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Sécurité des commerces et de services de proximité : Le Maire de Vanves défend une « impérieuse nécessité d’agir »

L’un des temps forts de la session du Conseil Régional de Jeudi et Vendredi dernier a été le débat sur la proposition faite par le groupe UMP de renforcer la sécurité des commerces et des services de proximité. Bernard Gauducheau, maire et conseiller régional de Vanves,  qui siége au Conseil Régional mais préside aussi une commission à l’AMIF (Association des Maires de l’Ile de France) consacrée au commerce et à l’artisanat, est intervenu dans le débat au nom du groupe UDI pour apporter son soutien à l’initiative prise par le groupe UMP qui a été rejeté par la majorité PS/PC/EELV/PG qui les a accusé « d’instrumentalisation politique d’un fait divers ». Mais il sera intéressant de voir les suites que pourrait y donner une association comme l’AMIF, avec Bernard gauducheau dont la ville est en plein "Mois du Commerce".

 

Le constat dressé par le groupe UMP, grâce à des chiffres officiels, est sévère : En 2011, les commerçants franciliens ont été victimes de 833 vols à main armée (2 commerçants agressés chaque jour), et de 7 259 cambriolages (20 commerçants cambriolés chaque jour). La tendance serait à la hausse ces douze derniers mois avec +8,4% des vols à main armée contre les commerces selon les chiffres de l’ONDRP. L’observatoire pour la sécurité des médecins a enregistré 217 déclarations d’agression en IDF en 2012 avec une recrudescence forte des actes constatés à Paris (+24%) et dans les Hauts de Seine (+55%). « Cette insécurité trouble gravement l’ordre public. Elle pèse lourdement sur le lien social dans de nombreux quartiers d’IDF et particulièrement dans les quartiers qui sont déjà en proie aux plus graves difficultés sociales. Selon une étude de l’EPARECA ( Etablissement Public d’aménagement  et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux) les quartiers prioritaires de la politique de la ville ne compteraient que 11,4 commerces pour 10 000 habitants, soit trois fois moins que le reste de la France. Plus grave encore, un tiers de ces commerces rencontraient de graves difficultés commerciales et menaceraient de mettre la clé sous la porte » » indique le groupe UMP qui défendait lors de cette session du Conseil Régional une proposition sur « la sécurisation des petits commerces et des services de proximité ».

 

Il en a fait son nouveau cheval de bataille depuis la Rentrée 2013 : « Une telle situation est inacceptable. Elle menace très directement la pérennité des commerces et de services indispensables aux habitants et par voie de conséquence les emplois liés à ces activités et le vivre ensemble. A ce titre l’intérêt à agir de la Région dans ce domaine est manifeste. Refuser d’agir c’est accepter de facto que des territoires entiers de l’IDF soient relégués et que leurs habitants soient exclus de l’accès aux commerces et aux services, notamment de santé, de première nécessité. Or actuellement, l’action de la Région, en cette matière, n’est clairement pas à la hauteur des enjeux »… « même si un dispositif  a été adopté pour aider les professionnels de santé à financer la sécurisation de leurs locaux »,  jugé par l’UMP  « limité tant au niveau budgétaire qu’aux cabinets concernés ». Tout comme pour le programme de sécurisation des équipements commerciaux  dont « la ligne budgétaire n’a été abondé que de 554 000 € depuis 2005 (61 500 € par an) » : « L’action de la Région dans ce domaine est totalement insuffisante » selon l’UMP qui accuse la majorité régionale PS/PC/EELV/PG « d’abandonner purement et simplement – et sans réellement le dire – cette politique ».

 

Un constat partagé par l’UDI selon Bernard Gauducheau qui a parlé « d’impérieuse nécessité d’agir » en insistant  sur deux points : Travailler en étroite collaboration avec la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie (CCI) Paris Ile de France (Paris IDF)  et les Chambre de métiers car « elles ont une réelle expertise en ce qui concerne le soutien à la sécurisation des petits commerces et es services de proximité » ; Cibler les petits commerces et les services de proximité qui « implique une diversité des dispositifs mis en œuvre : Vidéosurveillance mais aussi formation sur la prévention sécurité des commerçants, mise en œuvre d’aménagements techniques (caisses automatiques, éclairages adaptés, alarmes, vitrines, portes anti effraction…. ». Le Groupe UMP proposait de mettre en place une aide au financement des dispositifs de sécurisation des petits commerces et des services de proximité, en lien avec la CCI Paris IDF : « Il convient de soutenir les activités à la fois les plus indispensable, les plus exposées au risque délinquant et dont l’équilibre économique est le plus fragile, ne permettant pas à l’exploitant de financer lui-même intégralement sa propre sécurisation ». Et notamment ceux « qui sont le plus confrontés au risque délinquant et le plus menacés dans leur survie économique situés dans les ZUS et les ZFU en portant le soutien régional de 50% à 80% de la dépense éligible ». Des propositions rejetées par la majorité régionale qui reprochait à son opposition de profiter de l’affaire du bijoutier de Nice, et « d’instrumentaliser un fait divers comme en a l’habitude l’UMP Sarkozyste »  

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