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vanvesauquotidien - Page 2143

  • MICHEL BARNIER A VANVES

    UN MINISTRE SOUTIENT LE PANIER DE VANVES

     

    MAIS PAS LA MAIRIE !

     

    Tous les médias ont parlé de la venue de Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, en fin d’après midi à Vanves, dans le parking de la paroisse Saint François,  pour rendre visite à l’association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP), Le Panier de Vanves,  pour présenter son plan d’action sur le développement des circuits courts. Mais vous n’en verrez aucun commentaires, ni photos, dans les médias municipaux (blogs, site internet, journal municipal etc…)

     

    Michel Barnier, qui est candidat tête de liste aux Européennes en Ile de France avec Rachida Dati,  est arrivé pratiquement seul, sans préfet des Hauts de Seine, qu’il connait pourtant très bien puisqu’ils ont travaillé ensemble pour les J.O. d’Albertville,  sans l’ombre d’un policier en dehors de son officier de sécurité, avec une conseillére technique…. Et comme par hasard, des représentants du maire (deux maires adjoints et le Dircab qui n’a cessé de téléphoner avec son portable), très discrets dans le sillon, mais sans Bernard Gauducheau, ni Isabelle Debré.  Le ministre est allé tout de suite au devant des responsables de l’association Le Panier Vanvéen, pour les saluer ainsi que les adhérents présents qui venaient chercher leur panier comme tous les mardis en fin d’après-midi et bien sûr, Laurent Margot, l’agriculteur d’Arpajon, âgé de 34 ans qui fournit 75 paniers chaque semaine. Depuis trois ans, cet ancien commercial qui n'est pas issu d'une famille d'agriculteurs, s'est installé à son compte et grâce à son contrat avec l'Amap de Vanves, bénéficie d'un revenu mensuel de 2.000 €, une somme que peuvent lui envier bon nombre de maraîchers, comme il l’a expliqué au ministre qui après vendu son plan, leur a demandé « comment cela marche ? ». Entretemps, Pierre Toulouse et Claire Papy, conseillers municipaux Verts lui avaient parlé des projets de circuit F1 dans les Yvelines et du Plateau de Saclay dans l’Essonne qui risquent de supprimer des terres agricoles, et sa position, mais sans vraiment une réponse claire.

     

    « Au début, la création de l'Amap résultait d'un « engagement politique » pour défendre la présence d'agriculteurs en Ile de France » a expliqué Claire Martin-Gousset, proche des Verts et à l'origine de l'initiative de Vanves. Aujourd'hui, « l'approche tient plus d'un « engagement citoyen » des « amapiens » qui viennent « de droite comme de gauche » selon elle. Comme le lui a confirmé un adhérent : « Ce n’est pas une démarche de « bobo », ni lié à des problèmes économiques ». Il s’est fait expliqué la démarche alors qu’une partie des 115 adhérents venaient faire leurs courses en payant 16 € le panier. « Nous nous engageons à distribuer à tour de rôle ! » - « bénévolement ? » - « oui ! » - « Avez-vous la quantité suffisante ? Avec ce panier, combien de temps tenez »-vous ? » - « Une semaine. Certains prennent un panier pour deux couples » etc…

     

    L'Amap est une association de consommateurs qui s'entend avec un « paysan » sur la livraison d'une production agricole (légumes, fruits...) pour une période donnée et pour un montant fixé et payé à l'avance, mettant ainsi l'agriculteur à l'abri des aléas. Un des points de la charte de l'Amap stipule que les produits doivent être cultivés sans pesticides, et que bientôt, ils devront passer au Bio, ce qui a intéressé vivement le Ministre. Par contre, il a préféré le « No Comment » lorsque la présidente lui a fait remarquer que la ville ne soutient aucunement cette initiative. Il est vrai que leur demande de subvention pour financer des « paniers solidaires » afin d’en faire bénéficier quelques familles dans la galère, a été rejetée par la municipalité. Ce qui lui est resté en travers de la gorge : « Il n’a pas intérêt à venir » tempêtait-elle. Le ministre est resté prés de 40 mm dans ce parking en confiant avant de partir : « j’ai bien compris comment cela marche. Au-delà des papiers ». Quelques minutes plus tôt, il avait fait une autre confidence : « Le ministère va devoir se mobiliser, ce qui n’est pas dans son habitude ! ». Et la Mairie de Vanves ! C’est pour quand ? Il parait qu’une seconde AMAP essaie de se développer, mais très difficilement en se réunissant dans le parking du marché. Ne serait il pas temps de dépolitiser tout cela tant à droite qu’à gauche ?

  • VISITE MINISTERIELLE A VANVES

     

     

    MICHEL BARNIER REND VISITE AU PANIER  DE VANVES

     

    Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, est en cet fin d’après-midi à 18H30 à Vanves, dans le parking de la paroisse Saint François,  pour rendre visite à l’association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP), Le Panier de Vanves,  pour présenter son plan d’action sur le développement des circuits courts.

    Dans le prolongement des Assises de l’agriculture et du Grenelle de l’environnement, le ministre a réuni un groupe de travail dont l’objectif a été  de dresser l’état des lieux et de formuler des propositions pour développer ces modes de commercialisation des produits agricoles qui récréent du lien entre les consommateurs et les agriculteurs. Ce plan, pour lequel aucun montant n'a été précisé, veut faciliter une meilleure connaissance et organisation des circuits courts, une formation aux agriculteurs qui souhaitent commercialiser en direct leur production et une aide à ceux qui s'installent en circuits courts. Il "s'intègre dans la politique de l'offre alimentaire sûre, diversifiée et durable" du gouvernement, avec pour objectif de promouvoir un mode de commercialisation privilégiant la vente directe du producteur au consommateur

     

     

  • VANVES HANTE PAR SON PLATEAU

    RETOUR SUR UNE OPERATION

    TRAUMATISANTE

     

    « Si l’on devait reconstruire un quartier aujourd’hui, ce ne serait pas de la même façon » expliquait Bernard Gauducheau, jeudi dernier à propos du Plateau dont beaucoup de vieux vanvéens ont encore un souvenir traumatisant. Ce qui est l’occasion de revenir sur l’histoire de cette opération qui s’est étalée sur prés d’un quart de siécle.

     

    A l’origine, le Plateau était constitué de plusieurs carrières, notamment à l’emplacement du palais Sud (Hall 7) du parc des expositions, d’où le nom de la rue du Moulin (de pierre) le long de la Résidence des Célibataires et de l’Hôtel Mercure. Leur exploitation cessa au début du XXéme siècle à un moment où l’urbanisation de ce quartier a commencé à se développer, surtout entre les deux guerres (14-18 et 39-45) notamment grâce à l’ouverture des rues V.Hugo et S.Carnot (en 1880) qui reliaient Vanves aux portes de Paris (Plaisance et Brançion). La construction de petits pavillons se développa autour de ces deux voies principales et de nombreuses rues (privées) pavés, avec quelques maisons à étages et des industries. C’est d’ailleurs une population ouvrière et travailleuse qui a habité ce quartier

     

    En 1960, le Plateau comptait 1097 logements, qui abritaient prés de 1 105 familles,  dont plus des deux tiers (650) ne possédaient pas de sanitaires, et certains n’avaient pas de raccordement aux égoûts, ni d’eau courante, ni de gaz (250). Les rues étaient étroites, mal pavées et les carrefours inadaptés et dangereux. C’est pourquoi René Plazanet, maire de l’époque décidait le 16 Septembre 1960 d’entreprendre une rénovation afin « d’éviter les dangers de la spéculation immobilière » en créant en 1963, une SEM, la SEMICLE pour la diriger. Mais c’est André Roche (1965-1980) qui fut la cheville ouvrière de cette vaste opération et a décidé que la ville piloterait cette rénovation « pour ne pas remplir les pôches des promoteurs » et « ne pas créer un nouveau Sarcelles » ou même « un quartier résidentiel de luxe ». Il a fallu prés de 10 ans de négociations, de réunions, de projets et contre projets, d’enquête publique réalisée en 1968,  pour que les premiers travaux d’aménagements commencent sur une zone de 14,5 ha. Il a fallu 10 autres années pour exproprier – 500 petits propriétaires dont 20 seulement allérent jusqu’au tribunal -  indemniser, démolir, reconstruire.

     

    Cette rénovation fut menée en deux tranches afin de pouvoir très vite commencer les aménagements et permettre des opérations tiroirs pour reloger les habitants expropriés. C’est pourquoi la première ZAC à l’Est  (2,9 ha) fut consacrée aux logements (700 dont la moitié sociaux) et réalisée entre 1972 et 1978,  et la seconde  (11,6 ha) plus au centre, réalisée entre 1976 et 1984, plus dense et plus massif  autour de la rue J.Jaurés, la place des Provinces et la voie piétonne intérieure,  avec l’ensemble des équipements dont 24 000 m2 de bureaux, le groupe scolaire Max Fourestier et la créche, Champion et la galerie commerçante, l’hôtel Mercure et la résidence des célibataires.

     

    Plus de 2000 logements furent construits au total  dont plus de la moitié sociaux où s’installérent prés de 3500 nouveaux vanvéens dont beaucoup de jeunes couples. Cette opération n’a pas été de tout repos car elle a subit les effets de la crise économique et immoblière des années 70 et 80. Ce qui a entraîné d’importants retards de commercialisation et un net alourdissement des charges : « Si cette rénovation a démarrée à un moment où il y a avait une forte de demande de logements et de bureaux, avec des taux d’intérêt raisonnable, elle s’est terminée à une époque où les tendances s’étaient inversées : augmentation des taux d’intérêt (+12%), stabilisation des prix du foncier, rareté des acheteurs » expliquait Gérard Orillard, maire entre 1980 et 1991,  à la fin de l’opération.  

     

    A tel point que son équipe municipale a dû supporter une opération devenue déficitaire, en s’en tirant sans trop de mal, grâce à des prêts de la Caisse des Dépôts et Consignations et de la FNAPU. Et en triplant le nombre de métres carrés de bureaux tout en diminuant les équiopements publics selon les Verts qui ont consacré un numéro spécial de l’Arrosée du Matin (Automne 2003) sur le Plateau. Elle n’en a pas moins cherché à améliorer le cadre de vie de ce quartier très et trop urbain en réglant des problèmes de réception TV, de sécurité, de bruit etc… tout comme les équipes qui ont suivies… et dont leur chef de file ont assuré les vanvéens qu’ils ne recommenceraient jamais une telle opération dont l’embléme reste, malgré tout,  ces papillons dessinés par l’artiste Calka sur le mur d’un parking le long de la rue Vicat et immortalisé par Doisneau.