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associations - Page 17

  • VANVES ET LA GENESE DE SES ASSOCIATIONS : LE RETOUR AUX SOURCES DES AMIS DES ARTS

    Le Blog de Vanves Au Quotidien continue à s’intéresser à la genése des plus anciennes associations de notre commune avec cette fois-ci la Société des Amis des Arts qui a connu des hauts et des bas depuis sa création en 1935.

     

    Cette association a donc été créée le 23 Février 1935 par MM Charles Robert, le dr Albertins et Reculon Dupont, sous la présidence d’honneur de Frédéric Pic, alors Maire de Vanves. Elle regroupait alors des amis, des artistes amateurs ou professionnels qui souhaitaient se retrouver pour partager un même plaisir et exposer leurs œuvres une fois par an dans la salle des Fêtes de la Mairie afin de créer une animation culturelle.  Malheureusement, la seconde guerre mondiale a très vite suspendue ses activités entre 1939 et 1947, les associations ayant été dissoutes par le régime de Vichy et les forces d’occupation.  

    Ce n’est seulement après qu’elle a été relancée par André Sallé, professeur et grand prix de Rome de sculpture, assisté d’Edouard Obin, employé de commerce et de Georges Bientz, employé municipal. Elle a repris ses activités avec une quarantaine de membres, composés d’artistes tel que Lucien Arthuis artiste décorateur, Claude Meige artiste peintre, de sculpteurs, de  décorateurs, de photographes… et bien  sûr le salon où fut exposé 179 Œuvres de 52 artistes Albert Sectruck prit le relais d’André Sallé en 1953 et resta à la tête de cette association durant 20 ans. Lucien Chenu lui succéda  en 1974, secondé activement par Raymonde Voisin en tant secrétaire. Celle-ci a favorisée l’ouverture de l’association en accueillant un plus grand nombre d’artistes professionnels mais aussi des amateurs.   

     

    C’est elle qui est à l’origine du salon du petit format de Noêl lancé en 1973 qui permettait aux passionnés mais non professionnels de la peinture, d’exposer plus facilement leurs œuvres. Sa première édition qui s’est déroulé à la piscine municipale a donné lieu à une exposition des maquettes d’architectures du concours pour la rénovation du Plateau.

    Elle a créé en 1979, l’académie des Modéles Vivants qui se réunissait alors tous les Jeudis ou vendredis dans l’une des salles du bâtiment rue Guy Mocquet occupé maintenant par le Conservatoire de Vanves et permettait à de nombreux adhérents de se perfectionner à partir d’un modèle. En 1981, elle succédait à Lucien Chenu à la présidence.

     

    A l’époque, au lieu de se réunir dans la salle de Justice de Paix, les adhérents décidérent de se retrouver dans un lieu plus adéquate pour parler peinture : L’atelier de Raymonde Voisin, rue Solférino et d’ouvrir encore plus leur association vers l’extérieur. Ce qui lui a permis d’obtenir une certaine renommée qui dépassait les limites communales tant pour son salon que pour ses artistes.  A son 50éme anniversaire, les Amis des Arts avaient un  nouveau président, Robert Maurel depuis un an,  qui expliquait alors : « l’organisation de ces deux salons est bien évidemment l’activité principale de notre association avec le cours des modèles vivants. Il est difficile pour des artistes de faire œuvre de création, car elle est en soi personnelle et solitaire, très rarement un travail d’équipe. Mais cette association nous permet de mieux nous connaître, de nous entraider, d’échanger ».

     

    Jeanine Guichenducq a pris le relais  en 1989 après Jacques Tressard qui a assuré co-présidence avec elle entre 1987 et 1989,  en cherchant à donner une véritable renommée au salon annuel grâce au maire de l’époque qui visait à en faire un grand rendez-vous culturel. Le salon du Petit Format a été abandonné et le salon a pris de l’ampleur avec plus d’exposants  dans un premier temps ( 160 en 1989, 180 en 1990) avec des invités d’honneur de prestige (Baroni en 1990, Sementzeff en 1991) puis une sélection plus sévére des exposants dans un second temps qui a limité leurs participations, avec toujours des invités prestigieux (Diamankis en 1994, Jansem en 1995, Ambille en 1996,  Iréne Zack en 1997).  L’erreur à l’époque fut de se tourner plus vers la peinture et la sculpture contemporaine en essayant de se mesurer au salon de Montrouge, et en quittant la piscine municipale pour l’espace Chenel,  où les budgets de location s’alourdissaient malgré les aides de la mairie.  Cela a duré un temps, jusqu’à ce que les élus s’aperçoivent qu’ils subventionnaient un salon où les vanvéens, amateurs,  avaient de moins en moins leur place... jusqu’au 50éme salon en 2002 qui fut le dernier.

     

    Evelyne Henrard présidait depuis 1997 aux destinées de cette association qui était arrivée à un tournant de son histoire, alors que se posait la question de son devenir en 2002/03. Le salon n’a pas été organisé en 2003 par manque de ressources humaines et financières. La question de sa dissolution s’est posée, mais les personnes qui fréquentaient l’atelier du Modéle Vivant désiraient continuer. Ils ont permis à cette association de subsister et de ré-apparaitre à l’occasion une petite exposition à Panopée à la fin de 2008.  C’était le retour aux sources, avec des vanvéens et quelques artistes des environs, de qualité et renommés comme Jean Théobalt Jacus, Héléne Lebreton qui avait repris les reines de cette association, Fabienne Yvetot, Yves le Pape, Jacques Marillier… Ils continuent à la galerie Saint Remy maintenant chaque année, et l’atelier du modèle a toujours autant de succés après 32 d’existence. 

  • VANVES ET LA GENESE DE SES ASSOCIATIONS : SAINT VINCENT DE PAUL 70 ANS DE PRESENCE ET DE SOLIDARITE DE TERRAIN

    Le blog Vanves Au Quotidien  continue notre voyage dans le temps en s’intéressant à la genése des plus anciennes associations de Vanves : Nous nous intéressons ce week-end à la société Saint Vincent de Paul, et non l’amicale des anciens éléves du Lycée Michelet comme prévu, pour deux raisons : Tout d’abord cette association organise ce week-end sa quête annuelle à la sortie des messes, ce qui lui permet de financer ses animations, ses soutiens financiers à ceux qui sont âgés, seuls, malades… ou dans l’incapacité de payer loyers et charges. Ensuite parce qu’elle célébre en 2011 ses 70 ans de présence à Saint François et à Vanves comme le Stade de Vanves. A l’époque elle se dénommait « conférence Saint Vincent de Paul » et beaucoup se sont demandés pourquoi : Tout simplement parce que cette société créée en 1833 par de jeunes universitaires qui souhaitaient réagir contre l’anticléricalisme ambiant de l’époque et du quartier latin,  et développer une certaine forme de solidarité. Et c’était un terme à la mode pour désigner une telle association par des étudiants.

     

    Elle avait choisi pour siége une église et un quartier qui ne ressemblaient à rien  à ce qu’ils sont devenus aujourd’hui : Un ensemble de pavillons, sans caractère, hérissé de quelques immeubles de 3 ou 5 étages, manquant de tout confort, habité par des émigrés des faubourgs du XVéme, des réfugiés des inondations de 1910, de bretons et vendéens voulant rester à proximité de la gare Montparnasse, et une petite colonie russe. En 1941, c’est la guerre et le pére Renaud, alors curé de la paroisse Saint François, décide de réagir pour aider les familles qui se débattent au milieu de nombreuses difficultés. Il convoque quelques paroissiens le 13 février 1941  dont Maurice Jardin, qui en fit son premier président, et leur propose de créer un groupe de  charité qui fut agréé ensuite par la société Saint Vincent de Paul le 28 Janvier 1942, apportant ainsi à ce petit groupe local l’appartenance à un grand mouvement de chrétiens laïcs fondé par un jeune homme de 22 ans, Frédéric Ozanam, vers 1833. Cette petite équipe a suivie l’exemple de ces femmes qui, à l’époque de Saint Vincent de Paul, ont créée dans la paroisse Saint Remy, une association semblable, « les dames de la charité »,  pour venir en aide aux nécessiteux de l’époque. 58 vanvéennes avaient ainsi entre 1461 et 1672/75 sous la houlette de l’abbé Oudin alors prieur-curé de Vanves œuvré dans cette confrérie qui avait son statut et son régement.

     

    « Durant la guerre et l’immédiat après-guerre, ce petit groupe a réalisé de véritables prouesses pour apporter une aide matérielle, un réconfort, une amitié à des familles qui se débattaient tout comme eux dans de nombreuses difficultés. Ils fournissaient là, un surplus de nourriture, un meilleur chauffage, l’un d’entre eux n’hésitant pas à aller jusqu’à Monthléry pour aller chercher  du ravitaillement chez des maraîchers. Ils faisaient ici la queue chez des commerçants à la place des impotants, récupérer tout ce qui pouvait l’être pour le redistribuer à des familles dans le besoin, multipliant les démarches pour toucher des allocations ou des tickets supplémentaires, suivre les jeunes en partance au sanatorium car la tuberculose faisait des ravages, soutenant les familles endeuillées… »  racontait l’un de ces premiers vincentien vanvéen.

     

    Les années ont passées et les situations ont changé en s’améliorant bien sûr : « dans les années 50, cette équipe a lancée les aides ménagères à domicile qui furent reprises quelques années plus tard par la mairie. Un de ses membres donnait des cours de français à des ouvriers algériens dans la salle de la paroisse, faisant de l’alphabétisation avant l’heure ». Plus tard, elle s’est mise à distribuer des aides ponctuelles pour épauler une famille dans une mauvaise passe en attendant l’intervention des services sociaux de la mairie avec lesquels elle entretient d’excellent rapport. Et aujourd’hui, elle participe à la Banque alimentaire, à l’épicerie sociale intercommunale d’Issy/Vanves dont elle est membre fondateur avec le Secours Catholique et la Croix Rouge. Elle a apportée surtout par des visites, pierre angulaire de son action, une présence suivie auprès des aînés bien souvent seuls, et notamment ceux du Foyer Danton. Elle a longtemps organisé un réveillon le soir même de Noël avec les Petits Fréres des Pauvres, qu’elle a remplacé par une distribution de colis continue 2 à 3 fois par an d’organiser ses goûters-spectacles et une excursion par an sous la houlette de l’infatigable Geneviéve Poupardin

  • VANVES ET LA GENESE DE SES ASSOCIATIONS : LE VAL LANCE EN 1977 LE PREMIER FORUM DES ASSOCIATIONS

    Les associations vanvéennes sont à l’honneur à chaque Rentrée de Septembre avec le forum des associations. 14  associations devraient participer pour la première fois à ce forum 2011 demain avec notamment les Associations « Tourmaline » (liée au bal Renaissance), « En compagnie des Muses » (théâtre amateur), « Lullabuy in blue » (cours de chant), « Vanves Art et Culture » (sorties culturelles en groupe), « Pré Textes » (atelier d'écriture), « Participative » (Création artistique participative), « Loisirs sans frontières » (loisirs entre entendants et non-entendants », « Le monde à travers un Regard (lutte contre l'inceste) »

    A cette occasion, le blog Vanves Au Quotidien va s’intéresser à la genése des plus anciennes associations de Vanves comme l’UNC, l’Amicale des Anciens Eléves du Lycée Michelet, les Amis des Arts, le Stade de Vanves et la société Saint Vincent de Paul qui célébrent leurs 70 ans d’existence en 2011, l’école de musique dont l’ancêtre fut l’Harmonie municipale dont nous raconterons l’histoire chaque week-end. Même la direction de l’animation créé en 2009 qui est le guichet unique des associations, a été précédé d’un organisme, VAL (Vanves Animation Loisirs), dont l’objectif était de fédérer les associations vanvéennes et qui a été à l’initiative du premier forum des associations en 1977

     

    I - LE VAL OU LA PREMIERE MAISON DES ASSOCIATIONS

     

    Créé dans le courant du premier trimestre 1977, l’Office de Concertation Sociale et Culturelle, plus connu sous le nom de VAL (Vanves Animation Loisirs), était une association de jeunesse et d’éducation populaire agréée auprès du ministère de la jeunesse, des sports et des loisirs, rattachée à la Fédération Régionale d’animation et de Développement,  gérée par les associations adhérentes et les représentants de la commune. La Municipalité conduite par André Roche avait voulu mettre en place une structure chargée de plusieurs missions : promouvoir, soutenir et favoriser toutes initiatives d’ordre culturel, récréatif ou éducatif en faveur des jeunes et des adultes ; gérer les équipements de la ville utilisés par ses associations ou pour des animations artistiques, culturelles et sportives. Il regroupait à ses débuts 5 associations dont le nombre a grossit au fur et à mesure des années,  15 en 1978, 23 en 1982, 32 en 1986, mais les associations politiques, syndicales, confessionnelles n’y étaient pas admises.

     

    A l’époque le VAL était dirigé par M.Maréchal  coordinateur en chef qui dirigeait en même Le Théâtre de Vanves,  avec selon les périodes, un ou deux adjoints dont Frédéric Dussart qui a longtemps travaillé avec lui dans ce bâtiment de la rue Guy Mocquet occupé maintenant entièrement par le conservatoire Jean Françaix. A l’époque le VAL disposait d’un bureau, et de plusieurs salles dont une pour la danse,  une plus grande pour les ateliers d’Arts Plastiques et Graphiques d’un labo photo. Il proposait aux associations un service très léger de secrétariat, d’adresse pour le courrier, des prêts de matériels (sono etc…), des locaux pour leurs permanences et réunions…  Et ses animateurs recherchaient tous les moyens de aider sur un plan administratif et financier (recherches de subventions, d’aides diverses…).

     

    L’un des temps les plus fort pour cet organisme était le forum des associations, dénommé alors « kermesse des associations »  organisé pour la première fois en Septembre 1977 au parc Frédéric Pic. Elle était alors couplée avec le célébre concours de pêche autour de la pièce d’eau jusqu’à ce qu’elle soit polluée par les hydrocarbures à la fin des années 1990, et même d’un feu d’artifice à ces débuts. Une vingtaine d’associations y participaient, avec bien sûr des démonstrations.

    Puis il a pris de plus en plus d’ampleur au fil des années avec quelquefois des événements comme cette visite de Richard Berry et de Jane Manson dans les années 80 invités par l‘Amicale des Pieds Noirs. Le mérite du VAL est d’avoir suscité une ouverture des associations et de leurs membres sur la vie et l’animation de leur commune. « Ce ne fut pas évident au départ. Il a fallu s’affirmer petit à petit comme un service offrant à ses membres des supports, des possibilités d’actions, répondant aux besoins d’associations qui vivaient et agissaient chaxune de leurs côtés. Elles ont appris à sortir de leur petit cercle ».

     

    A Suivre avec l’UNC  le week-end prochain