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collège saint exupery

  • INTERVIEW D’ISABELLE DEBRE SUR LA SECTORISATION DES COLLEGES A VANVES : un acte long, réfléchi et délicat

    Le Blog Vanves Au Quotidien a rencontré Isabelle Debré, conseillère départementale du canton de Vanves/Clamart et Vice Présidente de  cette assemblé départementale  pour parler de la sectorisation des collèges mise en place à l’occasion de cette Rentrée 2019 à Vanves

    Vanves Au Quotidien - Pourquoi a-t-on mis si longtemps à mettre en place cette sectorisation entre les deux collèges Michelet et Saint Exupéry ? 

    Isabelle Debré : «Procéder à une nouvelle sectorisation est toujours un acte long, réfléchi et délicat. En effet, des jeunes pensant aller dans tel ou tel collège se voient soudain affectés à un autre. Il est aisé d’imaginer la déception de certains, qui, par exemple peuvent se retrouver séparés de leurs camarades de primaire, même si, concernant la ville de Vanves, tous se retrouveront au lycée. 

    VAQ -Quelles étaient les difficultés rencontrées ?

    I.D. : « Une sectorisation se fait essentiellement sur des critères géographiques, mais aussi en tenant compte de la densité de la population dans les quartiers. Il nous fallait donc procéder à une étude minutieuse et précise ce qui, bien sûr, demande du temps.

    VAQ- Comment êtes-vous arrivé à les lever ? Pourquoi cela été long ? Grâce à quelles solutions ?  

     I.D. : «Le Conseil Département a travaillé de concert avec la mairie, et l’inspection d’académie, et nous avons aussi et surtout, écouté et entendu, le souhait des fédérations de parents d’élèves, qui sont les premiers concernés. 

    J’ajoute que la demande d’une nouvelle sectorisation ne date pas d’hier. En effet la capacité d’accueil de la cité scolaire Michelet était totalement saturée alors que le collège Saint Exupéry avait la possibilité d’accueillir de nouveaux élèves. Je pense pouvoir dire aujourd’hui que nous avons abouti à la meilleure des solutions grâce à la concertation menée depuis plusieurs mois. Je tiens aussi à remercier sincèrement les fédérations de parents d’élèves pour leur implication et leur sens des responsabilités dans ce dossier.

    VAQ- Qu’est-ce qui devrait changer à partir de la rentrée prochaine ?

    I.D. : «Le quartier concerné est celui situé entre les rues Ernest Laval, Raymond Marcheron et Georges Clémenceau qui dépendra maintenant du collège Saint Exupéry dont le taux de réussite au brevet des collèges, soulignons-le, est de 97,16% cette année.

    VAQ - Comment se présente la rentrée dans ces deux collèges ?

    I.D. : «Nous attendons la rentrée sereinement avec, au collège Saint Exupéry, une classe de 6ème supplémentaire, des travaux de ravalement exécutés cet été par le département et, concernant le lycée Michelet, l’arrivée du nouveau proviseur, Monsieur Biset, après le départ à la retraite de Monsieur Gary.

  • JOURNEE INTERNATIONALE DES VICTIMES DE L’HOLOCAUSTE : DES RENCONTRES DE LA MEMOIRE A VANVES PLEINE D’ESPOIRS

    Entre la journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’holocauste, de prévention des crimes contre l’Humanité célébrée hier Vanves place de l’Insurrection, sous la pluie, et la journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation fin Avril, des associations comme la LICRA avec sa section vanvéenne,  depuis 20 ans, organisent des rencontres de la Mémoire dans les collèges, à Saint Exupery, et cette année, pour la premiére fois à Michelet, entre ces jeunes collégiens/lycéens et des déportés : « A travers les livres, les musées et les cours d’Histoire d’une rigueur scientifique, il fallait ajouter une dimension humaine, le témoignage des survivants de ses camps. Au fil du temps plus de 3000 élèves ont participé à ces rencontres de la Mémoire, de nombreux témoins anciens déportés se sont succédé : Les époux Farnoux aujourd’hui décédés, fondateur de l’association Mémoires des déportés et Résistants d’Europe, Charles Baron et Yvonne Broder,  les frères Zelti, le hongrois Nicolas Roth auteur de l’ouvrage «  avoir 16 ans à Auschwitz »,  Esther Senot 91 ans et Robert Wajman dont les témoignages sont conservés à la fondation de Steven Spielberg à l’université de Californie du Sud.  Tous ont laissé leur empreinte dans l’esprit de ses jeunes » indique Monique Abecassis, présidente de la LICRA de Vanves

    «C’est au travers le témoignage de nos ainés, derniers survivants de cette tragédie, que nos jeunes réalisent jusqu’où peut mener la haine de l’autre, le mépris de la vie humaine, la barbarie et aussi jusqu’où peut conduire l’indifférence et la passivité de ceux qui laissent faire sans réagir. A l’heure où notre jeunesse est dangereusement exposée aux propagandes haineuses sur internet et les réseaux sociaux, plus que jamais nous restons convaincus de la nécessité de perpétuer ce travail de mémoire avec les scolaires. Certains assureront le relais de cette mémoire, ils en parleront à leur entourage et plus tard à leurs enfants, d’autres disent qu’il faut savoir dire Non à la haine et se battre pour que ces horreurs ne se reproduisent plus »expliquait elle à la derniére assemblée générale. Ces rescapés racontent tout cela face à des jeunes toujours très silencieux, très attentifs, souvent très réceptif, certains quelquefois les yeux humides « Cette intervention m’a ouvert les yeux sur l’Histoire, sur notre Histoire. C’est une chose qu’on ne pourra pas effacer et oublier » réagissait Marléne, collégienne, après le témoignage d’Esther Senot par exemple..  « Après le témoignage, j’en ai parlé avec ma grand-mère. J’ai appris que son père avait repris son métier de boulanger pour nourrir les maquis. Il aurait pu être dénoncé mais il les a quand même aidés. Je suis fière de descendre de cette famille. De mon coté je n’oublierai jamais le témoignage de cette personne et cette inhumanité des nazis» confiait Lucille à  Monique Abecassis qui prend toujours soin de terminer cette séquence mémorielle par une note d’espoir : Elle parle de ces « Justes » qui n’étaient pas des héros, des gens extraordinaires mais tout à fait ordinaires qui ont sauvés beaucoup d’enfants.

  • LA RENTREE SCOLAIRE 2018 A VANVES (suite) : PAS DE VISITE MINISTERIELLE

    Pour l’instant, il n’était pas prévu de visite ministérielle pour cette rentrée comme l’année dernière avec Christophe Castagnier à Gambetta ou Luc Chatel alors ministre de l’éducation Nationale du gouernement Fillon au lycée Michelet en 2009. En dehorsde la visite le 29 Janvier dernier des ministres Blanquer (Education Nationale), Flessel (Sports)  et Cluzel (Handicapés) pour le lancement de la semaine olympique et para olympique en vu des JOP de 2024

    Au fil du temps, certaines Rentrées avaient été marqué par d’autres événements : La Rentrée 2016 s’était déroulée dans un contexte particulier dû à l’état d’urgence après les attentats de 2015, avec plus particulièrement à Vanves, la sectorisation de l’école Cabourg menée tambour battant par la municipalité qui créait alors des vagues parmi les parents d’élèves. La Rentrée 2011 avait été marqué par l’ouverture du groupe scolaire Cabourg dont les deux écoles maternelle et élémentaire avaient été placé sous l’autorité d’un même directeur à la Rentrée 2013.

    Au lycée Michelet, Bernard Gary, actuel proviseur, inaugurait ses fonctions à la Rentrée 2014 et faisait face, comme son prédécesseur, Patrick Sorin, nommé à la Rentrée 2005, à un phénomène de saturation, victime du succès de cet établissement scolaire prestigieux aux yeux de beaucoup de parents. Objet même d’une polémique à la Région à la Rentrée 2013 entre Valérie Pécresse (LR)  alors dans l’opposition et Jean Paul Huchon (PS) à la tête de la Région «  Alors que l’éducation et la jeunesse devraient être des priorités pour la région, Jean Paul Huchon, a laissé les lycées à l’abandon depuis plusieurs années et la situation empire en 2013. Ainsi, 50 lycées franciliens sur 469 dépassent leurs capacités d’accueil. Exemple le plus criant: le lycée Michelet de Vanves compte 316 élèves de trop.  Et l’on constate dans nombre d’établissements, des problèmes de sécurité, de vétusté, d’isolation sonore qui ne permettent pas aux jeunes d’étudier dans de bonnes conditions. Ce qui joue sur le climat régnant dans ces lycées » dénonçait elle alors.

    Le probléme n’a pas changé depuis qu’elle préside la Région et assure sa troisième rentrée des lycées franciliens. Ce qui est navrant, d’autant plus que des solutions ont été recherché avec le Conseil Départemental, la ville,  le collège Saint Exupery qui dispose de place, tout en assurant aux parents que leurs progénitures intégreraient le lycée Michelet à leur sortie. Mais sans succès. Les parents sont prêt à tout, quite à s’installer à Vanves, comme le montrent les dossiers consacrés à la conjoncture immobilière, par les news magazine, à chaque Rentrée de l’été.