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prieuré saint bathilde - Page 2

  • LES BENEDICTINES DE VANVES EN PLEINE ACTUALITE : UN FILM ET UN LIVRE

    Une équipe de tournage s’était installé ces jours-ci au Prieuré Saint Bathilde avec ses immenses camions rue d’Issy, pour les loges des artistes, les repas… qui sont partis mardi. Anne Fontaine, réalisatrice de nombreux films comme Coco Chanel, les Innocents…n’est pas une inconnu pour les soeurs bénédictines puisqu’elle était venue passer quelques jours avec elles, pour s’imprégnier de la vie d’un monastère, voir l’ambiance avant de tourner « Les Innocents ».

    Elle est revenue pour tourner quelques scénes du film « Blanche comme neige » pour tourner quelques scènes dans le Cloître et la chapelle. Une comédie mais qui n’a rien d’érotique comme c’est indiqué sur Google, après une mauvaise interprétation d’une interview de la réalisatrice.  Cette comédie est inspirée du conte des frères Grimm, Blanche neige et les sept nains. « Lou De Laâge incarne Claire, une jeune belle femme qui travaille dans l'hôtel de son père, décédé, et qui doit aussi gérer sa diabolique belle-mère Maud, interprétée par Huppert. La jalousie de cette dernière s'accentue quand son amant tombe amoureux de sa belle fille, qu'elle expédie dans une ferme lointaine. Elle fera la rencontre de sept princes »… dont un prêtre, dont les scènes ont été tournées dans le prieuré. Il s’agit d’une nouvelle modernisation en comédie du conte des frères Grimm Blanche-Neige.

    L’infatigable Sr Marie-Madeleine Caseau, mére prieure de cette communauté des Bénédictines après son livre « Qui que tu sois – Au fil des jours avec Saint Benoit » vient de publier «Braises de Résurrection» aux éditions St Léger. «L’occasion de vivre une véritable rencontre avec Dieu, dans la simplicité, la douceur, et la confiance de la bonté et du bien que Dieu nous fait vivre.  Avec tous les personnages bibliques qui viennent à notre rencontre dans ce livre, nous pouvons alors nous questionner nous-mêmes sur quel Thomas je suis avec mes doutes ? Ave quel disciple d’Emmaüs je me mets en chemin ? Quel cri d’amour au monde je porte avec Marie-Madeleine ? Quel témoin je deviens avec Paul ? ... Vraiment la Parole de Dieu ne triche pas, elle fait ce qu’elle dit car ELLE EST DIEU ! Osez la goûter et la partager ! Un chemin s’ouvre à tout lecteur qui entend une eau murmurer au fond de lui une musique discrète, lancinante, persistante » est il indiqué. Ce chemin que propose Sr Marie-Madeleine Caseau sera un chemin d’écoute, de silence, de méditation à partir des récits des apparitions du Ressuscité. C’est un vrai chemin initiatique, simple, peu exigeant 10 minutes par jour chaque matin, livre en mains, assis avec soi-même, qui est ainsi balisé pour un chercheur assoiffé. Ce chemin de solitude solidaire, accompagnés de géants de la foi reconnus saints déjà ou non, invite à la prière encordée, afin de se laisser guider jusqu’aux profondeurs du cœur de Dieu. 

  • DE NOUVEAUX VITRAUX CHEZ LES SOEURS BENEDICTINES DE VANVES

    A l’Occasion des journées européennes du patrimoines, prés de 400 visiteurs ont pu découvrir le prieuré Sainte Bathilde où vivent les soeurs bénédictines de Vanves. Elles inauguraient en même temps de nouveaux vitraux installés dans l’absidiol à droite de l’église. Ils ont été réalisés par les Fréres Emmanuel d’En Calcat pour remplacer de vulgaires vitres de verre cathédrale de couleur jaune. Ces nouveaux vitraux ont été réalisés elon un procédé qui permet de réaliser des dégradés de couleur sur les plaques de verre. Occasion de constater que cette église avait bien été orientée par son architecte Bon Bello, pour permettre au soleil du matin mais aussi du soir d’éclairer son chœur d’une lumière jaune, où se placent les sœurs, les fidéles restant dans une certaine pénombre. 

  • UN DIMANCHE MATIN CHEZ LES SOEURS BENEDICTINES DE VANVES L’ANNEE DE LA MISERICORDE

    « Notre lieu est porteur d’une vie qui doit transformer ce lieu en un puit de miséricorde » expliquait dimanche dernier la mère supérieure des bénédictines de Vanves, sœur Marie Madeleine  en faisant visiter le prieuré Saint Bathilde aux 300 pèlerins du diocèse des Hauts de Seine par où ils commençaient dimanche dernier leur pèlérinage fluvial dédié à Sainte Geneviève.

    Ils  avaient assisté aux Laudes présidé par Mgr Aupetit Evêque, en commençant par la lecture de l’Evangile de la Résurrection, comme les sœurs le font chaque dimanche. « Et on réussit à le lire ainsi complètement durant un an ! ». Ils avaient ensuite franchis la porte de la Résurrection, ce couvent étant l’un des six lieux désignés par l’Evêque pour accueillir une porte de la Miséricorde qui a été ouverte le 13  Décembre le même jour où le pape François ouvrait la porte Sainte au Vatican : « On désire être lieu de miséricorde dans et pour la ville » ajoutait elle, en expliquant que les soeur la franchissent 2 ou 3 fois par jour car elle donne de la chapelle à cette salle où sont posés leur chasuble qu’elles revêtent pour chaque cérémonie.  

    Ils ont pu visiter ce monastère guidés par les sœurs après une courte présentation par sœur Marie Madeleine : « Notre vie s’organise du cloître », qui donne de jolis couleurs en fonction du jour et des saisons, pour les 18 sœurs et 10 étudiantes qui vivent dans ce prieuré. « On essaie de vivre par la prière, le repas, la vie commune, le travail et l’accueil, sachant que nous nous réunissons 5 fois par jour pour prier à 7H15, 12H, 15H15, 18H et 21H ». Ils sont passés rapidement devant la salle commune où elles se réunissent quotidiennement, chacune ayant le droit de prendre la parole, pour prendre des décisions, comme ce fut le cas pour remplacer l’autel l’année dernière, avec des votes. Ils n’ont pas pu visiter les ateliers d’icônes, ni la librairie avec son activité de reproduction. Mais ils se sont attardés dans ce cloître où avaient été exposé plusieurs petites crèches à l’occasion de Noël 

    Et surtout, ils ont découvert ce magnifique réfectoire très significatif de l’architecture de ce monastère tout en brique où elles déjeunent et dînent dans le silence alors que l’une d’entre elles,  lit généralement un livre et la presse du jour à midi, ou les chroniques des monastères le soir, car cette congrégation de sœurs bénédictines posséde des couvents à Madacasgar et en Asie (Vietnam notamment). Elles ont le droit de parler seulement au dessert les jours de fête comme Noël ou l’Epiphanie par exemple. Après chaque dîner, la mére prieure fait un commentaire  sur les 73 chapitres de la régle de Saint Benoit qui rythme leur vie, au rythme de l’année liturgique. Elle en  a fait un livre »Au fil des jours avec Saint Benoit ». Elles ont accompagnés ensuite les pélerins à leurs cars et après la messe dominicale, elles sont entrées en retraite qui a duré toute la semaine