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vanvesauquotidien - Page 2144

  • VANVES DEFEND SES PAVILLONS

    DES MAISONS DE VILLES AUX VILLAS

     

    UNE RICHESSE ARCHITECTURALE MECONNUE

     

    A l’occasion de ce week-end pascal et des vacances scolaires, Vanves Au Quotidien prend le temps de revenir sur l’actualité vanvéenne passée, et notamment le débat sur le PLU qui a été l’occasion de parler des pavillons. Les maisons individuelles représentent 7% du  parc de logements vanvéens et occupent plusieurs quartiers de Vanves : Le Clos Montholon et le Stade de Vanves, La gare et le long du chemin de fer, entre le Plateau et le Cimetière, entre Le Plateau, le Lycée Michelet et le Parc des expositions. Avec  deux grandes particularités : Les Maisons de Ville et les Villas

     

    Le quartier proche du Lycée Michelet et du parc des expositions est très caractéristique des « Maisons de ville » qui ont inspiré de nombreux projets d’architectes au moment de la construction des villes nouvelles en Ile de France, en s’inspirant d’exemples anglo-saxons. Mais dans le cas de Vanves, il semblerait qu’à l’origine, leur création ait répondu plus à un souci de rentabilité financière immédiate qu’à des préoccupations urbanistiques précises. Une enquête de la DDE des Hauts de Seine en 1982 avait déjà montré la satisfaction de ses habitants de vivre dans ce quartier, malgré la proximité du parc des expositions et ses nuisances, et le souci unanime de pouvoir s’y maintenir. Leur opinion n’a pas changé.  

    Cette zone pavillonnaire qui a commencé à être construite entre les deux guerres (1914-18 et 1939-45) comporte plusieurs caractéristiques : les pavillons n’excédent pas deux niveaux, et la majorité de ces bâtiments à deux niveaux est situé en exposition Sud (côté n° impairs). La presque totalité des ces bâtiments ont une profondeur de terrain de 17,50 m constant côté n°impairs et entre 15 et 25 m côté pairs, et ils sont  tous mitoyen en limite séparative. La grande majorité des parcelles n’excéde pas les 200 m2  de surfaces – 73,80% sont comprises entre 100 et 150 m2 – avec une largeur comprise entre 4,25 et 10 m (50% se situant à 6,50 m). La plupart disposent de jardinets qui donnent sur des rues qui ont toutes une largeur de 10 m. La plupart des façades sont en briques ou enduit clair et pierres meulières, avec l’existence de marquise au porche d’entrée, en fer forgé, des fenêtres dessinées dans des cadres molurés, quelquefois avec des perrons.

     

    Vanves est aussi caractérisé par ses « villas » qui sont un autre mode de groupement de l’habitat individuel. « Cette forme urbaine, fréquente à Paris et dans sa banlieue proche, exprime, comme le pavillonnaire en bande, la recherche d’une rentabilisation optima du sol urbain , mais à la différence de celui-ci, elle propose, en tournant résolument le dos à la rue, un mode de vie beaucoup plus intime, familial, beaucoup plus rural pourrait on même dire, en réintroduisant au cœur même de la ville des « petits morceaux de campagne » explique un spécialiste qui s’est intéressé à la fragilité de tels ensembles pavillonnaires « qui, en raison de la valeur du sol sur lequel ils se maintiennent, de leur sous-équipement et de leur vétusté, ont souvent été l’objet d’importantes rénovations immobilières. Mais par ailleurs, ils présentent une certaine solidité dans la mesure où s’est développée depuis quelques années, une tendance de plus en plus manifeste vers un retour à des formes d’habitat individuel ». Les villas sont nombreuses à Vanves : Arcueil, Colsenet,  Dupont, Eugénie,  Franco-Russe, de la Gare, Jeanne, Juliette de Wills, Léger, des Matrais,  du Lycée, du Progrés,  Quincy avec l’impasse du Clos Montholon. Là, la surface des parcelles évolue de 60 à 300 m2, avec des pavillons généralement de standing, exemplaire des constructions de la fin du XIXéme ou du début du XXéme siécles, avec 2 niveaux ou plus quelquefois, isolés ou adossés sysmétriquement ou par groupe  de 2 aux limites séparatives, en briques,  enduit et une dominante de pierre meulière.

    La Villa Dupont (1898) est caractérisée par l’implantation de ses neuf pavillons dont deux doubles en arc de cercle.  Quatre sont en meulière, cinq en brique locale. La Villa Juliette de Vills se distingue par une architecture de type modulaire où chaque bâtiment est le symétrique de son voisin aux limites séparatives joignant l’alignement. Villa d’Arcueil, les parcelles sont disposé en bande de part et d’autre de la voie  avec des bâtiments qui peuvent s’assimiler à des cubes plus ou moins modelés et regroupés 2 par 2, à l’architecture simple sans floriture. La Villa Jeanne est composé de villas construit sur le même modèle, avec des caractéristiques architecturales particulières : existence de marquise, garde-corps en fer forgé, fenêtre en  arc plein cintre, en combles. La Villa Léger comporte le seul pavillon construit par le célébre architecte local Paul Marme en 1931. Elle est composée de modestes maisons jumelles aujourd’hui transformées. Enfin, la Villa Quincy est un véritable quartier refermé sur lui-même dont l’unité apparente se fonde sur la brique, unique matériau de façade de grandes villas.

  • VANVES A L'HEURE DE PAQUES

    Interview de Mgr Gérard Daucourt

    Evêque du Diocèse de Nanterre :

     

    « Montrer comment les positions de l'Eglise,

    avec leurs exigences,  veulent rendre

    service à l'homme et à la société » 

     

    Vanves Au Quotidien fait profiter ses lecteurs ou blogeurs de l’interview que son auteur a réalisé pour le journal par Fax Première Heure, à l’occasion de Pâques.  Ce Média des Hauts de Seine et de la Région Ile de France a rencontré Mgr Daucourt pour lui demander quel était son message de Pâques, et connaître son état d’esprit au lendemain de trois événements qui ont secoué l’Eglise et les catholiques : levée des excommunications des évêques intégristes parmi lesquels un négationniste, excommunication de médecins brésiliens ayant pratiqué un avortement sur une fillette violée, propos controversés du pape sur les méfaits du préservatif dans la lutte contre le Sida…

     

     

    Première Heure - Comment avez-vous vécu personnellement en tant qu’homme d’Eglise ces 3 événements ?

    Mgr Gérard Daucourt : « Ces trois événements ne sont pas du tout de même nature et il ne faut pas les mettre sur le même plan. Ils ont cependant quelque chose de commun : les exigences d'une communication moderne n'ont pas été respectées. Il aurait fallu préparer, expliquer au moment de l'événement et puis commenter par la suite de façon claire. Les services de la communication du Vatican s'y sont mal pris. Ils l'admettent. Ceci étant dit, il faut reconnaître que sur la dernière affaire, la quasi-totalité des médias a retenu deux phrases complètement isolées de leur contexte et ont réussi ainsi à mobiliser des foules contre l'Eglise catholique. Même de hauts responsables politiques français se sont engouffrés dans cette brèche de façon malhonnête et mal élevée. Je respecte toute personne qui prend une position opposée à celle de l'Eglise catholique, mais demande qu'elle la prenne en connaissance de cause.

     

    P.H. - Quelles réponses ou explications avez-vous apportées en tant qu’évêque à ceux qui vous ont sûrement interrogé à travers vos rencontres dans les Hauts-de-Seine ?

    Mgr G.D. : « J'ai été très souvent interrogé. J'ai pu répondre dans des rencontres personnelles ou à des assemblées de catholiques, lors de visites paroissiales ou de rencontres de groupes, de mouvements, d'aumôneries. J'ai publié deux communiqués au moment de la levée des excommunications des évêques intégristes et de l'affaire Williamson. L'archevêque de Recife ayant fait des déclarations publiques, j'ai pensé devoir publier une lettre ouverte que je lui adressais. Cette lettre a été mise sur notre site diocésain qui, en trois jours, a reçu plus de trois mille visites. De mon côté, j'ai reçu plus de trois cents messages et je continue à en recevoir. La quasi-totalité sont des messages de soutien, de remerciements. De façon plus générale, j'essaie de replacer ces événements dans l'ensemble de la mission des chrétiens au milieu du monde aujourd'hui.

    P.H. - N’avez-vous pas l’impression quelquefois de « ramer » comme diraient les jeunes après les déclarations du Pape et de  la haute hiérarchie vaticaniste de l’Eglise ?

    Mgr G.D. : « Bien sûr que, comme tout chrétien, quelquefois je « rame », et pas seulement dans ces occasions-là ! J'essaie de donner des explications, mais ce n'est pas toujours facile car je constate que parfois mes propos aussi peuvent être interprétés dans un sens ou dans un autre. Nous catholiques, nous avons encore tous du mal à vivre le débat dans l'Eglise. C'est pourtant indispensable. Sans y arriver parfaitement, je m'y essaie. La Bible nous rapporte l'opposition de saint Paul à saint Pierre à propos d'un point important de la mission. Il faut retrouver cette franchise, cette capacité à exprimer des désaccords, mais aussi de rester ensemble, de nous réconcilier éventuellement.

     

    P.H. - Peut-on parler de décalage de Benoît XVI et de l’Eglise avec les réalités humaines ?

    Mgr G.D . : « Il y a souvent des décalages dans le vocabulaire et, comme je l'ai déjà dit, dans la communication. Mais je perçois bien ce qu'il y a dans votre question : la majorité, sous prétexte de modernité, voudrait que l'Eglise accepte et même bénisse tous les comportements d'aujourd'hui. Comme elle s'y refuse, on la traite de rétrograde. L'Eglise n'est pas là pour approuver le monde, mais pour l'aimer et lui indiquer des bons chemins. Elle ne sait pas toujours bien le faire. Elle peut donner l'impression à certains moments de vouloir imposer sa morale à tout le monde. Je n'ai aucune envie de défendre des positions de l'Eglise, mais je voudrais vraiment – et ceci aussi est très difficile – montrer comment les positions de l'Eglise, avec leurs exigences, veulent rendre service à l'homme et à la société à long terme.

     

    P.H. - A la veille de Pâques, comment se porte l’Eglise des Hauts-de-Seine ? Quelles sont vos préoccupations ? Sur quels sujets avez-vous envie d’interpeller nos élus altoséquanais?

    Mgr G.D. : « Sans nier des faiblesses dont je parlerai, je veux d'abord dire que le diocèse de Nanterre se porte bien. Je suis en admiration devant les engagements de tant de laïcs dans la société et aussi dans nos paroisses, nos mouvements d'Eglise, nos écoles catholiques. Nos cinquante diacres – presque tous pères de famille ou grands-pères – exercent leur ministère original dans des situations professionnelles ou d'Eglise très variées. Les prêtres sont courageux et très proches des personnes confrontées à de nombreuses difficultés, ou même parfois d'épreuves. Mais les besoins et les attentes des gens sont nombreux. Ce ne sont pas toujours des besoins religieux immédiats, mais des besoins d'écoute, de partage, d'accompagnement.

    Comme les autres évêques de France, j'espère pouvoir rencontrer nos élus à propos de la révision des lois sur la bioéthique. Je n'ai pas l'intention de les interpeller. Mon attitude est autre. Le petit livre que les évêques de France ont publié à ce sujet porte en sous-titre : "Propos pour un dialogue". J'espère donc avoir avec eux un dialogue qui pourra m'éclairer et les éclairer. Dans mes visites pastorales, je parle aussi souvent avec les élus municipaux de la question du logement que nous avons beaucoup travaillée dans le diocèse, l'année dernière, avec l'aide de la Mission Ouvrière et du Secours Catholique. Je suis préoccupé, et ne suis pas le seul.

     

    P.H. - Quel est  votre message de Pâques ?

    Mgr G.D. : « J'espère que vous le devinez  à travers les réponses que je viens de donner à vos questions. Je crois que le Christ est vivant et que son Esprit anime beaucoup de gens, et pas seulement des chrétiens. C'est un Esprit de vie, d'espérance, de dynamisme. Au milieu de moments parfois difficiles pour tant de personnes ou pour moi et ces temps de crise, je peux constamment discerner l'Esprit de Dieu à l'œuvre dans les Hauts-de-Seine.

  • VANVES DEBAT DE SON PLU

    PRESERVER VANVES !

     

    Bernard Gauducheau, maire de Vanves qui est arrivé en cours de réunion, a eu l’occasion de répondre aux deux vanvéens qui ont questionnés les élus sur leur vision à 25 ans  de la ville et la philosophie de la municipalité sur le PLU lors de la réunion publique à l’école Larmeroux. Occasion de rassurer les vanvéens qui vivent dans des pavillons et qui se sont inquiétés durant ces premiéres réunions sur le PLU des intentions de l’équipe municipale sur le pavillonnaire 

     

    « J’ai souhaité cette démarche ! » a-t-il commencé en rappelant que le POS date de 1997 et qu’il était temps aujourd’hui de le modifier en arrêtant un PLU, « sans le faire en catimini. Et nous ne voulons pas faire le contraire de ce que veulent les vanvéens » a-t-il répondu à ces vanvéens qui s’inquiétaient pour leurs zones pavillonaires, et notamment à une vanvéen qui se plaignait de ne pouvoir agrandir sa demeure à cause du COS et demandait « une étude au cas par cas » - « L’exemple que vous soulignez montre que le POS actuel rend impossible ses travaux. Mais nous ne pourrons pas personnaliser le PLU ! Par contre nous pourrons prévoir des mesures générales qui permettent de régler des problémes particuliers, à des propriétaires d’agrandir ou étaler leur pavillon »

    « Depuis quelques années, nous avons une préoccupation importante : Ne plus faire comme il y a 20 ans où on avait tendance à raser des quartiers anciens, et à les rénover avec des constructions en hauteur pour répondre à une forte demande de logements. Ce qui a donné des résultats comme la tour au dessus du centre administratif, et un quartier comme le Plateau. Si l’on devait reconstruire un quartier aujourd’hui, ce ne serait pas de la même façon. Il faut reconnaitre que les vanvéens avaient été assez traumatisé par cette opération. A tel point que les équipes municipales qui se sont succédés, ont été ténatisées et n’ont rien fait » a-t-il expliqué.

    « Notre objectif est de préserver Vanves en tenant compte de l’évolution, qui supporte une pression forte en foncier et en logement. Tout en menant des opérations de rénovation, nous avons mené un travail de requalification de la ville grâce à des constructions respectant un gabarit acceptable, des ravalements menées par des propriétaires privés, une OPAH dans le Centre Ancien, avec une exception : l’immeuble du bureaux d’Audiens. C’est en tous les cas notre état d’esprit. Nous souhaitons éviter des erreurs et des projets que l’on ne veut pas voir. Il faudra se donner les moyens de protéger le pavillonnaire, tout en étant souple pour permettre une légére densification. Le SDRIF (schéma d’aménagement de la Région Ile deFrance)  invite à densifier en petite couronne. Et il y a un débat en cours sur lequel il faudra se positionner en allant au fond des choses : Densification ou étalement urbain ? Sachant qu’il y a une résistance à l’étalement. Le problème est qu’il n’y a pas d’objectifs définis pour l’instant. Nous essayons de bien sentir les choses et de résister à ces mouvements » a-t-il expliqué en se prononçant pour l’étalement urbain.  

     

    DANS LE CREUX DE L’OREILLE

     

    LIGNE DE BUS : Le maire a annoncé Jeudi dernier que la Communauté d’Agglomération Arc de Seine envisage de créer une ligne de bus régulière entre la porte Brançion et Clamart. Ce qui est demandé depuis des années par les vanvéens habitant les quartiers du Clos montholon et du Stade.

     

    LYCEE : Dans le palmarés des lycées paru dans l’Express de cette semaine, Michelet se classe à la 685éme place nationale (sur 1909 érablissements) et à la 22éme place départementale, avec un taux de réussite au bac de 91%. Mais ce qui est intéressant de noter, c’est qu’il se classe parmi les lycées en capacité de faire progresser ses éléves mais sans plus, et en lycée accompagnateur des éléves (en difficulté).