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ville de vanves - Page 1072

  • GARE DU FORT D’ISSY/VANVES/CLAMART (Suite) : La maison d’Alice source d’inspiration du chantier

    « En rentrant dans une des maisons de la rue du Clos Monthlon – la dernière qui sera détruite, tout au bord des voies ferrées et du chantier avant le début des travaux de génie civil ses prochains jours   -  une équipe d’artistes dénommée SUPERPLEX a découvert sur un des murs, un dessin d’une petite fille de 6 ans, représentant un lapin, et ils ont cherché à retrouver cette famille dont la fille s’appelait Alice. Ainsi d’un coup, l’histoire a commencé à s’écrire autour d’Alice, pour passer d’une réalité à une autre, d’un moment à l’autre, d’une histoire à une autre… » explique Jérome Sans co-organisateur de cette fête du KM1 en tant que co-directeur de la direction artistique et culturelle de la SGP (Société du Grand Paris) avec José Manuel Goncalvés qui ont tous les deux organisé une ou deux fois chacun, les Nuits Blanches de Paris.

    Ainsi ce trio d’artistes Danois dénommé «SURPERPLEXE » est connu pour ses interventions dans les villes pour recréer des liens  là où n’y en avait pas,  afin que la population puisse se réapproprier cet endroit. D’autant plus que ce premier site a été finalement victime de cette voie ferrée qui lui rend bien des services par ailleurs, parce qu’il a divisé un territoire en deux – on en sait quelque chose à Vanves depuis 1883 -  qui n’était relié que par un tunnel condamné depuis plus d’un an. Leur travail sur « le temps des chantiers » sera de lier et de relier l’ensemble de ce territoire à travers un imaginaire commun. Et leur histoire sera articulée autour d’un fait à la fois simple et historique. « Ils se sont rendus compte que la construction du métro parisien correspond quasiment à l’écriture du livre « d’Alice au pays des Merveilles » : entrer dans un trou, passer d’une histoire à une autre, de l’autre coté du miroir » explique en ajoutant : « En venant sur le terrain, ils ont commencé à récolter des éléments de céramiques, des meubles comme un guéridon, une rampe d’escaliers, collectant ainsi des traces de vie pour en faire un théâtre, le futur lien sur lequel pourrait s’inscrire cette gare » explique t-il .

    Ses artistes vont accompagner les temps forts du chantier, avec par exemple, un nouveau tunnel, et bientôt une passerelle. Ils se sont rendu compte qu’en entrant dans la maison d’Alice, ils ont retrouvés quasiment  un sol avec des carrelages  qui ressemblent à celui qu’Alice découvre quand elle tombe dans le trou. Ce motif va venir orner l’ensemble de ce tunnel, et notamment  son sol,  qui reliera ces deux villes de chaque côté de la gare, puis la passerelle qui reliera les deux villes avec le quai central de la gare SNCF. De même le lapin qu’Alice avait dessiné sur le mur avant de quitter sa maison se glissera aux quatre coins des villes comme un guide traçant le chemin jusqu’à la gare.  On  retrouvera ce motif de manière récurrente comme un système d’orientation dans l’espace environnant de la gare. D’ailleurs SUPERLEX qui a retrouvé avec cette jeune fille qui sera adolescente à la fin du chantier, gardera contact avec elle : « Nous lui demanderons alors où elle souhaiterait voyager et quel souvenir incroyable, elle voudrait ramener de la destination choisie. Ce souvenir sera installé dans cette nouvelle gare…Espérons qu’elle ne désigne pas les Grandes Pyramides d’Egypte » souhaite ce trio d’artiste

    Mais ce n’est pas tout, car leur travail s’est développé autour de cette histoire en reprenant le mobilier urbain et en le mettant à différentes échelles, plus petites, plus grandes, en posant une chaise qui va regarder, pendant le temps du chantier, sa construction. Cette chaise qui aura 10 m de haut, sera un peu ce passage vers le futur. Et elle deviendra un pavillon à l’automne dans lequel les habitants pourront venir dialoguer avec les artistes, les ingénieurs, avec un belvedére pour regarder d’en haut la gare et ses alentours. « Les riverains  auront un point de vue que l’on a rarement sur un chantier ». La transformation de ce chantier sera visible à travers de grandes serrures comme dans Alice au pays des Merveilles, à différentes échelles, pour voir ce qui se passe dedans, à travers aussi un œil kaliédoscopique, un œil loupe qui va agrandir les éléments, ou les rétrécir. Tout un jeu d’appareil visuel sera développé dans ces différentes serrures dans les palissades qui vont ceinturer le chantier, comme un jeu de lecture. A suivre…..    

  • LA PHOTO DU JOUR A VANVES : LE PARVIS DE LA POSTE S’EFFONDRE…

    Le parvis de la poste s’effondre au carrefour de l’Insurrection  à cause surement de ces pluies (diluviennes)  depuis ce week-end. Des barrières ont été installés hier ne laissant qu’un petit passage pour les piétons. Il serait tombé en 48 H 46 jours de pluie selon les météorologistes. Vanves peut se considérer heureux  par rapport à l’Allemagne ou au Nord Est de la France, les eaux de la Seine,  de l’Yonne, et du Loing dans le Loiret où beaucoup de vanvéens passent leurs week-ends, montent. Les quais ont été fermés à Paris. La préfecture de Police est sur les dents, mais prêt aprés l'exercice Sequana.  

  • UN PAVILLON TEMOIN DU PATRIMOINE DE VANVES MENACEE DE DESTRUCTION

    3 pavillons devraient être détruits ces prochains mois pour laisser place à des résidences privées, à l’angle des rues Raymond Marcheron et de la République, et rue René Coche. Mais dans ce dernier cas,  une pétition a été lancé « pour éviter de cette petite merveille architecturale de style « Art Nouveau » inspirée de l'école Guimard soit détruite, car elle est menacée par les visées d’extension immobilière du Grand Paris ».

    « Un projet immobilier prévoit la démolition de cette maison qui présente une co-visibilité avec le clocher de l'église Saint-Rémy inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Cette maison figure sur la liste du patrimoine de Vanves dans l'inventaire général des monuments et richesses artistiques des Hauts-de-Seine. Elle figure aussi, suite à des démarches et un choix de la municipalité vanvéenne, dans l'inventaire général du patrimoine culturel d'Ile-de-France.

    Un lien visuel et historique existe entre le centre ancien de Vanves, le clocher d'église et cette maison » indique les auteurs de cette pétition. « Elle est l'un des derniers témoins des lotissements de la fin du XIXème siècle construits au moment de l'ouverture de la gare de Vanves-Malakoff en 1882. Elle est construite dans le prolongement du vieux centre à la même époque que la reconstruction du clocher de l'église Saint-Rémy daté de 1871 à 1874. Ces édifices (le clocher, la gare, la maison) appartiennent à une même période d'extension urbaine. Ces architectures témoignent de l'élan bâtisseur de nos sociétés au tournant du XXème siècle avec l'arrivée du chemin de fer. Elles constituent aujourd’hui le patrimoine de la ville dont l'église et son clocher restent l'élément repère, dominant les perspectives que l'on ne peut masquer ou anéantir en niant la composition urbaine de l'époque »  indiquent ils en constatant que « Malgré toutes les références faites autour de cette maison bourgeoise qui enrichit notre quartier, la mairie va autoriser la démolition de cet édifice par un promoteur, au détriment de l'histoire de notre quartier et de notre ville » et en invitant à signer leur pétition : « Ne laissons pas disparaître notre patrimoine architectural ».