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vanvesauquotidien - Page 2142

  • LE COMMERCE DE VANVES A LA "UNE"

    INTERVIEW DE FRANCINE AURAND

     

    PRESIDENTE DU GEV

     

    « Nous nous battons pour que

     

    le commerce de proximité reste vivant ! »

     

    Vanves Au Quotidien continue et termine son interview de Francine Aurand, rencontré  pour faire le point sur les actions du GEV (Groupement Economique de Vanves) et détruire certaines idées fausses.

     

    Vanves Au Quotidien - Enfin, « la cotisation est très chère…et élimine les jeunes ou les petits commerçants/artisans ? »

    Francine Aurand : « Non,  parce qu’il faut tout de même savoir, lorsque l’on compare avec les autres associations du même type dans les Hauts de Seine, le GEV est la moins cher. Nous leur demandons rien durant toute l’année, sauf pour une participation pour la décoration de Noël : 70 € pour décorer sa vitrine, avec des peluches, et la défaire. Beaucoup de nos collégues n’en reviennent pas et nous demandent comment nous faisons. 100 €, ce n’est même pas le prix d’une annonce publicitaire dans le journal municipal. Et la plupart passe des annonces dans les journaux à 400/450 €. Et là, ils ont une visibilité de surcroît sur notre site internet, lorsque nous organisons des opérations commerciales puisqu’ils sont tous cités etc… Je crois que c’est un faux problème. A une certaine époque, cette cotisation a été beaucoup élevée. Et lorsque certains ont des difficultés, nous sommes très compréhensifs

     

    VAQ - Quelles sont les préoccupations du GEV ?

    F.A. : « Chercher à avoir plus de commerces, plus d’animations commerciales, en déplorant la fermeture de commerces et les départ à la retraite. Nous nous battons pour que le commerce soit à l’honneur, reconnu et reste présent dans notre commune,  malgré Internet, les grandes surfaces etc…. C’est très important d’avoir un commerce de centre de ville, de proximité, nécessaire pour beaucoup d’entre nous, notamment les seniors, la crise faisant revenir certains clients vers eux. Ce qui évite aussi de prendre sa voiture pour faire leurs courses comme on le voit ailleurs. Nous souhaitons ainsi qu’il y ait plus de commerces dans la ville, que les vanvéens reviennent vers eux. Nous sommes conscient qu’il n’y a pas un choix énorme, comme des commerces d’habillement, un chocolatier ou une épicerie fine, un fromager, un poissonnier… Mais nous avons aussi le marché qui supplée à ces absences

     

    VAQ - Quel est le programme des activités pour 2009 ?

    F.A. : «  Nous débutons par le déballage de la culture lors de la fête de Printemps, la fête des Méres. Nous réfléchissons à une grosse animation pour la Rentrée ou Noël. Nous regrettons l’abondon du marché de l’après midi le mercredi et le vendredi dont nous sommes à l’initiative, la mairie ayant repris en main la logistique. Il faut reconnaitre qu’il y a des hauts et des bas dans les Hauts de Seine, à l’exception d’Issy les Moulineaux. Mais quand on l’observe bien, ce n’est pas un marché de l’après-midi, car il est à la fois alimentaire, d’habillement et de plaisir. Nous pensons relancer cette idée avec un marché bio, sachant que notre objectif  au départ était de viser la clientèle qui travaille à Vanves à l’heure du déjeuner, et qui va au marché de Malakoff à cette heure là. Nous allons essayer de fidéliser cette clientèle avec la mise en place d’un petit carnet de remise que l’on adresserait aux entreprises. En tous les cas je suis à l’écoute de toutes les suggestions.  

  • LE COMMERCE DE VANVES EN QUESTION

    INTERVIEW DE FRANCINE AURAND

     

    PRESIDENTE DU GEV

     

    « LE GEV FAIT DES CHOSES VISIBLES ET INVISIBLES »

     

    Vanves Au Quotidien a rencontré ses derniers jours Francine Aurand pour faire le point sur les actions du GEV (Groupement Economique de Vanves) et détruire certaines idées fausses.

     

    Vanves Au Quotidien- Où en est le GEV actuellement ?

    Francine Aurand : « C’est une association qui tourne bien, avec 60 adhérents commerçants-artisans-Pme, des anciens qui n’en font plus partie, des nouveaux qui arrivent. Nous ne cherchons pas à faire du nombre mais avoir des adhérents qui s’impliquent, qui y croient, qui veulent faire quelque chose, qui participent.  Je ne cache pas que c’est assez difficile pour tout le monde en ce temps de crise, que l’association connaît des hauts et des bas, avec des changements de personne, mais chaque membre participe à son niveau en fonction de leur temps. Nous communiquons beaucoup par Internet entre nous, moins par porte à porte parce que les membres du Bureau manquent de temps, et qu’ils travaillent et essaient de faire vivre leur petite entreprise. Nous faisons peut être moins d’éclat qu’avant, et nous ne participons plus au Forum des Associations, parce que nous considérons que nous ne nous adressons pas directement aux vanvéens en tant que GEV.  

     

    VAQ - Que répondez-vous à ceux qui vous critiquent : Tout d’abord « Vous ne faites rien mais vous recevez beaucoup de subventions ! »

    F.A. : « Le GEV fait pas mal de choses. Parmi ce qui est visible, c'est-à-dire les animations : 2008 a été moins spectaculaire que 2007 puisque nous avions réalisé l’opération « En route pour le Pérou » avec un spectacle au théâtre, des animations de rue avec des animaux que l’on ne voit pas tous les jours, comme des lamas. Mais nous avons organisé le déballage de la culture intégré maintenant dans la fête du Printemps avec 5 exposants au début,  une dizaine en 2008, une vingtaine en 2009, la fête des Mères avec la Rose, la braderie du Plateau avec la structure gonflable supprimé pour des raisons de sécurité, réalisé un guide commerçants qui a nécessité un véritable travail de fourmis, avec quelques imperfections et oublis qui seront corrigés dans la prochaine édition, des numéros utiles… et la fête de Noël avec de nombreuses décorations vitrines, des cadeaux et des lots comme un ordinateur de bureau, des MP3 et 4…. Ce qui nous a valu le prix Procoms 2007.  Notre idée de vitrines peintes avec un élément extérieur à Noël 2008 a intéressé plus de 60 commerçants et même des non-adhérents, ainsi que des associations voisines.  Peut être que tout cela n’est pas aussi spectaculaire que les grandes fêtes de Printemps et de Noël, mais nous le faisons à notre niveau. Mais nous sommes friand des critiques parce qu’elles peuvent nous enrichir

     

    VAQ - Qu’est ce qui n’est pas visible dans ce vous faîtes ?

    F.A. : « Il s’agit des relations avec la CCIP (chambre de Commerce et d’Industrie) 92, la Mairie avec laquelle nous avons agît lorsque nous avons constaté la fermeture de certains commerces sur le Plateau avec le café Le Mail et la Bijouterie. Mais nous sommes intervenus trop tard, lorsque tout était signé. Nous avons eu quelques résultats avec la zone bleue dans le quartier de la gare, en cherchant à l’étendre dans d’autres quartiers. Nous relayons les informations et les actions de la CCIP 92, comme la campagne menée par la Préfecture avec les Chambres de Commerce et d’Industrie et des Métiers contre le braquage des petits commerces. C’est ainsi que nous avons réuni les commerçants avec le commissaire de police et le maire après avoir assisté à une réunion à la CCIP 92 avec le Préfet et l’ensemble des associations de commerçants. L’objectif est de rappeler finalement les consignes de sécurité de base et de bon sens que tout le monde oublie. Nous suivons de près les réunions du FISAC pour la rénovation des vitrines. Nous allons insister auprès de la ville pour obtenir une signalétique commerciale dans la ville, qui n’existe pratiquement comme dans d’autres villes. Nous nous inquiétons de la suppression de places de stationnement entraînées par les stations Vélib’, car ce n’est pas bon pour le commerce de proximité, et surtout dans le Centre Ancien où il y en a peu. Nous faisons toujours remonter les informations vis-à-vis de nos adhérents, et  nous essayons de poser les questions justes à nos autorités municipales, départementales, consulaires etc… Peut être ne communiquons-nous pas assez à l’extérieur pour dire tout ce que l’on fait ! Enfin, je  reconnais que le fait d’avoir 3 quartiers dans la ville n’est pas évident,  car beaucoup se jalousent lorsqu’on fait quelque chose dans l’un d’entre eux.

     

    VAQ – Second reproche : « Vous ne faîtes rien pour lutter contre l’absence de certains commerces, le départ d’autres ou leur remplacement par des agences bancaires ou immobilières qui participent peu à l’animation commerciale ? »

    F.A. : « Nous le faisons avec de petits moyens. Et encore lorsque nous avons des informations. Quand on a su que le café Le Mail vendait, c’était déjà trop tard ! Et puis quand ces commerçants ont une possibilité de vendre en vous mettant une certaine somme sur la table, ils acceptent tout de suite, même s’ils mettent tout le monde devant le fait accompli. On a essayé de proposer autre chose au futur acheteur, et il était prêt à étudier une autre solution, mais on ne pouvait pas concurrencer le prix élevé de la transaction. Par contre, nous avons tout fait pour avoir un remplaçant à la boucherie Noël. Mais notre intervention dans ce domaine est très limitée car nous n’avons aucun moyen, et personne n’en a, car le commerçant va au plus offrant. Il en a été de même pour Van Oost. Il en est de même pour Le Tout Va Mieux. Tout le monde souhaite qu’il soit repris. Mais certains commerçants ou propriétaires imaginent qu’ils détiennent de l’or. Et nous savons que l’aide à la rénovation des vitrines intéresse des commerçants et donne envie à des commerçants extérieurs de venir s’installer dans ce quartier. 

     

    VAQ- Que pensez-vous d’ailleurs de l’arme de la préemption commerciale ? 

    F.A. : « Ce n’est pas à notre niveau ! Mais celui de la mairie. C’est très dur à mettre en place. Il y a beaucoup de risques financiers. Cela peut avoir un effet de dissuasion pour certains. Mais ce n’est pas facile à mettre en place. Et dans le cas du Plateau, la vente s’est effectuée à un tel prix, que je ne pense pas que la mairie ait pu préempter, car il faut être sur et fort derrière, et disposer de gens qui mettent autant d’argent derrière pour ouvrir une brasserie.  

     

    A SUIVRE....

  • MAURICE DRUON ET LE LYCEE DE VANVES

    LORSQUE MAURICE DRUON RETROUVAIT

     

    LE CHEMIN DU LYCEE MICHELET

     

    « Je voue au lycée Michelet où j’ai passé six ans de mes apprentissages, une reconnaissance permanente et fidéle. Souvenir des princes de Condé…, souvenir du Prince Impérial… »Maison de l’enfance du poète Fernand Gregh et du généralissisme infortuné, Maxime Weygand…, imprégnés de l’enseignement de Jules Lagneau, ardemment écouté par Alain, ce n’est pas rien d’avoir hanté le temps de la formation, un séjour aussi rempli d’histoire et si diversement » a écrit Maurice Druon, dans le livre d’Or du Lycée Michelet.

     

    Cet ancien secrétaire perpétuel de l’Académie Française, qui avec son oncle Joseph Kessel, a donné à la Résistance, son hymne, le « chant des partisans » était revenu plusieurs fois à Vanves et au lycée Michelet, où il a été éléve entre 1931 et 1937,  à l’initiative de Pierre Bousquet, alors proviseur de ce lycée. Il l’avait même décoré de l’Ordre National du Mérite un 17 Novembre 1989  voilà presque 20 ans. Trois années plus tôt, en Juin 1986,  il était revenu remettre le premier prix du concours général de français à une jeune vanvéenne, Héléne Frappat, car il avait été le dernier éléve de Michelet à obtenir ce prix en 1936. Il  avait même donné son onction aux premiers éléments d’un musée du Lycée Michelet qu’avait commencé à mettre en place le proviseur Bousquet avec Xavier Renard, l’historien du lycée, dans une partie de la grande salle des Actes où se réunit le  Conseil d’Administration du lycée  au 1er étage du Pavillon Mansart.  

    C’est à tout cela qu’ont pensé et se sont souvenus beaucoup de vanvéens qui ont eu la chance de l’approcher à ces occasions, hier soir, lorsqu’ils ont appris sa disparition. Ils ont le souvenir d’un homme affable, facile d’approche, impressionné par son immense culture. Il avait parlé de l’orthographe et de la langue française lors de ses passages dans ce lycée qu’il aimait retrouver à diverses occasions. Il avait même participé le 20 Juin 1964 à la célébration du centenaire du lycée autonome avec le ministre de l’Education Nationale de l’époque, Christian Fouchet et les académiciens Weygand et Huyghe, deux anciens éléves comme lui.