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bernard gauducheau maire de vanves - Page 3

  • RETOUR SUR CET ETE 2016 A VANVES : 1 – INQUIETUDES ET ATTENTES DES ELUS FACE AUX ATTENTATS

    L’attentat de Nice où des vanvéens séjournent pour les vacances, l’assassinat d’un prêtre, le pére Hamel  et les agressions subies par ces fidéles dans l’église de Saint Etienne de Rouvray ont marqué les esprits. Beaucoup de parents ont passé une mauvaise nuit si ce n’est blanche le soir du 14 Juillet sachant leurs enfants ou des proches au feu d’artifice de la tour Eiffel. Beaucoup de vanvéens ont eu une pensée pour  leurs prêtres de Vanves après ce meurtre horrible du pére Hamel le 26 Juin. Le pére Bouleau expliquait que maintenant lorsqu’il célébre la messe ou une cérémonie religieuse, il ferme la sacristie qui est derrière l’autel de l’église Saint Remy. A Saint Etienne de Rouvray, les terroristes s’étaient introduits par la sacristie qui était derrière l’église comme à Saint Remy.  Et il laisse fermer la grande porte de l’église même en ses temps caniculaires, alors qu’elle est toujours ouverte en été

    Nos élus ont bien sûr réagis, notamment lors de cette minute de silence sur le parvis de l’hôtel de ville le 18 Juillet suivi d’une marseille et du dépôt d’un bouquet de fleur par le maire avec Jean Marc Yoube.  « Face à cette folie aveugle, face à la cruauté et la haine, la France et les Français doivent affirmer leur détermination à défendre les valeurs de notre République. Plus que jamais nous devons faire preuve de solidarité et d'unité dans l’adversité, mais aussi de vigilance pour protéger notre peuple. La liberté, l’égalité et la fraternité ne sont pas de simples mots mais bel et bien les fondements inébranlables de notre pacte social et l’essence même de notre vivre ensemble » avait déclaré Bernard Gauducheau juste avant cette minute de silence.  Au lendemain du meurtre de ce prêtre le 26 Juillet dernier, le maire a tenu à exprimer sur son blog, par ces quelques mots, toute sa solidarité et sa compassion aux Catholiques de France. « Par cet acte inqualifiable, l’organisation terroriste démontre que son ennemi est ce que nous sommes. Elle frappe aveuglément, tuant hommes, femmes, enfants, croyants, non croyants et a pour cible tout ce qui constitue le fondement de notre République : la liberté, l’égalité, la fraternité. Nous ne devons pas céder.  Face aux épreuves, notre pays a toujours su résister et se relever. Plus que tout, je souhaite que Vanves, notre ville, soit un lieu de dialogue, d’échanges, de compréhension et de paix. C’est un combat quotidien qu’il nous faut mener tous ensemble ».

    Une tribune intitulée « Liberté, Egalité, Fraternité... Unité! » a été cosignée par des élus socialistes de l'ensemble de l'Ile de France  – dont Anne Laure Mondon, président du Groupe PS au Conseil Municipal,  suite à l'attentat de Nice dans laquelle ils expliquent : « Nous comprenons la colère de nos concitoyens. Nous refusons néanmoins de céder à la facilité dans laquelle veulent nous entraîner : le rejet de l’autre, la stigmatisation des origines, la peur des religions ne seront jamais une réponse acceptable. Nous ne renoncerons pas à nos libertés sans lesquelles, nous ne serions plus nous même. Nous sommes la France, la République et jamais nous ne cesserons d’affirmer notre attachement à ses valeurs : la liberté, l’égalité, la Fraternité, la Laïcité, le vivre ensemble. Nous savons que ce sont des valeurs qui ont fait et font la France un modèle unique à travers le monde . Parce qu’il en va de notre bien commun, nous entendons jouer pleinement notre rôle  d’élus et de responsables politiques au service de la République, de la cohésion nationale, d’un débat public réhabilité et porteur de vérités, de courages et de solutions ».

    Mais voilà, lors de cette Rentrée, notamment au niveau scolaire, nos maires et nos élus sont inquiets comme l’expliquait l’un d’entre eux cet été : « Il est difficile de mesurer les risques, d’anticiper. Tous les maires sont dans la même situation. Nous avons une responsabilité morale, mais nous n’avons ni les moyens législatifs,  ni l’autorité  pour mobiliser les effectifs de police, de l’armée, même si nous travaillons en concertation avec le commissaire. Je ne vous cache pas que la vie doit continuer mais autoriser des manifestations très ponctuelles me pose problème. Avons-nous le droit d’inviter le maximum de gens à se rassembler »  s’interrogeait l’un de ses maires qui a dû annuler comme beaucoup de confrères des manifestations, des feux d’artifices durant ses vacances. Et les risques présentées par la Rentrée scolaire ne vont pas arranger la situation malgré les instructions des ministres de l’Intérieur et de l’Education Nationale :  « Dans les circonstances exceptionnelles que nous vivons, les maires attendent de l’Etat qu’il communique avec eux plus étroitement sur l’état de la menace connue et les risques potentiels. La prorogation de l’état d’urgence suppose de surcroît que l’Etat les accompagnent et les conseille dans la détermination de la posture de sécurité la mieux adaptée à l’actualité et au contexte local. Il est fondamental que l’Etat en liaison avec les maires, assure sa mission régalienne de sécurité et mobilise les effectifs nécessaires à la protection des populations » demandaient leurs représentants au niveau de l’Association des Maires de France ( François Baroin et André Laignel) en constatant non seulement que « les attentats que notre pays a subis confirment malheureusement que les actes terroristes peuvent toucher tout point du territoire » et « qu’ils visent notamment à toucher tous les symboles de notre République. Les maires en tant qu’agent de l’Etat mériteraient une attention spécifique et l’adaptation de notre droit pour une meilleure sécurisation des mairies qui pourrait être envisagée ».

  • LE MAIRE DE VANVES INTERROGE SUR LA NOUVELLE CARTE INTERCOMMUNAL : « Développer une culture commune de l’action avec des financements en baisse ! »

    Si une nouvelle carte des intercommunalités est étable depuis le 1er janvier 2016,  avec les 12 Etablissements Publics Territoriaux (EPT) de la MGP (Métropole du Grand Paris)  et les 17 nouveaux EPCI à fiscalité propre de Grande Couronne, il n'en reste pas moins qu'elle suscite encore de grandes incertitudes auprès des élus quant à sa légitimité et à son efficacité. « Elles forment désormais des supers structures dont l'efficience et l'efficacité n'ont pas encore été démontrées.  La réalisation d'économies, l'optimisation des services publics intercommunaux, l'adhésion des citoyens et la mise en place d'un véritable projet politique se heurtent souvent aux problématiques du millefeuille institutionnel. La superposition des strates administratives et l'articulation entre la MGP et les EPCI périphériques rendent complexe l'action commune » indique dans un communiqué de presse l’AMIF qui  plaide pour que « la parole et le rôle des Maires restent prédominants au sein de ces nouvelles structures. Seules leurs expérience du terrain et la proximité qu'ils ont tissées avec leurs administrés, pourront donner un sens politique au projet et susciter l'adhésion de la population. Une mise en œuvre précipitée des fusions pourrait être néfaste pour ces nouvelles intercommunalités. Un passage en force des Préfets entérinerait des structures qui ne font pas consensus et nuirait gravement à la définition d'une culture commune de l'action. C'est pourquoi l'AMIF demande à ce que l'Etat n'impose pas de projet rejeté par les collectivités » ajoute cette association qui rassemble l’ensemble des 1280 maires quelques jours avant son salon annuel. Elle d’ailleurs recueillie le témoignage de plusieurs maires dont Bernard Gauducheau sur l’intercommunalité

    « Ainsi depuis le 1er Janvier, ces nouvelles entitées doivent rationnaliser et améliorer l’efficacité du fonctionnement des services publics intercommunaux. Reste à voir si elles vont y parvenir » selon Bernard Gauducheau interrogé par le service comunicaton de l’AMIF. « La majorité des maires franciliens doivent apprendre à travailler dans ces nouvelles structures intercommunales, ce qui nécessite de développer une culture commune de l’action avec des financements connaissant des baisses importantes. D’autre part, ils doivent répondre aux interrogations de leurs concitoyens qui peuvent être désorientés par la complexité administrative et la superposition du nombre de structures de coopération » explique t-il en considérant « qu’il sera nécessaire tout d’abord de dresser rapidement un bilan de la nouvelle carte de la coopération intercommunale en Ile de France pour mesurer si les établissements qui la composent, ont les conséquences positives escomptées en matière d’actions publiques ; d’autre part d’alerter les ministres concernés sur les éventuels chevauchement entre les compétences et les domaines d’interventions de diverses structures de coopération intercommunale. Les récentes réformes institutionnelles n’ont pas simplifié le fonctionnement et la lisibilité du mille-feuille administratif francilien ».  

     

  • GAUDUCHEAU MAIRE DE VANVES DEPUIS 15 ANS : L’AVIS DE GUY JANVIER (PS) : « Le « Vivre-ensemble » ne devrait pas être qu’un slogan ! »

    Quinze ans après l’élection de Bernard  Gauducheau (UDI) comme maire,  qu’en est il ? Le Blog Vanves Au Quotidien continue à demandre leur avis à des élus et des ex-élus  de tous bords politiques (3 par tendances politiques) avec les réserves exprimées dans le blog du  16 Mars dernier.  C’est au tour de Guy Janvier  (PS) qui a été maire de Vanves entre 1995 et 2001 (photo lors de sa prise de fonction le 25 Juin 1995).

    « Le principal avantage du maire actuel est de bénéficier d’un environnement politique favorable. Les subventions du Département et de la communauté d’agglomération Grand Paris Seine Ouest lui ont permis de financer un certain nombre d’équipements nouveaux utiles à la ville de Vanves et à ses habitants : la salle Panopée, Cabourg, l’ODE (le nouveau conservatoire).

    (Pour mémoire, toutes les subventions que j’avais demandées au Département lorsque j’étais maire m’avaient été refusées par le président du conseil général de l’époque.)

    Je regrette que l’aménagement plutôt réussi de la place de la République n’ait pas été accompagné de places de stationnement qui auraient facilité l’accès aux commerces du centre ancien. De plus, j’ai toujours pensé que l’installation d’un équipement public (par exemple, l’ODE) dans ce quartier aurait permis de le dynamiser.

    La création d’un « espace partagé » sur l’axe Jean Jaurès/Sadi Carnot est une réussite.

    A mon avis, la grande faute du maire, en matière d’urbanisme, est de n’avoir rien fait sur le cœur du Plateau où vivent plusieurs milliers d’habitants. J’ai eu l’occasion de rappeler, sur ce blog, les actions que j’avais réalisées pendant mon mandat. Depuis, pas grand chose !

    La difficulté du « métier de maire » est d’organiser le dialogue. Ce n’est pas facile, et je ne veux pas jeter la pierre à mon successeur. Je constate simplement qu’il a reculé sur deux de ses projets : l’aménagement de l’îlot Cabourg et la station de gaz naturel, suite à une forte mobilisation des riverains.

    Ce qu’il nous faut c’est organiser le débat démocratique. Quelle ville voulons-nous ? Je constate que tous les projets immobiliers aujourd’hui s’adressent à des catégories particulièrement privilégiées. Attention à ce que la mixité sociale, qui caractérise notre ville et en fait un de ses atouts, ne disparaisse pas. Et j’ai le sentiment aussi que les plus fragiles de nos concitoyens ne sont pas suffisamment aidés. A titre d’illustration, pourquoi avoir fermé la résidence Danton qui apportait des services appréciables aux personnes âgées ?

    Les actions en faveur de la jeunesse, malgré le dynamisme de l’ESCAL, me paraissent insuffisantes. Je ne vois pas beaucoup d’actions de solidarité, en dehors des campagnes organisées par les associations nationales. Le « Vivre-ensemble » ne devrait pas être qu’un slogan. A nous tous d’y travailler !

    Je pense que la limitation à deux mandats successifs serait une bonne chose, mais tant que ce n’est pas inscrit dans la loi, c’est aux électeurs d’en décider ».

    PRECISION DE GUY JANVIER (PS)

    Lorsque vous m’avez demandé, comme à d’autres personnalités politiques de Vanves, de faire le bilan des 15 ans du maire et de savoir si j’étais pour la limitation du nombre de mandats, j’ai hésité à répondre. En effet, mon jugement, en tant que prédécesseur de Bernard Gauducheau, ne risquait-il pas de manquer d’objectivité ? A la lecture des réponses qui vous ont été envoyées et que vous avez publiées, j’ai pensé que votre demande faisait partie du débat démocratique et que je n’avais pas de raison particulière de ne pas y participer.  J’ajoute même que cette initiative contribue à un exercice que tout élu devrait réaliser, à savoir, organiser des évaluations régulières en cours de mandat et ne pas se contenter du traditionnel « bilan de fin de mandat ».

    Par la même occasion je vous prie de bien vouloir rectifier une erreur que vous avez commise récemment en parlant de mon début de mandat. Lorsque j’ai été élu, le 18 juin 1995, je n’ai pas pris une semaine de congés comme vous l’avez écrit. Je vous rappelle que j’étais haut-fonctionnaire, détaché auprès de la Commission européenne à Bruxelles, et que j’ai utilisé cette semaine à faire des allers-retours entre Vanves et Bruxelles pour régler ma situation administrative et préparer le premier conseil municipal. C’est tout sauf des vacances…

    Voilà. Un rectificatif pour rétablir une petite vérité. Merci, en tout cas, pour votre blog qui est une pierre à la construction de notre démocratie locale."