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gare de vanves-malakoff

  • FERMETURE DES GUICHETS DE LA GARE DE VANVES ET D’AUTRES GARES FRANCILIENNES

    «Depuis quelques semaines, les directions des lignes RER et Transilien multiplient les annonces préoccupantes ! En effet, elles annoncent pas moins de 500 suppressions d'emplois sur les lignes RER C, D et Transilien H, J, K, L, N, R et U. Ces suppressions, qui ont d'ores et déjà débuté sur les lignes J et L par exemple, auront pour conséquence la réduction de la présence humaine dans 130 gares franciliennes. Parmi ces 130 gares, environ 75 gares se retrouveraient sans aucune présence humaine en gare et sans guichet, 24h/24, 7j/7 ! Il s'agit de mesures contraires à l'amélioration du service public et d'une atteinte grave à l'emploi et aux conditions de travail des cheminots. Ces baisses ont des conséquences concrètes sur la sécurité des biens et des personnes au sein des gares d'IDF !» indiquait le groupe PC du Conseil régional dont les élus ont manifestés le 8 Février 2022  devant la gare RER C du Choisy Le Roi (94) pour dénoncer et alerter sur cette situation inédite.

    Vanves est concernée puisque sa gare SNCF est sur la ligne N (Paris-Montparnasse), comme toutes les autres gares de cette ligne, provoquant quelques inquiétudes et rumeurs puisque certains vanvéens pensaient même  que la gare Vanves-Malakoff serait fermé. Pas du tout car il ne s’agit que des guichets, après, voilà maintenant déjà depuis quelques années, la fermeture du service de réservation fort pratique, remplacé par ces bornes et les supports digitaux. «L’usage des services SNCF et les comportements des voyageurs ont progressivement évolué ces dernières années, notamment avec le développement du digital», indique SNCF Transilien, qui déclare «travailler actuellement à une prochaine évolution des services en gare mieux adaptés aux nouveaux comportements des voyageurs».

    Mais voilà, les voyageurs ont besoin d’accompagnement lorsqu’ils utilisent ces bornes. La solution digitale ne plaît pas forcément aux habitués des trains, et ses machines présentent souvent des problèmes et renvoient vers le guichet où il n’y a plus personne. Or une présence humaine rassure les usagers, léve un sentiment anxogiéne, surtout la nuit, notamment pour les femmes seules, Mais au-delà des possibles fermetures (totales ou partielles) des guichets, c’est la question de la dissipation des services publics qui se posent. En attendant, la SNCF annonce que «la réflexion et les rendez-vous avec les élus sont en cours»

  • LA GARE DE VANVES MALAKOFF LABELLISEE PAR LA REGION POUR SON INTERET ARCHITECTURAL ET HISTORIQUE

    La gare SNCF-Transilien de Vanves-Malakoff vient d'être labellisé par la Région ile de France car elle présente un intérêt architectural et historique pour la Région Capitale. C’est le second site à Vanves avec la cité Payret Dortail du 13 rue de Châtillon  à être labellisé par la région qui en a retenu 26,  le 1er Avril dernier, dont 14 gares. L’obtention de ce fameux sésame,  qui ouvre droit à des aides à la rénovation, à travers deux aides régionales - La première, d'un montant maximal de 500.000 €, permet de financer en investissement les travaux de restauration et d'aménagement, la seconde, plus modeste (30.000 €) est dédiée à la valorisation du site – tombe à pic puisqu’il est prévu par Ile de France Mobilité et la SNCF, tout d’abord un réaménagement de ses espaces voyageurs et services : redonner au grand  hall séparé en deux par une clôture sa surface initial, replacer le guichet au centre, recréer un espace d’attente avec bancs, tables, écran informations voyageurs, machine de snacking, nouvelle ligne de contrôle d’accès de 3e génération. Ensuite des travaux de ravalement et de réfection des façades de la la gare côté Malakoff ainsi que sous le viaduc. Un chantier qui représente un coût de 1,4 M€ pris en charge à 70% par ile de France Mobilités et 30% par la SNCF

    Cette gare fut reconstruite en 1934 sous la forme d’un pont gare sur les plans de l’architecte Jean Philippot. Cet édifice ambitieux pour l’époque qui fut inaugurée le 1er Octobre 1934 par F Pic, permettait la suppression des passages à niveau extrêmement dangereux qui avait causé plusieurs accidents mortel. Il est vrai qu’elle représente un intérêt architectural et historique à plus d’un titre, présentée comme étant «l'un des manifestes d'une nouvelle esthétique et figure parmi les modèles d'une architecture résolument moderne des gares», celle-ci ayant,  non seulement conservé son intégrité architecturale mais aussi de nombreux éléments authentiques tels que le seuil de l'entrée principale, les sols carrelés du hall et les abris de quais en béton.

    A L’époque, cette gare a été implanté au pied du talus ferroviaire haut de 5 m, en prenant place en soubassement de l’ouvrage d’art.  «Le pont gare mesurait 25 m de large dont un passage de 15 m de large afin de pouvoir communiquer entre les deux villes et 10 m retranchés pour aménager le hall d’accueil, la billeterrie, des boutiques avec des vitrines côté rue pour éclairer le passage et leur entrée vitrée côté hall, une bibliothéque sous le palier de l’escalier d’accès aux quais avec un abri en béton armé sur des piliers ronds dont la base était formée par un banc circulaire. A chaque extrémité une salle d’attente, un abri à bagages à proximité d’un monte charge. Les inscriptions des quais, exposées aux intempéries, étaient en lettres de métal blanc sur fond d’ardoise. Côté Vanves entre les quais et la cour des voyageurs, un bâtiment aux lignes cubistes à toit terrasse abritait les bureaux des facteurs et du chef de gare, l’enregistrement des bagages, le hall des messageries, la consigne, le vestiaire des agents au rez de chaussée, l’appartement du chef de gare au 1er étage qui seul dépassait le niveau des voies lui permettant de surveiller les quais depuis sa salle commune» décrivait le journal l’Illustration » à l’époque de son inauguration.

    «Le pont jeté sur sur le passage de la rue, la marquise des quais d’embarquement, les ouvertures du bâtiment accentuaient et faisaient prédominer la ligne horizontale, conforme à l’expression d’une voie ferrée, des trains qui la suivent et du sens de leur mouvement. Si l’ossature est de béton armé, le gris du béton jouait avec le remplissage de briques roses, posés de champ et debout, séparés par de gros joints blancs, donnant à la muraille un aspect de vannerie des plus heureux effet. A l’intérieur, des carreaux de faience d’un beige délicat recouvraient les murs jusqu’à hauteur d’homme. Ils tranchaient délicatement avec le gros crépi blanc qui enduisait la partie supérieure et donnait ainsi, par la clarté qu’il reflète, l’impression d’une hauteur plus grande que la réalité. Ainsi Jean Philippot avait, après la gare Deauville-Truvile (1931) et Meudon Rive-Gauche (1935), signé un équipement d’un esthétique moderne et fonctionnelle, proche de l’esthétique industrielle» selon l’auteur de l’ouvrage « Images du Patrimoine »consacré à Vanves.  La gare avait reçu en 2019 le label «Architecture contemporaine remarquable » décerné par le Ministère de la Culture

  • GARE DE VANVES-MALAKOFF: DEMARRAGE DU TEST DES RIDEAUX DE QUAI

    Des rideaux de quais, installés depuis le 30 juin sur le quai de la gare Vanves-Malakoff, sont testés jusqu’en février 2021.Ils sont destinés à limiter les chutes et les intrusions sur les voies.

    Une première pour la SNCF alors que c’est devenu courant sur le réseau du métro.  L’idée est venue tout droit d’Asie :  Dans cette station des Hauts-de-Seine, sur le quai de la ligne N, Transilien a complété l’installation et la mise en fonction des rideaux de quai. Il s’agit de rideaux métalliques transparents mesurant 1m60 de haut pour environ 6 mètres de long, et ajustable en fonction de la longueur du quai. Ces rideaux restent fermés jusqu’à l’arrivée du train en gare. Quand celui-ci est à l’arrêt, le rideau se lève jusqu’à 2 mètres 20 en à peine trois secondes, afin de permettre aux voyageurs de descendre et de monter en toute sécurité. Enfin au moment du départ, le rideau redescend.

    L’objectif de l’installation, limiter les chutes et les intrusions sur les voies,  car, chaque année,  100 décès résultent d’une intrusion sur les rails. Des accidents qui entrainent le retard de plus de 7 000 trains sur l’ensemble du réseau Transilien. Pour allier sécurité et ponctualité, Transilien a donc opté pour ces rideaux, différents des portes palières des lignes 1, 4, 13 et 14 du métro.

    Afin d’expérimenter le bon fonctionnement de cette nouvelle installation, Transilien a choisi la gare de Vanves-Malakoff : «Ce choix s’explique par sa position sur le tronc commun de la ligne N, sa proximité avec Paris-Montparnasse, sa fréquentation, la configuration de ses quais et la mixité des circulations (omnibus/directs) dans ce secteur», détaille le réseau de trains de banlieue. Si l’expérimentation est concluante, ils pourront être déployés dans d’autres gares du réseau Transilien.