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stade de vanves - Page 125

  • VANVES A PERDU LE FONDATEUR DE VANVES CYCLO CLUB : MICHEL LAUNAY

    Michel Launay est décédé le 22 octobre, il avait 73 ans. Avec cette disparition du Président fondateur de Vanves Cyclo Club, section du Stade de Vanves, c’est tout un pan de l’histoire du vélo et du cyclotourisme à Vanves qui revient à l’esprit de beaucoup de vanvéens : Les sorties du dimanche, la course cycliste dans les rues de notre commune, véritable petit critérium dont Vanves Au Quotidien a rappelé le souvenir durant le tour de France 2011,  le cyclo-cross dans le parc Pic qui se déroulait toujours après le cross du Pèlerin en Décembre.  « Michel a passé toute sa vie professionnelle à Vanves comme coiffeur, dans le salon de son père d'abord, puis dans celui de sa sœur et enfin dans divers salons de la ville. La retraite venue, avec son épouse qui travaillait à la ville, il est parti vivre dans leur maison d'Eure et Loire » raconte Michel Colombier qui l’a très bien connu

     

    Vanves Cyclo a commencé en 1979/80 à l’initiative de Michel Launay et d’une bande copains dont Michel Colombier, Luc Arias et plein d’autres. Il avait fait paraître à l’époque un article dans Vanves Infos pour lancer son club qui est passé très vite de 5/6 à une soixantaine de membres. Ils faisaient du vélo tous les dimanches matins dans différents groupes, dés 8H pour les plus sportifs qui pédalaient sur 80 à 100km, à 9H pour ceux qui souhaitaient se ballader sur 50 km. Un groupe de 7H avait même été créé pour les mordus du guidon qui parcouraient 120 130 km dans la matinée. Il a commencé à organiser des rallyes cyclotouristiques avec la FFCT (Fédération Française de Cyclo Tourisme) en Septembre/Octobre qui n’avait rien à voir avec une course cycliste. Ils se déroulaient dans une ville des Hauts de Seine à chaque fois différente, où jouaient beaucoup les notions de kilométrage, de présence et du nombre de participants par clubs… pour remporter les coupes.

     

    Il a lancé des « villes à villes » qui consistait à partir à 6H du matin, pour parcourir 150 km, le groupe de cyclistes étant suivi par une camionnette balai, pour se terminer dans un restaurant avec les épouses et les enfants qui avaient été amené par car. L’un des plus grands souvenirs de ses cyclistes amateurs restera ce rallye qui s’est terminé dans la cour de l’annexe de Elysée, quai Branly, avec le Cyclo Club de l’Elysée, après une ballade dans Paris et sa Banlieue. Ils étaient revenus avec une magnifique coupe offerte par François Mitterrand. Il a aussi organisé, mais pas longtemps, pour des raisons de sécurité, la « matinée des enfants de Vanves » : Il s’agissait d’une promenade à vélo dans les bois de Clamart ou de Verrières pour ses enfants qui faisaient plutôt du vélo sur les trottoir…

     

    Ce club a été à l’initiative de deux manifestations sportives qui étaient de grands rendez vous vanvéens : Le Grand Prix de Vanves, véritable critérium vanvéen qui avait lieu généralement le premier vendredi soir de Juin dans les rues de la commune avec un départ et une arrivée une année sur deux, soit sur le Plateau, soit prés du Centre Ancien, pour ne pas faire de jaloux parmi les cmmerçants qui distribuaient beaucoup de primes. Mais il a dû être arrêté pour des raisons de sécurité, d’intolérance des riverains des rues empruntées et des automobilistes,  car la ville était bloquée toute une soirée, et les bènévoles manquaient pour assurer la sécurité du parcours. L’autre était le « cyclo cross » dans le parc F.Pic qui profitait des pelouses et allées défoncés par le cross du Pèlerin le dimanche précédent pour lancer les coureurs sur un terrain accidenté. Du VTT avant l’heure….

     

    Puis ce club qui réunissait ses membres chez la mére JO au Tout va bien (maintenant l’amandine), chez Luc au Relais de Vanvres ou chez Maguy prés du cimetière, a périclité du fait du manque de relais lorsque Michel Launay est partit en province où il a donné son dernier coup de pédale ses derniers jours. Il fallait rappeler son souvenir car il y a encore beaucoup de nostalgiques de cyclotourisme à Vanves et de cyclistes passionnés à qui un tel club manque au Stade de Vanves

  • VANVES ET LA GENESE DE SES ASSOCIATIONS : LE STADE DE VANVES EN PLEINE FORME A 70 ANS

    Nous continuons notre voyage dans le temps des associations  avec le Stade de Vanves qui pour ses 70 ans, a vécut cette année 2011 une révolution avec un changement de président mais aussi de style dans le management de cette association omnisports qui devrait bien la faire entrer dans le XXIéme siécle, avec beaucoup d’initiatives nouvelles externes  comme des journées portes ouvertes (9 et 10 Septembre), ou internes….Mais pas d’anniversaire comme pour ses 50 bougies en 1991.

     

    La municipalité dirigée par Frédéric Pic avait lancé dés 1939, l’idée de regrouper toutes les sociétés sportives locales en une seule. Mais la guerre de 1939-40 retarda quelque peu cette fusion souhaitée, car la ville avait même retenue et commencée à aménager en 1938 des aires de jeux dans l’ancien bois et les carrières voisines de la maison de santé du docteur Falret (actuel PMS André Roche). La municipalité avait même pris des dispositions à l’époque pour défendre ces terrains contre l’expansion immobilière. Le stade de Vanves fut donc créé le 3 Janvier 1941 par M.Landon alors président de la délégation spéciale qui dirigeait la ville, grâce au rassemblement de plusieurs associations scolaires, l’Amicale Saint Remy, l’Eveil Vanvéen, l’Amicale Sportive, le Club Athlétic et Nautique de l’Imprimerie Rap, La Jeunesse Répblicaine, l’Aéro-club. Ce n’était pas encore le Stade de Vanves, mais la Société Municipale d’Education Physique et des Sports.

     

    A l’époque il n’existait qu’un semblant de stade et un champ de tir sur ces trois plateforme, la guerre retardant les travaux d’aménagements initiés par la ville avec l’ouverture dés 1942 de deux terrains d’entraînement. Un match de football international s’est même  déroulé à la fin de la guerre contre une équipe anglaise, suivi par deux journalistes britanniques qui avaient noté : « Vanves banlieue sud de mille âmes possède un stade coquet au milieu d’arbres et de verdure sur lequel ses joueurs se battent avec régularité et enthousiasme pour l’accession aux divisions supérieures ».

    Cette société sportive comprenait alors prés de 250 membres actifs répartis dans les sections football, qui disputa le championnat de Paris en 1943, Danse rythmique et culture physique (réservée aux femmes), ping-pong, tennis, basket-ball, tir, cyclotourisme, colombophile et même une section « préparation militaire » pour former les jeunes à la théorie militaire et l’entraînement.

     

    Mais à la Libération, les nouvelles autorités françaises issues de la Libération obligèrent le Stade de Vanves à refaire sa déclaration de naissance à la Préfecture et à remplacer son premier président, par Eugène Baudoin. C’était l’époque où l’on commençait à parler du Stade de Vanves dans la presse avec ce titre « Vanves l’éternel second » car la section de football créée par Georges Sarzac – le monsieur qui a tenu le manége du parc F.Pic pendant des années en offrant des bonbons aux enfants – évoluait en première division régionale à la seconde place derrière l’équipe du XVIéme de Clamart. Elle comprenait 10 équipes et resta longtemps en première division régionale, jusque dans les années 60, non pour ses exploits mais parce qu’elle disposait d’un « stade entouré », avec tout de même une montée en « promotion d’honneur » en 1959 et 1960. A cette époque, André Roche, futur maire de Vanves entraînait l’équipe des minimes.

     

    L’athlétisme a permis au Stade de Vanves d’être classé 4éme club derrière le Racing Club de France, le Stade Français et le Puc et a compté parmi ses licenciés, Bazien (en 1943 et 44), Butet au Javelot, Radouane Bouster, Pierre Levisse. Le Basket était en demi finale de la Coupe de France Juniors en 1969. Le Hand a été finaliste de la Coupe du Championnat de Paris … Grâce à des dirigeants comme Jacques Thibault, Claude Lemel, André Roche, Marcel Theveny, Georges Sarzac, Paul Vittori… suivi par les Magne, Saccard, Debat, Jaunas qui nous ont quitté récemment, les Cottard, Laubier, Ollier, Rigaud, Praud, Lherminier, Tournier, Dingreville,  et maintenant  les Chauvet, Jurado, Vignal, Billat, etc … « 70 ans de sports, cela fait beaucoup de dirigeants qui ont consacré une part appréciable de leur vie à l’éducation, à l’encadrement des sportifs de tout âges, de toutes conditions. Cela fait un nombre considérable de jours, d’heures, de dévouement, de don soi généreusement prodigués pourrait redire » le regretté Maurice Magne comme pour ses 50 ans.

  • AU FIL DE L’ETE 2011 A VANVES : LE DEPART DISCRET A LA RETRAITE D’UN GRAND MONSIEUR

    Un grand fonctionnaire territorial au service des sports est parti en retraite un certain 8 juillet, sur la pointe des pieds, après 40 ans de dévouement à la ville de Vanves : Gérard Clérin. A cette époque son fils s’est marié le jour où l’Union des Fédérations d’Aikido se réunissant pour attribuer les grades de haut niveau,  ont à l’unanimité attribué le grade de 7ème Dan à Gérard Clérin pour son expertise technique mais également son engagement pour le développement de l’aikido, de l’aikibudo et des disciplines affinitaires en France et autour du globe. Cette nomination en fait le 2ème plus haut gradé en Aikibudo dans le monde, et il est toujours au Stade de Vanves… Commençons par ses 40 ans passés à Vanves

     

    I – « IL S’EST OCCUPE DES EQUIPEMENTS SPORTIFS COMME SI C’ETAIENT LES SIENS ! »

     

    L’ensemble des stadistes et des élus, le Comité Directeur du Stade de Vanves ont rendu un hommage appuyé avant les vacances au directeur du service des sports qui a souhaité rester discret et ne pas se lancer dans de grands discours. C’est son fils, Emmanuel,  lors de la remise des Trophées qui a rappelé sa carrière : Il a été diplômé de l’Ecole d’Aéronautique, certifié Arts et Métiers en organisation scientifique du travail et Ingénieur eau et assainissement. Il s’est orienté vers le sport lors de son service militaire dans l’armée de l’air avec le diplôme de moniteur d’entraînement physique militaire. A l’INS (Institut National du Sport, futur INSEP), il a obtienu le titre de gestionnaire de piscine, centre sportif et de loisirs (BEESAN 1° BEES 2°). Il a encadré des colonies de vacances et séjours à l’étranger de 1964 à 1968, enseigné l’EPS à la Ville de Paris de 1968 à 1971 pour l’Eduction Nationale. Voilà pour la formation et le CV.

     

    Directeur des Sports à Vanves, il est à l’origine de la création du service en 1971 et de l’actuel ANDISS, lorsque André Roche était le maire de notre commune qui avait recruté cet ingénieur en eau et assainissement pour mettre en place ce traitement révolutionnaire de l’eau de la piscine municipale. Il est arrivé lorsque la piscine municipale ouvrait ses portes  - Elle a été inauguré le 16 Novembre 1971 -  voilà 40 an. Et repart après avoir mené à bien en 2005/06 la rénovation des instalations techniques de traitement de l’eau et du chauffage remis aux normes. « Notre systéme de traitement de l’eau consiste tout d’aborc en une filtration sur sable, ensuite par une désinfection par ozonation. C’est un systéme peu employé dans les piscines dont l’originalité provient de l’opération de désinfection qui se réalise en dehors du bassin tout en assurant un pouvoir permanent dans ce milieu » expliquait il en Novembre 1981 dans la Tribune Régionale dans une rare interview accordée à un journaliste en précisant que « chaque jour, 65 m3 d’eau étaient renouvelés et tous les trimestres, une vidange était réalisée avec lavage et désinfection des parois et des bassins ». Il était devenu le spécialiste, aux yeux de ses pairs de cette technologie, que beaucoup sont venus voir sur place et se faire expliquer, à l’époque.

    Il a été le précurseur de l’activité bébé nageur en 1973, a crée le programme de natation scolaire en 5 ans afin que les enfants sachent nager à leur entrée au collège – en venant s’initier à la natation une fois par semaine. Une génération, et même plusieurs, vanvéens lui sont reconnaissant de leur avoir fait surmonter une certaine peur de l’eau, notamment grâce à Maurice qui est partit plutôt à la retraite.  En 1977, il a permis à la ville de récupérer la conduite de l’enseignement du sport dans les écoles élémentaires et a mis en place un programme pédagogique innovant. Instigateur des Contrats-Bleus qui deviendront l’ARVE, le CEL puis le PJC qui seront repris au niveau national, il a  crée en 1998 les premiers stages sportifs externés à Tignes pour le ski et à Chamonix pour l’alpinisme où il encadre des enfants de 10 à 17 ans dont certains trouveront leur vocation dans le sport.

     

    Il a mené à bien de nombreux chantiers  depuis la construction du gymnase Maurice Magne, jusqu’aux transformations importantes de la piscine municipale, du PMS André Roche avec la construction de deux murs de soutainement pour remplacer le talus des trois plateformes qui lui a donné son aspect actuel, la remise aux normes du terrain de football annexe en mélange terre-sable stabilisée en une surface de jeu en sable fillerisé de schiste de houille stabilisé mécaniquement,  la réfection de la piste d’athlétisme qui est passé d’un revêtement en cendré à un revêtement synthétique tous temps, de 5 à 6 couloirs avec extension de la ligne droite et réaménagement des aires de concours (saut en longueur, javelot…), la construction d’un nouveau pavillon pour les Boules Lyonnaises et le tennis….avec d’importants travaux d’éclairage et d’électrivité, deux courts de tennis couverts très attendus (depuis 20 ans) qui sont venus compléter cet aménagement  en 2006, et l’aménagement du terrain de football annexe en synthétique qui se termine.

     

    Il a connu 5 maires,  avec lesquels il a travaillé en bonne inteligence, même si ce fut particulièrement difficile avec l’un d’entre eux qui a tenté de s’en séparer, et il a survécu à l’alternance politique. Grâce à sa droiture, même si son caractère n’était pas toujours facile, il a tenu bon la barre du service des sports, récupérant la direction des travaux réalisés dans les équipements sportifs malgré les réticences des services techniques à l’époque. Parce qu’il connaissait et maîtrisait très bien les connaissances nécessaires pour refaire par exemple une piste d’athlétisme  dans les régles de l’art notamment. «  J’ai toujours dit que je dormais de mes deux oreilles avec lui. Il s’est occupé des équipements sportifs de la ville comme si c’étaient les siens. Vous en avez toujours pris soin ! » a confié Bernard Gauducheau aux stadistes lors de la remise des Trophées 2011 à son propos. Et ce fut le cas d’André Roche, de Gérard Orillard, de Guy Janvier même si ce fut peut être difficile au début.