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histoire

  • UN CERTAIN 11 SEPTEMBRE A VANVES VOILA 25 ANS

    Bien évidemment tout le monde se souvient de ce qu’il faisait en ce 11 septembre 2001 lorsque ses deux avions, notamment, s’encastraient dans les tours jumelles. Bernard Gauducheau, nouveau maire de Vanves élu en Mars,  qui était dans son bureau à l’hôtel de ville, avait été alerté par ses collaborateurs : « J’ai eu du mal à y croire, une telle situation me semblait inimaginable. Comme beaucoup de spectateurs, il était difficile de comprendre au départ s’il s’agissait d’un incroyable accident ou d’un terrible attentat» témoignait il auprés de l’auteur du blog.

    Guy Janvier, alors conseiller général de Vanves,  avait été nommé Délégué Interministériel à l’innovation sociale et à l’économie Sociale et Solidaire le 8 Septembre 2001 et commençait à distribuer un tract annonçant la création de l’association « Vanves Citoyenne ».  « C’est un moment que je n’oublierais jamais. Cela s’est passé le jour où j’ai pris mes fonctions de délégué interministériel à l’Economie Sociale. Nous avions réuni le Conseil Supérieur de l’Economie Sociale où j’ai été présenté. Et Guy Hascoet, secrétaire d’Etat à l’Economie Social qui m’avait nommé avec Elisabeth Guigou, ministre de la solidarité et des affaires sociales à l’époque, devait inaugurer le soir même les locaux de son ministére à Montparnasse. Nous l’avons appris vers 14H, alors que je devais préparer cette réunion du Comité et l’inauguration. La fête qui devait suivre a été annulée. Mais au moment du discours du ministre, on a entendu un avion survoler Montparnasse, et qu is’est bien sûr interrompu comme nous étions au bas de la tour, tout le monde s’est interrogé et inquiété. Ma première réaction était une incrédulité et surtout un grand sentiment d’horreur, en touchant des populations dont beaucoup étaient issus d’origine immigré ou maghrébine » se souvient il

    Isabelle Débré, alors Sénateur, était dans sa voiture et l’a appris par la radio : « Il faut se souvenir que l’information concernant la première tour ne faisait pas état d’un attentat. Ce n’est que lors de l’attaque de la deuxième tour, soit une vingtaine de minutes après, que l’hypothèse d’un attentat a été évoquée. Au début, c’est un sentiment d’horreur que j’ai éprouvé puis très vite j’ai pensé aux victimes et à leurs familles. Au fur et à mesure que le temps passait, je me sentais toujours aussi meurtrie par ce drame humain ». Beaucoup racontent qu’ils étaient devant leur TV, faisant une petite sieste ou regardant un feuilleton  qui s’est interrompu bien sûr

    A Vanves, c’était la Rentrée 2001, avec ses polémiques bien sûr, sur le marché, victime d’un incendie, dont la première phase de remise en état de la structure venait de se terminer. La Mairie avait engagée les procédures pour réaménager l’intérieur, après avoir désigné l’architecte le 25 Juillet 2001, en espérant commencer les travaux au premier trimestre 2002. Bernard Gauducheau avait annoncé la construction d’un ensemble immobilier à proximité de la station du métro (Audiens)  avec des bureaux et la création d’une nouvelle crèche municipale qui faisait l’objet d’une réunion publique. Le théâtre ré-ouvrait ses portes après un an sans saison culturelle, conséquence de l’incendie du marché, en accueillant les vanvéens pour une séance de cinéma avec « le fabuleux destin d’Amélie » puis la présentation de sa saison. Le Biblio-Club fêtait ses 25 ans. Enfin, ce jour là, l’agence BICS  inaugurait ses nouveaux locaux de la banque populaire qui avait déménagé au rez-de-chaussée du nouvel immeuble à l’angle de la rue de la République et de la place du Val 

    Ces attentats eurent beaucoup de conséquences bien sûr, mais sur le plan local, il a entrainé deux manifestations : Tout d’abord un hommage le 14 Septembre de la Municipalité aux victimes du terrible attentat devant le monument aux morts pour respecter quelques minutes de recueillement. Elle se joignait à la journée nationale de deuil organisé en France (ce qui était exceptionnel), de prières et de souvenirs organisé aux USA et dans l’ensemble des pays européens et libres. « Un vanvéen a même accroché un drapeau américain à sa fenêtre place du VAL » notait un observateur.

    A la fin du mois, le 29 Septembre l’association »Approche 92 » organisait chez les bénédictines une célébration islamo-Chrétienne en présence d’une assistance nombreuses, avec des chants, des lectures, des temps de recueillement…afin de prier pour la paix, une compréhension mutuelle au lendemain de ces attentats aux USA. Patrice Leclerc alors Secrétaire Fédéral du PC 92 (maire actuel de Gennevilliers)  était présent ainsi que Bernard Gauducheau qui fut invité à prendre la parole en tant que laïc : « On peut espérer que ce qui se passe à Vanves se déroule au delà de nos frontières. J’espère que la raison l’emportera sur la passion. Chacun a droit à sa place sur cette terre » déclarait il alors.

  • VANVES AU MOMENT DE L’INDEPENDANCE DES USA EST UN VILLAGE PAISIBLE, SANS HISTOIRE, PROSPERE

    L’événement de ce week-end et surtout de ce samedi, en dehors des départs en vacances et du tour de France, c’est le 250e anniversaire de l’indépendance des Etats Unis qui est marqué par plusieurs événements aux Etats Unis bien sûr, mais aussi en France, notamment hier soir, avec le survol par deux rafales au dessus de Paris dans l’axe Porte d’Orléans, Concorde, ambassade des UA….« Les Etats-Unis n’auraient pas existé sans la France, qui a tout fait pour que nous puissions prospérer. Il faut nous assurer que ce lien demeure fort et pérenne » déclarait Charles Kushner, l’ambassadeur des Etats-Unis en France qui ajoutait « Mais la France n’existerait pas, non plus, sans l’Amérique car nous avons été de grands alliés à travers plusieurs guerres »

    Ainsi la France a répondu en 1778 à l’appel du Congrès continental qui, le 4 juillet 1776, avait adopté la Déclaration unanime des treize États unis d’Amérique, plus connue sous le nom de Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique. Ce document fondateur dont le rédacteur est Thomas Jefferson, proclame l’indépendance des Treize Colonies vis-à-vis de la Grande-Bretagne et énonce les principes de liberté et de démocratie. La France s’est engagée militairement et financièrement avant tout pour des raisons diplomatiques et commerciales visant à contrecarrer les ambitions britanniques. La France a envoyé un corps expéditionnaire prés de 10 000 hommes sous le commandement du comte de Rochambeau, avec ces jeunes officiers idéalistes qui se sont portés volontaires comme Gilbert du Motier, Marquis de Lafayette (1757-1834), major-général à 19 ans qui se lia d’amitié avec George Washington, et elle a apporté un soutien naval à l'armée continentale assiégée. La France a, sans conteste, laissé une empreinte indélébile sur l'histoire des États-Unis et leur quête d'indépendance. De l'aide militaire aux échanges culturels, cette alliance a façonné les fondations de deux nations qui, bien que géographiquement séparées, partagent des idéaux de liberté et de démocratie.

    Vanves était bien loin de tout cela en cette période du XVIIIé siécle. Le village était concentré dans le Centre Ancien, avec des constructions encore clairsemées, les maisons commençant à se multiplier depuis 1750, surtout dans les rues qui se croisent au carrefour de la Barre,  les rues des Chariots, Vieille Forge… et au carrefour la Belle-Image à l’angle des rues Gaudray, du Bois et de la Briéche (futur JB Potin et Valentine Jacquet). «C’est alors que sedéveloppe à Vanves, favorisée par les abondances sources du pays, l’industrie du blanchissage  - présente déjà depuis 300 ans - qui, grâce à la clientèle parisienne, va enrichir la localité d’une considérable augmentation de revenus. D’ailleurs maraîchiers, laboureurs et vignerons, fermiers de Sainte Geneviéve ou des princes de Condé et petits propriétaires profitent de la prospérité générale » raconte Hyppolite Chailley dans son livre « Vanves, des origines au début du XXe siécle » qui résumait ainsi l’ambiance de l’époque : « les peuples heureux n’ont pas d’Histoire. Tel est le cas pour Vanves, surtout au temps de Louis XV et Louis XVI, longue période de paix pendant laquelle les paysans se livrent sans trouble à leurs travaux et voient peu à peu s’accroître leur aisance »

  • UN ANCIEN DE LA 2émeDB DE VANVES RACONTE SON EPOPEE JUSQU’AU NID D’AIGLE D’HITLER

    Vanves avec la France célèbre aujourd’hui, le 80e anniversaire de la victoire du 8 Mai 1945,  près de 8 mois après la libération de notre ville avec Paris, et 9 mois après le débarquement. Cette période dont on parle peu a été marqué tout d’abord, par la libération de l’Est de la France, avec bien sûr Strasbourg, Leclerc tenant son serment de Koufra. Ensuite, par la campagne d’Allemagne qui a vu la 2éme DB arrivé jusqu’à Berchtesgarden et envahir, les premiers, le Bergdorf, résidence secondaire d’Adolf Hitler, au nez et à la barbe des américains. Alors que ces derniers s’installaient et fêtaient leur succès, le répit fut mis à profit par le capitaine Touyeras du 64e régiment d’artillerie pour se rendre dans le quartier d’Obersalzberg, où se trouvait la résidence d’Hitler. Les Français disposaient d’un plan sommaire dans leur note de renseignements. Le capitaine en pris possession au nom de la France et hissa les trois couleurs sur le nid d’Aigle situé 700 m au-dessus de la résidence d’Hitler. Parmi les hommes de Leclerc, se trouvait un vanvéen, André, le frére de Jacques Marillier,  personnalité de la vie association vanvéenne, qui a raconté son épopée allemande qui l’a mené jusqu’à Berchtesgarden  et Hallein en Autriche entre le 27 avril et le 8 Mai en passant par Stuggart, avec quelques propos quelques savoureux

    Le 4 Mai, sous le coup d’un clairon « insolite », alors que la division est dans un village allemand, il apprend « la grande nouvelle » : «La dernière mission impartie à la 2ème DB sera la prise de Berchtesgaden, le repaire d'Hitler dans les Alpes Bavaroises. Un dur morceau, mais magnifique. Attention ! Si le commandement américain l'abandonne à nos jeunes crocs, c'est qu'il leur fait peut-être un peu peur. Plusieurs divisions SS dans un camp retranché - hum ! Et puis il s'agit d'un combat d'un type particulier. Les ministères étant repliés là-bas, toute destruction est interdite. A nous, modestes troupiers, on confie ce qui restera probablement caché à toutes les presses et radios du monde. La division veut s'emparer du maximum de papiers pour le compte de la France. A la barbe des Américains. « Que ce soit donc bien clair. N'hésitez pas à descendre un ministre, si vous en trouvez un. Mais apportez-moi ses paperasses. L'enjeu de la partie est trop grand ! » - Départ absolument frénétique vers 17h » raconte-t-il.

    Il atteindra « Bergen » le surlendemain après avoir croisé sur leur chemin des soldats de la Wehrmacht : «ce ne sont pas des vagabonds isolés que nous croisons, mais des troupeaux, plutôt des sections ou des compagnies entières : même dans leur débâcle, les Allemands marchent en ordre. Mais avec quelle allure lasse et déconfite ! Aucune trace de combat, mais sur des kilomètres, la route est bordée de véhicules brûlés ou sautés. Le soleil pleut sur ce gâchis. A l'approche de « Bergen »,  l'encombrement devient fou. On dirait que toute l'armée américaine essaie de nous damer le pion. C'est d'ailleurs la réalité. La prise de « Bergen». par la division Leclerc serait un coup de maître qui a mis en rage les fils de la libre Amérique. Nous montons lentement, sans nous laisser intimider par les massifs neigeux. Sites de villégiature qui rappellent ceux d'Annecy et d'Aix-les-bains ».

    Un peu avant midi, ce 6 mai, son bataillon fait halte au fond d'une gorge, le long d’une rivière qui longe la grande courbe de la route. «Tout à l'heure, à midi, les clairons vont sonner le «cessez le feu». Ordre est donné de se mettre en tenue de sortie. La fameuse sonnerie qu'on attend depuis six ans retentit soudain. Toutes les armes de la compagnie en profitent pour tirer, et la gorge retentit longtemps de ce splendide vacarme final. Belle image de cette tombée de rideau. Toute de même, un pareil jour, j'aurais aimé profiter d'une messe. Mais le va et vient continuera toute la journée, aux abords de la ville. Par deux fois dans l'après-midi nous installons notre cantonnement. Villas luxueuses d'estivants ».

    Deux jours plus tard, le 8 Mai, il est à Hallein prés de Salzbourg en Autriche, où il partage un verre de gin avec 4 anglais dont un afrikander d’Afrique du Sud qui a passé 4 mois dans le maquis de Tito en Yougoslavie, avant de repartir pour la France dont il donne une raison étonnante : « Au dire du lieutenant, les Américains nous renvoient en France. J'aurais été franchement heureux il y a huit jours. Aujourd'hui, non. Les évènements de Berchtesgarden seraient le vrai motif de ce renvoi. Le lieutenant de Br. qui est allé là-bas hier en mission raconte que le général a mis la main sur la voiture d'Hitler et veut en faire présent à De Gaulle. Une seize cylindres avec des vitres «comme çà » d'épaisseur. « J'ai posé mon derrière sur le même siège que le Führer du grand Reich ! «  Quel titre de gloire ce serait, revenu au village !»