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Lycée - Page 19

  • VANVES PAR LE PETIT BOUT DE LA LORGNETTE

    COUPE DU MONDE : UNE CERTAINE LEGERETE DE L’ETRE APRES LA VICTOIRE

    « Il fait beau ! C’est la fête de la musique ! Et on a gagné ! » s’exclamait hier matin, un commerçant de Vanves, après la victoire des français contre les Suisses (5-2). Il y avait comme  une légéreté de l’être qui flottait et qui faisait du bien. « Un tel score en Coupe du Monde remonte dans les années 50 » confiait un spécialiste. 1958 exactement contre parait il l’Urugay. Tous les cafés qui diffusait le match, vendredi soir, ont fait le plein, avec quelquefois, des vanvéens peintulurés aux couleurs tricolores comme aux Platanes qui avaient installés deux écrans. Il y avait même, parmi tous ces vanvéens qui regardaient ce match tout en dinant ou en prenant un verre de bière, un huluberlu, Front de Gauche de surcroît, qui boycotte la Coupe du Monde : « Je ne regarde pas les matchs sauf à travers les yeux et les commentaires des gens. A cause du contexte social au Brésil où des gens vivent dans des bidonvilles alors que l’on a dépensé des milliards pour de stades qui ne serviront à rien par la suite ! »

    MICHELET : UN MAGNIFIQUE OUVRAGE POUR SES 150 ANS D’INDEPENDANCE

    Le livre pour le 150éme anniversaire du Lycée Michelet est paru sous forme d’abécédaire richement illustré. Jocelyne Grandiau, professeur et agrégée de lettres classiques qui s’y est donné cœur et âme, le dédicaçait hier en fin de matinée dans le Parloir du lycée, pour ceux qui venaient le chercher et l’avaient acheté le 17 Mai dernier lors de la célébration de cet anniversaire. 260 pages passionnantes, richement illustrées passent en revue 150 ans d’indépendance. Chaque chapitre est  ouvert par une belle photographie d’un lieu emblématique en pleine page pour chaque lettre – comme cette photo du portail avec Lycée Michelet au dessus, en bas de la rue Jullien (à Issy) - en partant de la citation d’un ancien éléve – « Nous avons tous gardé une certaine nostalgie du temps passé en ce lieu d’art, d’histoire, de passation de connaissances, mais aussi et surtout de camaraderies fraternelle qui nous relie au-delà du temps, sans notion d’âge, ni de condition sociale. C’est cette intemporalité qui donne de la grandeur à cette famille » (Patrick Fourmiller) -  et en terminant le chapitre sur des travaux d’élèves permettant d’avoir leur regard sur leur établissement. C’est vraiment un travail lié au patrimoine et qui l’enrichisse, avec des entrées spécifiques à Michelet, en prenant un angle michélitien, avec quelques petits trésors comme cette photo du projet du futur parc ouvert au public (p.78) en 1999... qui ne verra jamais le jour.

    POLITIQUE : GUY JANVIER A LA MANOEUVRE AU PS

    La section PS de Vanves pourrait bien passer au travers de la crise que traverse le parti socialiste au niveau national avec une perte de 10% de ses militants. Guy Janvier, conseiller général PS de Vanves est à la manœuvre. Il devrait organiser ses prochains jours une réunion publique sur la création d’un SEL qu’il a lancé voilà quelques temps dans un souci de solidarité de proximité et de voisinage. Il réorganise et relance son association crée en 2001, Vanves Citoyenne, dont Antonio Dos Santos devrait prendre la présidence, si ce n’est déjà fait.  Enfin, il pourrait bien prendre (finalement) la succession de Martine Gourriet à la tête du groupe PS au Conseil Général des Hauts de Seine, à la Rentrée, ce qui lui donnerait une autre stature.  

  • 17 MAI 2014 A VANVES : LE LYCEE MICHELET CELEBRE SES 150 ANS

    Le lycée Michelet fête les 150 ans de son indépendance durant toute la journée du 17 Mai à travers différents événements au cours de cette journée exceptionnelle préparée et montée depuis plus d’un an par la communauté scolaire : « J’ai laissé libre court à la créativité des personnels, des professeurs. Pour nous, il y a l’idée, à la fois, de faire le lien avec l’histoire de l’établissement, la dimension historique, et dans un autre temps, nous revendiquons un Michelet du XXIéme siécle. Nous  ne sommes pas dans la nostalgie. Nous avons souhaité que ce soit un spectacle du temps présent, moderne, vivant, que les élèves soient au centre de cette affaire là. Les spectacles qui seront présentés ce jour là, ont été préparés, montés et joués par des élèves » nous a expliqué le proviseur Patrick Sorin en début de semaine. Trois grands rendez-vous  

    LE MUSEE EPHEMERE (De 10H à 13H au CDI, à la biblithéque Varin, salles 20 et 21 )

    Un retour sur l’évolution du lycée depuis 1864 et notamment sur celui de l’enseignement de l’histoire avec des coups de projecteurs sur 1864-1914-1964-2014 grâce aux professeurs d’histoire-géographie. Du matériel de laboratoire utilisé à la fin du XIXéme et au début du XXéme siécle sera présenté, ainsi que l’ancêtre d’un groupe électrogéne. Une salle est consacré au philosophe Alain grâce  au professeur Oudin qui est un spécialiste de ce philosophe. Une autre à la  diffusion de témoignages filmés d’anciens élèves

    Il est complété par un «espace du souvenir » qui sera installé au parloir où seront vendus un certain nombre de produits « dérivés », de vieilles cartes postales, des vieux 78 tours, des timbres sur Michelet, le livre paru voilà 4/5 ans en format « Italien » avec de très belles photos, et un abécédére sur le lycée sur lequel a travaillé Jocelyne Grandiau

    UNE PROMENADE LEGENDAIRE A MICHELET (De 13H30 à 16H30)

    Il s’agit d’un spectacle historique et itinérant  dans l’établissement qui dure une heure et demi avec un départ échelonné tous les quart d’heure entre 13H30 et 16H30. Les visiteurs assisteront sous forme de scènes reconstituées, à certains aspects de l’histoire de Michelet, avec quelques surprises, la rumeur disant qu’il y aurait une animation dans le bureau du Proviseur.

    UN CABARET FESTIF (DE 19H30 à 23H45)  

    Il sera composé de 3 temps fort : Un apéritif,  un dîner-spectacle monté avec les élèves de l’atelier artistique d’Anne Blondeau avec Marie Chasle comme metteur en scène, et la participation du conservatoire de musique. Un véritable voyage dans le temps de 1864 à 2014 Une heure et demi de spectacle qui prendra fin devant le Pavillon Mansat avec illumination de sa façade côté parc et feu d’artifice vers 23H15 tiré de la pelouse. 

  • LES 150 ANS DU LYCEE DE VANVES : COSMOPOLITISME, ESPRIT DE TOLERANCE, ATTACHEMENT, LIENS TRES FORTS… ONT CONSTRUIT L’AME DE MICHELET

    Il était naturel, en cette semaine marquée par les 150 ans du lycée Michelet de rappeler tout ce passé, d’une manière très succinte par rapport à l’ouvrage très fouillé de Xavier Renard « le château et lycée de Vanves – 1698 – 1798- 1993 – histoire du lycée Michelet » (Edt Sides) que complétera l’abécédére de Michelet que Jocelyne Grandiau a entrepris voilà 3 à 5 ans avec l’aide de nombreux acteurs, avec beaucoup de documents inédits et d’informations sur la vie du lycée pendant les conflits et  sur le quotidien du lycée, les célébrités parmi les élèves qui ont fréquentés cet établissement.  En tous les cas, une chose est sûre : Michelet est l’un des plus anciens lycées des Hauts de Seine car il a ouvert ses portes  (1864) bien avant le lycée Lakanal (1885) avec lequel il a été de nombreuses fois en concurrence. 

    Avant de devenir le lycée Michelet, il était auparavant l’annexe du Printanée français qui allait devenir quelques années plus tard le lycée Louis Le Grand, c’est à dire le petit collège de Louis le Grand installé à la campagne en 1853 après avoir été depuis 1816 la « maison des champs » des élèves de Louis Le Grand.  En 1864, le lycée devient autonome dans cette demeure du prince de Condé dont le château fut conçu par Jules Hardouin Mansart et édifié en 1698.  Il va s’appeler lycée de Vanves, lycée du Prince Impérial, puis lycée Michelet, du nom de l’opposant historique à Napoléon III en  1888.  Ce lycée « jardin » sera l’un des premiers établissements à disposer d’une piscine à eau courante en plein air en 1881 qui témoigne alors du passage de l’instruction calquée sur le modèle militaire à celle qui repose sur la pratique des sports. Il deviendra l’un de berceaux de l’éducation physique. Il se disputera la paternité du premier match de rugby  joué dans un établissement scolaire avec Lakanal, mais il a surtout permis de créer la première équipe de rugby scolaire, la pratique de ce sport s’étant développé  jusqu’à la fin du XXéme siécle grâce à un professeur d’éducation physique qui a marqué des générations d’élèves, Jean Bourgeois. Il a même accueilli  des classes sports-études judo et football pendant 15 ans dans les années 1980/90 

    Pendant la grande guerre 1914-18, il a été une annexe de l’hôpital Larrey de Versailles,  occupé par les allemands pendant 1939-45 et l’un des foyers de la révolte étudiante et lycéenne pendant et après 1968. « Ces différentes épreuves ont marqués son histoire mais aussi fédérées beaucoup de choses dans cette communauté scolaire et parmi les anciens de Michelet » constate Jocelyne Grandiau.  Mais l’une des grandes caractéristiques de ce lycée est d’avoir été entre les deux guerres, grâce à son internat qui pouvait accueillir plus de 600 élèves, un étonnant meelting pot où se mélangeaient jusqu’à 40 nationalités en 1927, des lycéens aux origines et aux croyance très diverses et même opposés sans phénomène communautariste. Trois grandes confessions étaient véritablement représentées, catholiques, protestants et juifs, rappelés dans des brochures sur le lycée datant d’avant 1914-18, et dans les années 30, entre les deux guerres. Il y avait beaucoup de nationalités, venant de très loin, Afghanistan, Mongolie. « Il y avait un cosmopolitisme très fort dans les années 20/30 qui est réapparut dans les années 1960 après la guerre d’Algérie » raconte Jocelyne Grandiau en reconnaissant que « c’est ce qui a fait l’âme de Michelet, son esprit de tolérance »

    Les noms d’anciens illustres regorgent que recense et rassemble une amicale, de Deschanel, Millerrand, Weygand, Maurice Druon et René Huygues à Francis Blanche, Serge Lama,  en passant par justement de nombreux étrangers comme les neveux du roi d’Afghanistan Amanollah. « Ce qui est très frappant à Michelet et assez rare, c’est l’âme de cet établissement qui s’est construit au fil des années, des promotions, des générations. Il s’est tissé dans ce lycée un sentiment d’appartenance très particulier, entre tous ceux qui ont fréquenté pour de multiples raisons, professeurs, personnels, élèves, parents, cet établissement, et qui 10, 20, 50 ans après, reviennent avec un lien indestructible » explique Patrick Sorin, son proviseur, tout comme Jocelyne Grandiau : « Ce qui m’a frappé, ce qui doit être le cas dans les lycées qui ont une grande histoire, c’est l’âme qui traverse tous ces documents que j’ai eu entre les mains. Il y a un attachement, un esprit Michelet, même avec cette nouvelle génération qui doit trouver ses marques, parce qu’ils ont été interne, l’internat ayant fédéré et créé des liens puissants. C’était vraiment leur famille au début de son histoire, car en 1864, cet internat accueillait des petits garçons de 6 ans, totalement séparés de leurs familles qui vivaient une rupture terrible. On retrouve ce sentiment dans les autobiographies d’écrivains qui ne sont pas tous restés célèbres  mais qui étaient des célébrités à leur époque et qui racontent à la fois cet enfermement  et à la fois cette joie du grand parc dont ils pouvaient profiter, avec une discipline très stricte ».

    Ce lycée accueille aujourd’hui 2250 élèves dont 600 collégiens, 1200 lycéens, 490 prépas dont 160 vivent en internat. Après une rénovation complète dans les années 80/90, il ne lui reste plus qu’à remettre à niveau ses installations sportives, projet qui a été inscrit dans le PPI de la Région, mais qui tarde « car il y a d’autres priorités par  rapport à des enjeux d’égalité des chances sur d’autres bassin de vie et territoires » comme le reconnait son proviseur qui ne souhaite pas faire  dans la nostalgie à l’occasion de cet anniversaire comme il l’a expliqué sur le blog : « Il s’agit, à la fois, de faire le lien avec l’histoire de l’établissement, la dimension historique, et dans un autre temps, de revendiquer un Michelet du XXIéme siécle  en insistant sur la mixité et l’international »