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vanvesauquotidien - Page 2183

  • DANS LE CREUX DE L'OREILLE

    OUVERTURE

    Les Boucheries Chevy qui avaient signé le bail le 11 Décembre dernier avec le propriétaire de l’ex-Boucherie Noël ont ouvert leur commerce hier matin. Beaucoup de vanvéens sont venus par curiosité et ont profité des promotions offertes à l’occasion de cette ouverture inaugurale. La plupart des habitants du Plateau présents étaient satisfait de retrouver un commerce traditionnel et nécessaire à ce quartier.  

     

    LOTO SAINT EX A MARCEAU

    Le célébre loto organisé par l’association St Ex Amitiés  a déménagé cette année à l’école Marceau le dimanche 25 Janvier prochain. La raison officielle repose sur les travaux effectués dans ce collége. La raison officieuse serait que Sodhexo ne souhaite plus que le restaurant et la cuisine du collége soient utilisés pour une autre raison que sa destination première

     

    VIVE LA RETRAITE

    C’est le titre du dernier livre de René Sedes. Cet essai retrace l’histoire de cette conquête sociale, démonte les mécanismes « d’une démolition annoncée », et ouvre quelques pistes « en vue d’une véritable réforme s’appuyant sur l’adaptation des moyens aux besoins » et « mon sur l’adaptation des besoins au moyen. Cela concerne les retraités d’aujourd’hui, comme ceux de demain et  c’est à la fois la paix sociale et la cohésion nationale qui sont en jeu » explique t-il.    

  • VANVES ET SAINT REMY

    L’EGLISE DES ORIGINES A NOS JOURS (Suite)

     

    60 ans après avoir célébré le cinquiéme centenaire de la consécration de l’église  St Remy en Juin 1949, la communauté paroissiale devrait se retrouver le week-end prochain,  de nouveau en fête,  pour marquer la fin des travaux de restauration intérieure et la consécration du nouvel autel.  Occasion de raconter l’histoire de cet édifice, situé au centre historique mais aussi au cœur des événements ayant marqué notre ville. Après les origines, les vicissitudes qu’elle a connue jusqu’au XIXéme siécle, sa premiére grande restauration réalisée grâce à l’abbé Bousquet, il a fallu plus d’un siécle avant qu’elle ne connaisse une seconde grande restauration qui a demandé plus d’un quart de siécle. 

     

    IV – DES TRAVAUX DE RESTAURATION SUR PLUS D’UN QUART DE SIECLE

     

    Si l’on fait le compte, l’avant projet sommaire de restauration générale de l’église Saint Remy réalisé par P.A. Lablaude, architecte en chef des monuments historiques date de Septembre 1982. Il avait dressé alors un état alarmant de cet édifice religieux  : « Par manque d’entretien courant pendant de longues années, les façades de l’église connaissaient un état de dégradation particulièrement avancé de leurs maçonnerie en superstructures, couronnements de pignons, têtes de contreforts, pinacles et arcs-boutants… la maladie de la pierre se montrait alors dans toutes ses caractéristiques : forme vermiculaire, forme alvéolaire, exfoliations en croûtes sur des fonds totalement pulvérulents, avec pour conséquence, de fréquentes chutes de matériaux et disparition progressive du décor sculpté risquant à court terme d’atteindre un stade irréversible, notamment les motifs végétaux du portail Ouest ».

     

    Il a  proposé un programme de restauration des façades et des couvertures notamment étalé sur quatre tranches qui ont démarré en 1983/84. Il est vrai qu’une première alerte grave laissait présager de fortes et graves dégradations dus au temps, notamment avec la chute d’éléments de la balustrade du sommet du clocher. Elle avait dû être déposé et remplacé par un coyautage recouvert d’ardoise, mais d’un effet esthétique peu satisfaisant. C’est pourquoi, l’architecte des Bâtiments de France proposa alors d’ajouter une 5éme tranche « afin de profiter des infrastructures d’échaffaudages déjà en place et nécessaire à l’exécution des travaux » pour permettre de restituer au clocher « sa balustrade en pierre de taille d’antan et ses 4 pinacle, avec réfection de la Fléche » que le Conseil Municipal a avalisé en Juin 1988. Les vanvéens ont alors pu voir la silhouette de l’église régulièrement enserrée dans un carcan d’échaffaudage pendant de longues années (7 ans).

     

    Une entreprise familiale vanvéenne avait participé à cette restauration : la société Quelin, installée alors dans un petit pavillon de la rue Marcel Yol. Elle a déménagée depuis. Une spécialiste des monuments historiques qui a participé à la restauration de toutes les façades, les nettoyant à l’eau. Les ouvriers taillaient les pierres à même le sol devant le libraire et la fleuriste (remplacé par le primeur aujourd’hui), pour remplacer les parties les plus abîmées par de la pierre de St Pierre d’Aigle qui était extraite dans l’Aisne, certaines pièces moulées et sculptées demandant de très longues heures de travail. Elle a d’ailleurs continué à faire bénéficier Vanves de son  savoir-faire en participant à la restauration du pavillon Masart au lycée Michelet voilà quelques années.   

     

    Dix ans après l’avant projet sommaire de restauration générale, P.A. Lablaude remettait au maire de Vanves en Juillet 1992 une étude préalable à la restauration de ses intérieurs où il passait en revue l’état des sols et emmarchements,  des murs et des piles, des voûtes et nervures, des peintures murales, de la tribune d’orgue et de la sacristie. Ce qui a permit d’enclencher une première tranche de travaux à partir de 1998 pour consolider le premier pilier Nord-Est  et installer un dispositif de chauffage surfacique au gaz.  Mais il a fallut attendre encore 6 ans pour que le programme de restauration des intérieurs soient lancés  en plusieurs tranches : Restauration complète des collatéraux avec nettoyage et consolidation de l’ensemble des murs, des piliers, des nervures des deux collatéraux et révision des couvertures, restauration complète de la nef et du chœur, puis des peintures murales, de la tribune d’orgue, remplacement du vitrail d’axe et restauration de la sacristie.

     

    Elle a été menée en deux temps, nécessitant la fermeture de l’église : remise aux normes du dispositif d’éclairage, mise en valeur des éléments remarquables tels que le chœur, les  fresques murales, maçonnerie consolidée et fissures éliminées, piliers, voûte, extérieur de la Sacristie restaurée etc…entre l’hiver 2006 et l’été 2007 ; restauration intérieur de la nef,  du chœur et de la sacristie (mobilier, peintures, médaillons des curés se trouvant sur les portes), remplacement du vitrail d’axe durant l’été 2008, réaménagement de l’autel et surtout restauration des huit panneaux relatant la vie de Sainte Geneviève et de Saint Remy  par l’atelier Mériguet-Carrére : « Ce travail me donne l’impression de guérir la peinture et de redonner vie à un patrimoine culturel et historique presque oublié » confiait alors Nuria Fernandez, peintre-restaurateur.  

     

    A SUIVRE….

  • VANVES ET SAINT REMY

    L’EGLISE DES ORIGINES A NOS JOURS (Suite)

     

    60 ans après avoir célébré le cinquiéme centenaire de la consécration de l’église  St Remy en Juin 1949, la communauté paroissiale devrait se retrouver le week-end prochain,  de nouveau en fête,  pour marquer la fin des travaux de restauration intérieure et la consécration du nouvel autel.  Occasion de raconter l’histoire de cet édifice, situé au centre historique mais aussi au cœur des événements ayant marqué notre ville. Après les origines, les vicissitudes qu’elle a connue jusqu’au XIXéme siécle, sa premiére grande restauration réalisée grâce à l’abbé Bousquet. 

     

     

     

    III  - LES MIRACLES DE L’ABBE BOUSQUET

     

    Il n’en reste pas moins que l’édifice actuel a subi de nombreuses restaurations et transformations architecturales au XIXéme grâce à l’initiative et à la persévérance de l’abbé Bousquet, curé de Vanves qui a été nommé en 1843. C’est ainsi qu’en 1845, le conseil municipal vote une subvention de 10 000 frs « pour la reconstruction de l’église dont les murs présentent des crevasses donnant lieu de craindre écoulement » à laquelle s’ajoute la contribution de 9000 frs de la Fabrique, des dotations du ministre des Cultes et du Préfet de la Seine pour atteindre les 49 258 frs prévus dans les devis de l’architecte. Ainsi cette première grande restauration s’est effectué en deux temps : Tout d’abord en 1847-48, avec la réfection de la nef (gros œuvre et toiture) sans toucher aux constructions accolées à l’édifice. Les travées du XIIIéme siécle qui subsistaient encore, furent reconstruites dans le même style gothique flamboyant que le chœur et les trois dernières travées de la nef. Ensuite,  en 1853, le dégagement de l’église par la démolition de la prison, de la mairie, de la sacristie, et la reconstruction du clocher dont la première pierre fut posée le 25 Septembre 1853… et qui nécessitèrent d’autres contributions de la Municipalité, et surtout la démolition de la première mairie de Vanves. 

     

    Mais il  a fallut reconstruire le clocher en 1874, l’église ayant beaucoup souffert des combats de la commune, et des obus versaillais : le bas-côté droit et la toiture de la nef avaient été gravement endommagé, le clocher avait été démoli. Les travaux furent vite menés, grâce à l’architecte Eugéne  Monnier qui fit construire une tour surmontée d’un beffroi et d’une flèche qui ne manquait pas de charme. « La tour est ajourée à rez de chaussée sur deux de ses faces par des fenêtres ogivales et sur la troisième par une porte monumentale de forme ogivale. Les quatre faces de la tour sont épaulés chacune par deux contreforts et qui se prolongent jusqu’à la corniche supérieure. L’étage du beffroi est indiqué par les fenêtres gémisées garnies d’abas son, qui se répétent des quatre côtés de la tour. Au dessus de cet étage et en attique, se trouve placé un cadran d’horloge. Une corniche décorée de feuilles d’acantes couronne cette partie de la tour, au dessus, une balustrade en pierres découpées d’appuie contre les pinacles qui surmontent les contreforts. La flèche se divise en deux parties dans le sens de la hauteur, le premier étage est quadrangulaire et il est éclairé par 4 lucarnes. Le deuxième s’élève sur plan octognal, et il est ajouré sur chacun de ses pans par une fenêtre surmontée de pignon. La fléche se termine par une crosse latine » indiquait un rapport classé aux archives de l’Archevéché de Paris.   Sa cloche a été refondue dans la même forme et avec les mêmes inscriptions, et la municipalité a même  accepté de poser un paratonnerre dessus. L’horloge a été remplacée, avec ses quatre cadrans en lave de Volvic. Dans le même temps, la place (de la République) a été aménagée petit à petit dans le courant du dernier quart du XIXéme siécle grâce à la disparition de vieilles bâtisses et l’ouverture d’une nouvelle rue.

     

    Enfin, c’est de cette époque que datent ses peintures murales – restaurées durant l’été 2008 - de la nef  qui rappelle, côté de l’évangile, 5 épisodes de la vie de Saint Remi, côté épitre, 5 épisodes de la vie de sainte Geneviéve, exécutées de 1883 à 1892 par le peintre Pitois. Depuis, cette église n’a fait l’objet pratiquement d’aucun gros travaux de restauration, c'est-à-dire pendant près d’un siécle, si ce n’est en 1972/73 le démontage de la balustrade du clocher qui menaçait ruine, et son remplacement par un simple coyautage couvert en ardoise. Entretemps, cette église avait été inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

     

    A Suivre…