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ville de vanves - Page 1364

  • VANVES SOUTIEN L’ORGANISATION D’UNE EXPOSITION UNIVERSELLE EN 2025

    Avec ce vœu de soutien,  trés oécuménique,  à une candidature de la France à l’exposition Universelle de 2025, proposé par Anne Laure Mondon présidente du groupe PS et soutenu par Bernard Gauducheau avec sa majorité, sauf EELV et le FdeG/PC,  le conseil municipal de Vanves a répondu à l’appel d’ExpoFrance 2025, hier soir. Une initiative lancée début 2012 par un collègue du maire de vanves, le député maire UDI de Neuilly, Jean Christopohe Fromantin qui constatait que la France n’a plus organisée d’exposition universelle ou internationale depuis 1937. Et pourtant, elles ont toujours été de puissants vecteurs de dynamisation et d’innovation,  elles ont été à l’origine de l’expansion et du rayonnement international de la France dans la seconde moitié du XIXéme  et du succés de nombreuses entreprises (Vuitton, Michelin, Peugeot, Renault…) « La France a aujourd’hui, besoin d’un grand projet  qui confirme sa vocation dans la mondialisation, fixe ses axes de croissance et stimule son attractivité. L’organisation d’une exposition universelle en 2025 concrétiserait cette ambition »

    « C’est un défi pour tous ceux qui partagent ce projet fédérateur et mobilisateur à un moment où rien ne nous fédére. On redonne du long terme. C’est un projet multiplicateur avec des effets économiques et sociaux avant, pendant et après. Avec ce projet, on parle d’autre chose que de chômage, de dette publique… et on crée de la solidarité intergénérationnelle » indiquait Christian de Boissieu, vice Président d’ExpoFrance 2025 lors d’un point d’étape sur le projet le 30 Avril dernier. Rappelons que ce projet d’exposition universelle a fait l’objet d’une conférence de presse de lancement le 10 Avril 2013 avec JC Fromantin entourée des 3 porte paroles du Comité de soutien, Maud Fontenoy, célébre navigatrice,  Cédric Villani, célèbre mathématicien et directeur de l’Institut Henri Poincaré et Anne Sophie PIC, célébre chef 3 étoiles au guide Michelin. Un club des partenaires  fondateurs a été créé, réunissant des entreprises comme Carrefour, SNCF, Bouygues, ADP, RATP, Unibail-Rodamco, Suez Environnement…

    Les maires ont été invités à soutenir ce projet lors de leur congrés en Novembre 2013, et le comité de soutien a obtenu une réponse de plus de 1000 élus dont 550 maires et 250 adjoints au maire. Une mission d’information parlementaire a été créé dont le président est JC Fromantin et le rapporteur Bruno Le Roux président du groupe PS avec 30 députés qui devrait remettre son rapport à l’automne prochain.

    Les jeunes ont été associés à ce projet car des étudiants (400) de sept grandes écoles et universités ont été invités à plancher sur ce projet à la Rentrée Universitaire 2013-14 dont les premières restitutions de travaux ont étonnés : Les étudiants de Paris I Panthéon Sorbonne/IREST ont développé le théme de l’hospitalité, ceux de l’ENS Architecture Paris La Villette poursuivent des travaux autour du théme « 9 milliards d’êtres humains en 2025 – explorons nos énergies »,  ceux du Centre Michel Serres (Pres HéSam) travaillent sur « le génie du corps » et sur les territoires et infrastructrures existantes que pourrait occuper l’exposition universelle. D’autres établissements devraient être mobilisés à la Rentrée prochaine.

    « L’organisation en France d’une exposition universelle permettrait de montrer aux peuples de la terre combien note pays a gardé cette envie de contribuer à un monde plus juste, plus beau, plus respectueux des valeurs humaines. Elle donnerait à nos enfants un espoir, un nouvel horizon et une formidable occasion de s’impliquer dés à présent dans un cycle de renouveau » affirme JC Fromantin. Ainsi ce projet repose sur l’idée maitresse de mettre à disposition de façon éphémére des infrastructures du Grand Paris et des monuments existants de la métropole et des grandes villes françaises. Le Grand Paris dont l’achèvement est prévu pour 2025-30 serait le réceptacle principal de cette exposition universelle, mais il le serait en étroite association avec les grandes métropoles régionales et tous les territoires.

    Enfin, ce projet a reçu une large adhésion populaire, car 90% des français ont une bonne et même très bonne image des expositions universelles et 84% des français soutiennent cette candidature selon un sondage réalisé par l’IFOP. Mais voilà, il est en concurrence avec un autre projet d’envergure mondial : la candidature de la Région Capitale des J.O. de 2024. Or, ce sondage montre que 36% des sondés  préfèrent une exposition universelle contre 18% les J.O., 33% plaidant pour les deux, 13% pour aucun

  • LENDEMAINS D’ELECTIONS EUROPEENNES A VANVES : REACTIONS

    L’Ile de France et Vanves ont résisté face au FN dans ces élections européennes. C’est peut être la seule satisfaction des vanvéens face à la déflagration électorale qui a touché la France : L’UMP est arrivé en tête avec 21,3% en Ile de France (20,75% à Vanves) devant le FN qui a fait 17,9% des voix dans la région capitale suivi par le PS (14,2%), l’UDI-Modem (11,8%) et ( EELV (9,3%). Alors qu’à Vanves le PS (18,26%), l’UDI-Modem (16,72%) et EELV (12,15%) sont devant le FN (10,24%), suivis par  le Front de Gauche (4,86%), Nouvelle Donne (3,60%) de Pierre Larruturou proche du PS, Debout la France (2,80%) de Nicolas Dupont Aignan maire DVD de Yerres. Les résultats dans les Hauts de Seine sont un peu comparable à ceux de Vanves : 26,16% pour l’UMP, 14,86% pour l’UDI-Modem, 13,09% pour le PS qui sont devant le FN qui réalise 12,23% des suffrages devant EELV (8,89%), le Front de Gauche (5,46%).  Clichy est la seule ville altoséquanaise où le PS est arruvé en tête avec 17,5% devant l’UMP (15,7%), EELV (13,8%) et le FN (13,2%). Le taux de participation se montait à plus de 48% dans les Hauts de seine et à 51,38% à Vanves (contre 48% en 2009) . Preuve que le terrain de l’extrême droite et du populisme ne prend pas sur les terres vanvéennes et altoséquanaises. « Les Hauts de Seine, territoire de population mélangées et habituées à vivre ensemble, ont mieux résisté que d’autres au FN » constatait Patrick Devedjian président du Conseil Général des Hauts de Seine

    Les vanvéens comme les franciliens seront représentés par 15 députés européens au lieu de 13 dans la précédente mandature : Alain Lamassoure, Rachida Dati maire du 7éme arr.de Paris, Philippe Juvin maire de la Garenne Colombes et Constance Le Grip, attaché parlementaire habitante de Neuilly pour l’UMP, Pervenche Bérés qui est originaire de Meudon, Guillaume Balas qui préside le groupe PS à la Région, Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, conseillére régionale pour le PS, Marielle de Sarnez et Jean Marie Cavada qui vient souvent à Vanves pour l’UDI-Modem, Pascal Durand et Eva Joly poour EELV, Patrick Le Hyaric pour le Front de Gauche, directeur du journal l’Humanité, Aymeric Chauprade écrivain, Marie Christine Boutonnet, conseillére générale de la Marne et Jean Luc Schaffhauser, consultant  pour le FN

     

    LES REACTIONS A VANVES

    Isabelle Debré sénateur UMP et chef de file de l’UMP dans la 10éme circonscription (Vanves-Issy) :

    « Dans un contexte marqué une nouvelle fois par une abstention importante et avec pour résultat marquant une forte poussée du Front national arrivé en tête dans près de 70 départements, les élections européennes qui se sont déroulées dimanche confirment la profonde impopularité de l’exécutif mais aussi, pourquoi le nier, une capacité insuffisante de notre Mouvement à incarner une réelle alternative. Néanmoins, nous pouvons tirer pour Vanves un certain nombre de motifs de satisfaction : la participation des électeurs se maintient au-dessus de 51 %, soit 8 points de plus que le taux de participation à l’échelle nationale. Autre point positif : l’UMP confirme être la première force politique de notre commune, devant le PS et les centristes et loin devant le Front national, traduisant le climat apaisé de notre ville ».

    Lucile Schmid conseillére municipale (EELV) :

    « Les résultats des élections européennes à Vanves illustrent certains particularismes locaux si on les compare à ceux de l'ensemble de l'île de France. Un score des écologistes élevé (12,15%) qui  gagnent des voix par rapport aux municipales (1102 voix, soit 57 de plus qu’aux Municipales), de bons scores des socialistes et de l'UDI Modem. Vanves vote en majorité pour l'union européenne. Cela tient beaucoup à la composition socio-professionnelle de notre ville, classes moyennes supérieures qui ne ressentent pas l'Europe comme une menace.

    Mais nous devons aussi replacer ces résultats dans la perspective nationale. Même si le Front national ne fait que 10% à Vanves il obtient ce score sans faire campagne localement par sa présence médiatique et son discours de rejet du système qui trouve dans l'actualité de l'UMP (Affaire Bygmalion) une illustration saisissante. C'est très préoccupant. Nous devons reconstruire notre système politique en plaçant le projet, l'éthique et l'ouverture a la société au coeur de notre démarche. Et ce avant les échéances nationales de 2017 »

    Antonio Dos Santos, Secretaire de la Section PS de Vanves:

    « Les résultats des élections européennes chacun les connaît. Ils ne satisfont pas les valeurs qui m'animent, pour une société moderne, ouverte, plus juste et solidaire, pour trois raisons principalement. Difficile d'accepter un si le faible taux de participation générale à 42,43% (51,3% à Vanves), en total décalage avec l'importance des enjeux, incompréhension devant les 24,85% (10,24% à Vanves) du Front National au vu de ses propositions, déception face au score du parti socialiste (13,98% pour 18,26% à Vanves) et de la gauche en général.

    Les citoyens, préoccupés parfois par leur quotidien difficile ou incertain, ont du mal à percevoir ce que l'Europe apporte, alors que certains leur expliquent de façon simple et persistante que la source de tous leurs maux est l'étranger, et le manifestent par leur choix ou en s'abstenant. Les forces républicaines de notre pays ont du chemin à faire, pour se réconcilier avec les citoyens et conquérir l'opinion elles doivent impérativement se renouveler et se rajeunir, se recentrer sur le bien collectif au besoin en construisant des solutions autrement que par des combats stériles. Le peuple a besoin de se sentir écouté, doit savoir et comprendre pour pouvoir espérer, croire. Sans espoir il se désintéresse, s'enferme, pire il se détourne prêt à tout essayer. Faire qu'il en soit autrement c'est aussi la responsabilité de chacun, c'est collectivement à notre portée. Il est peut-être là le message principal d'avenir et l'explication de ce qui vient de se passer, bien plus que les insatisfactions contextuelles du moment ».

    Boriz Amoroz, conseiller municipal Front de Gauche/PC :

    « Les 441 électeurs Vanvéens (4,86 %) ayant porté leur voix au Front de Gauche, ont permis la réélection en Île-de-France de Patrick Le Hyaric (PCF, directeur du journal l'Humanité), au Parlement Européen. Au sein du groupe Gauche Unitaire Européenne, avec les nombreux élus de la gauche radicale, ils pourront défendre et alerter les peuples face aux coups qui leur sont portés, à commencer par le Traité Transatlantique et le 4ème paquet de libéralisation ferroviaire qui sont en cours d'élaboration. Dans cette visée, les résultats de nos partenaires européens du groupe de la GUE en Grèce, en Italie, en Espagne, en Allemagne, au Portugal... et la progression de l'idée d'une alternative à gauche dans différents pays d'Europe sont des signes encourageants.

    Le maintien à un très haut niveau de l'abstention et le niveau historique du front national, confirment que la crise politique et démocratique que traverse notre pays atteint un seuil critique. C'est une nouvelle alerte. La France s'enfonce dans un malaise démocratique inquiétant. Les causes de cette situation sont claires : le rejet massif du modèle libéral soutenu par l'Union européenne, le PS, la droite et le FN, et le mépris que les tenants de ce modèle ont opposé depuis dix ans, depuis le NON au référendum bafoué ; l'enfermement de François Hollande et de Manuel Valls dans une politique d'austérité désavouée par le pays ; le profond désarroi dans lequel cette situation plonge les classes populaires et l'ensemble des électeurs de gauche.

    La victoire du Front national et son score vanvéen, portés par une forte appropriation du mécontentement et une captation des voix de la droite, sont un événement grave aux plans local, national comme européen. Alors que le FN est partie prenante du système libéral et capitaliste qui opprime la population... La publicité et la campagne que médias et autres ont fait pour lui nous l'ont bien montré. Face à cela, le Front de Gauche est au service de toutes les forces vives du pays, de la jeunesse, des salariés..., pour nous unir et œuvrer à un mouvement social et politique de l'ampleur d'un Front populaire du XXIème siècle.

  • JOURNEE NATIONAL DE LA RESISTANCE : VANVES HONORE GUY HENRION, UN RESISTANT DE LA PREMIERE HEURE

    La ville de Vanves va honorer ce soir à l’hôtel de Ville, un grand résistant qui est le seul vanvéen à avoir reçu une très haute distinction, avec l’insigne de combattant volontaire de la résistance : Guy Henrion, 92 ans, un vanvéen qui s’est installé à Vanves voilà prés de 70 ans, participe toujours aux cérémonies patriotiques et aux activités de l’UNC dont il ne rate jamais les réunions, fréquente le marché où il retrouve régulièrement son ami François Perhirin le samedi vers 11H autour d’un petit verre où il échange des souvenirs et parle souvent de l’actualité,  de la France Libre, du sénat où il a travaillé pendant 38 ans. « C’est un homme qui respire la bonté, la gentillesse. Il était ému de voir une vanvéenne entrer au Sénat » témoigne Isabelle Debré Sénateur des Hauts de Seine depuis 2004. « Il était heureux au Sénat. Car tout le monde se respecte dans cette maison ».    

    Comme tous ces français nés dans les années 20, la guerre les a rattrapé en pleine jeunesse, à l’âge de 17 ans pour Guy Henrion qui était dessinateur industriel à l’école Violet. Il habitait alors Fontenay aux Roses, pas loin de Vanves avec ses parents et ses deux sœurs, originaire de la Marne (Vitry les Reims) où « tout le monde parlait allemand » raconte t-il. Trop jeune pour être mobilisé, il fuit l’avancée allemande en vélo en s’accrochant à la voiture familiale, durant l’exode pour se réfugier à Joué les Tours, chez son oncle où il a travaillé pendant plus d’un an dans une fabrique de masque à gaz. Revenu en région parisienne, il est convoqué pour participer à la relève des prisonnier » en Allemagne. Il tentera d’y échapper par deux fois, en fuyant juste avant le départ du train,  mais il devra le prendre, sur le conseil de gendarmes bienveillants – « la prochaine fois ce n’est pas nous qui viendront te chercher, mais la milice » -  la troisième fois pour se retrouver à l’usine « Flugmotor Renweck » prés de Vienne où il a dû rejoindre le système des déportés du travail. Ce qui ne l’empêchera de participer à ses premiers actes de résistance : «  Je correspondais avec des familles de déportés de Mauthousen qui travaillaient avec nous dans l’usine, en prenant le risque d’être moi-même déporté là bas si j’avais été pris ». Cette insoumission lui vaut d’être arrêté en 1943 par la Gestapo qui le méne à la prison centrale de Vienne où il sera retenu et enfermé pendant un mois : « Je me suis retrouvé dans une cellule  où croupissaient une quarantaine de type, me rejetant car il n’y avait plus de place jusqu’à ce qu’un grand gaillard me fit signe de me rapprocher car il y avait de la place à côté de lui. C’est là que j’ai fait la connaissance  d’un jeune officier russe de 23 ans qui m’a aidé, protégé. Il était pianiste et violoniste, aimait Bizet… J‘ai longtemps gardé le bouton de l’armée rouge qu’il avait déchirée de sa capote pour que j’emporte un souvenir de lui lorsqu’il a dû partir. Il a dû sûrement être fusillé comme tous les officiers russes » raconte  t-il furieux contre celui qui, un jour, lui piqua ce bouton : « J’en ai pleuré ! ».

    Il est alors envoyé dans un camp de travail au régime concentrationnaire  « Arbeit Lager » à Lenezndorf où il a perdu 17 kg en 52 jours. Le Fonds de Réconciliation lui a d’ailleurs reconnu en 2003 le statut d’interné en camp disciplinaire. En Mars 1944, une mutation par mesure disciplinaire l’envoi prés de Baden-baden dans une fabrique de blindé, où une complicité lui donne l’occasion de se procurer une fausse permission pour rentrer chez lui. Il n’en doit pas moins bien respecter des instructions précises : Prendre le train à Luneville, repérer le gars qui doit le mettre dans un camion pour Trappes et terminer le reste du trajet à pied. Il rejoint alors  les Francs Tireurs et les Partisans Français affecté au Bataillon de la Jeunesse du Coonel Fabien : Attaque de convoi, libération de prisonniers, chasse aux miliciens, occupation des journaux comme Le Matin, repérages…sera son lot quotidien jusqu’à la Libération de Paris avec quelques sueurs froides, notamment lorsqu’il se rendit dans le pavillon habité par le père de sa fiancée, responsable des serres du Sénat, dans le jardin du Luxembourg, occupé par les allemands,  avec une grenade et un pistolet dans les poches, pour contacter un résistant conservateur du jardin. Et  des pertes lourdes parmi ses compagnons, l’un d’entre eux a même été fait prisonnier et fusillé au mont Valérien. Il ne verra rien de la libération de Paris puisqu’il a été blessé à la porte d’Orléans : 6 jours de coma, 22 points de suture à la tête, perte d’une oreille et d’un œil

    En revenant sur Paris, il avait retrouvé Renée qu’il avait rencontré pour la première fois à l’église Saint stanilas des Blagis lors de leur première communion, où il avait porté la mitre du cardinal Verdier lors de son inauguration lorsqu’il était enfant de coeur. Mais la guerre a bouleversée leur idylle qui reprend bien sûr à la fin de la guerre. Ils s’installent à Vanves en 1945, se marient en 1946 mais à Paris, époque à laquelle, il entre au sénat où il fera toute sa carrière, grâce au père de son épouse qui était chef jardinier du Sénat : « Il cherche des hommes de corvée m’a-t-il dit ». Ce qu’il a fait au début en déplaçant, en installant, tapis, meubles, chaises….avec quelques apéros en fin de journée chez le président du Sénat, Vincent Auriol alors qu’il venait d’être élu président de la République. Il a ainsi cotoyé de nombreux présidents de cette haute assemblée, comme Gaston Monnerville et surtout Alain Poher qui l’a marqué, « homme affable qui est resté très longtemps à la tête de cette assemblée » jusqu’à René Monory.

    Il a surtout travaillé durant ses 38 ans au bureau des transports et des liaisons  extérieurs, gérant ainsi tous les déplacements des sénateurs en France et à l’étranger par n’importe quel moyen de transport, ainsi que la flotte des véhicules du sénat avec chauffeurs. Son bureau était au 1er étage de ce bâtiment historique, à côté de l’escalier d’honneur, prenant plaisir à admirer beaux salons qui entourent l’hémicycle. Il a mille anecdotes à raconter quelquefois très osées comme les ébats de ce sénateur dans la chambre du Livre d’Or surpris par les huissiers et les gardiens qui n’avaient rien perdu du spectacle à travers la porte fissurée. Plus sérieux avec les visites de la Reine d’Angleterre – « j’étais à 5 m d’elle, sans pouvoir prendre une photo » raconte ce passionné de photo,   ou d’un président chinois qui l’avait impressionné. Il présidait même aux destinées de l’association des pécheurs du Sénat qui organisait un concours tous les ans.

    Il n’a pas perdu le contact avec le Sénat même s’il n’y connait plus grand monde, car il y revient à l’occasion des assemblées d’anciens combattants qui s’y tiennent comme celle des Amitiés de la Résistance surtout le 18 Juin où il retrouve ses anciens résistants que la France et Vanves honore aujourd’hui. Et lorsqu’il feuillette ses livres remplis de photos de ses anciens combattants qui s’en sont sortis, il raconte, pour chacun d’eux, les horreurs et les souffrances qu’ils ont subis et vécus, leurs actes héroïques  aussi, pour que  la France résiste à l’ennemi alors qu’ils avaient tous une vingtaine d’année.