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vanvesauquotidien - Page 1583

  • UN WEEK-END DE TERROIRS ET D’AMITIES A VANVES

     

    Le village des terroirs en est à sa 9éme édition en 2013, sans épée de damoclés au niveau des intempéries puisqu’il ouvrira au lendemain d’une pollution de l’air que le vent, la pluie et une plus grande douceur des températures devraient chasser. Rappelez-vous la 7éme édition (2012) où la mairie avait dûe retarder de 24H son installation à cause de la tempête, et son inauguration avait eu lieu le samedi à 12H au lieu du début de soirée (18H30) comme ce fut le cas hier soir, sous une petite pluie. Pour sa 9ème édition, le Village des Terroirs  soutenu par le « Pari fermier » et « l’Archipel des créateurs » s'habille de saveurs et de couleurs en proposant de nombreuses animations : Aujourd’hui, Ateliers créatifs (cartonnage, guirlandes, boîtes cadeaux...) encadrés par des artistes professionnels de l'Archipel des Créateurs, stand maquillage avec spectacle de rue par la fanfare tout terrain « Les Grooms » avec un apéritif offert par le SIAVV à 12H, et la remise des prix des concours de la Lettre au Père Noël et des Balcons illuminés avec un goûter offert par le SIAVV à 16H. Demain : spectacle de rue du Krazy Hot Fissure Band, de« Femmes En Voyages » de la Compagnie Couronne… avec une fête de clôture à 17H. La paroisse Saint Remy organise ses journées d'amitiés quelque peu ternies par l'annonce de la disparition du pére Thirion. Les vanvéens pourront découvrir, comme l'a fait Bernard Gauducheau, hier en fin d'aprés Midi, avec Vincent Hauttecoeur, curé de Vanves, le nouvel orgue de l'église Saint Remy qui a été installé cette semaine sur la tribune

    Sa première édition (16-18 Décembre 2005)  avait reçu de nombreux visiteurs malgré un temps très froid, alors que personne ne croyait à son succés, sauf le maire, Bernard Gauducheau, et le GEV. La seconde (15-17/12/06) s’était déroulée sur une toute nouvelle place de la République, à peine terminée. En 2007 (14-16/12/07), le temps était sibérien, avec  un froid glacial alors que le temps était plus clément pour sa 4éme édition (19-21/12/08) avec une plus grande fréquentation. Yves Morel, alors curé de Vanves avait eu la bonne idée de laisser ouverte l’église Saint Remy afin que les visiteurs puissent découvrir les résultats des travaux de rénovation intérieure qui se terminaient à quelques semaines d’une inauguration en fanfare à la mi-Janvier 2009.  En 2009 (18-20 Décembre) la neige faisait son apparition pour la première fois durant ce village des terroirs, inauguré par  Frédéric Lefevre qui n’était pas encore  ministre, mais député de notre circonscription. En 2010 (17-19 Décembre), le déroulement du 6éme village des Terroirs avait été perturbé par la neige qui était tombé les jours précédents, jusqu ‘à 10 à 15 cm de neige par endroit, malgré un petit redoux, lui donnant un  air vraiment de village de Noël, avec ce côté magique des flocons qui blanchit nos rues, avec cette atmosphère ouatée qui s’installe. Les paroisses de Vanves étaient pour la première fois, de la fête, car elles avaient décidé d’accompagner cet événement en organisant leurs journées d’amitiés d’Hiver à St Remy.

    En  2011, le village des terroirs avait ouvert avec 24H de retard, à cause d’une tempête (avec des vents à 80 km/h),   sous un soleil et un temps doux, pour la première fois, avec beaucoup de monde. La Paroisse Saint Remy qui organisait ses journées de l’Amitié en même temps avait fait aussi « terroir » avec ce « Miel du Curé »  provenant d’une ruche installé le 20 Mai 2011  dans le jardin de la maison paroissiale. En 2012, rien de particulier si ce n’est que plusieurs visiteurs ont crû qu’il y avait plus d’exposants alors que leur nombre n’a pas bougé, avec quelques nouveaux, comme ce stand de pommes de terres de toutes sortes, ou des incontournables notamment avec chez un charcutier, cette dinde de prés de 20 kg. Car l’objectif de ce village des terroirs est de découvrir, d’acheter et même déguster rôti de canard et Gigolette, escargot du Jura en coquille, beurre ail et persil, foie gras poêlé, foie gras au sel,  galantine de porcelet, dindon-chapon et pintadon, parmentier de canard et duo de canard au miel, des assortissements de gâteaux secs et chocolat aux amandes, pruneaux au chocolat noir ou enrobés de chocolat,  vins du Haut-Poitou avec les Perles de Villemont,  Gaillac avec le Gaillac raison de Mauzac doux, Muscat de Noël, Monbazillac, vinaigre au miel….

  • INTERVIEW DU CURE DE VANVES, VINCENT HAUTTECOEUR : I – NOEL EST VRAIMENT LA FETE DE LA LUMIERE

     

    Le Blog Vanves au Quotidien a longuement rencontré l’abbé Vincent Hauttecoeur, curé de Vanves, à la veille cette période de fêtes de Noêl, pour parler de Noël, de son engagement dans la foi, et de son ministère à Vanves. IL sera en quelque sorte l’invité du blog tout au long de cette semaine qui précéde Noël. Et nous avons commencé par l’interroger sur le sens de cette fête et sur ces journées d’amitiés et d’entraides quui accompagnent le village des terroirs

    Vanves Au Quotidien- Comment vivez-vous cette période de Noël ?

    Vincent Hattecoeur : « C’est un temps de joie, de famille, festif. Après chacun a une approche un peu différente ! Pour  certains ce sera plus la famille, d’autres plus les cadeaux, plus la lumière. Pour moi et pour la vie paroissiale, c’est vraiment prendre ce temps de l’Avent comme un chemin qui nous prépare à ces fêtes de Noël qui est vraiment la fête de la lumière. On le voit très bien dans les rues et places, car c’est cela qui rayonne, que l’on peut garder. La lumière, pour nous chrétien, c’est le Christ réssuscité, prince de la paix, qui annonce tout, le soleil levant. C’est la raison du choix de  la date du 24 décembre, qui  n’est pas aussi anodin que cela,  car les jours grandissent après le 24. Si les jours grandissent, c’est le Christ qui nous fait grandir dans la vie ordinaire. Nous qui sommes plongés dans les ténébres de cette nuit, cela nous fait rejaillir dans cette lumière. Cette lumière portée dans le quotidien, dans la ville, elle rassure, elle réconforte. C’est plutôt un état d’esprit dans la joie, heureux, familial  

    VAQ - Quel sera le message de Noël de l’église en 2013 et du pére Vincent Hauttecoeur ?

    V.H. : «  Je n’ai pas de message et je n’aurais aucune prétention, car je ne suis pas le Saint Père. Mais c’est tout simplement « vivez le temps de Noël comme un temps de grâce, de repos ». Quand on regarde autour de nous, rare sont les moments où il y a de la guerre le soir même de Noël. On a vu, dans l’histoire, en 1914-18, avec des initiatives exceptionnelles et même extraordinaire, le jour de Noël. On se dit qu’il y a bien une grâce particulière. Ne passons pas à côté de ces grâces particulières pour pouvoir profiter pleinement de ce qu’est Noël dans sa finalité et son origine propre pour que chacun puisse vivre de ces grâces de Noël. C’est  ce signe du Christ qui est notre lumière

    VAQ - Est-ce ce Noël 2013  sera marqué d’une façon particulière à Vanves  ?

    V.H. : « Lors de ces  journées d’amitié de Saint Remy, en même temps que le marché du terroir, de 9H30 à 17H30, samedi, des paroissiens qui distribueront sur le marché de la ville, et sur le marché du terroir des petites bougies pour venir l’allumer dans l’église et rester quelques moments pour prier pour la Paix. Chacun est libre  de faire ce qu’il veut. Nous serons là pour accueillir les paroissiens dans l’église, pour dire que cette fête de Noël est aussi la fête de la lumière, d’un signe particulier car c’est le prince de la paix que l’on attend comme le disait le prophéte Isaie : « On attend le prince de la paix, qu’il vienne et que cet paix rayonne autour de nous, dans nos familles, dans notre entreprise, dans la vie quotidienne de chacun, parce qu’on veut la paix ». Essayons de construire, et pour nous chrétien, la meilleure manière de construire la paix est de prier pour.

    Pour le 24 et le 25 Décembre, pas de modifications  au niveau des différentes messes, mais  une nouveauté, car nous organiserons  un goûter dans l’après-midi  de Noêl, le 25 décembre à 16H à Saint François, pour ceux qui sont seul, avec le foyer d’accueil, afin de passer ensemble un moment de convivialité, de le vivre dans la paix et la Joie

     

    A SUIVRE…..

  • ROBERT THIRION « NOTRE PERE DE VANVES » NOUS A QUITTE

    Robert Thirion, « notre pére de Vanves »,  s’est éteint à la veile de ses 92 ans, dans nuit de Jeudi à Vendredi.  Tous les vanvéens se souviennent de ces mots du maire de Vanves, « Vous êtes un pére pour nous tous, car vous nous apportez espoir et bonheur », pour son véritable départ à la retraite, à  90 ans tout de même, voilà deux ans. C’est toute la communauté paroissiale de Vanves, et sûrement au-delà, qui lui est éternellement reconnaissante  pour ces belles années passées parmi les vanvéens. Et ils en témoigneront sûrement Mardi soir lors de la veillée (à 20H30) et lors de ses obséques, Mercredi prochain (à 10H) à Saint Remy.


    Ce « gamin de Paris » ordonné prêtre un 21 Juin 1961 à la Cathédrale Notre Dame de Paris,  a habité pendant les trente premières années de sa vie à la limite Nord de Paris en face des fortifs prés des lignes de chemins de fer portant vers l’Est et le pont de Flandres. Il a connu les Octrois, les abattoirs de la Villette, le canal de l’Ourcq, le bassin de la Villette… « Mes différents ministéres en banlieue sud m’ont fait passer de la rive droite à la rive gauche, mais ils ne m’ont pas empêché de rester toujours un vieux parisien » confiait il. Il a été pupille de la Nation après la mort de son pére, ancien combattant de 14-18, auquel il portait un grand amour. C’est d’ailleurs  peu de temps après qu’il situe sa conversion et le point de départ de sa vocation sacerdotale, lorsque, lors d’un séjour, avec des amis, il se retrouve seul dans une île encerclée par les deux bras d’une riviére qu’il dénommera « l’île aux trésors » : « Ce fut l’état de grâce. Je tombais à genou. Je me suis mis à prier. J’ai beaucoup pensé à mon pére. J’étais décidé à changer de vie, plus exactement de mener ma vie au lieu de me laisser mener par ce que Pascal nommait divertissement ».   

     

    Etudiant à l’Ecole Normale d’Instituteur (en 1937), il a effectué ses premières années d’instituteur dans une école du Bourget entre Février et Juin 1940, mais il se retrouva vite en ce début d’été sur les chemins de l’exode. Il fait même parti des rares français qui ont entendu l’appel du 18 Juin du Général de Gaulle dans un restaurant où il avait passé la nuit couché sur le plancher. Après l’armistice et à la Rentrée de Septembre 1940, il était nommé à Pantin où il est resté rattaché toute sa carrière d’enseignant de 1940 à 1946, avant d’entrer au séminaire de Saint Sulpice à Issy les Moulineaux. C’est durant toute cette période de l’occupation que sa vocation a mûrie grâce à Pierre et son épouse Jeanne, à Paul, tous normaliens comme lui, et qu’il a commencé à découvrir la théologie. Il a bien sûr cherché pendant l’occupation à échapper au STO en essayant de rejoindre la zone libre sans succés, réussissant quand même à se faire nommer en 1943 pour s’occuper des enfants parisiens éloignés à cause des bombardements.

     

    Il a vécut une trentaine d’années à Issy Moulineaux, où il a connu  tout d’abord sa période Bleu à Saint Etienne, échappant à un poste de préfet dans un collége catholique, mais pas au rôle d’aumônier pour de nombreux groupes de jeunes de cette paroisse, rassemblés au sein des scouts, guides, J.O.C., sans parler des cathéchismes, des écoles libres d’Issy. « Tout était bleu, nous nous retrouvions entre jeunes prêtres autour du pére Liége et d’autres animateurs du renouveau théologique ou pastoral, entre aumoniers de secteur de la J.O.C, de l’ACO…Nous repensions l’église, indépendamment de vieilles structures que nous supportions plus ou moins bien ». Le curé de Saint Etienne le fit nommer responsable de la chapelle de Saint Bruno sur les hauteurs d’Issy à côté du fort et prés des futurs ZAC Rodin avec ses tours et quartier des Epinettes. Ce fut sa période Rose de la couleur des briques de la chapelle qui avait été confiée jusque là aux fréres de la Charité, pendant 12 ans. Il a ainsi côtoyé une population cosmopolite, composée d’italiens, de portugais, d’espagnols, d’arméniens, les familles des gardes mobiles, des ingénieurs militaires, des infirmiéres de l’hôpital Percy. « Du Presbytére, moderne et confortable, nous avions une vue panoramique sur Paris et nous avons souvent prié, au cours des chemins de croix du venndredi saint dans les rues du quartier en contemplant les lumières de la ville ». Il y vécut Mai 1968 « alors que les gardes mobiles s’affrontaient avec leurs fils, étudiants ».

     

     

    Mais il a surtout rencontré les répercussions de Mai 68 lorsqu’il a rejoint l’équipe sacerdotale de Malakoff en 1971 à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse. Ce fut sa période Fauve  par rapport aux deux précédantes, « car mes confréres qui prenaient plaisir à s’affronter comme des lions, au cours des réunions d’équipe hebdomadaire étaient, chacun à sa manière, des pasteurs très généreux, et très missionnnaires. Mais les coups de griffres étaient fréquents entre eux » raconte t-il. Elle fut suivie d’une période Verte aux Blagis en 1984 où il est resté 10 ans.Vanves fut sa période Rouge et Or, « pour les enfants, pour le soleil couchant. C’est la période de la retraite, depuis plus de 18 ans » confiait t-il à l’auteur de ce blog. Ne disait il pas dans ce texte paru le 2 Mai 2010 dans Sel et Lumière et titré : « Prêtre toujours….Laïc encore »: « C’est dans ce peuple de Dieu que je veux être prêtre pour toujours parce que ce peuple des faubourgs et des banlieues parisiennes a toujours porté mon sacerdoce. Que serais-je sans vous ? Vous m’avez aidé et vous m’aiderez encore à être, à la suite de Jésus, « un homme pour les autres ». C’est si difficile, aussi bien pour un laïc, une religieuse ou un prêtre ! ». Ce qu’une grande majorité  de vanvéens  appréciait chez ce pére, c’est son humanité qui le conduisait à rendre à l’aise croyants ou non croyants, bouffeurs de curé comme grenouilles de bénitiers, lors de cérémonies joyeuses (mariages, baptêmes) que malheureuses (obséques) par des paroles toujours touchantes dont la plupart ressorte avec le souvenir d’avoir rencontré un saint homme