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vanvesauquotidien - Page 1957

  • INSTALLATION DU NOUVEAU COMMISSAIRE DE VANVES

    Jamais il n’y a eu autant de police dans les rues de Vanves en ce début de semaine. Mardi, c’était autour du chantier Cabourg avec une descente d’une cinquantaine de policiers et inspecteurs pour trouver des travailleurs au noir. Sans succés, puisque les entreprises intervenantes sur ce chantier sont en régle. Mais tout le secteur était sérieusement bouclé. Le lendemain, Mercredi matin, c’était autour de la Mairie,  pour l’installation officielle de Camille Chaize nouveau commissaire de Vanves depuis le 1er Septembre 2010  lors d’une bréve cérémonie  dans le square de la Mairie en présence du sous préfets et des maires de Vanves et de Malakoff, ainsi que l’ensemble de la municipalité, du conseiller général et de nombreuses personnalités. Mais une cérémonie très importante, comme dans diffférents corps de l’Etat avec un caractére quelque peu religieux selon un observateur. Dans ce cas,  la commissaire prend la direction non seulement du commissariat mais aussi de ses hommes et de ses femmes qui la reconnaissent comme leur chef. Cette cérémonie s’est déroulée simplement : Arrivée du sous préfet d’Antony avec le directeur de la DTPP, et les deux maires, salue au drapeau, marseillaise, revue des troupes. Lecture par le DTPP de l’ordre de mission confiée à la toute nouvelle commissaire qui l’accepte. Prise de comandement par la nouvelle commissaire qui passe en revue ses troupes et salue le drapeau. Et vin d’honneur offert par le commissariat dans la salle des fêtes de la mairie.

    Camille Chaize devait se souvenir hier de cette phase de Maurice Grimaud préfet de police de Paris durant les événements de Mai 1968 que sa promotion de l’ENSP a choisit comme parrain : « être policier n'est pas un métier comme les autres ; quand on l'a choisi, on en accepte les dures exigences, mais aussi la grandeur ». Une phrase rappelée par brice Horefeux, ministre de l’intérieur qui ajoutait le 21 Juin dernier : « Devenir commissaire de police, ce n'est pas faire un choix professionnel comme un autre.  C'est s'engager dans la voie de l'exigence, de l'exemplarité, de la volonté en permanence tendue vers un seul et même objectif : servir nos concitoyens en défendant la première des libertés, la sécurité. Ce n'est certainement pas la voie de la facilité que vous avez décidé d'emprunter, mais c'est une tâche exaltante que vous avez choisie d'assumer. Elle consiste à répondre, sans faillir, à une triple attente de la population : une attente de protection, une attente d'autorité et une attente de justice ».

  • PROJET D’ETABLISSEMENT ET EVALUATION AU ROSIER ROUGE DE VANVES

    Vanves Au Quotidien vous a présente hier, le projet du Projet du Secours Catholique et du Rosier Rouge avec la société Toit et Joie qui devrait renforcer la vocation social de ce quartier avec la maison relais pour adultes handicapés Simon de Cyréne, mais aussi d’autres qui pourraient voir le jour grâce à des opportunités foncières.  0ccasion aujourd’hui de dresser le bilan de  3 ans de Rosier Rouge pour Pierre Nicolas son directeur qui avait pris la successsion de M.Dos Santos durant l’été 2008 et lancé la rédaction d’un projet d’établissement. Sachant que les événements du jour sont l’installation officielle du nouveau commissaire de Vanves, Camille Chaize qui est sorti Major de sa promotion de l’ENSP en Juin 2010, et la parution livre sur le lycée Michelet  « Michelet entre cours et jardin » édité par les Editions du Bout de la Rue que l’on peut trouver chez certains libraires de Vanves.  

     

    « 2008 a été consacré, au-delà de l’accueil habituel qui représente du travail, à la réalisation du projet d’établissement, qui est imposé par la loi du 2 Janvier 2002 dans tous les établissements sociaux ou médico-sociaux. Le Rosier Rouge ne reléve pas de cette loi, car il est encore à part, néanmoins cela nous a apparu nécessaire de le faire. Non pas qu’il n’y ait pas une organisation bien définie, elle existait bien avant mon arrivée, mais elle n’était pas formalisé, il n’y avait pas de document à opposer aux autorités et tutelle. C’est pourquoi nous avons fait ce travail de rédaction  du projet d’établissement en équipe, ce qui a pris 6 à 8 mois. Il existe maintenant » explique Pierre Nicolas, son directeur. La seconde étape s’est déroulé  en 2009/10, lorsque l’équipe du Rosier Rouge a réalisé l’évaluation interne, c'est-à-dire qu’elle a évaluée ses prestations,  en essayant de répondre à ces questions : «  Est-ce que ce que l’on produit, offre comme services, correspond aux besoins des résidents ? Est-ce que c’est fait à un coût raisonnable ? Est-ce qu’on le fait de manière professionnelle ? ». 

    Cette démarche est arrivée à son terme, aidé par un consultant, auxquels ont été  associées les bénévoles, les salariés et les résidents. Une restitution officielle est prévue le 23 Septembre 2010. « Nous aurons ainsi la restitution de cette évaluation en le rapprochant du futur projet : En quoi nos conclusions vont permettre d’enrichir ce nouveau projet. J’ai la chance d’avoir récupérer un établissement qui était très bien géré avant moi et qui était en bonne santé à tout point de vue. C’est pour cela que l’on est relativement optimiste dans ce futur projet. Il ne vient pas compenser des manques, mais apporter un plus ! » indique t-il.

    Pour le reste, le Rosier Rouge a ressenti quelque peu la crise : « l’évolution se traduit par moins d’étrangers qui viennent – entre 15 et 20% habituellement – des pays d’Afrique et du Magrheb. Depuis 2 ans, nous avons constaté une nette diminution de ces résidents, ce qui a provoqué une moindre activité pendant quelques mois. Mais cela a été ré-ajusté avec l’arrivée de français de métropole qui reste moins longtemps, donc un turn-over très important, donc plus de travail, d’entretien dans les chambres, et des gens avec lesquels nous n’avons pas le temps de s’attacher et de s’habituer ». Ainsi le Rosier Rouge accueille beaucoup plus de personnes en nombre mais pour des durées de séjours plus courtes, ce qui distant les liens.

  • LE ROSIER ROUGE INNOVE A VANVES AVEC UN PROJET TRES SOCIAL

    Avec le projet de maison relais pour adultes handicapés de l’association Simon de Cyréne rue d’Issy construit sur une partie des terrains du prieuré des Sœurs Bénédictines, un autre projet est train de voir le jour et concerne le Rosier Rouge. Il s’agirait de construire 130 logements à vocation sociale sur une partie du terrain de ce foyer d’accueil pour familles d’hospitalisés à l’arrière du bâtiment actuel et le long de la rue du chevalier de la Barre. En développant notamment pour 20 d’entre eux, un service d’hospitalisation à domicile.

     

    « Le Secours Catholique dispose d’un certain patrimoine immobilier en France dont il n’utilisait pas toutes les possibilités. Il a considéré ses dernières années qu’il fallait faire quelque chose utile de ses terrains. En Ile de France, parmi ce patrimoine, il y a ce terrain qui jouxte celui du Rosier Rouge et sert de dépôts de vêtements, une activité en baisse, qui ne parait pas indispensable de maintenir, surtout lorsqu’il y a moyen de faire beaucoup plus et mieux » indique Pierre Nicolas, directeur du Rosier Rouge.  Voilà un an et demi, les responsables  de cette association ont décidé de récupérer ce terrain pour faire une opération immobilière. « Je leur ai dit que ses bâtiments allaient occuper tout notre jardin, ce qui créera un préjudice au Rosier Rouge sans apporter rien de plus. Nous avons négocié avec eux pour qu’il construise certes, mais en créant un lieu qui soit dans la continuité des activités actuelles du Rosier Rouge » ajoute t-il.

    Comme il n’est pas question  que le Secours Catholique réalise lui-même ses travaux, il a décidé de  traiter avec un bailleur social qui assurerait cette construction et louerait les locaux au Rosier Rouge. Après un appel d’offres, ses responsables ont trouvé un bailleur social : Toit et Joie. « Cet organisme va construire deux bâtiments, l’un derrière le Rosier Rouge, sur un terrain qui se trouve à la fois sur Issy les Moulineaux et Vanves, avec 110 logements, sur 3 ou 4 étages ; et l’autre sur le parking à droite de l’entrée du Rosier Rouge, plus petit avec 20 logements. Nous aurons ainsi 130 logements nouveaux.   Faire ainsi  du logement social, c’est rester dans la continuité de la vocation du Rosier Rouge, autour de la maladie et des soins. Donc, ce projet doit favoriser les soins et permettre aux gens de profiter de la proximité des hôpitaux parisiens pour accéder à ces soins ».

     

    UN GRAND BATIMENT AVEC UNE TRIPLE VOCATION

    Dans le bâtiment arrière, il est prévu tout d’abord une quinzaine d’appartements en extension de l’activité du Rosier Rouge pour des longs séjours. « Dés que l’on dépasse 3 mois de séjours, les résidents tournent en rond, ont un peu marre de la vie collective, veulent plus de confort et des chambres plus grandes. Ce sera l’occasion de mettre à leur disposition des logements d’une pièce ou deux pièces (entre 15 et 25 m2) avec kitchenette » explique t-il. Ensuite une quinzaine d’appartements (studio ou T2)  seraient réservés aux parents isolés pour lesquels l’enfant est malade et nécessite des soins à l’hôpital. « Ce sera une forme d’accompagnement individualisé pour des jeunes parents ». Enfin les 90 logements restant seraient réservés à des étudiants ou à des travailleurs dont les revenus ne leur permettent pas d’accéder au logement social en région parisienne, et qui interviennent dans le secteur médical, infirmières, aides-soignants, médecins étrangers en formation… « Tout un personnel dont l’hôpital a besoin et qui ne vient pas  en région parisienne, parce qu’ils n’ont pas les moyens de se loger. Dans le cadre d’un partenariat avec l’AP-HP, et d’autres organismes, nous pensons mettre à disposition ses logements pour des durées variables (6 mois, un ou deux ans)  en attendant que ses personnes trouvent un logement.  Sur ce site, il y aura à la fois des personnes malades, d’autres qui les accompagnent ou qui les soignent. Nous espérons par là même créer une émulation, une solidarité interne, et peut être rajeunir notre bénévolat. D’autant plus que les logements seront mélangés, afin de faciliter l’intégration des plus isolés et de créer des liens sociaux entre les familles » indique t-il.

    UN RELAIS PARENTAL D’EDUCATION

    En complément, au rez de chaussée de ce grand bâtiment, il est prévu d’aménager un relais parental d’éducation, c'est-à-dire un lieu qui ne soit pas une créche, mais une halte garderie, les enfants étant confié pour l’accueil durant la journée, à des assistantes familiales. En plus de cet accueil individualisé, il permettrait de recevoir les enfants 3 ou 4 fois par semaine car il  sera ouverte à d’autres personnes extérieures, mais aussi d’organiser 2 ou 3 soirs par semaine des rencontres entre parents et des professionnels pour échanger sur des questions d’éducations et pour s’apporter mutuellement des solutions. L’entrée de la halte garderie s’effectuera du côté de l’avenue du Général de Gaulle ainsi que pour le  parking de 42 places qui est prévu. « Au-delà du logement, nous souhaitons offrir des services, ouvrir la restauration plus largement (grâce à une cafeteria où l’on pourra acheter des plats préparés ou se restaurer), et des animations comme le fait déjà le Rosier Rouge avec son personnel salarié et les bénévoles. Nous  restons dans l’esprit du Rosier Rouge et de ses missions d’origine en les adaptant aux besoins d’aujourd’hui, de l’hôpital, des malades, et de l’environnement local ».

     

    20 LOGEMENTS POUR HOSPITALISATION A DOMICILE

    Dans le bâtiment de 20 logements qui sera construits sur une partie du parking actuel, le Rosier Rouge souhaite accueillir des malades en hospitalisation à domicile, c'est-à-dire des personnes actuellement hospitalisés mais qui ne nécessitent pas des soins permanents ou une hospitalisation permanente. « Ils pourront rester au Rosier Rouge durant la journée et bénéficier de l’hospitalisation à domicile sur place – c’est l’hôpital qui déplace !  Ce sont généralement des malades atteints de cancers qui auront 2 visites quotidiennes de l’hospitalisation à domicile de l’AP-HP ou d’un autre organisme, Santé Service, qui couvre tout le département et prodigue les soins nécessaires et élaborés que nous ne faisons pas au Rosier Rosier car on ne souhaite pas se médicaliser » indique t-il en reconnaissant que « c’est un concept nouveau  : Aujourd’hui l’hôpital est payé à l’acte, mais le séjour du malade dans l’hôpital est très mal rémunéré. Plus il reste, plus il coûte cher à l’hôpital, au niveau de l’hôtellerie. C’est pourquoi on voit de plus en plus les hôpitaux fonctionner en hôpital de jour. Mais pour d’autres, les soins sont apportés et prodigués à domicile, à condition qu’il soit bien équipé sur le plan sanitaire et même électrique. Comme nous recevons des ressortissants des DOM-TOM, de Polynésie, ils pourront ainsi bénéficier de ce nouveau service. Et nous continuerons à fournir les autres services en prenant  en charge l’hôtellerie,  en favorisant et en encadrant ces visites quotidiennes, avec sûrement un médecin ou un infirmier coordinateur afin d’orienter et évaluer les situations ».

     

    UN PLUS POUR VANVES

    Ainsi la vocation social de ce quartier va se renforcer  avec ce projet qui est en pleine phase d’élaboration et  d’études sur de nombreux points, et sur lesquels travaillent le Secours Catholique, Toit et Joie, l’architecte, le cabinet Houard, partenaire habituel du Secours Catholique, le Rosier Rouge. Tout a été prévu pour bien enserrer dans ce quartier ces nouvelles constructions : « Le bâtiment le plus visible de l’extérieur sera celui construit sur le parking (R+3), l’autre étant caché par les bâtiments du Rosier Rouge et voisins (R+6).  Un enduit qui est isolant et permet de garder une couleur blanche sera utilisé ainsi que des briquettes pour rappeler le ton de la pierre du Rosier Rouge pour ses bâtiments HQE qui disposernt de panneaux solaires pour l’eau chaude, d’une isolation par l’extérieur, de vitrages adaptés et fenêtres isolantes » indique Pierre Nicolas pour qui « ce projet est un plus pour Vanves ! ».