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  • VOILA 50 ANS LE METRO DESSERVAIT LE PLATEAU DE VANVES

    Demain, 9 Novembre 2026, il y aura 50 ans, le métro arrivait à Vanves grâce au prolongement de la ligne 13 jusqu’à Châtillon-Montrouge. Le même jour,  la jonction était ouverte entre les stations Invalides et Saint Lazare actant la fusion des deux anciennes lignes 13 et 14. Elle donnait naissance à cette longue ligne de 22,5 km avec sa fourche et ses embranchements vers le 93 (Saint Denis) et le 92 (Clichy/Gennevilliers). Un projet qui avait été envisagé avant la seconde guerre mondial, mais dont la décision remonte en 1965 lorsque fut abandonné le projet de RER Nord-Sud devant relier les gares Montparnasse et Saint Lazare

    Auparavant, dans le sud, cette ligne – la 14 – a été ouverte le 21 Janvier 1937, voilà bientôt 90 ans entre la porte de Vanves et Montparnasse Bienvenue, puis prolongée le 27 Juillet 1937 jusqu’à Invalides en s’étalant sur 4,6 km. Ce prolongement de 2,7 km  porte de Vanves-Châtillon/Montrouge s’effectue par un tronçon souterrain de 920 mètres qui suit la ligne Paris-Montparnasse comprenant la nouvelle station Malakoff-Plateau de Vanves, dernière station souterraine de la ligne 13 en direction du sud (Châtillon - Montrouge) avant que la ligne ne devienne aérienne en se prolongeant sur 1800 mètres, réalisé en surface et en viaduc sur l'emprise ferroviaire de la SNCF et incluant les stations Malakoff-Etienne Dolet et le nouveau terminus Chatillon/Montrouge. Celle-ci situe le long des voies du TGV atlantique et comprend trois voies à quai se prolongeant par trois longs tiroirs de manœuvre en arrière-gare dont un équipé d'un trottoir, donnant accès à un atelier terminal.

    En 1974, la ligne a été équipé d’un PCC à la station Etienne Dolet à Malakoff, puis d’un pilotage automatique au terminus de Chatillon pour les manœuvres  des rames. Par contre la prolongation de cette ligne jusqu’à Velizy longtemps dans les cartons, ne s’est jamais faite, malgré la mobilisation de nombreux élus des villes de Chatillon, Clamart et du Plessis Robinson. Elle ne s’est concretisé qu’avec la réalisation du tramway T6 qui relie Chatillon-Montroge à Velizy le long de la RD 906 et se prolonge le long de l’A 86 jusqu’à Chaville/Viroflay

    « L’arrivée du métro a constitué un véritable événement pour Vanves. Le journal municipal Vanves Informations de décembre 1976, titrait : « Le métro à Vanves pour mieux vivre » : « Vanves à un quart d’heure des Champs-Élysées. Pour les habitants de Vanves et de toute la banlieue sud, cette nouvelle ligne 13 permet (…) de gagner rapidement le cœur de Paris ». Le directeur général de la RATP de l’époque, Jacques Deschamps, estime alors que « le métro vit actuellement une très belle période de son développement », comparable aux grandes phases d’expansion du réseau parisien » rappelait Vanves Le Mag dans son numéro de Novembre.

    Le nom de projet initial de la station était Vanves. Mais sa dénomination définitive vient de son implantation à la limite des territoires de Malakoff d'une part et de Vanves d'autre part, le terme de « Plateau » fait référence au nouveau quartier qui se construisait alors.  C'est une station souterraine classique de la RATP deux quais séparés par les voies du métro situées au centre. Édifiée selon la méthode de la tranchée couverte, il s'agit d'une station-cage avec des piedroits verticaux supportant un plafond horizontal, selon l'architecture typique des stations de métro créées en banlieue de 1970 à 1985.

    La décoration était une déclinaison du style ‘Andreu-Motte » avec deux rampes lumineuses à structure rouge suspendues, des banquettes et tympans traités en carrelage plat fin de couleur marron orangé et des sièges « Motte » orange. Les carreaux en grès étiré blancs sont plats et fins, posés verticalement sur les piédroits, tandis que le plafond en béton est recouvert d'un flocage coupe-feu noir. Les débouchés des couloirs sont traités en carreaux plats blancs posés verticalement et alignés. Les cadres publicitaires sont métalliques et le nom de la station est inscrit en police de caractères Parisine sur plaques émaillées. Les voies sont séparées par une barrière anti-franchissement.

    Dans le cadre du programme « Renouveau du métro » de la RATP, les couloirs de la station ont été partiellement modernisés le 17 décembre 2005. Selon les estimations de la RATP, prés de 2,5millions de voyageurs la fréquentent par an (en 2021), avec des hauts et des bas, notamment lors de la crise sanitaire du Covid-19 en 2020 (1,5 million), ce qui la classe à la 155e position des stations du réseau pour sa fréquentation cette année-là.