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le tout va mieux - Page 5

  • LE MOIS DU COMMERCE A VANVES : LORSQUE GEV FAIT REGRETTER L’UCARIVE !

    Pour sa seconde édition, du 21 Septembre au 21 Octobre 2012, le Mois du Commerce de Vanves commencera par « la Fête de la Gastronomie », sera ponctuée par « La journée Nationale du Commerce de Proximité » le 13 Octobre célébré dans le quartier de la gare, et se clôturera par la « semaine du Goût », avec des animations particulières au marché. Des animations sont prévues dans chaque quartier, Hauts de Vanves, Saint Remy, Plateau.   Elle intervient à un moment où le Centre Ancien parait connaître une certaine redynamisation commerciale avec la ré-ouverture du Tout Va Mieux, le changement de direction aux Platanes, l’arrivée d’un Carrefour Market Express depuis Juillet et bientôt d’un nouveau magasin bio avec l'enseigne BIO C'Bon. Malheureusement l’un des partenaires (important) de ce « mois du commerce »,  très actif l’année dernière, est peu présent sur le terrain depuis le renouvellement de ses instances au cours du printemps dernier. Occasion de rappeler la saga des associations de commerçants de Vanves quelques jours après justement le Forum des Associations où le GEV n’était pas très présent.

     

    Rappelons que le GEV est né d’une association dénommée l’UCARIVE qui avait monté dans les années 80, trois éditions d’un « Forum du commerce, de l’artisanat et de l’industrie  de Vanves » au Gymnase Maurice Magne (en 1987, 1988 et 1989) qui  a marqué énormément les acteurs économiques de Vanves de l’époque et d’aujourd’hui, puisque certains parlaient de le ré-éditer l’année dernière, mais sans traduction dans les faits (comme d’habitude).  Elle remplaçait l’association qu’a animée jusqu’en 1984, l’imprimeur Ribet, qui avait alors recentré ses activités sur le quartier du Centre Ancien Saint Remy, car il n’avait pas pu empêcher une certaine rivalité entre le haut et le bas de Vanves. Ce qui a toujours été le problème de la commune sur ce point. Un autre regroupement de commerçants avait été alors plus ou moins monté avec tous ceux qui s’installaient sur le Plateau à la fin de l’opération de réaménagement urbaine, autour de la galerie marchande et du Centre Commercial Champion. 

     

    L’origine de la création de l’UCARIVE par Cedry Davy, alors chef d’entreprise dans le bâtiment, en 1984, a été fortement influencé par une maire adjoint de Gérard Orillard, en charge de l’emploi et de l’économie, Irène Chièsa (Parti Républicain) qui était sans cesse sur le terrain, à l’écoute des problèmes de chacun, désintéressée, humble. Son objectif était tout simplement de développer la vie économique locale et de rassembler le plus de monde possible. Elle a été animée par deux coprésidents, Josiane Ruhlin (Josie Cadeaux) et Cedric Davy qui ont tout de suite rassemblé autour d’eux, des Figurines de Paris fondée par Daniel Barrée (L’Echoppe de l’Encadreur aujourd’hui) et Patrice Capitanio,  l’épicerie fine de la rue Louis Blanc dirigée par Patrick Leguyader, jusqu’au directeur de l’agence ANPE d’Issy/vanves, un  assureur,  La Tribune Régionale… pour atteindre prés d’une centaine de membres. A l’époque Vanves comptait 246 commerçants-artisans, la plupart vivant dans leur cocon, souffrant de la proximité de la capitale et des grandes surfaces qui se développaient, quelques uns participants aux animations organisées par le Comité des Fêtes de la ville

     

    Ses animateurs avaient pris plusieurs décisions dés le départ : «  Il fallait rassembler toutes les forces économiques de Vanves. Les adhésions et frais financiers devaient être en rapport avec les effectifs des sociétés. Il est clair qu’un commerçant tout seul ne pouvait pas payer le même prix que l’hôtel Mercure par exemple. Et l’action de l’UCARIVE s’est effectuée aussi en travaillant avec l’association des commerçants du marché, très active, animée à l’époque par MM Boreau et Gadras » indique Cedric Davy.  Et elle avait commencé à fédérer le plateau et le Centre Ancien, suscitant alors des visites de terrain approfondie du maire de l’époque dans les entreprises, chez les artisans et les commerçants et pas uniquement pour prendre une photo, avec article à l’appui dans Vanves Infos pour montrer la richesse du tissu économique et artisanal de Vanves. « Notre objectif principal est que les vanvéens retrouvent les portes des magasins et boutiques qui se trouvent à proximité de leur domicile, que les commerçants deviennent plus entreprenants et performants » expliquait Josiane Ruhlin. Le constat et le discours n’a pas changé 30 ans après.

     

    Dans cette ligne, l’UCARIVE a lancé et organisé en Novembre 1987, son 1er forum des commerçants, artisans et commerçants de Vanves au gymnase Maurice Magne, avec l’aide de la mairie, grâce à un financement privé. «  Il s’agit de mettre en valeur le tissu économique de Vanves qui compte près de 687 commerces-entreprises-artisans, de faire se rencontrer ses différents acteurs » expliquaient ses organisateurs. Ce fut un succés avec  60 exposants et plus de 2 000 visiteurs durant tout un week-end. Il a été ré-édité en 1988 (et inauguré par Charles Pasquan, président du Conseil Général des Hauts de Seine) avec autant de succés, les exposants faisaient des efforts importants comme Deu et Forgeneuf qui avait monté toute une véranda, EDF qui avait présenté la maquette d’une centrale nucléaire…. Des efforts récompensés puisque certains avaient pu faire des commandes et des affaires

     

    Malheureusement, repris et organisé par la municipalité en 1989, ce fut un échec, car il avait été organisé dans un tout autre état d’esprit avec des économies de « bout de chandelles ». Enfin, l’UCARIVE a été à l’origine de la toute première brocante de Vanves, bien modeste à l’époque, qui avait été organisé rue Louis  Blanc. Mais les élections municipales de 1989 avec les engagements politiques de certains membres ont fait éclaté cette assciation qui a essayé de subsister entre 1989 et 1991 avec Bernard Rosselo, assureur, comme président, puis a laissé sa place au Groupement Economique de Vanves en 1991. Mais c’est une autre histoire.

     

    A SUIVRE….

  • VANVES BILLARD CLUB : LE LOISIR AVANT TOUT !

    Avec une actualité qui se ralentit durant ce week-end de la Toussaint, l’occasion nous ait donné de découvrir ou de re-découvrir certaines richesses associatives vanvéennes, comme ce club de billard qui se cache dans l’une petite salle dans les immeubles de la résidence Rabelais sur le Plateau

     

    Fini l’époque des salles enfumées où l’on posait son verre de scotch au bord de la table avant de jouer dans un silence de société secréte, comme Paul Newmann et Tom Cruise dans « La couleur de l’argent ». On joue à tout âge et en famille maintenant à ce jeu qui est, parait il, apparu en 1463 sous Louis XI et a connu un franc succés à la cour de Louis XIV. Mais ce n’est qu’au XIXéme siécle grâce à l’intiative d’un « demi-solde » qui inventa la rondelle de cuit pour donner plus de force de frappe des billes, que ce jeu a prit sa forme actuelle.  Vanves Billard Club s’est installé dans un cadre agréable au rez de chaussée et perpétue ainsi une tradition vanvéenne. Lorsque cette ville possédait 40 cafés/bars, chacun avait son billard, mais le dernier à en avoir encore un jusqu’au milieu des années 80, fut le « Tout Va Mieux » (aujourd’hui ferné) tenu par la célébre Jeannette  où ce club a été créé en 1954. Mais c’est vraiment en 1983 qu’il a pris son essor, justement, lorsqu’il s’est installé dans une grande salle au dessus du théâtre Le Vanves lorsque le billard du Tout Va Mieux a été supprimé par Gilbert, son nouveau patron. Mais il a dû déménager en 1987 lorsque le Service Informatique de la ville a été crée, en s’installant pendant 13 ans dans les locaux qu’a occupé le service Associations à partir de 2001. Il avait alors trouvé cette salle de la résidence Rabelais lorsque Max Esnaut présidait le club fondé par un certain Georges Larmée, occupée auparavant par une association de loisirs des locataires du Logement Français qui avait notamment monté une équipe de foot.  

     

    « Ce club n’est pas une Académie où le silence est total avec répartition entre débutants, confirmés, nationaux et classés » explique Remi Groult, son président. « Ici c’est plus convivial. N’importe qui peut jouer, quel que soit son niveau, pour passr un moment agréable et sympathique ». Et beaucoup viennent pour cette raison du benjamin, 31/32 ans, au doyen de 90 ans, soit prés d’une trentaine de licenciés,  de Vanves bien sûr et des alentours car des clubs comme celui-ci sont rares - Il y a bien une Académie à Châtillon – même s’il y a parait il prés de 700 clubs et Académies en France.  « Mais nous n’avons pas assez d’adhérents pour faire des compétitions. Et puis cela prend un week-end entier. Pour nous c’est plutôt un loisirs, un lieu de rencontre, où l’on peut venir décompressé en sortant du travail, ou passer une après midi, en se vidant la tête de nos soucis, comme le golf » explique t-il. Il est vrai que le billard a des similitudes avec le golf, dans la gestuelle, la concentration, la maîtrise de ses nerfs…le spectateur étant souvent surpris par le calme trompeur qui régne autour des tapis vert, la beauté de certains coups.

     

    Ils jouent à « la libre », c'est-à-dire qu’il faut toucher avec la sienne, les 2 autres billes, ou à la bande, c'est-à-dire toucher la bande pour faire le point, et le trois-bandes où il faut caramboler la troisiéme bille après avoir touché auparavant au moins trois bandes. C’est d’ailleurs aux « 3 bandes » qu’ils jouent l’après-midi. « Il faut être asssidu ou sinon, on perd la main ! » reconnait-il. Surtout que c’est un jeu d’adresse et de tactique qui implique une connaissance parfaite des attaques, à savoir le bille-en-tête, effet direct, sans effet, contraire, développé, grossissement, bandes-avant, et une marche des billes approfondie afin d’éviter l’écueil du contre. Il parait que les sensations de jeu sont très fortes, que c’est un plaisir sensuel, une véritable jouissance, un mélange de puissance, de violence, de souplesse et d’accompagnement à les entendre. En tous les cas, c’est un sport équiklibré qui demande 50% d’adresse et 50% de calcul. Les adhérents de Vanves Billard Club  organisent quelquefois des challenges, un repas par an à la Rentrée, participent au Forum des Associations.  « L’intérêt du Club est justement de pouvoir venir quand on veut, car chaque adhérent a une carte et une clef de la salle » explique Remi Groult sans dire que dans ce genre de club toutes les classes sociales, toutes les générations sont représentés autour de ces 5 à 6 tables de billard, et qu’il régne toujours une bonne humeur.