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Sport - Page 2

  • VANVES TRES PRESENT AUX JEUX OLYMPIQUES DE PARIS 2024

    SPECTATEUR : Guillaume Benhamou (sur la photo) que beaucoup de vanvéens connaissent car il a été conseiller de quartier du centre Ancien-Saint Remy et membre de la JCE GPSO,  était samedi dernier aux Jeux Paralympiques, invité à Paris La Défense Arena : «J'ai pu assister aux épreuves des finales de para-natation, notamment celle des frères Kylian et Exel Portal Que d'émotions vécues, et bravo pour les médailles !!! » réagissait il félicitant «toutes celles et tous ceux qui ont participé, à tous les niveaux, qui ont facilité ma venue…. Aux volontaires. Il y a encore quelques aspects à améliorer sur la prise en compte du handicap : s'adresser à moi en direct, pas à mon assistant, ... » remarque-t-il justement, d’autant plus qu’il est un expert dans l’art de se débrouiller pour circuler dans Paris et surtout les transports en commun pas souvent accessibles. «Une expérience enrichissante : l'ambiance en présentiel sur site change toute la perspective par rapport à le voir à la maison sur un écran » ajoutait il comme tous ceux qui ont assisté aux épreuves de natation étonnés par la ferveur du public, jusqu'aux nageurs qui expliquaient n'avoir jamais vécu ça.

     

    ACTEUR : Spécialiste du sprint, la para athlète vanvéenne, atteinte d'hémiplégie, Mandy François-Elie s'est également lancée dans l'épreuve du saut en longueur aux Jeux Paralympiques de Paris dimanche, après sa cinquiéme place en finale du 200 m vendredi dernier. Un nouveau défi pour ses quatrièmes Jeux Paralympiques qui s’est entrainé pour le saut en longueur en T 37 (qui concerne les athlètes atteintes de handicap moteur cérébral). Même si elle manque le top 3, elle termine cinquième de l'épreuve. Très concentrée, Mandy François-Elie a réalisé ses six tentatives avec vigueur. Mais, avec ses 4,31 mètres atteints au dernier essai, elle n'a pas su battre son record personnel de 4,64 mètres. L'Américaine Jaleen Roberts et l'autre Française en lice dans la compétition, Manon Genest, ont respectivement atteint 4,77 m et 4,59 m, arrachant les médailles d'argent et de bronze. La Martiniquaise, elle, finit cinquième. «Pas de quoi décourager la multi-médaillée, qui, à 35 ans, n'a toujours pas dit son dernier mot dans les compétitions internationales».


    ACCOMPAGNATEUR : Lucas Mathonat du Stade de Vanves est plutôt le guide du sprinter Trésor Makunda, para athléte qui a participé au 400 m T11 ce week-end. Coureur valide avec un record en 48 secondes sur 400m, Lucas avait été contacté par Trésor Makunda en août 2019 pour devenir son guide et ainsi former un duo complémentaire, mêlant la jeunesse du premier et l’expérience paralympique du second. Avant son entrée en master en haute performance sportive à l’INSEP à la rentrée 2021, le jeune sprinteur a guidé Trésor Makunda sur le chemin de la médaille Paralympique, en bronze cette fois, à Tokyo. "Ces guides sont  des athlètes valides qui assistent les athlètes déficients visuels lors de l'épreuve, mais aussi en dehors"

  • DES JEUX DIFFICILES POUR LES NAGEURS DU STADE DE VANVES SELECTIONNES

    Pacôme Bricout qui est un jeune nageur du Stade de Vanves, prometteur, a été éliminé en série aux JO sur 800m nage libre. « Il débarquait aux Jeux pour apprendre et il fait peu de doutes qu'il va rentrer avec des leçons et des enseignements dans ses valises. Pacôme Bricout n'a pas réussi de miracle, à la Paris La Défense Arena, dans les séries du 800 m nage libre. Le natif de Cannes, qui s'entraîne à Martigues avec Philippe Lucas depuis trois ans, est encore un jeune nageur sur la scène internationale » constataient les journalistes sportifs. «Pour lui, rejoindre la finale relevait d'un petit exploit qui ne s'est pas produit. 4e de la deuxième des quatre séries remportées par le Montpelliérain David Aubry (en 7'44''59, 8e temps et qualification en finale), le vanvéen de 19 ans a signé le 23e temps global (7'57''32), alors que seuls les huit premiers chronos rejoignaient la finale…Il espérait nager en 7'52''. Parti trop vite en raison de son excitation et boosté par l'ambiance, il a raté le coche. Il n'aurait pas craché sur un nouveau record, pour effacer celui qu'il avait obtenu en juin aux championnats de France à Chartres (7'48''63), mais il s'était fixé un objectif davantage en adéquation avec une course en séries » commentaient ils.

    « J'ai vraiment vécu un truc incroyable, franchement. Le bruit qu'on entend derrière le plot, l'énergie que cela nous donne, il faut vraiment réussir à la canaliser. Il faut savoir l'utiliser au bon moment et je pense que je suis parti avec trop d'énergie. Ce n'est pas ce qu'il fallait faire mais je l'ai fait... Je l'ai payé direct. Ce truc s'apprend avec le temps et l'âge. Ce n'était que ma deuxième compétition internationale » expliquait Pacôme Bricout. «Niveau temps, ce n'est pas ce que j'espérais ! C'est compliqué. Je pense que j'ai deux-trois choses à changer à l'entraînement. Physiquement je suis bien, mentalement ça va, j'arrive à bien finir mais je ne parviens pas à accélérer le rythme. Aux 300 mètres, je suis déjà à une seconde. Devant, ça nage très vite, on le voit, et si je veux le faire aussi il va falloir que je tienne cette allure à l'entraînement. C'est quelque chose qu'il faudra que je travaille. On fait beaucoup de caisse mais moins d'allure (avec Philippe Lucas). L'année a quand même été difficile, je ne me suis pas beaucoup entraîné à cause de ma mononucléose (il a été touché en fin d'année dernière, NDLR), je me suis peut-être entraîné cinq mois sur dix pendant l'année. Je le paie peut-être là » reconnaissait il

    Hadrien Salvan, a participé à la finale du relais 4x200 m nage libre avec Wissam-Amazigh Yebba,Yann Le Goff et Roman Fuchs le 30 Juillet dans la bassion de l’Arena La Défense, mais ils n’ont décroché que la cinquiéme place dans un vacarme assourdissant des supporters français pour les encourager. Les relayeurs britanniques ont été les plus forts, décrohant aux JO de Paris un deuxième titre consécutif sur 4x200 m, devant les Américains et les Australiens. Déjà meilleur chrono des séries, ils ont rapidement pris les commandes pour boucler la course en 6 min 59 sec 43.

    Enfin, le troisiéme nageur vanvéen, Damien Joly (sur la photo), pour sa deuxième finale olympique (après Rio 2016),  a terminé 8e de la finale du 1500 m.  Après sa perf’ en série, il a tout donné. «On savait que ça allait nager vite, mais il n’y a jamais eu un tel niveau sur le 1500m» avait il réagi au micro de Nelson Monfort sur France 2. Mais « cela restera un super souvenir ! »

  • LES ESPOIRS DU STADE DE VANVES POUR SA PARA ATHLETE MANDY FRANCOIS ELIE AUX JEUX PARALYMPIQUES DE PARIS

    Les Jeux Paralympiques qui débutent ce 28 Août,  devraient voir participer une représentante du Stade de Vanves, Mandy François-Elie sélectionnée avec 15 autres para-athlètes à Albi lors des championnats de France de para-athlétisme. Ce sont ces 4éme Jeux Paralympiques car à Londres en 2012, elle avait remporté la médaille d’or sur 100 m dans la catégorie T37,  à Rio en 2016, la médaille d'argent sur 100 mètres dans la catégorie T37, et à Tokyo en 2021 la médaille de bronze sur 200 m dans la catégorie T37.  

    Elle est devenue une star de l’équipe de France de para-athlétisme grâce à sa mentalité de battante, n’ayant jamais abandonné ses rêves malgré un AVC à seulement 18 ans qui partiellement paralysée des membres de son côté droit après trois semaines de coma. «Je vise une médaille. N’importe laquelle, ça serait déjà pas mal je trouve » expliquait cette para-athlète membre du Stade de Vanves depuis 2 à 3 ans dans Vanves Le mag de Juin dernier qui est entrainé par Dimitri Demniére à l’INSEP dont il est directeur du pôle athlétisme. « Depuis les mondiaux de 2023 Et avec les JOP, il y a un engouement lié au handisport. Je crois que nous sommes à l’aube d’un changement . J’espère que ce n’est pas un effet de mode. Maintenant, il faut intégrer le athlètes dans les clubs car ily a encore trop de personne sur le carreau » expliquait il. En tous les cas, les vanvéens espèrent que cette stadiste ramènera une médaille d’or, contrairement à nos 3 nageurs qui n’ont malheureusement rien rapporté de ce bassin Arena La Défense baptisé par tous Léon Marchand.

    RAPPEL HISTORIQUE

    Occasion de rappeler l’origine des jeux Paralympiques dont les ancêtres sont les Stoke Mandeville Wheelchair Games créés en 1948 par Sir Ldwig Guttmann pour les vétérans blessés au cours de la  Seconde Guerre Mondiale. Le médecin estimait que le sport peut redonner confiance à ces anciens combattants en fauteuil roulant, tout en améliorant leurs capacités physiques

    En Juillet 1948, il organise à l’hôpital Stoke Mandeville les premiers Jeux mondiaux de chaises-roulantes et des amputés » (World Wheelchair and Amputee Games),  destinés à réhabiliter par la pratique physique des victimes et anciens combattants devenus paraplégiques. 16 vétérans en fauteuil s’affronteront dans une compétition de tir à l’arc et de netball (dérivé du basket ball)

    Ils deviennent à partir de 1951 les Jeux Internationaux de Stoke Mandeville et seront organisés à Rome une semaine après les JO de l’été 1960, où l’on considère qu’il s’agit des premiers Jeux Paralympiques avec 400 athlètes provenant de 23 pays dans huit sports.  Les premiers Jeux paralympiques d'hiver eurent lieu à Örnsköldsvik en Suède en 1976.  Compétition multisports, similaire aux JO mais réservée aux athlètes atteint de handicap physique, visuel ou mental, ils ont lieu tous les quatre ans, en alternance été/hiver comme les Jeux olympiques. Depuis les JO de Séoul en 1988, ils sont organisés dans la même ville que les Jeux olympiques d’été et se déroulent après ceux-ci, comme pour les JO d’hiver depuis 1992 à Tignes-Albertvillle.  Aux Jeux paralympiques de Paris en 2024, 23 sports et 549 épreuves sont au programme dont certaines disciplines n’existent pas aux Jeux olympiques, comme la boccia et le goalball. «Les Jeux Paralympiques nous invitent à repenser la notion de performance en créant une diversité de compétitions et d’épreuve, adatées à une pluralité de réalités corporelles » explique Sylvain Ferez sociologue et maître de conférences à la faculté des sciences du sport de l’université de Montpellier.