Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

ELECTIONS - Page 78

  • HEUREUSEMENT LE BORDEL SENATORIAL DU 92 NE TOUCHE PAS VANVES !

    Malgré ce parfum de vacances estivales qui régne, avec de gros départs en vacances ce week-end nos élus étaient au travail la semaine dernière. Guy Janvier (PS) a participé à la commission permanente du Conseil Général lundi dernier, Bernard Gauducheau à la commission permanente du Conseil Régional Jeudi dernier où il a été le porte parole de son groupe NC en défendant plusieurs amendements et en se faisant tutoyer même par Jean Paul Huchon. Mais l’événement du début de ces vacances d’été 2011 restera sans contexte le « bordel » sénatorial altoséquanais tant à gauche qu’à droite

     

    Heureusement Vanves, n’est pas touché, pour l’instant. La preuve : Isabelle Debré dirigeait le grand ménage de l’été (et non de printemps) à la permanence UMP Samedi dernier.   Mais quand même ! Alors que la gauche partait unie face à une droite divisée, patratrac ! Le Parti de Gauche annonce le 1er Juillet dernier son intention de faire une liste conduite par Pascale Le Néouannic, conseillère régionale comme notre maire. Et, à la suite de la condamnation pour harcélément moral de Pascal Buchet, tête d’une liste PS-PC/Front de Gauche et EELV, des socialistes comme Pierre de Gaborit et Simone Catoire ont annoncé lundi dernier, se retirer de la liste face au « problème morale et politique que pose la condamnation du premier secrétaire fédéral ».

     

    Du coup, les Verts se sont demandés s’il fallait ou non  rester - à la condition qu’il soit soutenu par la fédération PS 92 – ou s’allier à une liste dissidente qui pourrait être conduite par Philippe Kaltenbach maire de Clamart qui considére que la candidature Buchet plombe la liste, et Pierre de Gaborit éternel opposant des maires UMP de Boulogne qui était en seconde position derrière Pascal Buchet lors du vote des militants PS, et même constituer une liste autonome EELV qui aurait le soutien moral et national d’Eva Joly. L’ancienne magistrate serait très sensible, parait il aux circonstances du drame qui a frappé la mairie de Fontenay en 2007 mettant en cause un élu et qui prend une singulière dimension aujourd’hui avec l’affaire DSK. 

     

    Tout cela est bien sûr remonté au siége du PS National où une réunion s’est tenue lundi dernier en présence de Christophe Borgel, secrétaire national chargé des fédérations et des élections où Pascal Buchet a plaidé sa cause, comptant sur le soutien de Martine Aubry et en mettant en balance le poids de sa fédération. Une réunion extraordinaire du Conseil Fédéral PS 92 s’est tenu jeudi dernier d’où il n’est rien ressorti puisque tout le petit monde socialiste altoséquanais était divisé : Un  tiers était pour le statu quo faisant confiance au 1er Sectéraire Fédéral de mener la liste. Un second tiers se prononçait pour un nouveau vote des militants altoséquanais à la Rentrée pour élire une nouvelle tête de liste. Enfin, un troisiéme tiers faisait confiance au Bureau National de PS pour prendre une décision, ce qui devrait être le cas, demain à 17H.

     

    Heitreusement, à droite, c’est plus simple. Tout le monde sait qu’elle est divisée avec deux listes dissidentes à l’UMP conduite l’une par le sénateur sortant Jacques Gautier furieux d’avoir été éjecté au profit de Georges Siffredi, l’autre par Joelle Ceccaldi Raynaud,  député et maire de Puteaux furieuse de  n’avoir  pas été retenue, et craignant surtouit pour son siége de député si elle devait faire face en Juin 2012 à JC Fromantin, maire de Neuilly. Quel courage ?  A cela il faut ajouter une liste NC conduite par Hervé Marseille maire de Meudon avec comme dernier de liste, André Santini, une autre par Denis Badré sénateur maire de Ville d’Avray pour les nouveaux Centristes, et une liste DVD conduite par Hugues Sirvien Vienot, ex-UDF/PR, ex-maire adjoint de Boulogne. Mais voilà, si Roger Karoutchi, tête de la liste UMP avec Isabelle Debré, se donnait l’été pour essayer de calmer les vélléités dissidentes UMP, il n’a pas été aidé par les dernières déclarations de Patrick Devedjian, président du Conseil Général des Hauts de Seine. Il avait imposé Georges Siffredi pour ne pas constituer, lui aussi, sa liste dissidente, et remet en cause maintenant la place d’Isabelle Balkany. Vous suivez ! Les sénatoriales dans les Hauts de Seine sont toujours passionnantes. 

  • SENATORIALES : COMMENT ISABELLE DEBRE SENATEUR DES HAUTS DE SEINE ET DE VANVES A SAUVEE SON SIEGE

    Une lettre confidentielle très politiques des Hauts de Seine  « Première Heure » a expliqué hier comment « Jacques Gautier, sénateur Maire de Garches s’était retrouvé en victime colatérale et qu’Isabelle Debré s’était faufilée entre les hallebardes » lors de la constitution de la liste UMP pour les Sénatoriales du 25 Septembre prochain.

     

    Comme l’avait expliqué ce Blog, Patrick Devedjian, président du Conseil Général, « fort de sa ré-élection à la présidence et victorieux des Balkany, a obtenu que son fidéle et dévoué lieutenant, Georges Siffredi, intégre la liste en place éligible pour que le Sud 92 soit à son tour représenté au Sénat. Histoire d’enquiquiner- et c’est un euphémisme -  le bureau de la fédération UMP 92 qui l’a expulsé de la présidence (en Novembre dernier) et lui en a fait baver aux cantonales. D’où sans doute la pression exercée par le député d’Antony sur Roger Karoutchi, secrétaire dépattemental UMP et Jean, Jacques guillet président de l’UMP 92 et Député Maire de Chaville ». En les mençant de faire sa liste s’ils ne retenaient pas Georges Siffredi. « Pour ne pas voir Devedjian faire à nouveau du scandale dans le 92 à l’approche de la présidentielle, la fédération UMP 92 n’a pu que se soumettre avec, sans nul doute, l’aval de l’Elysée. On imagine Nicolas Sarkozy faire passer le message : « faites élire Georges et comme ça Patrick nous f…la paix, mais prenez Isabelle Balkany en 4éme !».

     

    Plusieurs éléments ont sauvé la tête d’Isabelle Debré en dehors de la parité. Tout d’abord d’avoir apporté la grande majorité des voix des représentants de la 10éme  Circonscription des Hauts de Seine (Issy-Vanves) à Patrick Devedjian lors du fameux scrutin de Novembre où il avait été battu par Jean Jacques Guillet. Ensuite, la défaite cuisante d’Isabelle Balkany dans son canton de Levallois après en avoir changé, et dans son entreprise de déstabilisation du président Devedjian. Enfin son travail au sein de la Haute Assemblée qui l’a fait bien voir de son président, Gérard Larcher, qui n’aurait pas compris qu’on ne la reconduise pas, surtout après avoir organisé à la Rentrée de Septembre 2010, cette fameuse réunion à la mairie de Vanves qui lui avait permis de rencontrer une bonne partie des grands électeurs des Hauts de Seine. Enfin, le Conseil Municipal de Vanves a été convoqué à 19H Vendredi prochain comme pour les 35 autres communes altoséquanaises pour élire les 484 suppléants aux grands électeurs. Ainsi Vanves qui compte 35 grands électeurs correspondants aux 35 conseillers municipaux aura 9 suppléants dont les noms seront rendus publics à ce moment, sûremment pris parmi les amis de la mùajorité municipale comme à l’habitude. Très important pour que pas une voix ne manque à la majorité présidentielle. A suivre de très prés.  

  • RETOUR SUR LE PASSE : LORSQUE ISABELLE DEBRE ETAIT ELUE SENATEUR DE VANVES

    « Les négociations battent leur plein. Notamment celles sur les listes UMP pour les élections sénatoriales de septembre. Par téléphone ou dans les couloirs du Sénat, le président du groupe UMP Jean-Claude Gaudin est à la manœuvre. Son objectif : empêcher autant que possible les listes dissidentes, synonymes de pertes de sièges. La majorité ne peut se le permettre, alors que le scrutin s'annonce dores et déjà serré pour la présidence du Sénat, avec une gauche aux aguets » commente un observateur qui ajoute : « Dans les Hauts-de-Seine, la liste sera menée par Roger Karoutchi et les sortants Isabelle Debré et Jacques Gauthier. Elle est sous la menace d'une liste dissidente. Le nom de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux, circule. Ainsi que Patrick Devedjian. Quant à Isabelle Balkany, sa défaite aux cantonales pourrait doucher ses ambitions pour le Sénat. Reste sa proximité avec le chef de l'Etat ». Une nouvelle étape devrait être franchi lundi avec une réunion de la commission des investitures de l’UMP à moins que les Hauts de Seine comme d’autres départements soient mis en réserve.

     

    Souvenez-vous, tout s’est joué en 3 mois entre le 28 Juillet et le 26 Septembre 2004 : Isabelle Debré était désignée par les élus et les militants fédéraux de l’UMP avec Roger Karoutchi pour reformer un binone, après les régionales de Mars 2004,  et conduire la liste UMP dans les Hauts de Seine. La Commission Nationale des Investitures de l’UMP ratifiait ce vote qui était une première dans l’histoire des instances gaulliste altoséquanaises. Il paraît que Bernard Gauducheau n’était même pas au courant de la candidature de sa première adjointe à ce moment là. 3 mois plus tard, Isabelle Debré était élue sénateur le 26 Septembre 2004, devenant le second Sénateur de Vanves. Le premier, René Plazanet, maire de Vanves entre 1947 et 1965,  avait  été sénateur de la Seine entre 1952 et 1959.

     

    Ce scrutin avait été marqué par l’élection de Charles Pasqua (211 voix), alors qu’il était dans le collimateur de la justice,  et n’avait annoncé sa candidature que le 12 septembre. 14 listes étaient présentes dont 6 à droite, avec des sénateurs maires recalés notamment, Jean Pierre Fourcade (maire de Boulogne à cette époque) réélu, Jean Pierre Schosteck (Châtillon), battu, Denis Badré (Ville d’Avray) réelu, puis Roger Karoutchi pour l’UMP qui n’a obtenu que deux siéges, Jean Jacques Gautier en 3éme position ne devenant sénateur que plus tard lorsque Roger Karoutchi fut nommé ministre aux relations avec le parlement, et Hervé Marseille pour l’UDF qui a souffert de la dissidence de Denis Badré. La Droite avait donc implosée, alors qu’à Gauche, il n’y avait pas de surprise avec une liste PC conduite par Roland Muzeau, maire adjoint de Gennevilliers (devenu député)  et une liste PS par Robert  Badinter.

     

    Dés son arrivée au Palais du Luxembourg, Isabelle Debré intégrait la Commission des Affaires Sociales dont elle est devenue Vice présidente par la suite. Et elle avait les honneurs du Canard Enchaîné le 13 Octobre 2004 avec cette petite phrase  suite à l’élection des Vice-Présidents et Questeurs : « Je viens de comprendre pourquoi les moquettes du Sénat sont rouges et épaisses. Quand le sang coule, ça ne se voit pas. Quand les cadavres tombent, ça ne s’entend pas ». Curieusement, dans les semaines qui ont suivies son élection Bernard Gauducheau lui proposait un nouveau bureau voisin du sien, où elle s’était installée à la mi– Novembre comme ses prédécesseurs (Gérard Orillard, Claude Lemel…) lorsqu’ils étaient premier adjoint. Elle avait d’ailleurs choisie son mandat de Maire Adjoint à Vanves à celui de conseillère régionale, alors qu’elle aurait préférée le contraire, jugeant sa fonction de maire adjointe aux affaires sociales très lourde à l’époque.