Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vanvesauquotidien - Page 2055

  • LE PLU DE VANVES ECHAUFFE LES ESPRITS

    Pas besoin d’être nombreux pour créer une certaine ébullition sur un sujet polémique : l’aménagement du territoire de Vanves. Une octogénaire, un riverain d’Hachette et une plaignante, tous habitants des pavillons, ont suffit pour animer une réunion où n’ont assisté qu’une douzaine de vanvéens.

     

    UNE OCTOGENAIRE, UN RIVERAIN,  

     

    UNE PLAIGNANTE… ET DES ELUS

     

    Il faut reconnaître, qu’avec le froid sibérien, et l’approche des fêtes de Noêl, assister à une réunion sur le futur PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable) de Vanves n’était pas vraiment très attirant en ce lundi soir du 14  décembre 2009. Et pourtant ce document au sigle rébarbatif pour le commun des mortels est celui qui va décider et fonder le choix du zonage et du règlement du PLU. « L’objectif est de dire quelle ville nous voulons demain, car un PLU permet de donner une vision de la commune pour les 30 prochaines années et de se donner les moyens d’y arriver » a expliqué la représentante du cabinet Codra avant de commencer à présenter les grandes lignes des 5 grands axes retenus pour ce PADD. 

    Tout était partie pour « ronronner », « power point à l’appui, Bertrand Voisine feuilletant sa présentation papier, la représentante de Codra plongée dans son exposée… jusqu’au point concernant « l’offre renforcée de logements » lorsque la plaignante demanda : « Que veut dire « bien insérés dans leur contexte bâti » et « leur permettre une évolution maîtrisée » en expliquant qu’elle cherchait à étendre son pavillon, soutenu par le riverain d’Hachette qui s’inquiétait des projets d’extension depuis que le maire avait annoncé que cet éditeur cherchait à passer de 250/300 à 700 employés sur son site vanvéen. « Vous attendez que l’on dise que « tous les pavillons soient- préservés ! »  a tenté de répondre la représentante de Codra – « On est inquiet parle projet d’extension d’Hachette. Mes beaux parents ont été expropriés de la Défense et ils en sont morts….Ces termes sont relativement imprécis et peuvent être interprétés dans tous les sens, comme cela arrangent les uns et les autres » tonnait le riverain. « Vous ne pouvez pas trouver dans le PADD une idée précise de ce qui se fera chez vous  et autour de vous » répond l’intervenante de codra. « On est dans une société où les gens ont peur de leurs voisins. Il faut bien que des règles précisent et réglementent les choses »… « et le collectif et l’intérêt général l’emportent sur les intérêts privés » ont tenté d’expliquer les deux élus Bertrand Voisine et Julien Gazel – « Qu’Hachette passe de 200/300 à 700 salariés inquiète beaucoup les riverains !… Il y a eu des erreurs architecturales énormes »  renchérit le riverain. « Le but de la municipalité est de garder ses habitants et de faire évoluer la ville » retente d’expliquer Julien Gazel. « Est-ce que vous trouvez normal que j’ai au bout de mon jardin 2 étages. Ce qui m’a fait perdre de la valeur à mon terrain ! Qu’est-ce que vous faîtes lorsque vous n’avez plus de lumière, ni de soleil » tonne alors l’octogénaire. « C’est pour cela que l’on révise le PLU. Mais nous ne sommes pas à la campagne ! » répondent les élus. « Si on parle des pavillons, c’est parce que c’était un argument électoral de Bernard Gauducheau pendant la campagne ! » réagit la plaignante qui raconte que son voisin a fait construire une demeure avec la baie vitrée de son séjour qui donne sur son jardin… sans que personne ne trouve rien à redire malgré protestations, saisines de la ville, recours

     

    « MOI JE REVENDIQUE MA PART DE SOLEIL ! »

    « Ce qui m’inquiéte, ce sont les 4500 habitants qui vont arriver à Issy les Moulineaux dans le quartier du Fort ! » commence à expliquer  l’octogénaire lorsque Bertrand Voisine demande qu’on laisse se terminer l’exposé du cabinet Codra pour ensuite continuer les débats. Mais au moment où sa représentante parle transports, stationnement…elle surenchérit en se plaignant « de ses gens qui viennent prendre le train à la gare de Clamart et garent leurs voitures chez nous ! »- « C’est pourquoi on va étendre le stationnement gênant » répond Bertrand Voisine. De même lorsque le cabinet Cobra aborde la préservation des arbres remarquables… le riverain demande : « Vous n’avez pas mis la préservation du soleil et de la lumière. Je suis prêt à mettre un panneau solaire sur le toît de mon pavillon, mais si je n’ai plus de soleil ! ». Et hop là, c’est repartit pour un tour : « Et cette tour Triangle qu’en est-il. Elle est prévue en verre et il parait qu’elle ne fera pas d’ombre ! Moi je revendique ma part de soleil ! »  - « Mais notre but à Vanves n’est pas de refaire un Plateau » répond Bertrand.

    Claire Papy, conseillère municipale (Verts) pose une question sur l’absence de pistes cyclables et de la dangerosité du Bd du Lycée…. « où les seuls à dépasser la limitation de vitesse sont les bus lorsqu’ils sont dans leur couloir » selon Bertrand Voisine qui s’est amusé à rester quelques instants devant les radars dit « pédagogiques » installés rue J.BLeuzen et Bd du Lycée : « J’ai pu constater qu’aucun véhicule ne dépassait la vitesse limite ! ». Mais voilà, après cette parenthèse, le riverain ré-attaque : « Vous nous prévoyez un avenir radieux avec le PLU » - « Mais le PLU ne prévoit rien » réplique la représentante de Codra. « La cité radieuse que vous prévoyez va éliminer les personnes âgées, car les seniors, les retraités s’en vont de la Région parisienne ! » continue le riverain. Claire Papy tente une question un peu plus relevé avec « Est-ce que le PADD peut s’articuler avec le PDU ? ».  Mais l’octogénaire embraye : «  Avez-vous prévu quelque chose pour les animaux, car on fait vraiment du slalom  sur les trottoirs ! ». Référence aux crottes.

    Mais ce n’est pas fini, car lorsque la représentante de Cobra explique les prochaines étapes de cette révision du PLU, le riverain surenchérit  : « quand est-ce que vous allez faire votre découpage » - « En février » - « Et qu’est-ce que vous avez prévu pour les pavillons ? Vous allez faire votre travail toute seule dans votre bureau ? «   - « Nous allons aller sur le terrain, travailler à partir de photos, rencontrer les acteurs de la ville … ». Et cela a continué pendant encore un bon moment sur la construction de logements, de nouveau les pavillons…Jusqu’au point d’excéder à un moment la responsable du service urbanisme, pourtant généralement très calme et sereine, qui a fait une mise au point avec justement la plaignante. « Vous auriez dû être à Copenhague plutôt qu’ici » a même lancé à un moment la représentante de Codra.    

     

     

  • A VANVES ON BRULE LA CRECHE DE SAINT REMY

    Emoi à l’église Saint Remy hier après-midi. Des individus ont mis le feu à la créche de Noël installé à gauche de la nef à côté du confessionnal. Elle a été entièrement détruite, les flammes ayant fait des dégâts énormes sur une bonne partie du mur, et détruit plus ou moins la statue en plâtre placé à côté, et l’une des plaques marquant le chemin de croix. Très curieusement, cet incident très grave ne l’a pas paru ainsi à la police nationale qui a daignée se déplacer sur les lieux vers 17H alors que les faits remontaient entre 14H et 15H. A croire qu’elle avait d’autres choses plus urgentes et plus graves à traiter…du côté de Malakoff, puisque Vanves est de plus en plus délaissée par l’attention des forces de l’ordre. Pour d’autres lieux et circonstances, elle se serait précipitée, mais pas du tout. Il parait qu’il y a dû avoir l’insistance de quelques coups de files en hauts lieux.

    L’espoir de retrouver les auteurs de ces faits reste dans la caméra de vidéosurveillance qui rayonne sur toute la place de la République. Espérons qu’elle fonctionnait au moment des faits…ou sinon à quoi sert elle ! En tous les cas ce n’est pas la première fois que cette église chère au cœur des vanvéens a été victime d’actes de vandalismes. C’était avant que son intérieur ne soit réhabilitée, obligeant le pére Morel, alors curé de Vanves, à fermer l’église durant la journée. Et c’est bien ce que risque de faire son successeur le père Vincent Hauttecoeur pour protéger cette église rénovée où des  vanvéens font souvent un arrêt, dans le cours de la journée pour méditer, prier, prendre un temps d’arrêt dans cet havre de paix alors que la vie de la ville s’agîte tout autour. Et c’était le cas hier en fin d’après midi.

     

  • A VANVES COMME AILLEURS, LE LOGEMENT AU CŒUR DES DEBATS

    Les dernières réunions publiques à Vanves ses derniers mois ont montré que les vanvéens et nos élus ont des avis quelquefois très tranchés, suscitant parfois de violents débats sur des questions d’actualités. C’est le cas avec le logement. Encore hier soir à la réunion publique sur le PLU (sur laquelle nous reviendrons), il était question de densification, de protection des zones pavillonnaires, de constructions, de logements sociaux… Contribution avec les résultats de cette enquête

     

     

    76% des maires franciliens prêt à construire !

     

    Selon une enquête réalisé auprés des 1271  maires franciliens par l’AMIF, l’AORIF  qui rassemblent des Maires pour la première, des bailleurs sociaux pour la seconde et le Secrétaire Général du CIDOL et rendu public à l’occasion des 1ére assises de l’Habitat qui se sont déroulés la semaine dernière, 76% des élus franciliens sont prêt à construire davantage, 96% des maires de petites couronne et 69% des maires de grande couronne.

     

    Leur motivation principale est de « fournir un logement à tous » (68%) suivie de « contribuer au développement de leur commune » (65%). 73% déclarent avoir des projets de logement en cours, à échéance 2010-14 représentant un nombre total de 33045  dont 2980 dans les Hauts de Seine. Ils sont surtout prêt à favoriser à 58% le logement social, à 53% l’accession libre à la propriété, 34% l’accession sociale à la propriété et à 29% la location libre. Ils déclarent s’appuyer à 64% sur les bailleurs sociaux, à 58% sur les promoteurs privés, à 52% sur les services municipaux, à 24% sur la DDE et à 12% sur la Préfecture. Sur la détermination du nombre de logements, et notamment sociaux, 88% des maires considèrent qu’elle ressort de leur compétence et 50% considèrent qu’elle peut résulter d’une concertation avec l’Etat, 32 avec une intercommunalité. Quant aux subventions de l’Etat, 73% pensent qu’elles devraient lieux tenir compte de la spécificité des territoires.

     

    La question à l’égard de la diminution des plafonds de ressources pour l’accès au logement social est plus polémique car les réponses se partagent entre « c’est une bonne chose, à condition que l’on n’oblige pas les locataires à déménager lorsqu’ils ont au-dessus » (51%) et « Ca ne peut marcher que si on développe une offre intermédiaire et libre » (51%). 71% des maires souhaitent être associé aux décisions d’implantations des opérations disposant d’avantages fiscaux destinés à favoriser l’investissement locatif , 58% considérant que ces dispositifs sont plus efficaces pour maintenir l’activité du secteur de la construction que pour construire les logements nécessaires (44%). 30% pensent que le développement de la construction de logements sociaux en PPP (Partenariat Public-Privé) est une solution à développer. Enfin 59% des maires pensent que l’application de la loi DALO serait facilitée s’ils disposaient du contingent préfectoral.  

     

    62% des maires répondent traiter les sujets fonciers au cas par cas, sans intervention publique extérieure. 54% déclarent connaître sur leur territoire des terrains publics sur lesquels des logements pourraient être construit. Sur ces terrains, les difficultés sont liées au prix (31%) et aux documents d’urbanisme (23%). Au hit parade des freins au développement de l’offre de logements  dans l’ordre : les coûts de constructions,  le coût des équipements publics supplémentaires et  le prix du foncier, le financement, les normes de constructions, les normes de HQE, les risques de recours contentieux, l’opinion des électeurs, les délais qui empêchent de présenter des résultats au cours d’une même mandature. Ils ont classés dans l’ordre comme propositions d’amélioration : Mise à disposition des fonciers publics, possibilité de densifier en zone urbaine, simplification des procédures d’aménagement public, développement de l’intercommunalité, développement du bail emphytéotique administratif pour construire des logements sociaux sur les terrains de l’Etat.