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aristide duru maire de vanves - Page 3

  • LES ANNIVERSAIRES DE L’ANNEE 2018 A VANVES : VOILA 100 ANS, EN 1918, GROSSE BERTHA ET ARMISTICE

    Vanves Au Quotidien, comme c’est le cas, chaque année à cette période de l’année, poursuit son petit rappel de quelques anniversaires qui marqueront cette année 2018, tout au long de cette semaine, en terminant avec 1918, le centenaire de l’Armistice  

    A Vanves, ce jour là, le lundi 11 Novembre,  un Conseil municipal extraordinaire était convoqué à 21H. Aristide Duru, maire de Vanves, avait assisté à la séance historique de l’Assemblée Nationale devant laquelle Georges Clemenceau a fait connaître les conditions de l’Armistice et le résultat de la victoire. Il a donné lecture des dites conditions à l’assemblée municipale qui occupe7 pages du compte rendu de cette réunion, et qui a été acclamé. Le Conseil Municipal saluait alors la mémoire de ceux qui sont morts pour la France et décidait de mettre à l’étude plusieurs projets : un monument aux morts au cimetière, un tableau à la Mairie destiné à perpétuer le souvenir des héros dans la commune. Il saluait le retour à la « Mére Patrie » de l’Alsace et de la Lorraine. Ce n’est que plus tard que la plaque artistique « indestructible » destinée à perpétuer les noms des enfants morts pour la France a été inauguré le 2 Novembre 1919 par Aristide Duru. D’autres plaques commémoratives seront apposées dont 2 à l’église Saint Remy inaugurées le 30 Octobre 1921.  Et ce sera plus long pour le monument aux morts,

    Cette dernière année de la Grande Guerre sera particulièrement éprouvante et dramatique, avec une nouvelle vague de bombardements par avion sur la capitale qui durera jusqu’en septembre, les troupes prussiennes se rapprochant de Paris une nouvelle fois en étant revenue jusqu’à la Marne.  Le 23 mars 1918 marque le premier tir sur Paris de la «grosse Bertha», mortier de 420 mm qui fera énormément de dégâts à Paris et dans sa banlieue, les Allemands ayant pris Montdidier à 80 km de Paris. Les journaux pangermanistes reprirent leur campagne de 1914 pour la « destruction méthodique » de la capitale de la France. Mais les Allemands n'avaient en réalité qu'un très petit nombre de ces gros canons, 6 au plus, que l'usure, les accidents et les coups heureux de l'artillerie lourde des Français mirent souvent hors d'usage.

    De la fin de mars aux premiers jours d'août, 44 journées de bombardement ont été recensés, avec environ 200 « points de chute », sans compter les obus tombés dans la banlieue, faisant 900 morts ou blessés. Les dégâts matériels furent considérables et l'auraient été bien davantage sans les précautions prises pour préserver les monuments (barricades en planches ou en maçonnerie, sacs de terre, etc.) et mettre en sûreté les trésors artistiques. Vanves a été touché tout comme Paris, Châtillon, et dés le premier jour où un obus est tombéau 71 rue du 4 septembre, puis le 30 Mai dansle cimetière municipal, le 5 Août sur un pavillon et un atelier faisant 2 morts et 8 blessés

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 1914-18 A VANVES : 33 – LES HEROS VANVEENS D’UNE GUERRE FRATICIDE

    Le Blog Vanves Au Quotidien rappelle au fil  de l’actualité qui marque l’année, les événements qui se sont déroulés voilà cent ans à l’occasion des célébrations du centenaire de la « der des der », depuis trois ans maintenant. Chaque 11 Novembre, depuis maintenant 3 ans, au carré militaire du cimetière, sont lu le nom des morts pour la France de Vanves voilà 100 ans, 53 en 1917. Le service des Archives a réalisé  avec un nouveau panneau de « Vanves endeuillé » qui évoque le souvenir de certains d’entre eux : Henri Isaac, René Audigier, Raoul Chenu, Jean Vigouroux  

    Jean Vigouroux, maréchal des Logis, artilleur devenu pilote aviateur a trouvé la mort au mont Mesnil Amelot (77) lorsque son avion s’est écrasé le 8 Janvier 1917. Le sous-lieutenant Henri Emmanuel Isaac, promis à un bel avenir de magistrat colonial, meurt le 20 Juin 1917 des suites de ses blessures après la chute de son avion lors d’un vol d’exercice. Il était un engagé volontaire comme simple soldat dans l’infanterie, après avoir été réformé. Il avait été blessé une première fois en Champagne en 1915, décoré de la Croix de Guerre, et promu sous-lieutenant. De nouveau blessé dans la somme, il a dû subir une mutilation partielle du pied. Mais pas question de lâcher, il obtenait d’être affecté dans une école d’aviation.

    Le 27 Juillet, le sous lieutenant à la 17éme Compagnie du 228e RI, René Audigier trouve la mort à Longueval (Aisne) après avoir été présent dans les désastreux combats du Chemin des Dames qui vaudront à sa compagnie d’être cité dans l’ordre de l’armée. Il avait, lui aussi, été affecté dans l’infanterie, à sa demande, en 1915, à l’âge de 21 ans. Enfin Raoul Chenu, a combattu sur le front français comme soldat de 2éme classe dans l’artillerie jusqu’à l’été 1917, après avoir été blessé deux fois, en Lorraine en Août 1914, et en Champagne en 1916, ce qui lui vaudra d’être cité à l’ordre de son régiment en Juillet 1917 après l’offensive du Chemin des dames. Il s’est porté volontaire dans l’armée d’Orient, où il a fait partie du 241éme RA, régiment d’artillerie qui a débarqué en Gréce en 1916. Il trouva la mort à cause de bombardements ennemi à Kupa village grec situé au nord de Salonique 

  • CENTENAIRE DE LA GUERRE 1914-18 A VANVES : 32 – LA VIE SE DEGRADE AVEC LA PENURIE

    Le Blog Vanves Au Quotidien rappelle au fil  de l’actualité qui marque l’année, les événements qui se sont déroulés voilà cent ans à l’occasion des célébrations du centenaire de la « der des der », depuis trois ans maintenant. Novembre 1917 est marqué par l’arrivée de Clemenceau à la tête du gouvernement, le début de la bataille de Cambrai...

    « Dans ce grand naufrage de tant de projets d’avenir, partout élaboré avec tant de soins, du moins nous reste t-il ici la consolation que les nôtres n’ont pas sombrés. Ils sont retardés, sans doute, mais ils se réaliseront » déclarait le maire Aristide Duru avec le rapporteur du budget, lors du vote du budget municipal 1918 qui s’élevait à 910 965 frs, équilibré grâce à une émission de 340 000 € de bons communaux. « La commission des finances a envisagé de dédommager les employés communaux pour surcroît de travail, dans la mesure où ils n’ont pas eu de repos pour ainsi dire depuis longtemps, tout en étant conscient de ne pouvoir faire plus »annoncait-il. D’un autre côté, le conseil municipal décidait de l’acquisition de coton pour la confection de chaussettes pour les soldats qui ont été  confectionnés par les petites filles des écoles communales, et l’ouvroir municipal, le magasin de l’habillement militaire installé à Vanves, ayant réduit la quantité d’étoffes attribué pour cette confection

    Mais les vanvéens, comme les parisiens, voient leur vie se dégrader. Les produits de première nécessité, comme nous l’avons vu avec le charbon hier, mais aussi l’essence, le sucre, la viande…commencent à manquer, contraignant les autorités à mettre peu à peu en place des cartes de rationnement, à interdire aux restaurant de servir de la viande. Sous l’impulsion d’Aristide Duru, la municipalité a organisé l'approvisionnement alimentaire, avec un comité pour enrayer la hausse constante des denrées de premières nécessité, créé un comité des actions agricoles qui a favorisé la culture de petits potagers, jusqu’aux pelouses et jardins de la mairie,  a distribué des légumes aux familles nécessiteuses, et fit ouvrir une boucherie «réfrigérée» par l'Union des coopératives en 1916 etc…