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stationnement payant - Page 4

  • STATIONNEMENT A VANVES : DES VANVEENS PAS DU TOUT RAISONNABLES SAUF PAR TEMPS NEIGEUX

    Lorsqu’il n’y a pas de stationnement réglementé dans certains quartiers de Vanves,  puisque c’est le terme plutôt que stationnement payant, c’est devenu maintenant le « bordel », les riverains tournant un moment avant de trouver une place. Sauf lorsqu’il neige ou que la neige est annoncée. Comme par hasard, lundi soir et mardi matin, il était possible de se garer dans de nombreuses rues sans stationnement payant, notamment la longue rue Jean Baptiste Potin. Presque comme un mois d’Août. Il est vrai que Metéo France avait annoncé de la neige pour la soirée ou la nuit de Lundi à mardi  jusqu’à 5 cm, avec des températures négatives à – 2° et – 5°. Le niveau 3 du plan neige et verglas en Ile de France (PNVIF) qui prévoit des limitations de vitesse et de circulation pour les poids lourds avait été activé à 18H lundi soir. Heureusement, à Vanves, la neige n’était pas tombée. Mais Mardi était resté sombre avec quelques pluies glaçantes…et des places de stationnement libres.

     

    Cet état de fait prouve que les vanvéens ne sont pas raisonnables. Beaucoup laissent leurs véhicules dehors alors qu’ils disposent d’un parking…par paresse et facilitée. Des véhicules qu’ils n’utilisent pas souvent et qui font ventouses. Et cela s’est vérifié à chaque fois qu’il a neigé sur Vanves ou qu’il y a eu des températures en dessous de zéro degré. Il est devenu urgent d’étendre le stationement réglementé dans les zones de Vanves où il n’a pas été institué, car la pression se fait très forte, avec des riverains qui cherchent des places et d’autres, sans compter quelques voisins, qui  garent leurs véhicules ventouses dans ces rues sans payer. Le maire a dit qu’il s’était donné deux ans pour étendre complétement ce stationnement réglementé vu l’investissement nécessaire, c'est-à-dire l’été 2014. Tout en donnant une précision importante lors de l’une des 3 réunions publiques de quartiers : « Mais s’il y a une demande insistante, dans certains quartiers, on pourra étudier la possibilité de l’avancer ». Beaucoup pensent qu’il devrait le faire rapidement vu la pression que subissent les riverains des rues non réglementées du fait des véhicules ventouses venus d’Issy et d’ailleurs autour du parc F.Pic et du Stade de Vanves, d’autant que leurs propriétaires ont des parklings qu’ils n’utilisent pas comme l’a démontré cet épisode…non neigeux.

  • VANVES ET L’AUTOMOBILE : 68% DES VANVEENS SONT MOTORISES !

    Le Mondial de l’auto qui se déroule aux portes de Vanves nous donne l’occasion de parler des vanvéens et de la voiture. Et de rappeler quelques chiffres publiés à l’occasion d’études récentes (PLU de Vanves, PDU Ile de France…).  Le taux de motorisation, c'est-à-dire de ménages vanvéens ayant au moins une voiture, serait de 68%, taux assez important mais en dessous de la plupart des communes de GPSO. L’usage de l’automobile à Vanves reste relativement importante, mais tend à se rapprocher de la typologie parisienne. Soit 31,7% d’usage de la voiture dans les migrations alternantes contre 38,5% à l’échelle du département. Heureusement  c’est l’usage des transports en commun qui domine avec 38,4% contre 26,9% à l’échelle du département grâce à une bonne desserte (métro, transilien, Bus).

     

    L’objectif de la ville est tout d’abord de limiter la vitesse sur son territoire lorsqu’on sait que les voies départementales qui la traversent supportent un trafic lourd et dense : La RD 130 (Larmeroux- Marcheron-Carrefour de l’Insurection-Jean Bleuzen) voit son trafic  varier de 11 400 sur Larmeroux,  à 14 080 sur Marcheron, 12 740 sur J.Bleuzen, car une partie s’engage sur l’axe M.Martinie/Pasteur avec 6 770 véhicules/jour. Le CD 50 voit son trafic évoluer de 13 730 sur E.Laval, 14 950 sur A.Fratacci et Bd du Lycée. La RD 71 (av. du Général de Gaulle) supporte un trafic de 8 340 véhicules pour l’instant car cet axe devrait vite s’embouteiller avec les habitants du nouveau cyber-éco-quartier du Fort d’Issy d’Issy les Moulineaux, qui l’emprunteront pour rejoindre Paris.

    Ensuite de supprimer la circulation de transit sur certains axes en la réservant aux riverains.  La municipalité a créé 6 axes en zone 30 (Potin-Hoche-Issy-La Paix ; Flaret-Clemenceau-A.Briand-V.Basch-Verdun-Barbés-Coche ; Dardenner-Coche ; Besseyre-Jullien-4Septembre ; Yol-Jaurés-Gambetta ; Martinie-Pasteur… et plusieurs zones « 20 » avec le mail Sadi Carnot notamment qui traverse toute la ville, et quelques voies dans le Centre Ancien-Saint Remy.

     

    Enfin, cette politique est couplée avec le stationnement avec un objectif : passer totalement au stationnement payant de ses 3150 places, 54% restant encore non payantes (1550). Ainsi 816 places sont devenues payantes depuis le 10 Octobre 2012 sur 1550 gratuites (et 1350 déjà payantes), sachant que Vanves compte 50 places en zone bleue, 20 dites réservées aux handicapés, livraisons, dépose minute… et 160 dans les parkings qui sont très loin d’être toutes utilisées. Les vanvéens reconnaissent que cette extension du stationnement réglementé a facilité les choses, beaucoup étant même étonné de trouver des places Dimanche alors que le Mondial de l’Auto a commencé. Preuve que les nuisances provenaient des voitures ventouses.
    Mais voilà, les riverains ont commencé à protester parce qu’ils ne peuvent plus stationner sur ou devant leur bâteau pour les propriétaires de pavillons, sans prendre une contravention, ce qui est normal. La Municipalité aurait trouvée une solution en leur permettant de le faire mais en payant comme s’ils étaient en stationnement payant. A confirmer. Apar dela précisons que Vanves compte 7 stations Vélib et une trentaine d’emplacements de stationnement pour les deux roues

     

    Du côté de l’Ile de France, le parc automobile francilien compterait 5,6 millions de véhicules. La voiture type des ménages franciliens est une berline (74%) d’occasion, de moins de 10 ans (53%), disposant de 5 places assises (82%), d’une puissance comprise entre 60 et 100 chevaux (45%), propulsée par traction (90%) et roulant à l’essence (54% contre 45% au gazole). Les autres carburants ou des énérgies alternatives représentent moins de 1% du parc automobile, même si sur les véhicules les plus récents, cette proportion est passée à 3% : Le super-éthanol (0,3%), les véhicules hydrides essence-électricité (0,63%) et les hydrrides essence-GPL ( 5%).

    Le parc actuel francilien émet entre 140 et 200 gr de C02 par kilométre, sachant que ce sont les parisiens qui en émettent le plus (59% émettent plus de 160 g/km contre 55% dans le 9.3, et 52% dans le 92) et que les fameux 4x4 jouent un énorme rôle dans ce résultat, même s’ils sont marginal à Paris (4,4% du parc de la Capitale). Evidemment, la Grande Couronne pése d’un poids déterminant, car 53,5% des voitures appartiennent aux ménages (36% de la population francilienne) vivant le plus loin du Grand Paris, contre 3% à ceux de la Petite Couronne et 12% aux parisiens.  Plus de la moitié des ménages parisiens  n’a pas de voiture et pour les vanvéens comme pour ceux vivant en petite couronne, un tiers des ménages ne sont pas équipés. Un seine et marnais roule en moyenne 178 km/jour contre 4 km pour un vanvéen ou un parisien.

  • LA RENTREE A VANVES : 20 ANS DE STATIONNEMENT PAYANT ET REGLEMENTE TOUJOURS CONTESTE

    Le stationnement payant à Vanves remonte au 25 Novembre 1992 lorsque Didier Morin, alors Maire RPR de Vanves,  a décidé que désormais il faudrait payer pour stationner. Et pourtant Vanves était l’une des dernière ville à avoir résister au stationnement payant. « Le Conseil Municipal a jugé utile d’opter pour ce systéme afin d’assurer une meilleure rotation des véhicules dans certains quartiers sensibles de la vile noramment aux abords des commerces et des bâtiments publics « expliquait il. 165 places devenaient payantes rue Jullien, 4 Septembre, Jean Jaurés, c'est-à-dire aux abords du parc des expositions, au tarif de 10 frs l’heure (1,50 €)

     

    13 ans après, Bernard Gauducheau lançait un nouveau plan de stationnement en augmentant le nombre de places payantes pour  « lutter contre les voitures ventouses en provenance de Paris qui empêchent les vanvéens de se garer prés de chez eux, améliorer le stationnement des riverains, en instaurant une carte résident à tarif préférentiel (1 € par jour contre 1 € par heure pour les non-résidents), en augmentant la rotation des véhicules et en facilitant l’accès aux commerces de proximité » expliquait il à l’époque. 3 zones avaient été instituée  en Octobre 2005 : Bleue à stationnement gratuit limité à 1H30, Orange avec un tarif préférentiel pour les habitants et Rouge sans tarif préférentiel. « Deux axes forts ont guidé nos choix : privilégier les résidents et permettre une utilisation équitable de l’espace public par tous les vanvéens. Les solutions retenues sont raisonnables et parfaitement acceptables par tous. Cela dit, un plan tel que celui-ci ne peut être figé et évoluera nécessairement dans le temps. Nous ne pourrons pas revenir sur son existerons mais nous l’adapterons afin qu’il réponde mieux aux exigences de l’intérêt collectif » ajoutait il dans l’éditorial de V.I.. 

     

    Des vanvéens surtout du côté de la rue de Châtillon,  ont protesté, pétitionné et menacé d’aller manifester devant la mairie, pour demander de revoir le projet : Ils estimaient que d’autres solutions auraient pu être envisagées, notamment la mutualisation des places existantes, c’est à dire leur regroupement pour les mettre à la disposition de l’ensemble des riverains. Avec le temps, ils en ont compris les bienfaits. « Une majorité de Vanvéens a pu constater que la première phase d’application d’un stationnement réglementé en 2005, avec la création d’un tarif résident en zone orange à hauteur d’un euro par jour et d’une zone rouge avec un stationnement limité à 2 heures dans les voies particulièrement encombrées, avait au final libéré des places au profit des vanvéens et protégé les quartiers résidentiels » constatait alors Bernard Gauducheau.

     

    Réélue en Mars 2008, la Municipalité avait inscrit dans son programme d’étaler le stationnement payant dans toute la ville « afin d’organiser le partage de la rue en donnant la priorité aux vanvéens » et lancait une vaste concertation. Certains membres de Conseil de Quartier ont participé à des comptages et des recensements effectués rues par rues certains soirs, notamment dans les Hauts de Vanves où son président Daniel Barois avait constaté que « la situation n’est pas bonne et se dégrade notamment dans les zones de stationnement gratuite environnée de zones de stationnement payant. Trop de voitures ventouses qui stationnent sur des périodes de temps de plusieurs semaines,  problèmes des voitures étrangtéres au quartier et beaucoup de voitures immatriculées lors département (dont 93, 94, 75, 60…) qui stationnent à demeure depuis plusieurs mois, occupation abusive des espaces « bateau ». Enfin insufisance du nombre d’aires de parking public et privé, puisque plusieurs nouvelles constructions multi-propriétés n’ont pas prévu assez de places de parkings en sous-sol des immeubles ». De son côté, Laurent Lacomère, maire adjoint faisait état des premières études visant à étendre le stationnement payant (zone Orange) dans toutes les rues de la commune, ce qui impliquerait de passer de 40 horodateurs (qui rapportent 183 000 € de recettes)  à 135.  Le GEV demandait de passer à la zone rouge tout de suite notamment dans certaines rues du quartier du Centre Ancien Saint Remy afin de faciliter le stationnement des clients des commerçants, mais défendait âprement  la zone bleue autour de la gare SNCF.

     

    L’objectif de la ville était de passer totalement au stationnement payant de ses 3150 places, 54% restant encore non payantes (1550),  en deux phases en choisissant les voies qui posent problèmes dans la première phase : « En faisant payer le stationnement, on libére des place. Et nous pourrons ainsi le faire dans le quartierde la gare de Vanves  et des endroits les plus sensibles. Car c’est une façon de reconquérir notre territoire par rapport aux envahissseurs venus d’ailleurs garer leurs véhicules » expliquait le maire adjoint. Mais en raison du transfert de la compétence stationnement à GPSO en 2010, l’extension du plan de stationnement n’a pu être envisagée que pendant l’année 2012. Et toujours en deux phases pour des raisons de coût. Ainsi 816 places sont devenues payantes depuis le 10 Octobre 2012 sur 1550 gratuites (et 1350 déjà payantes), sachant que Vanves compte 50 places en zone bleue, 20 dites réservées aux handicapés, livraisons, dépose minute… et 160 dans les parkings.  

     

    La ville a décidé de ne pas l’étendre rue par rue mais de travailler par secteur, après concertation au travers des réunions publiques de quartiers, de leurs conseils  et du Comité Consultatif « Stationnement/Circulaton/Sécurité. Trois quartiers sont concernés : L’hyper centre (ancien), le quartier du métro avec la zone pavillonnaire derriére l’école Marceau, le quartier des artistes c'est-à-dire toute la zone pavillonnaire comprise entre le parc des expos, le lycée Michelet, les rues V.Hugo et J.Jaurés. « Nous souhaitons éviter qu’une rue reste non payante dans ces secteurs » précisait Laurent Lacomére en indiquant que le quartier du PMS André Roche et du Clos Montholon sera traité dans une autre tranche.  Les travaux d’installation des 78 nouveaux horodateurs et de marquage au sol ont eu lieu entre le 2 juillet et 31 août 2012.

     

    Et cette extension du plan de stationnement réglementé est entrée en vigueur hier matin. Enfin, un tarif résident a été créé en zone orange à hauteur d’1€ par jour et gratuit les dimanches, jours fériés et durant le mois d’août dans certains quartiers. « Ainsi, l’existence d’un tarif résident devrait exclure les véhicules ventouses ou venus de l’extérieur, assurer une meilleure rotation sur la Ville et faciliter la vie quotidienne des riverains » constatait Bernard Gauducheau qui ajoutait :  « Contrairement à certaines rumeurs, ce plan ne représente aucunement un moyen détourné d’accroître les taxes locales. Il était nécessaire pour la municipalité de répondre aux demandes des riverains et de trouver une solution aux problèmes actuels de stationnement sur l’ensemble du territoire communal ». Ainsi 20 ans après les premiers horodateurs du côté du Parc des Expositions, toute la ville en est pratiquement couverte.