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  • L’EVENEMENT DE L’ETE 2025 : LA BAIGNADE DANS LA SEINE DONT ONT PROFITE QUELQUES HABITANTS DE VANVES

    Il a sûrement quelques vanvéens parmi les plus de 80 000 personnes  qui se sont baignées dans la Seine depuis l'ouverture le 5 juillet de trois bassins au bras Marie (4e arrondissement, centre), à Grenelle (15e, ouest) et à Bercy (12e, est) selon la mairie de Paris qui évoquait « un succès populaire (qui)  témoigne d’un véritable désir de lieux de vie ouverts, partagés et apaisants », en soulignant une « avancée majeure pour le bien-être des habitants », malgré 13 jours de fermeture en raison d'intempéries, en Juillet. Seulement 12 354 personnes étaient venues plonger dans l’eau à 24 degrés du fleuve parisien durant les deux premières semaines de juillet.

    L’arrivée des baigneurs dans la Seine a été tardive mais pleine de succès durant la semaine du 15 août. Dans les trois bassins, Bercy, Bras Marie et Grenelle, près de 23 500 entrées ont été comptabilisées entre le 11 et le 18 août 2025. Et cela « sans aucun événement indésirable grave d’ordre infectieux (bactériologique ou viral) occasionné par une baignade dans la Seine pendant la période de surveillance estivale n’ait  été signalé cet été », a fait savoir l’ARS (Agence Régionale de Santé). « La ville a mis en place avec l’ARS  un protocole de surveillance fin, une surveillance quotidienne, quasiment heure par heure. Il était clair qu’on ne prendrait aucun risque, comme nous l’avons fait l’année dernière pour les athlètes », a rappelé Pierre Rabadan, adjoint à la maire de Paris chargé du sport.

    Devant le succès de cet événement de l’été 2025, en Ile de France, la mairie de Paris réfléchit à prolonger l’ouverture au-delà du 31 août, d’une à deux semaines. Malgré les études de la Ville pour maintenir la Seine ouverte quelques jours supplémentaires, la décision revient in fine au préfet d’Île-de-France.

    Le coût de cette prolongation est par ailleurs au cœur des discussions. Pour rappel, plus de 1,4 milliard d’euros ont été injectés par l’État et les collectivités pour dépolluer la Seine, dans le cadre des Jeux de Paris 2024. Une trentaine de villes du Grand Paris ont déjà signifié leur intérêt pour proposer, elles aussi, la baignade gratuite et surveillée dans la Seine. Selon Libération, la métropole s’est déjà engagée à apporter une aide financière à ces projets sans détailler les noms des communes ni le calendrier.

  • LES HABITANTS DE VANVES POURRONT DES CET ETE SE BAIGNER DANS LA SEINE

    Dès l’été 2025 à Paris et dans le Val-de-Marne, les vanvéens comme des franciliens pourront se baigner en toute sécurité, grâce au Plan Baignable lancé en 2016, dans la Seine et la Marne.  100 ans après son interdiction dans la Seine, 55 ans dans la Marne. Cette possibilité repose sur une amélioration massive de la qualité de l’eau, une modernisation des réseaux d’assainissement et une gestion rigoureuse des usages du fleuve. «La reconquête de la Seine est une ambition très ancienne. Et les Jeux de Paris 2004, nous ont donné un calendrier ambitieux, c'est une thématique de réussite et surtout un héritage, puisque nous avons montré que la Seine est désormais baignable. Nous avons réussi ensemble là où beaucoup nous voyaient échouer !» déclarait Marie Barsacq, ministre des Sports, lors d’un  Comité de pilotage du Plan Baignade qui a permis de faire le point avec l’ensemble de ses acteurs,  SIAAP, ville de Paris, les conseils départementaux,  MGP…. «Se baigner dans la Seine ou la Marne ne sera plus un souvenir d’archives mais une réalité quotidienne. Ce projet est une victoire collective pour l’environnement, la santé publique et la qualité de vie des franciliens» soulignait Marc Guillaume, préfet de région. Mais pour y arriver, il a fallu investir plusde1,1 Milliards d’euros depuis 2016 pour moderniser les infrastructures d’assainissement..

    Ces investissements ont permis de réduire de 30 à 40 % les rejets d’eaux usées lors des épisodes pluvieux, de multiplier par 20 à 30 le rythme annuel de correction des mauvais branchements détectés, de raccorder l’ensemble des bâteaux et ports parisiens au réseau d’assainissement, de créer 40 à 50 hectares de nouveaux espaces verts sur le territoire du plan baignade, d’améliorer significativement la biodiversité (36 espèces de poissons recensées aujourd’hui contre 14 en 1990)…..

    A Paris, trois sites de baignade, gratuits et sécurisés, seront ouvert à Paris dès le 5 juillet 2025 (jusqu’au 31 août), sachant qu’ils seront fermés les jours où les conditions ne permettront pas d’assurer la sécurité des baigneurs : courant important, qualité de l’eau insuffisante, pluies trop abondantes.... Les baigneurs évolueront directement dans le fleuve, dans un environnement peu aménagé contrairement au site de la Villette où les personnes nagent dans un bassin fermé, alimenté par l’eau du canal. Au Bras Marie (Paris Centre),  au pied  du pont Sully et face à l’Île Saint-Louis, dans un environnement naturel et patrimonial exceptionnel. A Grenelle (15e)  face à l’Île aux Cygnes, à quelques encablures de la Tour Eiffel qui accueillera les usagers sur de larges pontons où se trouveront un solarium et un bassin sécurisé pour les familles et les enfants (profondeur 40/60cm). Et Bercy (12e)  face à la Bibliothèque François-Mitterrand, avec deux bassins, des équipements complets et une plage urbaine.

    Dans le Val de Marne, deux sites ouvrent dès le 28 juin 2025 à Maisons-Alfort  au niveau du square de Petits Pirate, près de la passerelle Charentonneau avec deux bassins (enfant et adulte), des installations variées ainsi qu’un cadre verdoyant et soigné pour une expérience des plus agréables. Et à Joinville-le-Pont, sur le site historique de la plage du banc de sable, au port intercommunal de plaisance. À terme, 14 sites de baignade sont envisagés sur la Seine  (7) et la Marne  (7) dans le département, faisant du Val-de-Marne un territoire pilote en matière de baignade naturelle. Ainsi il est envisagé la création pour l’été 2026 de deux autres sites à Bry-sur-Marne et au Perreux-sur-Marne.

    A l’aval de la Seine, des efforts se déploient désormais pour essayer d’ouvrir des sites de baignade à l’île Monsieur [Sèvres)  et à l’Ile Saint Denis à l’horizon 2027-2028

  • VANVES PAS A L’ABRI DE L’IMPACT D’UNE CRUE DECENNALE

    A l’occasion de la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe naturelle, le 13 octobre, par l’intermédiaire  de son Institut Paris Région (ex-IAU IDF) a proposé  pour la première fois aux Franciliens d’accéder sur son site web,  à une carte interactive permettant de visualiser l'impact d'une crue des quatre grandes rivières d'Île-de-France sur leur lieu de vie : la Seine, la Marne, l’Oise et le Loing.

    Cette cartographie dynamique permet à tous les riverains de ces cours d’eau de savoir, en fonction de l’adresse qu’ils auront saisie dans la barre de recherche, quelle sera la hauteur d’eau estimée à cet endroit, en fonction de différents niveaux de crue. Cette cartographie permet également de visualiser les impacts des inondations sur leur commune et sur certains équipements (école, hôpital, mairie, industrie…). Vanves qui est sur les hauteurs, ne devrait pas être inondé, la crue centenale de 1919 ayant mené la seine jusqu’au niveau de la route des Gardes à Issy les Moulineaux c’est-à-dire au bout du BD du lycée à Corentin Celton et la Mairie d’Issy les Moulineaux.

    Mais elle n’en sera pas moins impacté une crue équivalente ou légèrement supérieure à celle de 1910 pourrait toucher directement jusqu’à 900 000 personnes et 730 000 emplois, car les impacts d’une inondation majeure seraient ressentis bien au-delà des zones inondées.  Les réseaux d’électricité, de transport routier et ferré, les services d’eau potable et d’assainissement seraient largement touchés. L’activité économique serait ralentie.. Et le territoire mettra plusieurs mois voire plusieurs années à se remettre sur pied. «Il s’agit de faire de la cartographie inondation non plus seulement un objet technique mais un outil attractif, que l’utilisateur peut facilement s’approprier en y projetant son vécu (son logement, son entreprise, sa commune, ses services) et en présentant les enjeux sur son territoire» indique l’Institut en ajoutant que «cette Carte des zones d’inondation potentielles s’inspire des données produites par l’État pour la préparation à la gestion de crise. Elle se veut un levier de développement de la culture du risque inondation pour le grand public, en accès libre et gratuit, en complémentarité avec les outils réglementaires existants basés sur une crue centennale (plan de prévention des risques d’inondation, PPRI). Ce nouvel outil participe à la préparation face aux prochaines crues pour permettre aux Franciliens d’acquérir une culture du risque».