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parents d’éléves - Page 2

  • VANVES DANS LE CREUX DE L'OREILLE

    LA GARE DU GRAND PARIS EXPRESS SUSCITE UNE MANIF

    Le Collectif pour la gare de Clamart a organisé Jeudi dernier, une manifestation qui a  rassemblé 200 à 250  riverains, sur ce qui reste de la place de cette gare (SNCF Paris Montparnasse). Il s’agissait de protester contre le déclassement de la place de la gare SNCF par le maire de Clamart qui a le projet de construire des immeubles. « Nous avons trouvé cette façon de faire à la fois insolente et brutale, d’autant plus qu’elle est antinomique de ce qui doit se dérouler sans le futur avec la construction de la gare de GPE Fort d’Issy/Vanves/Clamart qui va accroître la circulation dans ce secteur » expliquaient les responsables de ce collectif  qui protestaient notamment contre la fermeture du tunnel piétonnier qui permettait de passer d’un côté et de l’autre de la voie ferrée, fort utile notamment pour les PMR.  « Au-delà de la place de la gare elle-même, il y a un terrain de 2ha  sur lequel nous voulons un schéma d’aménagement qui ne soit pas destiné seulement à l’habitat mais qui définisse un plan de circulations des véhicules, des vélos, des piétons. On  ne veut pas obérer le devenir de ce quartier avec un projet qui vient se poser devant la gare et confisquer toutes les circulations. Même s’il a refusé de nous recevoir, le maire est obligé de nous écouter par la force des choses ». En tous les cas, Jean Didier Berger (L.R.) maire de Clamart  les a entendu  puisqu’il  devrait organiser des ateliers de travail durant l’été pour faire cette concertation que ses riverains réclament. « On verra ce qu’il en sera car il souhaite ainsi faire valider l’architecture des bâtiments qui ressemblera un peu à ce qui a été fait au Plessis robinson, ce qui est dommage. Mais le plus important pour nous est le plane circulation dans un site où se rencontres 4 communes et qui parait sous dimensionner pour faire face aux flux de circulation que provoquera cette gare »

    LES PARENTS POUR LA SUPPRESSION DES NAP

    Les nouveaux rythmes scolaires suscitent encore des débats à la fin de cette année scolaire. Un nouveau comité de pilotage est prévu le 15 Juin prochain au cours duquel la municipalité devrait prendre une décision. Après le 2éme Comité pilotage le 31 Mars, les parents d’élèves avaient été consultés  par les services de la ville (522 réponses dont 217 pour les maternelles et 305 pour les primaires soit 26,69%) sur trois possibilités :

    -          Le maintien des NAP pour les enfants des écoles maternelles et élémentaires qui a reçu 22,24% d’avis favorable (28,17% en maternelles et 17,97% en élémentaires)

    -          La transformation des NAP en accueils périscolaires pour les enfants des maternelles et le maintien des NAP pour les enfants des primaires : 29,53% d’avis favorables (31,46% en maternelles et 28,14% en élémentaires)

    -          La suppression des NAP et leur remplacement pour de accueils périscolaires pour les enfants des écoles maternelles et élémentaires : 48,23% d’avis favorables (40,38% en maternelles et 53,90% en élémentaires).

    Ainsi les parents d’élèves se prononcent pour un retour de l’accueil périscolaire qui, s’il devait être retenu à la Rentrée 2015, serait de toute façon calqué sur les nouveaux horaires mis en place avec ses nouveaux rythmes scolaires lors de la Rentrée 2014.

    DES FIGURES HISTORIQUES DE L’ECOLE DE LA MUSIQUE A LA RETRAITE

    L’un est rentré en 1969 comme professeur pour devenir son directeur en 1985, l’autre l’a rejoint en 1974 comme professeur, et tous les deux ont fait de la scéne : Jean Louis Beydon et Jean Toral sont des figures historiques de ce conseervatoire de musique qui va enfin déménager dans ce bâtiment tant attendu et espéré par eux et par d’autres. IIs auraient pu jouer un concerto pour piano et guitare qui sont leurs instruments de prédilection. Bernard Gauducheau en présence de nombreux élus dont Isabelle Debré, les deux maires adjoints à la culture qui se sont succèdès depuis 2001, des professeurs de ce conservatoire étaient présents hier en fin d’après midi à l’hôtel de ville pour saluer leur départ à la retraite. Mais ils vont continuer à vivre et faire aimer la musique : Jean Toral va se consacrer complétement à la composition, et continuer à donner des récitals dans différents pays d'Europe dont l’Espagne dont il est originaire. Il est fier d’avoir joué devant le roi Felipe. Jean Louis Beydon qu’on n’image plus au piano, lui qui a tant accompagné d’artistes comme Nougaro sur scéne. La ville les a remercié d’avoir fait aimé la musique à des milliers de jeunes vanvéens, souvent en transgressant les codes des écoles de musique très classiques, en leur attribuant des médailles de la ville.

     

  • RYTHMES SCOLAIRES A VANVES : Une grande attente de changements des parents d’enfants en maternelle !

    Les rythmes scolaires, 8 mois après leur mise en  place, reviennent sur le devant de l’actualité, à l’occasion de questions orales au gouvernement, le 19 Mars au Sénat le 24 Mars à l’Assemblée National. Et de la tenue d’un second comité de pilotage  Vanves le 31 Mars qui réunit 5 représentants des parents d’élèves (2 API, 2 FCPE, 1 Indépendant), 5 du personnels de l’animation, 5 des enseignants, 5 des associations avec l’IEN (Inspectrice de l’Education nationale, l’adjoint au maire chargé de l’école… L’attente des parents d’élèves est importante surtout pour ceux qui ont des enfants en maternelle face à leur fatigue

     

    QUESTION ORALE D’ISABELLE DEBRE AU SENAT

    Isabelle Debré, sénateur des Hauts de Seine a eu l’occasion de poser une question orale, Jeudi dernier, au Sénat sur la réforme des rythmes scolaires qui est « un échec aux dires des enseignants, des parents et des pédiatres : les élèves sont fatigués et beaucoup de communes n'ont pas les moyens de financer les nouvelles activités périscolaires. Que de tergiversations ! Le président de la République insiste sur la maîtrise de la langue française dès la maternelle, la ministre de l'éducation nationale ne veut pas qu'on fasse travailler les enfants avant le primaire. On annonçait la suppression de l'évaluation. On s'est ravisé. De la laïcité à l'anglais, on multiplie les matières dès le CP, alors que l'illettrisme touche un élève sur cinq à la fin de la scolarité obligatoire. La réforme des rythmes scolaires coûte plus de 1 milliard par an au contribuable. C'est une dépense insensée. Quand allez-vous y mettre un terme ? ».

    Malheureusement comme la ministre de l’Education Nationale était à Toulouse pour commémorer la tuerie survenue dans l'école juive, c‘est Patrick Kramer, ministre de la politique de la ville, de la jeunesse et des sports qui lui a répondu : « La réforme des rythmes scolaires était nécessaire. L'école vaut mieux que les décisions qui lui ont été imposées par votre majorité (que la réforme Darcos). Il fallait adapter le rythme scolaire au rythme de l'enfant.Une réforme de cette ampleur ne peut avoir des résultats immédiatement. Pourtant, on en mesure déjà les effets sur la lecture. Il a fallu des ajustements en maternelle, c'est bien normal. Mais l'école ne peut pas tout ! Afin que tous les enfants, quel que soit leur milieu social, aient accès au sport, à la musique, au théâtre, nous avons développé les activités périscolaires et prolongé le fonds de soutien aux communes ».

    REACTION D’UNE ENSEIGNANTE VANVEENNE

    Ce qui a fait réagit une enseignante de Vanves qui préfère garder l’anonymat tout simplement, parait il, parce que c’est un sujet extrêmement brûlant, sur lequel l’IEN (Inspection  de l’Education Nationale) exerce des représailles vis-à-vis des enseignants qui s’exprime là-dessus : « Deux choses me choquent: Le bénéfice constaté en lecture!  Concrètement j’aimerais savoir comment ces bénéfices ont été constaté sans évaluation, et comment scientifiquement prouver qu’une amélioration de la lecture cette année a pour origine les rythmes scolaires…Deuxième chose, qui m’agace depuis le début: « l’école ne peut pas tout faire, il faut trouver d’autres formes d’apprentissage donc le périscolaire est là pour cela! ». Ah bon il n’y a pas que l’école qui est formé pour enseigner ? J’ai moi même le bafa et on m’a jamais formé pour enseigner quoi que ce soit, seulement pour amuser… l’inspectrice nous a bien dit qu’on ne devait pas alléger notre part donné au sport ou l’art plastique au profit des fondamentaux sous prétexte des NAP. Donc où est l’intérêt de vouloir partager ces apprentissages ? On a fait en sorte d’alléger les exigences sur l’embauche des encadrants des NAP,  donc on partage les apprentissages pour les donner à des gens non formés et dont la qualification est inférieure aux animateurs d’avant! Ca cela va dans le sens du bénéfice! En bref: ça m’énerve ces gens qui parlent en niant la réalité du terrain!! »

     

    UN COMITE DE PILOTAGE BIENVENU

    Ces interrogations et ces réactions sont intéressantes 7à 8  mois après la mise en place de ces nouveaux rythmes scolaires alors qu’un second Comité de Pilotage sur la mise en place en place des rythmes scolaires devrait se tenir à Vanves le 31 Mars prochain, conformément aux engagements pris sur le projet éducatif territorial. Occasion de faire le point notamment sur les propositions d’évolutions indispensables afin de respecter les rythmes nécessaires aux enfants, et de se projeter sur l’année prochaine  en tenant compte de l’expérience acquise et du contexte actuel. « L'attente des parents est grande, surtout en maternelle » nous indique une parente d’élèves de Vanves : « La fatigue redoutée est au rendez-vous. Les enfants sont encore trop petits pour encaisser les changements d'intervenants. Les enfants sont déstabilises par des rythmes différents d'un jour à l'autre (fin des cours à 15H ou 16H30). L'absence de coupure le mercredi réduit les moments de récupération dans la semaine. Ils sont en pleines croissances » explique t-elle en faisant remarquer « qu’à notre époque, nous avions école le samedi matin et non le mercredi ».

     

    7 PARENTS SUR 10 VIVENT MAL CETTE REFORME

    Selon une enquête récente effectuée pour le Journal des Femmes, 7 familles sur 10 vient mal cette réforme. « Ils sont toujours 69% à juger que cette réforme a un impact négatif sur leur enfant . Et de façon surprenante, alors que l’ajout de la matinée de cours supplémentaire avait pour objectif de mieux respecter les rythmes des enfants, c’est ce principe même qui est remis en cause par plus d’un parent sur deux (56%).  80% des parents trouvent leur enfant plus fatigué depuis la mise en place de la réforme ! Pour 66% des parents, il est devenu plus difficile de tirer les petits du lit le matin depuis la mise en place des nouveaux rythmes,  et le soir, ce n’est guère mieux puisque 38% les trouvent plus turbulents qu’avant. Un  quart des parents « seulement » met en cause le manque de moyens, et 20 % pointent une mauvaise communication, que ce soit entre les institutions elles-mêmes ou envers les familles ». Enfin,  « dans les établissements où des temps d’activités périscolaires (TAP) sont proposés,  65% des parents choisissent d’en faire profiter leurs enfants. Un choix qui n’est pas dû uniquement à l’envie de les faire profiter de nouvelles activités : au global, 32% des parents choisissent de laisser leurs enfants aux TAP parce qu’ils ne peuvent plus s’organiser pour les récupérer directement après la classe »

  • LES RYTHMES SCOLAIRES A VANVES : 3 (et fin) – DOMMAGES COLLATERAUX CHEZ LES ENSEIGNANTS

    Ses nouveaux rythmes scolaires ont fait un dommage collatéral qui a échappé à beaucoup, et concernent les enseignants qui sont plus fatigué, un peu déboussolés, ce qui entraine une remise en question d’une certaine manière d’enseigner. Comme en témoigne, l’une d’entre eux qui a pourtant l’expérience de 20 ans d’enseignement dans l’une des écoles de Vanves

    « Depuis la mise en place de ces nouveaux rythmes scolaires, je suis morte de fatigue. Je pense que c’est la même chose pour tous mes collègues. Cette pause du mercredi, on ne s’en rendait pas compte, mais elle était tout simplement indispensable.La pause du mercredi, ce n’était pas un jour férié. Alors je vous vois venir, mais cette pause n’avait rien d’un jour férié. C’était une respiration dans la semaine, une respiration très utile. Avant la réforme des rythmes scolaires, je préparais mes journées de cours du lundi et du mardi le week-end. Et celles du jeudi et du vendredi, pendant ce fameux mercredi. Il faut aussi prendre le temps de faire les raccords entre le planning et ce qui a vraiment été fait en classe, rattraper le retard sur le programme, par exemple. Et je peux vous garantir que même au bout de 20 ans d’expérience, ça demande beaucoup de travail. Le mercredi était aussi indispensable parce que c’était le seul jour de ma semaine de travail où je pouvais bosser en silence, ce qui, croyez-moi, n’a rien de négligeable. Maintenant, je prépare mes cinq jours de cours d’un seul coup puisque je n’ai pas le temps de le faire durant les soirs de la semaine. Même si la journée de cours s’arrête officiellement à 15h30 (sauf le mercredi), ça ne veut pas dire qu’à la sonnerie, on monte dans nos petites voitures et on rentre tranquillement chez nous prendre un thé devant Stéphane Bern. Loin de là. Non, je ne finis pas à 15h30. À partir de 15h30, on prend généralement une heure d’étude histoire d’être un peu mieux payé à la fin du mois. Ensuite, on a les activités pédagogiques complémentaires (APC) – ce sont des heures de soutien scolaire personnalisé que les enseignants organisent pour leurs élèves, en accord avec les parents. Ce à quoi s’ajoutent souvent des réunions, les aménagements de classe (confection des affichages, etc.) et… les corrections de la journée (plus de 20 copies ou cahiers à revoir). En gros, je finis mes journées à 19 heures, et je n’ai aucune pause dans la journée (pendant les récréations, on surveille les élèves, même chose à la cantine) » témoigne t-elle. 

    Mais le plus grave concerne les éléves : « Le matin, ils sont plus concentrés. Au départ, je trouvais ça plutôt bien que cette nouvelle fenêtre de cours soit le mercredi matin. Pourquoi ? Parce que c’était le matin, et qu’à cette heure-là, les élèves sont beaucoup plus concentrés, beaucoup plus disponibles pour retenir les choses ou faire des exercices. Ça n’a rien à voir avec l’après-midi. Je me disais même que l’idéal serait qu’on bosse de 8H à 13H, avec vraie pause ». Elle reconnait que l’après midi, lorsqu’il n’y a pas les NAP, « le français et les maths, ça a du mal à passer…. Traditionnellement, j'enseignais ces matières le matin parce qu'elles sont importantes et qu'il est plus facile pour les élèves de se concentrer  dans la période qui suit l'entrée en classe. Désormais, au mieux ils rechignent, au pire ils ne comprennent pas l'objet de la leçon. Fatigués et énervés par la digestion et par ce qu'ils ont pu faire le matin même. J'ai une amie dont les enfants expérimentent cette réforme depuis un an à Paris, résultat : les enfants sont plus souvent malades et plus souvent absents en classe »… « Bref, j'adore mon métier, mais tous les soirs, à la sortie, je me demande combien de temps je vais continuer. Je me dis qu'il va peut-être falloir que je change de métier… parce que je ne vais pas tenir » conclut elle. « Lorsque je lis ce témoignage, cela m’inquiète d’autant plus que c’est une professeur qui a du métier, dont la classe ne fait pas peur, ayant beaucoup d’années de métier, et malgré tout, elle en souffre. Je n’ose pas imaginer les autres professeurs qui commencent leur cursus d’enseignement avec cet emploi du temps là. Surtout lorsque je vois que cela joue sur le niveau scolaire » réagit Patrick Gaidamour. D’autant plus que ces NAP ont entraîné la suppression des études après le goûter, puisque les devoirs ont été proscrits. Même s’il y a un accompagnement scolaire avec 11 éléves par encadrant au lieu de 15. « Mais plus d’enseignants alors que c’était le cas l’année dernière ! »