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police municipale - Page 3

  • UNE ETUDE DE GPSO SUR LE STATIONNEMENT PAYANT : A VANVES, LE NOMBRE DE PV EST FAIBLE

    Les conseillers territoriaux de GPSO (Grand Paris Seine Ouest) ont reçu et examiné lors du dernier Conseil territorial de 2016 ( 8 décembre 2016), les observations de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) sur la gestion du stationnement urbain » depuis 2010. Et ce que dit ce rapport de la CRC sur Vanves, est très intéressant

    Selon ce rapport, l’instauration du stationnement payant à Vanves a permis de faire progresser le nombre de places de  4301 en 2014 soit 42,2%  de plus qu’en  2010 (+ 1276 places entre 2010 et 2015)  à l’extérieur et de 77 places de plus en parcs publics (+98,7%) qui se sont ajoutées à la centaine de places du parking du marché.  Elle est la seule commune de GPSO dans ce cas avec Sèvres. Les tarifs ont progressé de 7 à 40% depuis 2010 en partie en raison de l’instauration d’une tarification au quart d’heure en 2015, la première heure de stationnement sur voirie coûtait entre 0,70 € et 1,90 € selon les communes indique ce rapport, sachant que GPSO a recherché à harmoniser ses tarifs de stationnement sur voirie en fonction de trois bassin de vie et d’emplois homogènes : Vanves fait patie de la zone très urbanisée avec Boulogne et Issy Les Moulineaux où GPSO a décidé d’instaurer des tartifs identiques dans les zones limitrophes de Vanves et d’Issy les Moulineaux afin d’éviter les reports de stationnement. Comme c’est le cas aux abords de Paris où il est fait état de saturations récurrentes dans les rues adjacentes au parc  des expositions. 

    Selon un ratio de 250 places contrôle par ASVP, Vanves à cause de la forte augmentation de places de stationnement, est passé de  416,7 places contrôlées par ASVP  en 2010/11 à 860 par ASVP en 2014,  les tournées de contrôle étant programmées par le responsable de la police municipale. Entre 2013 et 2014, alors que l’effectif était de 4 ASVP, la commune était divisée en autant de secteur attribué par binôme qui consacrait deux jours de travail pour couvrir l’intégralité de leur secteur, toutes les rues de la commune étant supervisée une fois par semaine. Avec le passage à 6 ASVP, la commune a été redécoupé en 6 secteurs, avec une plus grande fréquence de contrôle, contrarié par un absentéisme qui s’élevait en moyenne à 12,3 journée par agent de contrôle en 2014 dans les 8 villes de GPSO : Mais 147 journées d’absences  au total ont été enregistrées en 2010, 394 en 2011, 398 en 2012, 407 en 2014 et 372 en 2014 à Vanves  où le taux est extrêmement élevé pour les 4 agents mis à disposition. Ils  étaient absents en moyenne 98,5 jours en 2011, 99,5 jours en 2012, 101,8 jours en 2013 et 93 Jours en 2014 malgré une très faible ancienneté dans l’emploi.

    Depuis la mise en place des PV électroniques, le chef de la police municipale contrôle uniquement par statistiques mensuelles et annuelle via un logiciel dédié. Ainsi le nombre de PV est passé de 13 661 en 2010 à 15 645 en 2011, 15 719 en 2012 et 19 544 en 2014, soit +43,1%, 2013 ayant connu une baise à 8 861 PV. Ce qui n’empêche pas deconstater qu’en 2014, le nombre de PV par mois est particulièrement faible à Vanves (0,66). « Cette statistique peut s’expliquer par le faible effectif de contrôle au regard du nmbre de place de stationnement payant. Pour Vanves, le taux de verbalisation a chuté de plus de 30% en 4 ans ». Malgré tout le taux de respect sur tout le territoire de GPSO est en hausse

  • VANVES EN ETAT D’URGENCE DEPUIS UN AN APRES LES ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE

    Depuis maintenant plus d’un an, Vanves vit comme tous les autres communes, sous l’Etat d’urgence, à cause de ses attentats du 13 novembre dont les parisiens et les franciliens se sont souvenus ce week-end en rendant hommage aux victimes.  L’Institut d’Urbanisme et d’Aménagement de la Région Ile de France (IAU IDF), vivier d’experts, s’est penché sur «le rôle des acteurs locaux sur fond d’état d’urgence» et s’est interrogé sur l’impact d’un tel contexte dans la gestion de la sécurité quotidienne.

    Qu’a-t-il constaté ? « Sous la pression des autorités centrales et d’une partie de la population, les élus locaux s’engagent de manière croissante dans la gouvernance et la production  de la sécurité quotidienne, avec plus ou moins de volontarisme et, souvent, le sentiment d’avoir à compenser ce qu’ils perçoivent comme un désengagement de l’Etat sur fond de réforme territoriale et de crise budgétaire » écrivent ils dans cette Note Rapide,proche du ressenti en ce qui concerne Vanves. Occasion d’un zoom sur les polices municipales dont les effectifs ont quadruplé en 30 ans  et qui devraient continuer à progresser selon les auteurs de cette étude qui  notent que le ministre de l’intérieur défend une position gouvernementale inédite, relayée par le président de la République depuis les attentats de Novembre 2015 : L’Etat en appelle au renforcement des moyens de protection des policiers municipaux et soutient les collectivités à cet effet, à travers l’octroi de subventions pour l’achat de gilets pare-balles et la mise à disposition de 4000 revolvers de la police nationale. Et depuis les attentats de Nice en Juillet, «le maire à qui il revient de faire la demande de port d’arme, n’a plus besoin de justifier, ni de circonstancier cette demande et le préfet n’est donc plus fondé à la contester». Ainsi la tendance est à la généralisation de l’armement des polices municipales et « le point de vue de ceux qui s’y refusent, est devenu presque inaudible, aujourd’hui».

    Ce qui s’est confirmé à Vanves qui a armé sa police municipale  après un long débat au sein de l’éxêcutif et de la majorité municipale. Et Bernard Gauducheau maire UDI,  s’en était  expliqué : « Aprés les terribles événements de janvier et novembre, les policiers municipaux, dépositaires de l’autorité publique, sont désormais devenus aussi des cibles pour les terroristes. Aujourd’hui, 30% des polices municipales du département des Hauts-de-Seine sont armées, et ce chiffre pourrait s’élever prochainement à 50% . Nous avons en définitive pris la lourde responsabilité de doter les policiers municipaux d’armes létales avant tout pour assurer leur sécurité en cas de situation exceptionnelle et de légitime défense». Mais cette décision ne vient pas modifier la feuille de route qui leur a confié : Assurer essentiellement un travail d’ilotage et de contact, sur des missions de proximité qui s’exercent de jour. Ne pas s’exposer dans des situations où leur vie pourrait être mise en danger. Tout en rappelant que « l’armement de la police municipale a été dicté par l’état d’urgence dans un souci d’assurer à nos fonctionnaires municipaux des conditions de sécurité maximum », et qu’il n’a pas l’intention d’augmenter ses effectifs « dans un contexte marqué par la baisse des dotations de l’Etat » 

    Cette étude constate aussi que  « les collectivités territoriales sont appelées à s’investir en matière de prévention de la radicalisation, à l’image de ce qu’elles font déjà en matière de prévention de la délinquance….Elles ont un rôle essentiel à jouer dans la détection et le signalement des situations de radicalisation et dans la prise en charge sociale des publics». Et qu’elles ont investies pour sécuriser leurs équipements et bâtiments, avec notamment les établissements scolaires, comme le fait Vanves en sollicitant  le Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance - « Dans le contexte actuel qui est inquiétant, lorsqu’on a la responsabilité de 2200 enfants de la créche à l’école primaire, on peut se poser la question sur « comment mieux les protéger et de prendre les moyens pour le faire en demandant des aides financiéres » expliquait Bernard Gauducheau lors du dernier conseil municipal - ou la Région avec les lycées en finançant de la vidéosurveillance, des systémes anti-intrusions (alarmes, contrôle d’accès)…

    Cette étude conclut en constatant que «la menace terroriste accentue un mouvement de recomposition du dispositif de sécurité intérieure, se caractérisant par l’affirmation d’un régime de coproduction qui donne à voir une pluralisation des acteurs… » jusqu’aux citoyens eux même en les invitant à « être attentifs ensemble ». Ce glissement que l’Etat d’urgence justifie dans une certaine mesure n’est cependant pas sans poser question : A l’évidence, il faut réaffirmer que la lutte contre le terrorisme et l’insécurité est l’affaire de tous, mais sans confusion des rôles et sans non plus céder aux sirènes tout sécuritaire»

  • RETOUR SUR CET ETE 2016 A VANVES : 4 - UNE RIXE AU CENTRE ANCIEN POSE LA QUESTION D’UNE VERITABLE POLICE MUNICIPALE

     Des heurts et affrontements très grave se sont déroulés dans la soirée du 23 Juillet rue Gaudray et place de la République entre prés d’une quarantaine de jeunes qui trainaient sur la place et  a provoqué l’intervention de la police en masse et des pompiers, 2 jeunes ayant été blessés dont un très griévement, par une arme blanche, et l’autre par une barre de fer. 3 jeunes de 15, 16 et 20 ans ont été interpellés et placés en garde à  vue.  « Tout serait parti d'une « histoire de cigarettes. L'un d'eux aurait alors reçu des coups de couteau après avoir refusé d'en donner une. Une attaque rendue, quelques secondes plus tard, par des coups de barre de fer au visage d'un adversaire, dont la dentition serait « bien amochée », selon un proche de l'enquête » rapportait le Parisien le surlendemain. Il était 21H45 et le maire dinait au Tout Va Mieux (TVM). Il a essayé d’intervenir, de raisonner ces jeunes. Mais il s’est fait rabroué, insulté et même menacé – « on viendra dans ton bureau pour te buter ! » - et lorsqu’il est revenu au TVM, il s’est fait houspillé par certains clients qui lui ont demandé à quoi il servait : « Voilà à quoi, on en arrive, lorsqu’on ne fait rien pour assurer la sécurité à Vanves ! ». Le gérant du TVM  - l’ancien - lui a proposé de mobiliser une milice pour se débarrasser de ces individus.

    « Au lendemain de cette rixe, sur cette place où trône une église, les habitants ne semblent pas surpris. « Ça arrive souvent, commente la gérante d'un restaurant. Depuis plusieurs mois, il y a des rassemblements tous les jours ici. Et ça se termine parfois mal. » « On en a ras le bol. Ça fait fuir notre clientèle, renchérit un autre. Il y a même des clients qui ont été touchés par des projections de mortiers alors qu'ils étaient en terrasse. » Une habitante, qui vit depuis près de 5 ans sur la place, confirme. « Le coin est moins tranquille ces derniers temps. C'est préoccupant », regrette-t-elle » rapportait le Parisien. Cette rixe repose de nouveau la question sur la nécessité d’une véritable police municipale car elle s’avére de plus en plus nécessaire à cause d’une police nationale mobilisé sur d’autres priorités avec l’Etat d’urgence comme l’avait expliqué le commissaire de Vanves lors des réunions publiques de quartier du printemps dernier. D’autant plus que ce dernier, ne souhaitait pas faire des vagues en se limitant aux procédures administratives pour ne pas préjuger de son avenir.

    Et pendant ce temps, comme par hasard, les actes d’incivilités se sont multipliés dans différents quartiers de la ville durant tout l’été,notamment rue de Châtillon avec pneus crevés, barbecue dans la rue et en pleine nuit…  Vanves en est arrivé à un tel point, que pour vendre un appartement donnant sur la rue et la place de la République, son propriétaire et l’agence immobilière ont négocié avec les jeunes en leur versant des backshichs pour qu’ils ne soient pas présents lorsqu’un futur acquéreur viendrait le visiter. Même le père Bouleau a du laisser fermer les grilles d’acccès à la Maison paroissiale pour éviter de retrouver dans le jardin de l’église Saint remy des individus en train de se droguer, comme ce fut le cas l’été 2015, et fermer plus tôt le soir l’église Saint Remy.    

    Cet été quelque peu violent va reposer la question de la police municipale. Il paraitrait qu’après avoir obtenu l’armement des policiers municipaux vanvéens, Marie Françoise Goloubtzoff, maire adjoint chargée de la Sécurité a reconstitué un dossier réalisé par son prédécesseur Laurent Lacomère – qui doit être sur le bureau du maire – pour constituer une véritable police municipale de 15 agents 22/25 agents. Le maire s’y refuse. Mais jusqu’à quand ? Ne prend il pas une énorme responsabilité face à des vanvéens dont certains sont excédés ?