectif car l’esprit français est trop individualiste. Nous avons des solistes, des instrumentistes qui sont extraordinaires, quelquefois têtes brûlées, pas forcément ce que l’on demande dans les orchestres. A l’orchestre d’Orsay,  ce sont effectivement de très bons musiciens, pas forcément les meilleurs, mais ils ont tellement d’humilité et un sens du collectif que Dominique Ruiste qui a fait mon dernier concert à l’église Vanves, a adoré cette expérience parce qu’il a senti cette espéce de disponibilité d’esprit de ces musiciens qui l’a beaucoup impressionné »

    Et Vanves est l’un des lieux de prédilections de cet orchestre symphonique et notamment l’église Saint Remy « car elle sonne bien. Généralement, dans les églises cela sonne toujours trop sauf lorsqu’elles ne sont pas trop grandes, ce qui est le cas de Saint Remy.  Une salle qui sonne bien, met en valeur le son, pas trop pour entendre tous les instruments. Par contre elle ne sonne pas bien pour les discours. L’acoustique est une science inexacte. Donc c’est aussi une question de goût : Des musiciens aiment bien des salles très séches sans aucune réverbération, d’autres moins comme Pleyel avec une seconde d’échos ». En tous les cas,  « les concerts à Saint Remy sont une façon sûr  de faire fréquenter les églises à des gens qui ne vont pas forcément à la messe, et de leur faire découvrir ses belles peintures restaurées. J’ai adoré joué au Lycée Michelet dans le préau et dans la cour des Pyramide où on a présenté ce conte musical qui racontait l’histoire du lycée Michelet avec ses 400 enfants, après un an de préparation. Et même le gymnase du Plateau : Ce n’est pas très beau à regarder, mais un gymnase sonne très bien. L’orchestre d’Ile de France qui joue dans les banlieues est souvent dans des gymnases » indique t-il en confiant qu’il est tenté de monter  un concert avec le nouvel orgue : « J’ai pris des contacts avec l’organiste. Il a prévu un concert espagnol en 2014/15 »

    Ainsi Martin Baral, c’est 30 ans de passion pour la direction d’orchestre alors qu’il s’était destiné à être violoncelliste : « Quand j’étais dans un orchestre, à chaque fois, j’écoutais très attentivement ce que disait le chef. Cela  me passionnait, de voir avec son bras, son bâton, ou avec deux mots,  arriver à transformer le son. Certainement cela me concernait, plus que peut être certains autres. Je n’avais absolument pas la prétention que je pouvais le faire un jour : me mettre debout et dire aux musiciens « voilà comment vous devez jouer à partir de maintenant ». Certains chefs disent que c’est un métier qui ne s’apprend pas. Si vous n’êtes pas fait pour cela, vous ne le serez jamais, quel que soit le travail que vous faites ! C’est une vocation. Et j’ai surtout eu de la chance : D‘abord Philippe Aïche, ensuite l’orchestre Lamoureux pendant 15 ans où j’ai énormément appris, enfin en regardant ce que faisait les autres : j’ai été écouter les répétitions de l’orchestre de Paris lorsqu’il y  avait Philipe Aîche, en étant au 4éme rang avec la partition et en écoutant tout ce que disait le chef. Après il y a toutes les études d’harmonie, d’analyses…. »

    Sous sa direction, pendant 16 ans maintenant,  l'orchestre d'Orsay qui a été créé en 1976, a progressé dans tous les domaines et accédé à un répertoire plus ambitieux, avec notamment le « Requiem » de Verdi ou « Sheherazade » de Rimsky-Korsakov. Chaque année, il donne une  quinzaine de représentations à Orsay, dans la Région parisienne, dans des festivals en Province… et même en chine où il a fait une tournée à Pékin et Yinchuan. Ses 70 musiciens, tous amateurs, à l’exception du chef, répètent tous les mardis soir dans l’amphi de Maths de la fac d’Orsay. Son répertoire est très large car en trente ans d'existence aucun genre musical n'a été ignoré. Martin Barral lui a permit d'aborder le grand répertoire symphonique, et de progresser dans tous les domaines en accédant à un répertoire plus ambitieux, avec notamment le « Requiem » de Verdi ou « Sheherazade » de Rimsky-Korsakov. Il a donné, en 2001, en création une œuvre de Piotr Moss, « Le Petit Singe Bleu », commande du Ministère de la Culture qui a fait ensuite l'objet d'un CD.  En 2014, il a inscrit à son programme des oeuvres de Saint-Saëns : Ouverture de Spartacus, Rêverie du soir à Blida (extraite de la Suite Algérienne), Bacchanale (extraite de Samson et Dalila) et enfin le Requiem, en version originale avec des chœurs. A découvrir le 22 Juin à 15H à l’église Notre Dame du Travail, le 28 Juin à 21H à Saint Clothilde et le 30 Juin à 21H à Saint Christophe de Javel à Paris