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Nouvelles Technologis de l'Informations (NTCIS) - Page 3

  • LA 4G A VANVES : Les vanvéens entre dans l’ére du très haut débit mobile

    Bouygues Telecom a prévu pour le 6 Mai, l'ouverture commerciale de son  réseau 4G à Issy-les-Moulineaux, Vanves, Malakoff  ainsi que Lyon, Strasbourg et Toulouse. La 4 G marque une nouvelle ére dans la téléphonie mobile, celle du très haut débit (THD) mobile : Il  permet d’accéder à Internet à partir d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur portable, avec des débits et un confort supérieur à ceux de l’ADSL et très proche de ceux de la fibre optique. Elle rend possible des téléchargements ultra-rapides, une navigation Internet plus fluide et sans aucun délai, de nouveaux services tels que la vidéo Haute Définition (HD), de la VOD (Vidéo à la demande), la musique en streaming ou des jeux en réseaux avec des temps plus court qu’aujourd’hui. Avec cette commercialisation, Bouygues lance son offensive sur la 4G qui devrait s’intensifier à la Rentrée – Il prévoit plus de 100 villes et 40% de la population française couverte au 1er octobre 2013 -le temps de paramétrer ces 15 000 antennes GSM pour qu’elles émettent en 4 G, et prendre de l’avance sur ses concurrents et notamment Free qui l’avait fait souffrir au début de l’année dernière avec ses offres low cost.    

     

    « L’équipement croissant en smartphones et tablettes et le développement rapide de nouveaux usages, en particulier vidéo, aménent, d’une année sur l’autre, à multiplier environ par 2 le trafic sur les réseaux mobile. Cette croissance menace de saturer les réseaux actuels. C’est pourquoi, l’équipement de la France en réseaux mobile à très haut débit reléve de l’intérêt général et il est essentiel pour l’aménagement numérique de notre pays, son attractivité, sa compétitivité, ainsi que pour l’égalité des territoires » expliquent les spécialistes qui ont estimés l’investissement à plus de  Milliards d’euros pendant les 5 prochaines années.

     

    Il va principalement consister à faire évoluer les antennes-relais existantes, les nouvelles installations d’antennes-relais uniquement 4G devant rester miniritaires. Ce qui ne devrait rien changer quant à l’exposition du public aux ondes radio : « Cette technologie de la 4G utilise le même codage du signal que la TNT, c'est-à-dire des fréquences longtemps utilisées par la TB (800 MHz) ou par l’armée (2600 MHz).Les niveaux d’exposition du public aux ondes radios sont similaires entre antennes 3G et 4G ». De surcroit, « en l’état actuel des connaissances scientifiques, l’expertise nationale et internationale n’a pas identifié d’effets sanitaires à court et à long terme, dus aux champs électromagnétiques émis par les antennes relais ».  

      

    Ainsi  les opérateurs comme Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR utilisent les bandes de  fréquences 800 MHz  qui étaient utilisée jusqu’en Décembre 2011 par la TV analogique.  Son arrêt définitif dans le cadre du passage au « tout numérique » (en Mars 2011 à Vanves et en Ile de France), a permis à l’Etat de réaffecter cette bande de fréquence au profit du secteur des télécom et du déploiement du THD mobile. Elle permettent une qualité optimale de l’Internet mobile à l’intérieur des habitations et une plus grande couverture en milieu rural et péri-urbain. Mais comme elles sont très proches des fréquences de la TNT à 790 MHz, elles pourraient perturber la réception de la TV hertzienne dans certains cas très précis. Des tests sont en cours dans des villes de province comme Saint Etienne pour évaluer sur le terrain les perturbations éventuelles ainsi que les solutions permettant d’y remédier.

  • VANVES ET LE THD 92 (suite et fin) : Un réseau qu’il faut vendre et rentabiliser

    A l’occasion de la réunion publique d’information sur le déploiement de la fibre optique avec les représentants de THD92, Sequalum et de fournisseurs d’accés à Internet prévue à 19H30 Lundi soir à la Palestre, le Blog revient sur les enjeux de la fibre optique à Vanves et en France. Le but de cette réunion est tout à fait simple : Amener les vanvéens à se raccorder et à s’abonner, car la France est très en retard dans ce domaine

     

    Notre pays  est à la 23/24éme place en Europe pour le taux de pénétration de la fibre optique (10% de taux de fibrage). Plus de 2 millions de foyers sont raccordables immédiatement au THD et pour autant il n’y a que 250 000 à 300 000 foyers qui ont fait la démarche de se raccorder à une offre de THD, malgré une progression des abonnements de + 66% en 2012,  alors que le prix des abonnements sont pratiquement les mêmes partout. L’objectif du gouvernement est de passer d’ici 3 ans à un rythme annuel de 800 000 à 2,5 millions de prises FTTH pour arriver à fibrer tous les français   

     

    Dans les Hauts de Seine, le Conseil Général finance cette infrastructure optique (2500 km de réseau) pour permettre à  tous les opérateurs d’accés Internet) de proposer leurs services. Un Nœud de Raccordement Optique (NRO) a été aménagée à Vanves (dans l’îlot Cabourg)  comme dans chaque commune altoséquanaise qui est le point de départ du réseau FTTH (Fiber To The Home) qui doit desservir tous les immeubles, les pavillons, les entreprises et bâtiments publics. Il n’y a pas eu besoin de creuser des tranchées car le déploiement de ce réseau s’est effectué en réutilisant les infrastructures du réseau câble aménagé voilà quelques années et géré aujourd’hui  par Numéricâble. Et ce réseau a été prévu jusqu’au pied des immeubles, pavillons et édifices divers et variés, au point de Branchement (PB) dans le jargon des spécialistes.

     

    Et c’est là que tout ce corse, car pour aller du Point de Branchement, généralement dans un local du sous-sol de l’immeuble, jusqu’au Point de Raccordement (PR) au niveau de l’entrée de chaque logement via ce que l’on dénomme les colonnes montantes, il faut une décision du propriétaire (syndic ou bailleur ) pour les immeubles afin de faire intervenir un installateur pour déployer et brancher la fibre, puis susciter des abonnements aux offres des FAI (Fournisseurs d’accès Internet) pour raccorder. D’où ce genre de réunion publique comme à Vanves lundi soir, mais aussi les courriers et les appels téléphoniques que reçoivent les vanvéens comme d’autres pour des offres triple play depuis un certain temps.

     

    Car la pression dans une telle zone dense est énorme de la part des opérateurs qui ont canibalisé la Région Ile de France. A tel point que personne d’autres ne peut intervenir qu’eux, car ils ont leurs industriels, leurs installateurs, leurs vendeurs  etc…même si tout cela doit être sous traité, re-sous traité… avec les risques inhérents à ce genre de chose. La meilleure preuve est que ce sont les opérateurs qui ont désignés les premiéres villes altoséquanaises à équiper  (Antony, Boulogne, Chaville, Clamart, Clichy, Levallois, Neuilly, Rueil…) et non Sequalum au début de l’opération. Certains opérateurs ont même passé des accords particuliers avec des gestionnaires d’immeubles comme c’est le cas pour Orange avec la FNAIM Ile de France afin de s’assurer un certain monopole chez les gestionnaires d’immeubles ou les constructeurs.

     

    Malgré tout cela, les Vanvéens comme tous les Français ne pourront pas passer au travers, tout simplement parce que d’ici 2020/25, toute la France sera fibré à 100%, même s’il doit y avoir une fibre des villes et une fibre des champs. Et la fibre permettra non seulement d’avoir le THD pour Intermet (100Mb/s), mais la TV avec la TNT, de nombreuses services comme la HD (Haute Définition), la VOD (Programmes à la demande)… C’est pourquoi les spécialistes et les professonnels insistent pour que soient installés dans chaque immeuble 4 fibres ou lieu de 2 pour chaque logement comme le permet la loi, afin de supporter plusieurs opérateurs et disposer d’une fibre au niveau de l’immeuble pour apporter des services complémentaires (domotique, multiservices) au niveau de l’habitat.

  • VANVES ET LE THD 92 : Un réseau neutre, passif, mutualisé…très critiqué

    Vanves organise au tout début de la semaine sainte, Lundi 25 Mars 2013 à 19H30 à la Palestre,  une réunion publique d’information sur le déploiement de la fibre optique avec les représenants de THD92, Sequalum et de fournisseuirs d’accés à Internet qui sera très intéressante vu les enjeux.

     

    Il faut rappeler que le gouvernement a arrêté le 20 Février dernier un plan bien précis et ambitieux pour déployer le THD sur l’ensemble du territoire grâce au réseau en fibre optique (FTTH) « qui a vocation à remplacer à terme le réseau téléphonique actuel en cuivre ». Il s’est donné jusqu’en 2022 pour couvrir l’intégralité du pays en THD, réduire la fracture numérique en apportant du haut débit de qualité (3/4 Mbits) à l’ensemble des foyers. Le déploiement de ces nouveaux réseaux représente plus de 30 milliards d’euros d’investissements, c'est-à-dire autant que Grand Paris Express. Une expérimentation est menée actuellement dans la ville de Palaisseau (Essonne).

     

    Les Hauts de Seine ont bien avancés dans ce domaine car ses élus, bien conscients de l’attractivité et de la nécessité d’un réseau de fibre optique, ambitionnent une couverture complète dès 2015. Le projet, baptisé « THD 92 », prévoit le déploiement de 827 900 prises pour 2015. Ce déploiement a été confié à une société spécialement créée à cet effet, Sequalum qui a signé le 12 Juillet dernier son premier gros contrat, avec Bouygues Telecom prévoyant le raccordement de 100 000 foyers au réseau mis à disposition de l’opérateur télécom. Il faut cependant noter que si certains foyers sont déjà raccordés (ils sont 120 000 dans cette situation, et près de 300 000 sont raccordables), les services ne seront activés que lorsque la couverture sera complète.

     

    Ainsi Sequalum, société créée par numéricâble, SFR et Effiage, a été chargé, par le biais d'un contrat de Délégation de Service Public passé avec le  Département des Hauts-de-Seine, de réaliser et d'exploiter ce réseau THD Seine, en installant une infrastructure neutre, passive et mutualisée. En contrepartie, Sequalum qui se positionne comme l’opérateur d’immeuble de référence des Hauts de Seine,   s'est engagé à rendre accessible le réseau à l'ensemble des opérateurs commerciaux. « Indépendamment de l’historique de Sequalum, politique et financier, les Hauts de Seine ont néanmoins le mérite de montrer l’exemple, de ce qu’il faut faire. C’est la seule formule qui permette d’offrir le choix aux consommateurs grâce à l’application du principe du « réseau neutre » sur les opérateurs. Il y a énormément d’exemples de collectivités qui s’engagent sur la fibre  et cette intervention publique, est la seule à pouvoir garantir plusieurs choses : la neutralité, l’ouverture, le choix pour le client de plusieurs opérateurs, l’égalité au niveau tarifaire. S’il n’y a pas d’intervention publique, on va se retrouver avec une absence de couverture de tout le territoire, des problèmes tarifaires, de concurrences, de choix » explique un spécialiste

     

    Mais voilà, avec le THD92 ce n’est plus le très haut débit, mais le très vif débat au Conseil Général. Depuis le lancement de ce projet, un trio mène le combat dont Guy Janvier (PS), conseiller général de Vanves avec Patrice Leclerc (PC) et Vincent Gazeilles (EELV) contre les 59 M€ de subvention versée à une société privée,  Sequalum,  qui pourraient être utilisé à autre chose (financement des ordinateurs dans les collèges) avec recours et procédure judiciaire contre le contrat de délégation de service public etc…. « Ces 59 M€ de dépenses publiques sont contestables dans la mesure où ce département est suffisamment maillé par les opérateur » expliquent ils en ayant toujours mis en garde contre « le financement public d’un projet privé » et  en s’étonnant d’une certaine opacité.

     

    La majorité départementale assure que toutes les 36 communes seront équipées, alors que l’opposition reste persuadé du contraire, craignant que ne soient pas suffisamment équipées les zones moins denses comme par exemple Marnes la Coquette, Ville d’Avray et Vaucressson, villes de basse densité, et les zones mixtes comme Baneux, Chatenay, Chaville, Nanterre : « L’aspect financier des zones de basse densité est une question claire ! » a t-elle insistée récemment lors du débat budgétaire en s’inquiétant d’un territoire fibré à deux vitesses entre les zones d’activités ou d’habitat dense et les zones pavillonnaires ou les immeubles de moins de 12 logements.

     

    « Les relations avec le délégataire ne sont pas facile car il cherche à faire des affaires. Il s’agit de trouver un équilibre » reconnaissait la majorité en précisant « n’avoir rien lâché surtout en matière de monopole et assurer une distribution égale de tous les opérateurs ». et en ajoutant : « Si nous n’avions rien  fait, les zones non denses n’auraient jamais été connectées ».  Vanves n’a pas à s’inquiéter de ce côté-là puisqu’elle se trouve dans une zone très dense avec ses 14 400 prises comptabilisées par THD92 sur les 827 900 altoséquanaises.

     

    A SUIVRE…