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ville de vanves - Page 1617

  • VANVES ET LE SALON DE L’AGRICULTURE : Les traces d’un passé agricole et viticole ne manquent pas !

    Il existe d’autres traces d’un passé agricole et viticole que la dernière ferme et la foire agricole. A l’occasion de la décision du dernier conseil municipal de nommer « Garguanta » l’allée reliant l’Espace Cabourg à la rue Raymond Marcheron, la ville de Vanves a rappelé que Rabelais par l’intermédiaire de Garguanta célébre le vin de Vanves, un excellent rouge issu de cépage noble à petits grains noirs dit « morillon » dont le nom est encore porté par une rue de l’ancien village de Vaugirard (XVéme arrondissement). Un bon cépage de l’espèce de Pinot Noir dont sortent, entre autres, les grands Bourgognes. Malheureusement, il fut remplacé plus tard par des cépages « grossiers » à grand rendement et plus rudes, tel que le « Gouais » ou « l’infâme » gros Gamay – le petit Gamay étant celui du Beaujolais qui contribuèrent à l’avilissement, la désaffection et la disparition des vignobles d’Ile de France

     

    Mais ce n’est pas tout, car les lieux dits « Clos » comme « Clos Montholon » à la frontière de Vanves-Issy les Moulineaux-Clamart indiquent qu’ils existaient en ces lieux, des vignes clôturées par des murs. Le Cahier de Doléances de 1789 indique une surface de vignes de 20 arpents alors qu’un observateur à la veille de la Révolution, parlait de 250 arpents de vignes mais « sur des terres peu fertiles et pas d’un grand rapport ». Vanves a compté de nombreux viticulteurs dans le passé. Il faut savoir que l’on recensait en 1789, 17 000 ha de vignes en Ile de France qu’ont tué les cépages grossiers puis le développement de la capitale et de sa banlieue vers 1850

     

    Des livres comme « Vanves du Moyen âge à nos jours » (épuisé)  rappellent ce passé viticole : Au Xéme siècle, le village comptait plusieurs pressoirs banaux. Un certain Eudes du Val se vit confirmer en 1202 par le roi Philippe-Auguste les droits de pressurage qu’il percevait à Vanves. En Juin 1427, les villageois de Vanves et d’autres localités voisines organisèrent une procession pour hâter la floraison de la vigne qu’un temps rigoureux retardait. Enfin, Jean Liebaut dans Agriculture et Maison Rustique (1602 et 1640) cite des farces où il est question du vin de Vanves et écrit : « Entre tous les vins dont nous usons à Paris, les meilleurs quant aux rouges sont ceux de Cousy, de Seurénes, de Vanves, de Meudon »

     

    Il en est de même dans le livre paru sur Vanves dans la collection « Image du Patrimoine » qui, dans la première partie historique, relève que la vocation agricole de Vanves est attestée depuis le Xéme siècle : « En 999, une charte de Robert Le Pieux confirme à l’abbaye parisienne de Saint Magloire,  la possession de 5 arpents de vigne concédés par Hugues Capet. La culture de la vigne, bien visible sur tous les plans et les cartes dés le XVIIéme siècle, s’avère ainsi précoce et prépondérante dans l’exploitation du terroir vanvéen. Si la production de vin obéit aux besoins du culte, la viticulture semble, en outre, avoir dès le XIéme siècle occupé la première place dans les ressources locales, nécessitant plusieurs pressoirs attestés anciennement. Sans doute ne faut il pas chercher plus loin la justification des caves médiévales mentionnées ou visibles (4 et 21 rue de la République) dont le rapprochement avec le cellier des Bernardins n’est pas seulement formel. En 1163, un acte émanant du pape Alexandre III confirme à l’abbaye royale de Sainte-Geneviève la possession de la cure de Vanves et de tous ces biens : « Apud Vanvas ecclesiam terras et vineas et capitalia cum omni justitua quaer ad terras verras pertinent »(A Vanves, l’église, les terres cultivées, les vignes et les troupeaux avec tous les droits qui se rattachent à vos terres ». Un peu plus loin, ce livre fait état de 3 à 4  arpents de vignes au bout du jardin du sieur Saint Germain de Lassis (parc du Lycée Michelet) au XVIIéme siècle

     

    Vanves Infos faisait état dans son numéro de Février 1989 d’un vanvéen qui cultivait quelques pieds de vignes sur la terrasse d’un charmant immeuble de la rue Louis Dardenne. Quelques pieds de vignes étaient cultivés par la propriétaire d’un pavillon situé rue Paul Lefebvre face à l’Hôtel La Cigogne.  L’association Le Cercle des Cents avait adressé en Mars 1994 un projet de plantations de vignes à l’occasion de l’année « Rabelais » et proposait qu’elle soit plantée sur la butte du Parc F.Pic. Un croquis avait même été réalisé par l’un des membres de cette association. Mais sans suite. Tout comme le projet de la Section Pétanque du Stade de Vanves sur le talus SNCF. Et il en est de même pour les ruches, dans le corridor écologique entretenu par l’association Espaces le long de ce  talus SNCF. Que d’occasion ratée pour rappeler ce patrimoine agricole et viticole tant à droite qu’à gauche. Dommage !

  • VANVES ET LE SALON DE L’AGRICULTURE : DE LA DERNIERE FOIRE AGRICOLE A LA DERNIERE FERME VANVEENNE

    Comme nous le faisons chaque année, à l’occasion du salon de l’agriculture, le Blog de Vanves rappelle à ses lecteurs fidéles que la dernière ferme de Vanves a été remplacée en 1970/71 par un garage qui appartenait à un certain « Jojo de Vanves », Georges Munier, qui nous a quitté voilà un an, et que notre commune a accueillit une foire agricole entre les deux guerres (du XXéme siécle) .

     

    La dernière ferme de Vanves se trouvait à côté du Pére Tranquille et presqu’en face du Rosier Rouge, le long de l’avenue du Général de Gaulle, où de nombreux petits commerces, aujourd’hui disparus, créaient un lien social que beaucoup regrettent. Il y avait une boutique où la grande mére Picherit, de la famille qui tenait cette ferme, vendait du lait, de la créme, du fromage, avec un logement au dessus qui était devenu le bureau du garagiste. Une grande allée donnait d’un côté sur une étable de 25 vaches, des cabanes à lapin et une porcherie, et de l’autre sur des fosses pour le fumier, le tourteau pour les vaches et un tas de pailles que ces fermiers allaient récupérer dans les fosses de l’école militaire et autres bâtiments militaires. Les vaches allaient paître, prés du Boulevard du lycée où il y avait un champ ou un terrain vague à la place des immeubles actuels au carrefour avec l’avenue du Général de Gaulle. Georges Munier a apporté un témoignage très vivant dans « Paroles Vanvéens » recueil collectif  réalisé par Pierre Meige (Edt du Bout de la Rue ) sur son installation : « Je me lance dans l’aventure et décide de monter mon garage à la place des étables et de la boutique. J’ai passé tous mes samedis et mes dimanches pendant un an à transformer les bâtiments pour qu’ils ressemblent un tant soit peu à un garage de banlieue qui se respecte » racontait il. « J’ai cassé à la main, la fosse à purin, la fosse à pulpe, la fosse à fumier, les cabanes à lapin, et la porcherie. Je me rappelle le premier jour d’ouverture : il y avait encore deux poules et cent tonnes de gravats »

     

    Vanves a accueilli aussi une foire agricole dont parlait « Le petit journal Agricole » entre les deux guerres mondiales, avec des photos notamment d’un lot de vaches flamandes attendant le passage du jury ou d’un cheval examiné par ledit jury ou encore d’un lot de bêtes vendues attendant leur départ à l’abattoir. Elle se tenait pendant plusieurs jours dans toute la ville, où les produits agricoles et de l’élevage dominaient. Il est  vrai, qu’hormis quelques pépiniéristes et fleuristes, « son territoire n’a jamais permis de faire de la culture intensive. Ce ne sont pas ses 500 ha de territoire qui pouvaient la ranger parmi les grosses productrices de céréales. Il y a pourtant des traditions rurales à Vanves » reconnaissait le journaliste de l’époque en rappelant le souvenir des vignes remontant à 998, l’élevage développé par les moines de l’abbaye de Sainte Geneviève à qui appartenaient les terres de Vanves, la fabrication du beurre… « Ce sont ses raisons qui l’ont aménée à accueillir une foire agricole qui rassemblait de nombreux cultivateurs des environs venus admirer et trouver tout ce qui leur était nécessaire comme outillage, matériel, graines, semences, chevaux, volailles, bœufs, vaches laitières, moutons, et porcs ».

     

    Ainsi cette foire de Vanves  s’est étalé du 18 Juin au 16 Juillet 1922 avec nombreux concours, animations, expositions qui se déroulaient sur tout le territoire de la commune : Une exposition d’horticulture place de la République, de vaches laitières et autres animaux place (square maintenant) Etienne Jarrousse, avec concours de chiens de beauté  de beurres et fromages. De nombreux prix étaient remis dont celui de la ville de Vanves, avec des médailles de M.Pic, maire de Vanves etc…. Plusieurs animations étaient programmées tout au long de ce mois : courses à pied, à bicyclette de Saint Remy à la Vallée de Chevreuse (aller-retour) qui attiraient 120 participants, fêtes enfantines, défilé costumé des enfants et goûters, bals organisés par la Caisse des Ecoles, le Patronage Laïque, la Jeunesse Républicaine, les colonies scolaires, la Société Scolaire du Secours Mutuel, l’association philomatique… Cette foire de Vanves qui s’est renouvelé en 1923 avec un défilé musical, puis en 1924  avec une exposition industrielle et commerciale n’avait d’agricole que le nom, puisque de nombreuses animations s’y étaient ajoutées. Mais c’était bien avant qu’un salon de l’agriculture et une Foire de Paris ne soient organisé tout à côté.

  • A VANVES, LES ANCIENS COMBATTANTS SONT INVITES A SE RASSEMBLER POUR EVITER l’OUBLI SANS SE RENIER

     

    « Vanves sera candidate pour l’organisation du congrès départemental de l’UNC 92 en 2018 » a annoncé Paul Guillaud président de la 71éme section de l’UNC de Vanves lors de son assemblée générale qui s’est déroulée Dimanche dernier dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville, à la veille du vote définitif par le Parlement de la loi qui fait du 11 Novembre le « D Day » français. Tout un symbole car cette date a été la raison d’être des fondateurs de l’UNC pour ne jamais oublier. Mais c’est ce que souhaitaient aujourd’hui une majorité des anciens combattants même si certaines dates sont inscrites à jamais dans la mémoire et que certains d’entre eux souhaiteront célébrer.

     

    D’ailleurs Bernard Gauducheau, maire de Vanves qui a conclut cette assemblée générale, a appelé à la mobilisation : « On croit toujours que le pire est derrière nous,  que l’avenir nous est ouvert ! Les choses ne sont pas aussi simples. Nous sommes loin d’assister à « la vie est un long fleuve tranquille ». Surtout lorsqu’on voit ce qui se passe dans le monde ! Rien ne peut justifier que des innocents meurent. Alors qu’autour de nous des gens inconscients ou insousciants  ne s’en rendent pas compte ! » a-t-il déclaré en citant bien sûr le Moyen Orient avec la Lybie et la Syrie, en rendant hommage au président de la République « qui a bien réagit et pris les bonnes décisions…pour éviter le bain de sang. Nous pouvons être fier de ce que a fait la France sans que cela lui coûte une vie ! Mais nous ne sommes à l’abri de rien car les événements sont très proches » a-t-il poursuivi en donnant des exemples comme le réarmement de la Chine, en appelant à la  vigilance et à la mobilisation. « Les efforts fait en matière de défense ne doivent pas être diminué ! »  a-t-il conclut en rappelant que « le résultat (de tout cela) est de pouvoir vivre libre dans notre pays ! ».

     

    L’assemblée générale est toujours un exercice obligé avec ses traditions surtout chez les anciens combattants :  Accueil des nouveaux adhérents, qui s’est limité à Alexandre Badkine, ancien d’Indochine, « toujours attaché à l’Asie qui organise des voyages au Vietnam ». Minute de silence qui a été observée en hommage aux membres de l’UNC de Vanves disparus auparavant : « Nous associons à cet hommage tous les militaires français décédés au combat ou en service durant l’année 2011, y compris les 26 soldats décédés en Afghanistan en 2011, et les 4 militaires sauvagement assassinés en janvier 2011 portant à 82  le nombre de  militaires français morts en service en Afghanistan de 2001 à ce jour » a déclaré le Président Guillaud, en demandant à tous d’avoir une  pensée particulière « pour les soldats de la « nouvelle génération du feu » et des nouveaux conflits », mais aussi  « pour des membres de la section très malades et affectés dans leur chair, citant parmi eux Mr Mohamed Bouda qui a été longtemps porte-drapeau de la section et Mr Maurice Le Guen le plus ancien adhérent ».

     

    Le Président a fait ensuite quelques rappels  tout d’abord sur les droits des anciens combattants : La demi part supplémentaire pour les titulaires de la carte du combattant âgés de plus de 75 ans, ainsi que sous certaines conditions leurs veuves. L’attribution de la campagne double pour les anciens d’AFN, ce qui peut entrainer une révision de la retraite du combattant. Le décret 2011-1459 du 8 novembre 2011 qui permet aux militaires ayant servi en opérations extérieures en Afghanistan, à compter du 3 octobre 2001, de bénéficier de la campagne double….Il a ensuite, présenté le plan Hommage mis en œuvre par le Gouverneur Militaire de Paris pour les soldats morts pour la France en opérations et l’hommage rendu sur le pont Alexandre III, auquel il est pratiquement toujours présent. Enfin, il a rappelé qu’un projet de loi créant une obligation d’inscription du nom des morts pour la France en Opex sur les monuments aux morts communaux est en cours d’approbation.

     

    Il a indiqué que la section avait participé à de nombreuses cérémonies patriotiques (22)  et réunions (7), tenu 22 permanences, a permis d’apporter des aides particulières à des vanvéens en difficulté pour l’obtention de documents administratifs ou des aides spécifiques. Mais il a surtout rappelé que la section UNC de Vanves-Malakoff  s’est dotée fin 2008 d’un site internet, accessible par tous, vitrine de la section et des actions de l’UNC : «  c’est un outil pour l’information des citoyens et qui doit être une base d’échanges, qui a connu près de 4900 connexions à ce jour, par près de 3800 internautes provenant de 54 pays ou territoires, dont des internautes de Djibouti et du Japon  avec un temps moyen de plus de 6 minutes par visite ! et plus de 12 200 pages vues»

     

    Mais tous les participants attendaient le rappel historique auquel le président lers a habitué à l’occasion de cette réunion annuelle : Occasion de rappeler que « l’année 1942, avec l’opération Chariot à Saint Nazaire, la victoire de Bir Hakeim le 11 juin 1942, a été un  tournant décisif de la 2eme guerre mondiale,avecc le débarquement allié en Afrique du Nord en novembre, ainsi que l’occupation de la Zone libre à partir du 11 novembre 1942, et le sabordage de la flotte de Toulon le 27 novembre ». Parmi les anniversaires de 2012, il est revenu sur l’année 1962, avec les accords d’Evian le 18 mars, le cessez le feu du 19 mars et l’indépendance de l’Algérie le 5 juillet, ainsi que la réconciliation franco-allemande. Il a rappelé les 24179 morts de la guerre d’Algérie depuis la Toussaint sanglante de novembre 1954, « guerre qui n’a obtenu officiellement ce nom qu’en 1999 ». Il a rappelé que « le cessez le feu du 19 mars n’a pas entrainé l’arrêt des combats » et que « plus de 100 000 harkis, ou supplétifs ont péri après cette date ainsi que 535 militaires français. Le 2 juillet 1962 est la date butoir pour l’obtention de la carte du combattant mais le départ effectif de l’armée française n’a eu lieu que début juillet 1964. Entre ces deux dates, il s’agissait de la première OPEX ! ».

     

    A noter que la FNACA était représentée à l’AG de l’UNC par son président Dumont avec quelques membres du bureau, en dehors de quelques adjoints comme Françoise Saimpart,  Jacques Landois, Laurent Lacomére, et Michel Judde, président du Comité Local des anciens Combattants. Preuve que si le « D DAY » français a fait son chemin en 2012, beaucoup d’anciens combattants cherchent à rassembler pour justement se mobiliser pour ne pas oublier les leçons du passé. Et il y a du travail à faire comme le constatent chaque jour nos responsables publics.