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les petits ecoliers

  • UNE ECOLE MONTESSORI A VANVES : LES PETITS ECOLIERS

    A l’occasion de cette Rentrée 2026, une nouvelle école a ouverte ses portes à Vanves : Les Petits Ecoliers. Une école Montessori bilingue anglais qui accueille près de 50 enfants, de la maternelle au CE2, avec une pédagogie fondée notamment sur le mélange des âges. Cette ouverture vient compléter l’offre éducative de qualité d’ores et déjà proposée par les écoles publiques, en offrant aux familles qui le souhaitent une approche pédagogique différente, autour de la méthode Montessori.

    Elle s’est installée au 14, rue Ernest Laval, dans le pavillon qui a été occupé par l’ex jardin d'enfant Elphy (sur la photo). Il accueille 3 classes élémentaire cycle 2 (6-9 ans) dans un lieu pavillonnaire en style meunière de 360 m2  « comme à la maison avec un grand jardin », avec des espaces spacieux et traversants sur 3 niveaux, entouré d’un jardin de 370 m2.  Le pavillon  qui a été ravalé, a fait l’objet d’une extension de+ 80 m2 sur un côté

    «Une école à taille humaine centrée sur l’enfant  et ses besoins» selon Géraldine Biron, sa directrice. Une école hors contrat, indépendante, différente qui offre aux familles qui le souhaitent une approche pédagogique différente, autour de la méthode Montessori : Une méthode d'éducation alternative créée en 1907 par Maria Montessori qui place l'enfant au centre de ses apprentissages et de le laisser apprendre par lui-même en développant son autonomie dans un environnement adapté. Cette pédagogie repose sur l'idée que l'enfant possède une curiosité naturelle et un potentiel immense qu'il faut laisser s'exprimer plutôt que de le contraindre

    Les classes de l'école élémentaire accueillent généralement des groupes mixtes de 6 à 9 ans (ce qui est le cas à Vanves) et de 9 à 12 ans. Les leçons sont généralement présentées à de petits groupes d'enfants, qui sont ensuite libres de poursuivre leur travail de manière indépendante, en fonction de leur intérêt et de leur responsabilité personnelle.  Contrairement aux écoles traditionnelles où les élèves s'assoient à une table ou à un bureau pour travailler, là l'enfant décide de l'endroit où il souhaite travailler, que ce soit à une table ou par terre. Il s'agit pour lui d'aller là où il se sent le plus à l'aise. Tout ce dont l'enfant a besoin au cours de son expérience d'apprentissage est placé sur une étagère à laquelle il peut facilement accéder. Cela favorise non seulement son apprentissage, mais aussi son indépendance, car il n'a pas besoin de demander autant d'aide que dans une classe traditionnelle.

    Sandrine Bourg, maire adjointe à l’éducation a eu l’occasion de rencontrer, avant la Rentrée Géraldine Biron et son équipe qui animent cette école élémentaire qui s’ajoute aux 200 existantes en France dont une à Issy les Moulineaux depuis quelques années : « L’ouverture d’une école dans une collectivité est toujours un événement : ce sont de nouveaux enfants accueillis, une nouvelle équipe éducative et une nouvelle proposition pour les familles. Cette ouverture vient compléter l’offre éducative de qualité d’ores et déjà proposée par notre école publique, en offrant aux familles qui le souhaitent une approche pédagogique différente, autour de la méthode Montessori » soulignait la conseillére départementale de Vanves.

  • LES PETITES ECOLIERS PRES DE VANVES (Suite et Fin) : TRAVAILLER LE PLUS POSSIBLE EN MIROIR

    Les Petits Ecoliers sont donc une école d’inspiration Montessori, c’est-à-dire qu’elle met en œuvre sa pédagogie et ce qui fonctionne bien dans le système traditionnel, comme la gestion de groupe d’enfants de 3 à 6 ans. Géraldine Baron s’est entouré de deux adultes qui seront permanents :

    Tout d’abord une éducatrice Montessori qui a été formée sur le développement psycho motricien, psychologique et naturel de l’enfant, la philosophie et le matériel, et intervient le matin.  «Chaque enfant lorsqu’il arrive en classe, s’installe et choisit le plateau en libre service qui l’intéresse dans une zone thématique (le langage, la culture, l’écriture, le sensoriel, la vie pratique). L’éducatrice lui montre comment s’en servir, et elle n’intervient qu’en guide bienveillant, disponible. Elle le laisse faire, se tromper, et éventuellement se corriger tout seul. Le matériel est fait pour que l’enfant puisse s’auto-corriger, car c’est beaucoup plus puissant dans le cerveau que lorsque quelqu’un vient avec un crayon rouge pour dire «là c’est faux L’éducatrice note chaque progrès de l’enfant, pour lui présenter un niveau de difficulté supplémentaire. Et ainsi de suite» indique t-elle.       

    Ensuite, une enseignante, en détachement de l’éducation nationale, intervient l’après-midi sur la base de projets de groupe autour de 3 axes : le développement durable, les activités artistiques, l’ouverture au monde. Elle intervient en connexion avec la vie locale via des partenariats  (maisons de retraites,  artisans…), mais aussi l’apprentissage de l’anglais grâce une intervenante spécialisée. Cette enseignante a la responsabilité de mettre en place la gestion du groupe dans sa totalité, le suivi des apprentissages et les relations avec les parents qui sont très importants

    « Les parents qui ont déjà fait une première démarche pour y inscrire leur enfant, nous font une confiance énorme alors que l’on ne se connait pas, surtout là dans le cadre d’une création. Ils nous confient leur enfant 10H par jour. Cette confiance va s’entretenir évidemment, et elle ne fonctionnera que si on arrive à travailler avec un certain niveau de proximité. J’insiste beaucoup là-dessus, c’est-à-dire dans l’intérêt de l’enfant, car cela ne fonctionnera que si on a un échange transparent, honnête et clair. Notre rôle est d’expliquer aux parents ce qui se passe dans l’école, à la fois les bonnes choses et les moins positives mais toujours dans une démarche d’amélioration. Et on attend des parents la même chose. D’ailleurs, ils ont signé la charte de l’école par laquelle ils s’inscrivent dans cette relation transparente avec nous, ce qui se passe dans la maison et pourrait impacter le comportement de l’enfant ou l’état psychologique de celui- lorsqu’il est avec nous. Essayer de travailler le plus possible en miroir entre ce qui passe à la maison et à l’école est notre objectif» 

  • LES PETITS ECOLIERS PRES DE VANVES (Suite) : OUVRIR UNE ECOLE PRIVEE N’EST PAS COMPLIQUEE

    «Je me suis renseigné auprès de créateurs d’une telle école avant de décider de me lancer à corps perdu dans ce projet. J’ai monté une équipe pluridisciplinaire de bénévoles qui m’a accompagné pendant toute la phase de création du projet, chacun venant avec ses compétences, pédagogique, réglementaire, développement durable, neuroscience… ce qui nous a permis de concrétiser ce projet sur les plans administratif, matériel, financier, pédagogique…» explique t-elle, en reconnaissant qu’en dehors de l’aspect financier et matériel, ouvrir une telle école n’est pas compliquée  car «exercer une liberté pédagogie fait partie des libertés constitutionnelles. Il faut faire une déclaration d’ouverture auprès de la préfecture, du tribunal, du rectorat, en montrant pattes blanches au niveau du directeur. L’éducation nationale veille sur tout ce qui est hygiéne, bonnes mœurs… mais n’exerce pas un droit de regard sur la pédagogie»    

    Ce projet a impliqué un investissement de 83 000 € apportés par différents actionnaires réunis au sein d’une société privée. Ce sont des parents qui financeront le fonctionnement de cette école – salaire, charges, loyer –  grâce aux frais de scolarités plus élevé que dans le privé sous contrat : 600 € par mois sur 10 mois (soit 10 000 € pour un an). Une association adossée à l’école, a pour objectif d’accueillir les enfants dont les parents ne peuvent pas offrir une telle scolarité à leur enfant, et qui viendront en dehors du temps scolaire, le mercredi après midi et le samedi matin, pour des ateliers. Enfin, elle a le projet d’ouvrir une classe pour les tous petits qui vont avoir 3 ans en janvier et dont les parents souhaitent les sortir du système de crèche en les faisant entrer déjà dans les apprentissages.