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Sport - Page 54

  • AU FIL DE L’ETE 2011 A VANVES : LE DEPART DISCRET A LA RETRAITE D’UN SAMOURAÏ

    Nous terminons ce portrait de Gérard Clerin par ses activités sportives qui viennent d’être couronné par l’attribution du grade de 7ème Dan pour son expertise technique mais également son engagement pour le développement de l’aikido, de l’aikibudo et des disciplines affinitaires en France et autour du globe. Cette nomination en fait le 2ème plus haut gradé en Aikibudo dans le monde qui  est toujours au Stade de Vanves et n’a pas du tout pris sa retraite sportive

     

    II – LE SPORTIF ACCOMPLI

     

    Parallélement à ses activités professionnelles, Gérard Clérin a fait partager sa passion des arts martiaux, aux vanvéens comme à tous ceux qui l’entouraient, après avoir découvert ce sport vers le milieu des années 60. « J’ai débuté par le karaté, mais j’ai finis par me spécialiser en Aikibudo. Entre les deux, j’ai pratiqué plusieurs autres martiaux, et participé aux championnats du monde Kendo en 1970 à Tokyo » racontait il dans Vanves Infos en Octobre 1996 en rappelant qu’il a commencé à enseigner dans la section Arts Martiaux du Stade de Vanves en 1973  - créée par Maurice Martin - et qu’il a créé un club d’aïkibudo, faisant bénéficier de ses liens amicaux privilégiés avec Alain Floquet, spécialiste des Arts Martiaux (Kendo, Karaté, Aïkibudo).

     

    C’est presque un sacerdoce car en dehors et en complément du Stade de Vanves, il est professeur d’arts martiaux à l’ASPP de Paris depuis 1970 et membre du Conseil d’administration de 2004 à 2008, formateur des candidats aux brevets d’état au sein de la FFAAA (Fédération Française d’Aikido, Aikibudo et Affinitaires) depuis 1988. En tant que membre du comité directeur fédéral depuis 2004, il a en charge la commission formation et handicap. Siégeant à la CFAM (Confédération Française des Arts Martiaux) depuis 2008, il est nommé Responsable Technique National de la FFAAA par le Ministère J & S en 2011.

     

    A Vanves, il a participé au développement de la section Arts Martiaux qui s’est étoffé du judo à l’Aîkibudo, puis au Jujitsu, et au Taïchi Chuan, organisé des stages internationaux et des démonstrations sous la direction de Maîtres Japonais, comme ce fut le cas au gymnase Maurice Magne qui comprend un magnifique Dojo, dans les années 80, une nuit des Arts Martiaux dans les années 90 et s’est déplacé régulièrement au Japon. « Les arts martiaux servent certes à se défendre mais aussi à développer son corps et son esprit. Une école de sociabilité par la confrontation qu’elle provoque et les échanges qu’elle propose ». Rien à voir avec un sport violent : « A travers la lecture des Kanji, ces idéogrammes chinois et japonais, on se rend compte que les arts martiaux représentent surtout l’accesion à l’harmonie et à la paix, à un certain équilibre de l’être humain à travers un travail physique et mental sur soi même ».    

     

    Enfin, Gérard Clérin est un sportif Sportif accompli, « qui a participé au premier Marathon de Paris en 1976 où il a franchit la ligne d’arrivée des 10 éditions suivantes avec des temps remarquables. Au cross du Pèlerin, au cross du Figaro, à Paris-Versailles, aux 20 km de Paris et sur le Marathon, il a défendu les couleurs de l’athlétisme du Stade de Vanves. Nageur, il a côtoyé l’équipe de France à l’époque Christine Caron et avait débuté un long entraînement en vue de traverser la Manche à la nage. Gymnaste, il a eu le privilège de faire une démonstration devant Youri Gagarine lors de son passage à Malakoff. Karatéka, il s’est entraîné avec Dominique Valéra, champion du Monde de la discipline » confie son fils Emmanuel très fier de son pére dont il a ssayé de suivre les traces sportives,  en parlant de ses ses médailles bronze J & S en 1996, d’argent J & S en 2001, d’or J & S en 2011.

  • PENDANT PLUS DE 15 ANS, VANVES A EU SA COURSE DE VELO

    En cette période de Tour de France, qui sera suivi par ces fameux critériums en province dont la Bretagne et la Normandie,  où se trouvaient la caravane et le peloton ses derniers jours, sont les fiefs, rappelons justement que Vanves a eu pendant plus d’une quinzaine d’années,  son critérium ou sa course de vélo

     

    Cette course de vélo qui se déroulait généralement le premier Vendredi de Juinen soirée, était née de la rencontre entre des passionnés de la « petite reine » : Lucien Robin, président du Cyclo Club d’Igny, André Mollard son vice président qui dirigeait l’entreprise artisanale Turino, installée alors rue Pauil Lefebvre à Vanves, qui équipait les champions cyclistes, et Michel Launay, président de la section cyclotourisme du Stade de Vanves avec Michel Colombier et Jean Fontaine. Les premiers cherchaient une ville prête à acueillir une course cycliste. Les seconds ont dit « pourquoi pas ! ». Et la commune de Vanves alors administrée par André Roche a donné son feu vert.

    La première course cycliste de Vanves s’est déroulée le premier vendredi du mois de Juin 1976. Au début, les cyclistes faisaient pratiquement 35 à 40 fois le tour de ville du Plateau au Clos Montholon, soit 4 à 5 km, mais dans l’autre sens que « la Vanvéenne » avec une arrivée en côte, rue Antoine Fratacci, entre le commissariat et la mairie. Puis le circuit a été raccourci, afin de susciter l’intérêt des spectateurs qui pouvaient voir plus souvent passer les coureurs, avec une arrivée sur le Plateau, rue Jean Jaurés. « On recherchait généralement un tracé et un circuit équilibré avec une côte, du plat, des tournants » expliquaient ses organisateurs « en prenant en compte, bien sûr, les contingences de la circulation, de la sécurité routière ».

     

    Le circuit vanvéen était difficile pour les cyclistes qui souffraient généralement sur la célébre côte de l’avenue Victor Hugo le long du Lycée Michelet ou sur les pavés ( d’alors) de la rue d’Issy. Un circuit qui provoquait une course très dure, très rapide, très sélective, appréciée de surcroît par les participants à cause de nombreux prix et primes offertes par les commerçants de Vanves, et annoncé par le speaker au micro à la tribune installée à l’arrivée. « C’étaient généralement des amateurs de 27/28 ans qui avaient commencé généralement comme cadets et qui étaient, pour cetains, de futurs espoirs » indiquaient à cette époque les organisateurs. D’ailleurs certains vainqueurs ont marqué cette course  ou se sont fait remarqué : Daniel Levau, amateur de 1ére catégorie, un normand qui écumait les courses comme celle-ci, le canadien, Boher qui était passé professionnel et a marqué de sa présence le championnat du monde en 1989 et 1990….

    Mais voilà cette course a été victime du manque de bénévoles pour veiller au bon déroulement de la course sur le circuit, de la paralysie de la circulation qu’elle générait dans la ville, de l’hostilité de certains habitants qui allaient jusqu’à jeter des clous sur la voie publique emprunté par les cyclistes etc…La ville avait même envisagé de l’organiser dans un hall du parc des expositions, avant que ses organisateurs jettent l’éponge.

  • PARC MUNICIPAL DES SPORTS DE VANVES : DE NOUVEAUX CHANTIERS 70 ANS APRES SA CREATION

    Les deux chantiers d’envergure menés cet été au Parc Municipal des Sports André Roche sont l’occasion de rappeler les différents travaux qui ont permis de transformer cet espace sportif depuis sa création qui remonte à 1941, très succentimement raconté dans le dernier V.I.

     

    L’idée de sa création revient à Frédéric Pic qui a commencé à prendre des dispositions pour créer un PMS à côté du parc de l’ancienne maison de santé du docteur Falret, sur ses deux plateformes occupées l’une par le gymnase André Roche avec la pistye d’athlétisme et le terrain d’honneur  de football, l’autre par la piscine, les tennis, les terrains de boules lyonnnaises et surtout le terrain de football annexe. A L’époque c’étaient des aires de jeux vagues et boisés que Frédéric Pic a défendu contre la construction d’habitation ou l’achat par des propriétaires privées. Une première délibération en date du 29 Mai 1938 prévoyait un terrain de football, quelques terrains de tennis et un champ de tir. Mais il n’a pas pu aller plus loin à cause de la seconde guerre mondiale

     

    Les premiers travaux d’aménagement ont finalement été lancés par le maire Louis Landon lorsque l’association le Stade de Vanves fut créée en 1941, avec le premier terrain d’entraînement,  ouvert en 1942,  suivi par 2 terrains de football dont un était homologué en 1942 « sous réserve de fournir un plan côté, de tracer le terrain de jeu, de pose des poteaux de bbuts et de coins, et de terminer l’installation de vestiaires ». En 1951, ce PMS comprenait  2 pistes de course à pied, 2 terrains de basket, 3 de volley, 3 courts de Tennis et 8 Jeux de Boules lyonnaises à l’emplacement de la piscine municipale qui a été construite 20 ans après, en 1971, avec son traitement de l’eau  à l’ozone qui était révolutionnaire. Le gymnase André Roche avait été constuit quelques temps auparavant.  

     

    Entre 1990 et 1992,  la construction de deux murs de soutainement pour remplacer le talus des trois plateformes lui a donné son aspect actuel, avec la remise aux normes du terrain de football annexe en mélange terre-sable stabilisée en  une surface de jeu en sable fillerisé de schiste de houille stabilisé mécaniquement,  la réfection de la piste d’athlétisme qui est passé d’un revêtement en cendré à un revêtement synthétique tous temps, de 5 à 6 couloirs avec extension de la ligne droite et réaménagement des aires de concours (saut en longueur, javelot…), la construction d’un nouveau pavillon pour les Boules Lyonnaises et le tennis….avec d’importants travaux d’éclairage et d’électrivité. Deux courts de tennis couverts très attendus (depuis 20 ans) sont venus compléter cet aménagement  en 2006.

     

    Vingt ans plus tard la ville a donc décidé, de rénover ce terrain de football annexe en raison de son état d’usure avancé lié à une utilisation intensive. « Malgré un entretien régulier et sérieux de cette surface sportive en vue d’en ralentir l’altération liée à son utlisation, son  niveau d’usure et de déformation ne permettait plus de jouer dans des conditions de sécurité satisfaisantes et pénalise fortement les utilisateurs lors des périodes d’intempéries et de gel » expliquait on au service des sports C’est pourquoi, après avoir reportée cette décision depuis 4 ans, la ville a décidée de réaliser un revêtement en gazon synthétique dit de « dernière génération » qui devrait permettre d’augmenter sensiblement le nombre d’heures d’utilisation et permettre l’homologation par la FFF (Fédération française de Football), impossible pour un terrain en l’état actuel. La Ville a profitée de cette opération pour créer une cuve de stockage d’eau enterrée  qui a été installée en Juin qui sera alimentée par les eaux de drainage de ce terrain, des eaux de pluie d’une partie de la toiture de la piscine, des eaux de vidange de la piscine (1350 m3 à chaque intervention). Et les eaux seront ainsi réutilisées  pour alimenter le systéme d’arrossage automatique existant du terrain d’honneur du football en  gazon naturel. Une bouche de pompage permettra également de remùplir les citernes mobiles chargées de l’arrossage des jardinières installées dans la ville et les laveuses pour la voirie.