Les élections européennes sont prévues dans 9 semaines, le 7 Juin 2009. A part quelques uns de nos politiques, elles ne passionnent personne, la plupart de nos concitoyens vanvéens ayant d’autres préoccupations. C’est pourquoi, Vanves Au Quotidien (VAQ) va essayer d’interroger ses acteurs vanvéens pour mieux éclairer les enjeux. En commençant par le Mouvement Européen qui a commencé à être présent sur le terrain pour nous sensibiliser, surtout le samedi matin, en distribuant des documents. VAQ a rencontré sa présidente, Valérie Mathey
« Il faut leur faire comprendre l’importance de leur vote et de l’Europe »
Vanves au Quotidien – Quelle est l’importance de ces élections européennes du 7Juin 2009 ?
Valérie Mathey : « Cette échéance des élections européennes se déroule dans un contexte difficile. Nous sommes en pleine crise. Nous ne pouvons pas nous en sortir, et tout le monde sait que ce soit l’Europe et les Etats Unis, ainsi que les pays émergents, tous essaient de faire en sorte que nous nous en sortions. Et nous arrivons en pleine récession.
Ces élections européennes vont donner une impulsion politique. Il faut que les vanvéens, les français se déplacent. Or, lorsqu’on leur parle de l’Europe, lorsque nous tractons dans les rues de Vanves, ce que nous faisons fréquemment, ils nous disent que l’Europe, c’est très loin, c’est Bruxelles, l’euro qui a fait augmenter les prix…. Ils en ont une image très négative.
Il faut leur faire comprendre l’importance de leur vote et de l’Europe. Il est temps de construire cette Europe politique, sociale que nous souhaitons à droite comme à gauche. C’est sur ce point là que nous allons œuvrer.
V.A.Q – Est-ce que la présidence française de l’Union Européenne par Nicolas Sarkozy ne nous a pas aidé à montrer une autre image de l’Europe ?
V.M. : « Je ne sais pas ! Je pense que les français ont été ravis que la France ait assumé la présidence du Conseil de l’Europe. Il a fait avancer certains dossiers. Mais est-ce que 6 mois c’est suffisant dans l’esprit des français. Je ne le pense pas ! L’image de l’Europe pourra changer que si l’Europe prend en main sa politique et fait en sorte que nous sortions de cette crise assez rapidement. Mais cela ne dépend pas uniquement de l’Union européenne.
V.A.Q. – Qu’allez-vous faire ?
V.M. : « Nous étions présent, samedi dernier, sur la place de la poste en train de tracter pour leur dire d’aller voter, en distribuant des documents, et pour répondre à des questions sur « comment fonctionne l’Europe ? ». Le Mouvement Européen est trans-partisan, ni de droite, ni de gauche, ni du centre, avec des adhérents encartés à droite comme à gauche, ce qui ne nous empêche pas d’agir, de sensibiliser, de militer parfaitement. Nous expliquons comment fonctionne l’Europe, à quoi sert, et comment fonctionne, le Parlement Européen, qui propose les lois, que fait le Conseil Européen, la Commission Européenne… Et nous les invitons à ne pas oublier de voter lors de cette élection qui a une importance extraordinaire.
La majorité des lois qui nous régissent en France, sont des lois européennes. Si nous voulons qu’elles nous conviennent, il faut se déplacer pour voter quel que soit le parti pour lequel nous voterons. Et éviter l’abstention, même si nous nous rendons compte qu’il y a une démobilisation politique des citoyens, parce qu’ils ne voient pas l’implication directe. A nous les motiver !
V.A.Q – Justement, qu’avez-vous prévu à Vanves ?
V.M. : « Pour le 9 Mai qui tombe lors d’un grand « Pont » (Ascension), nous nous joindrons aux cérémonies du 8 Mai, parce que la construction de l’Europe s’est faite à partir de cette victoire des alliés, comme nous l’avons fait l’année dernière. A la mi-Mai, nous prévoyons une réunion publique sur « comment fonctionnent les institutions européennes » où nous souhaitons laisser la parole aux citoyens qui ont beaucoup de questions à poser. Nous avons prévu un ou deux universitaires pour leur répondre, ainsi que les associations ID Vanves, Vanves Citoyenne, La Ruche, Vanves en Mouvement à la condition qu’elles répondent positivement à notre invitation…. Mais pas de députés européens pour éviter de donner un caractère politique à cette initiative.
V.A.Q. – Comment allez-vous assurer une certaine neutralité politique du Mouvement européen durant ces élections que certains veulent politiser en France ?
V.M. : « La neutralité politique s’impose d’elle-même dans la mesure où nous ne parlons que du fonctionnement, que les questions posées ne concerneront que l’institutionnel. Même si le simple fait de construire l’Europe est un acte politique. Mais il n’est pas partisan. Nous n’avons pas à dire si tel ou tel parti est meilleur qu’un autre. C’est à eux de prouver que leur projet européen est meilleur que les autres. Nous sommes là pour dire quelle va être l’implication de leur vote, que l’Union Européenne est la plus grande démocratie au monde.
V.A.Q. – Où en est le Mouvement européen depuis que vous avez repris les reines de sa section vanvéenne ?
V.M. : « J’ai repris la section vanvéenne après le départ de Madame Tove Guéda qui a fait un travail formidable. Elle a su défricher le terrain. J’ai repris le flambeau avec un fonctionnement un peu différent. Nous faisons des réunions bimestrielles sur un thème donné. Nous demandons à nos adhérents de proposer les thèmes qu’ils souhaitent aborder. Je fais appel à des spécialistes de la Commission Européenne, des Universitaires ou d’autres qui ont travaillé sur ce thème. Et des réunions plus importantes comme nous l’avons fait précédemment sur la peoplelisation des hommes politiques en Europe, sur les Médias et l’Europe. Nous essayons de faire ces réunions sur des sujets très grand public pour attirer le maximum de personnes, afin qu’elles s’intéressent à la « chose » européenne. Ou sinon, elles ne viendront jamais. Notre rôle n’est pas un combat politique en soi partisan, mais un combat politique en faveur de l’Europe. Nous sommes tous des fervents européens