Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

patrick ollier président de la mgp - Page 2

  • CE QUE L’ON NE VOUS PAS PAS DIT A VANVES SUR LA METROPOLE DU GRAND PARIS : 1) « Laissez-vous le temps de respirer et de nous organiser ! »

    Plus de 3 mois après sa mise en place, la Métropole du Grand Paris franchit une nouvelle étape en ce début Mai avec l’arrivée aujourd’hui d’un directeur général des services, qui sera un préfet  (Thomas Legros, ex-préfet de Mayotte) et non un administrateur territorial,  à la tête d’une petite administration de 27 fonctionnaires qui doivent être recrutés notamment parmi les 7 à 8 agents de la Mission de Préfiguration qui ont assuré jusqu’à présent son bon fonctionnement.  Il s’agira d’une administration de mission  et non de gestion  constitué d’une trentaine de spécialistes qui auront à mettre en place les objectifs fixés par le conseil métropolitain. Occasion de rappeler, puisqu’il est beaucoup question de la MGP à Vanves ces jours-ci, où on en est,  à travers quelques coups de projecteurs au cours de cette semaine, et que sa mise en place est loin d’être la vie en rose que nous décrivent certains

    Cette MGP qui est très critiqué  regroupe 131 communes (Paris et les 123 communes de la petite Couronne avec une commune du Val d’Oise, 6 de l’Essonne) rassemblées en 12 territoires. Depuis son installation, le 22 Janvier dernier, et l’élection de Patrick Ollier, député Maire LR de Rueil (92) à sa tête, ses 209  élus ont voté le 1er Avril dernier, leur premier budget qui s’élève à 3,421 Milliards d’euros dont 3,36  ont été redistribués aux 131 communes de la métropole en tant qu’attribution de compensation. Ils ont créé un fonds d’investissement de 55 M€  qui comprendra deux volets en 2016 : Un soutien aux initiatives portant sur le développement durable et le développement économique, et un soutien aux territoires.  « Il faut privilégier la mise en œuvre  de projets identifiés dans les territoires » a demandé Bernard Gauducheau. Ils ont aussi fixé le montant de leurs indemnités (957,97 €) qui ne leur seront versés qu’à partir de Fin Juillet lorsque les instances et le fonctionnement seront en place. Ils ont lancé une réflexion sur leur projet métropolitain, un appel à projet pour « imaginer – et non réinventer -  la métropole du Grand Paris de demain » et un concours international sur les hubs (grands gares) du Grand Paris Express avec le gouvernement. « Laissez-vous le temps de respirer et de nous organiser » a demandé son président face aux critiques. Il devrait tenir la première Conférence des Présidents de Territoires (12) ce mardi dans l’après-midi, tenir un conseil métropolitain le 23 Mai au pavillon Baltard de Nogent sur Marne suivi d’un séminaire sur l’appel à projet « Inventons la Métropole ».

  • L’IMAGE DU JOUR A VANVES ET AILLEURS : L’ELECTION DU PRESIDENT DE LA METROPOLE DU GRAND PARIS

    L’ensemble des 131 Maires de la Métropole du Grand Paris ont vécu hier matin un moment historique en procédant à l’élection du premier président  du  conseil de la Métropole créée le 1er Janvier 2016 : Patrick Ollier député maire de Rueil Malmaison. Mais tout le monde se souviendra de ce 22 Janvier 2016 comme la véritable naissance de cette grande métropole dont une partie de l’histoire s’est écrite à Vanves. Notre ville avait accueilli le 7 Juillet 2006 voilà presque 10 ans la réunion constitutive de la Conférence Métropolitaine qui rassemblait 35 maires, prémice de la constitution du Syndicat d’Etudes Paris Métropole qui devait aboutir à la création de cette MGP et surtout à l’esprit qui  guide ses 131 maires d’une gouvernance partagée

  • VANVES ET LA METROPOLE DU GRAND PARIS : ELECTION DU PRESIDENT SANS SURPRISES

    Les 209 conseillers métropolitains dont Bernard Gauducheau  (sur la photo hier au Conseil Régional en aparté avec Philippe Laurent maire de Sceaux dans l’hémicycle)  siégent aujourd hui dés 9H au Palais d’Iéna, pour procéder à l’élection de leur président et du bureau, qui a fait l’objet de nombreuses tractations depuis la fin des élections régionales et surtout le début de l’année avec la désignation d’un candidat par les Républicains à la suite d’un vote.  

    Même s’il a été désigné par les élus LR comme le candidat à la présidence de la MGP, par un vote des 93 conseillers métropolitains LR au siége des Républicains le 12 Janvier dernier (51 voix pour le député maire de Rueil, 37 pour celui du Perreux), l’élection de Patrick Ollier était loin d’être assurée au départ, même s’ils bénéficiaient d’une majorité de 118 élus si l’on additionne les voix LR (93) et UDI (25). Tout simplement parce qu’il y avait deux autres candidats, Philippe Laurent (UDI) maire de Sceaux qui s’était déclaré le 15 Décembre et André Santini, député maire UDI d’Issy les Moulineaux depuis le 13 Janvier 2016. Si le second a finalement retiré sa candidature, pour gagner une vice-présidence, le premier a décidé de retirer hier sa candidature après en avoir discuté personnellement avec Patrick Ollier. Il n’aura pas de vice-présidence en contrepartie d’autant plus que les partis sont intervenus pour se les répartir, avec quelques surprises, mais les « crocodiles » se sont intéressés brusquement à une Métropole qu’ils ignoraient ou méprisaient jusqu’à présent.

    Rappelons que ce Conseil de la Métropole est composé de 209 élus dont 93 LR (44,5%), 25 UDI (12%), 5 DVD (2,4%) pour la droite, 44 PS (21,1%), 33 FG (15,8%) et 9 EELV (4,3%). Chaque maire siége bien sûr, les grandes villes ayant plusieurs conseillers métropolitains, Paris avec 62 représentants dont Anne Hidalgo, 5 pour Boulogne… Le Bureau est constitué de 21 vice-présidents dont la répartition proportionnelle est de 10 LR, 4 PS, 3 FG/PC et 1 EELV et a fait l’objet d’un accord de gouvernance entre majorité et opposition. Anne Hidalgo devrait être la 1ére vice-président, André Santini le 3éme… Pour Patrick Ollier, cette élection de ce matin possède la saveur d’une revanche, puisqu’il avait vu la présidence de Paris Métropole lui échapper voilà 8 mois, barré par Patrick Devedjian, président du conseil départemental des Hauts de Seine.

    Il était tout à fait sur la même longueur d’onde que l’ensemble des ex-présidents de ce syndicat d’études dont Philippe Laurent (UDI), Patrick Braouezec (FG/PC), JY le Bouillonnec (PS), notamment, avec leur son désir d’œuvrer main dans la main avec le Gouvernement et élus gauche et de droite, de jouer la carte du consensus qui devrait perdurer au sein du conseil de métropole. « L’idée métropolitaine est intéressante. Elle ne se résume pas à une institution, mais à un état d’esprit où tous les acteurs travaillent à des objectifs partagés comme Paris Métropole commençait à le faire. La MGP devait travailler sur le logement et faire de la péréquation à l’origine. Mais ce n’est pas que de cela car elle doit s’occuper d’autres choses, notamment de son rayonnement et de son attractivité, c’est-à-dire fédérer les énergies de la société civile, économique, sociale, culturelle… » explique Philippe Laurent (UDI)

    « Les conseillers métropolitains devraient y prendre goût et seront en responsabilités sur certains sujets. Ils n’ont pas le droit d’échouer. Et ils pourront commencer à travailler sur le fonds dés Février avec la mise en place de commissions qui partiront des groupes de travail mis en place au sein du Conseil des élus, à partir des thématiques sur lesquelles ils travaillent : transition écologique et énergétique, qualité de l’air et lutte contre la pollution… » explique l’un d’entre eux. Le plan de travail pour le Conseil de métropole est important durant ce premier semestre, à la fin duquel  la Mission de Préfiguration doit achever sa mission.   Il  se réunira pratiquement tous les mois d’ici l’été prochain notamment  pour créer le Conseil de Développement où seront représentés les forces civiles (comme le CESE), voter son budget, débattre de l’exposition universelle, pour mettre en place la commission consultative pour le schéma directeur «Energie», lancer les travaux d’élaboration du PCAEM, lancer les discussions sur l’intérêt métropolitain en matière de développement économique.  Il est vrai que des compétences sur le logement et l’habitat ont été reportées à 2017 par exemple, mais cela ne doit pas les empêcher de travailler. La MGP peut très bien et rapidement faire voter une délibération créant une aide à l’investissement  aux communes pour construire des logements à partir de l’aide de l’Etat aux maires bâtisseurs. Car ce lieu d’échanges et de mutualisations peut déboucher sur des décisions, contrairement à Paris Métropole.