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aristide duru maire de vanves - Page 2

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 1914-18 A VANVES : 39 – UN CONSEIL MUNICIPAL EXTRAORDINAIRE

    Le Blog Vanves Au Quotidien a rappelé au fil de l’actualité, tous les événements qui se sont déroulés voilà cent ans, à Vanves et à Paris à l’occasion des célébrations du centenaire de la « der des der », depuis maintenant de quatre ans. Il continue à le faire cette semaine pour le centenaire de l’armistice du 11 Novembre en racontant ce conseil municipal extraordinaire après une journée exceptionnelle à Paris débordant de joie

    A Vanves, un Conseil municipal extraordinaire a été convoqué à 21H à cette occasion. « Le but de cette réunion doit être de glorfiier nos soldats et les poilus qui ont obtenu cette victoire. Il nous faut penser aux absents, à tous ceux qui sont morts pour la patrie» déclarait  Aristide Duru, maire de Vanves (sur la photo), qui a assisté à la séance historique de l’Assemblée Nationale devant laquelle Georges Clemenceau a fait connaître les conditions de l’Armistice et le résultat de la victoire. Il a vu la Chambre des députés se lever lorsque « Tigre » est entré et où il a été accueilli par une formidable ovation : « Tous les yeux se remplirent de larmes à la vue de ce vieillard qui, au cours de cette lutte épique, avait si bien personnifié la France, cette vieille nation que ses ennemis avaient tant accusée de veulerie, d’impuissance, de vétusté et qui, dans un sursaut magnifique, venait de démontrer qu’elle n’avait rien perdu de sa vigueur et de ses qualités guerrière » se souvient Mordacq, son conseiller militaire, dans son livre « l’armistice du 11 Novembre 1918 » (Plon 1937). 

    Aristide Duru a donné lecture des dites conditions à l’assemblée municipale qui occupe 7 pages du compte rendu de cette réunion, et qui a été acclamé, après avoir été écouté avec joie. Le Conseil Municipal a salué alors la mémoire de ceux qui sont morts pour la France et décide de mettre à l’étude plusieurs projets : un monument aux morts au cimetière, un tableau à la Mairie destiné à perpétuer le souvenir des héros dans la commune. Il a salué le retour à la « Mére Patrie »de l’Alsace et de la Lorraine.

    Il a décidé d’adopter une commune filleule Meuvizy (Ardennes) dont les habitants ont besoin d’être ravitaillé. Le maire a donné alors lecture d’un courrier de l’école de garçon du Plateau : « le cauchemar qui depuis, si longtemps, pesait sur le monde, a pris fin. Avec tous les alliés, nous nous réjouissons du succès de nos armées qui ont eu raison de l’orgueil et de l’arrogance germanique qui, aujourd’hui, s’effondre lamentablement dans le sang et la honte. Pendant cette formidable tourmente, les enfants de Vanves, bien modestement, ont voulu faire leur devoir, mais la guerre terminée, mes camarades et moi, nous estimons que notre tâche ne sera complète que si nous ne nous intéressions plus aux malheureux que la guerre laisse après elle » écrivaient ils en demandant au maire de les associer au soutien apporté par la commune éprouvée des Ardennes et en offrant à ses enfants, des fournitures scolaires.  Un congé a été accordé aux écoles les 12 et 13 Novembre 1918.

    Enfin,  le conseil municipal s’est conclu peu après 23H sous les cris de « Vive la France » alors que le maire terminait par ses mots : « Le Conseil municipal spécialement réuni à ce jour,pour célébrer l’armistice, tient à s‘associer chaleureusement à l’hommage qu’a rendu le parlement à nos héroïques armées, à leurs chefs et tous les artisans de la victoire »

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 1914-18 A VANVES : 37- UNE RENTREE SCOLAIRE 1918 QUASI NORMALE

    Le Blog Vanves Au Quotidien rappelle au fil de l’actualité qui marque l’année, les événements qui se sont déroulés voilà cent ans à l’occasion des célébrations du centenaire de la « der des der », depuis maintenant de quatre ans. Lors de cette Rentrée 1918, et pendant les trois derniers mois de la guerre, le maréchal Foch n'arrêta pas de «frapper à coups redoublés et répétés, méthodiquement, tantôt sur un front, tantôt sur un autre, et, bientôt, sur tous à la fois lors d’une contre-offensive générale sur le front occidental, sur un immense arc de cercle, des portes de Gand aux confins de la Lorraine mosellane". Arrêtés devant Amiens, et devant Calais, les Allemands avaient placé leur dernière espérance  dans l'offensive, par la vallée de la Marne, vers Paris. Mais le point de rupture était atteint. Dès l'échec de leur contre-offensive de juillet 1918, les Allemands avaient compris qu'ils n'avaient plus aucun espoir d'arracher la victoire

    A Vanves, le Conseil Municipal qui s’était réuni fin Août, avait voté « une motion de gratitude aux armées nationales et alliées dont les héroïques exploits annonçaient déjà la délivrance des français et la victoire complète». Il adressait « au chef du gouvernement dont la patriotique énergie a encouragé l’œuvre splendide de nos soldats, l’assurance de sa pleine confiance et sa reconnaissance ». Et puis c’était, comme à Paris et dans les communes voisines, une Rentrée scolaire quasi normale, malgré la guerre. «L'administration de l'instruction publique estimait que, pour la première fois depuis trois ans, la rentrée scolaire s'annonce, cette année, comme à peu près normale: le nombre des lycées, collèges, écoles normales ou primaires encore occupés par l'administration militaire, comme le lycée Michelet à Vanves,  diminuaient de plus en plus et les inscriptions d'élèves augmentaient. Quant au personnel enseignant masculin, il restait stationnaire pour le moment, le ministre de la Guerre s'étant formellement refusé à accorder de nouveaux sursis d'appel en faveur des professeurs et des instituteurs mobilisés» (Le Petit Parisien du 1er octobre 1918). Le lycée Michelet qui avait récupéré le petit collège et ré-ouvert l’internat, le reste étant occupé par l’hôpital militaire, accueillait 370 élèves, dont 130 internes, 50 demi-pensionnaires et 190 externes

    Mais dans quelles dispositions d'esprit les élèves avaient-ils franchi l'entrée de l'école ou du lycée en ce septembre 1918 : «Le petit mioche sait qu'il y a la guerre et ce que c'est la guerre. Il a connu l'angoisse de sa maman, il a vu ses larmes. Celui-ci n'ignore point pourquoi, certain jour, on l'a vêtu de noir, et celui-là se rend compte que l'aube se lève de la grande délivrance, à constater que chacun autour de lui, pour avoir jeté un coup d'œil aux journaux, sourit et se frappe les mains…» (La Presse du 7 octobre 1918). «Malgré une situation plutôt rassurante d'un point de vue moral, il se pose toujours des problèmes matériels tels que l'alimentation des lycéens. Face à la vie onéreuse, les économes «chargés d'apaiser les estomacs de la jeunesse ne sont guère aidés». ( Le Petit Parisien du 3 octobre 1918).

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 1914-18 A VANVES : 36 – UNE VILLE MAITRE D’ŒUVRE DE LA COHESION SOCIALE

    Le Blog Vanves Au Quotidien rappelle au fil de l’actualité qui marque l’année, les événements qui se sont déroulés voilà cent ans à l’occasion des célébrations du centenaire de la « der des der », depuis prés de quatre ans maintenant. Cette dernière année de la « der des der » sera particulièrement éprouvante et dramatique, avec une nouvelle vague de bombardements par avion sur la capitale et par ce canon dénommé « la grosse Bertha » qui durera jusqu’en septembre en faisant beaucoup de dégâts notamment à Vanves, comme le Blog l’a raconté précédemment. Et par la seconde bataille de la Marne qui verra une contre-offensive décisive des alliés contre les allemands et dont le centenaire devrait être célébré ce week-end. Quant au défilé militaire marquant le 14 Juillet 1918 sur les Champs Elysées, , il fut unique, malgré un temps maussade, avec la participation de toutes les armées alliées, les soldats ayant des fleurs au bout de leurs fusils et les officiers à l’arçon de leurs selles. Quant à la ville de Vanves, chaque jour apporte son lot de difficultés auquel faire face l’équipe d’Aristide Duru avec persévérance, soucieux d’assurer une certaine forme de cohésion sociale    

    « La guerre continue malheureusement à influer sur les finances de la commune, la dette s’accroit chaque jour. On  ne pourra en connaître le chiffre exact qu’à la fin des hostilités » constatait le maire A.Duru  en présentant le compte administratif au conseil municipal du 1er Juin. Il faisait état de 230 000 frs de bons communaux dont 100 000 frs de prêt consenti à la société EFCM pour permettre l’exploitation du gaz, de 3780 colis envoyé par l’Oeuvre en 1917 à 2280 prisonniers et 4100 combattants  qui avait coûté 28 160 frs couvert pour moitié par des dons, de 109 862 frs de salaires versés aux ouvrières des ouvroirs municipaux dont le nombre a baissé du fait de la diminution de l’activité, alors que la ville a recherché du travail dans l’industrie privée moins rémunérateur. «Nous pensons qu’il est de notre devoir de continuer à faire fonctionner cet œuvre qui sera d’une grande utilité immédiatement après la cessation des hostilités pour parer à la crise du chômage qui est à craindre » expliquait il

    Si le Comité d’approvisionnement a donné quelques soucis au maire dans son fonctionnement à cause d’une gestion indélicate de deux de ses membres, il n’en a pas moins permis la création d’une boucherie  et d’une poissonnerie municipale  afin de lutter contre la vie chère, le charbon restant toujours un souci pour constituer un stock pour l’hiver. Mais le maire de l’époque pouvait être satisfait du fonctionnement de l’une de ses œuvres de solidarité communale qui concernait les nourrisons, sorte de PMI avant l’heure : «C’est certainement l’une de celles dont les effets ont été les plus utiles pendant les moments difficiles que nous vivons : Depuis 1914, plus de 10 500 pesées  ont été effectué avec une moyenner de 50 par semaine, plus de 10 200 consultations médicales, avec la distribution pour 10 500 frs d’objets de toute nature (layettes, vêtements…). Son action a contribué à la diminution de la mortalité infantile grâce aux dames qui s’en occupaient. Depuis le début des hostilités, elles se sont astreintes à distribuer tous les jours aux tous petits et aux malades, une moyenne de 50 litres de laits fourni par l’intendance » indiquait F.Pic, alors adjoint au maire  qui fit voter par le conseil municipal une allocation prévue par la loi pour l’assistance aux femmes enceinte avec une prime à l’allaitement. « Les heures tragiques que nous vivons ne doivent pas nous faire oublier nos devoir à l’égard des enfants » avait il conclu en rendant hommage à Valerie Lionel qui fut l’une des maîtres d’œuvres de cette action sociale