Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

THEATRE - Page 4

  • ARTDANTHE DEMARRE SA 17éme EDITION A VANVES ET LA DERNIERE FOIS POUR JOSE ALFARROBA

    « Pour ma dernière édition, j’ai voulu partager avec vous, tout ce que je soutiens et défends : Jeunes chorégraphes, et artistes confirmés, créations, temps forts et cartes blanches, pièce  de répertoire, formes « transgenres », artistes du monde entier etc… » écrit José Alfarroba directeur du festival Artdanthé qui en est à sa 17éme édition (23 Janvier-4 Avril 2015)  avec 54 spectacles, 20 créations donnés par plus d’une cinquantaine de compagnies, inaugurée ce soir au théâtre Le Vanves, alors que son fondateur est sur le point de partir à la retraite. Tout en restant fidèle à l’idée originelle : « Proposer un événement incontournable autour de la « danse théâtre » et d’offrir aux jeunes chorégraphes un espace de création, de questionnement, d’échanges. Encore aujourd’hui, le festival leur permet de faire leurs premiers pas et leur offre une maison, une scène, un accompagnement dans la durée ».

    Il rappelle que beaucoup de chorégraphes aujourd’hui y ont fait leurs premiers pas et pris leur envol, que ce festival réserve depuis toujours une large place à la création, s’engage auprès de jeunes compagnies pour la création de leur premier projets et  propose des reprises de pièces créées dans l’année qui ont été peu vues. « A travers un foisonnement de propositions chorégraphiques, y sont programmés des projets singuliers, inclassables, innovants qui questionnent la société, ses mœurs, ses évolutions. La programmation témoigne de la parole politique exprimée avec force dont les artistes sont porteurs, de leur conviction et de leur radicalité » explique t-il en ajoutant : « Mon insatiable désir de découverte, de transmission et de partage me conduit à maintenir mon objectif, sans jamais céder aux pressions, ni à la censure, avec une conviction et une ténacité inébranlable ».

    Il indique que ce 17éme festival présentera des artistes venus de différents pays comme l’Allemagne  (avec Fabien Prioville, ancien danseur de Pina Bausch), l’Australie (avec Luke George), les  Etats Unis avec (Trajal Harrel et Faye Dricol), le. Brésil avec Gustavo Ciriaco, Volmir et La Cia Brasileira de Teatrol, le Portugal avec Nuno Lucas qui présenera une création «  I could write A Song », Ana Rita Toedoro  « qui pensent la danse comme une expérience organique et personnelle » avec « Assombro » le 31 Janvier et « Fantôme Méchant » le 2 Fev,  Mariene Monteiro Freitas qui proposera « De marlim ecarne – As estatuas também sefrem »  chorégraphie en référence au film d’Alain Resnais et Chris Marker « les statues meurent aussi » (4 Avril). Il y a bien sûr le Québec : Marie Béland avec « Behind » et « Between » le 7 mars, Nicolas Cantin avec « Grand singe » et « Klumzy » (le 3 Mars), Dana Michel avec « Yellow Towel » (le 28 Fev) qui « témoignent de l’intense créativité de la scéne québecoise, chacun avec des univers singuliers ». Et la Belgique avec de nombreux artistes :  Jan Fabre et Jan Lauwers « enfants terribles de la scéne flamande » qui présenteront ce solo conçu pour l’interprête Cédric Harron « Attends, attends, attends…(pour mon père) » (23-24 Janvier), Maarten Seghers et Dahlbonnema de la Need compagny, Clément Thirion, Salvatore Calcagno musicien de formation et fou d’images qui « conçoit ses spectacles comme des partitions visuelles »  avec « le garçon de la piscine » (10/14 Mars), David Strosberg…. Mais aussi des collaborations avec d’autres lieux de diffusion et de recherche : Le Théâtre des Tanneurs (Focus) avec Armel Roussel qui donnera sa version quasi sadienne « Ondine (démontée )» de Jean Giraudoux (17/21 Mars),  le théâtre de Gennevilliers, le centre Wallonie-Bruxelles-Paris. …Mais aussi le collectif « colette » issu de l’école des éléves-comédiens de la Comédie Française qui ont adapté au théâtre le scénario de « Pauline à la plage » (2 Avril)

    Le duo d’auteurs-interprêtes Boris Charmatz et Dimitri Chamblas redonneront leur duo historique « A Bras le corps » revisité 20 ans après (3 Mars) avec un solo de Maguy Marin avec « Singspiele » magnifié par David Mambouch et Bejamin Lebreton (30 Mars). Deux univers seront à découvrir «, intimes et délicat » de Mohamed El Khatib avec « Finir en Beauté » 19 Mars) où « il raconte la maladie et la mort de sa mère, son deuil et sa culpablité, son double héritage culturel entre la France et le Maroc », Musical et loufoque de Jeanne Candel  avec « le gout des autres et autres chansons » (26 Février). De son côté, Vincent Thomas proposera une réflexion sur son parcours et son identité d’artiste avec « sus à la Bibliothéque », « Les protagonistes » et « Médial décor »’ le 7 Mars. Avec « Notre danse » (Le 2 Février), Mylène Benoit s’interrogera sur la « danse comme geste essentiel ». Gaëlle Bourge avec « A mon seul désir » (le 6 Fev) s’interrogera « sur le regard que l’on porte sur la chasteté à travers le double motif de la représentation d’une vie et d’une licorne, cet animal mythique que Dali qualifiait de « complexe aigu phallique ». Enfin, le collectif « Traffik » a conçu un parcours qui se déploiera sous forme d’installation dans l’espace « La Galerie » jusqu ‘au 13 Février avec d’une part des photographies issues des reportages d’informations, et d’autre part, le phénoméne des « selfies » et de l’autoérotisme des réseaux sociaux, vers la surface des murs  figé à l’aide d’azulejo au sein d’un espace « passage »

  • LA DERNIERE SAISON DE JOSE ALFARROBA AU THEATRE LE VANVES : « Ma plus belle aventure professionnelle a été à Vanves ».

    Il flottera comme un goût de nostalgie ce soir lors de la présentation de la prochaine saison du théâtre Le Vanves, la dernière pour José Alfarroba, qui « est à l’image de ce que j’ai défendu tout au long de ces 18 années : l’expérience artistique, l’audace, l’accompagnement de l’émergence, le parage, la découverte, les rencontres » écrit il dans la page d’accueil du livret consacré à cette nouvelle saison. « Dans cette période difficile, pour les intermittents, et la création artistique, nous réaffirmons également notre soutien à la recherche, convaincus qu’elle est fondamentale et indispensable au renouvellement des formes et des esthétiques » ajoute t-il en citant ses nouvelles collaborations avec  des écoles de théâtre, le LFTP (Laboratoire de formation au théâtre physique), et l’ESAD (Ecole Supérieure d’Art Dramatique), 3 universités parisiennes, le Centre Nationale de la Danse, le Théâtre des Tanneurs de Bruxelles, La Loge à Paris….

    « Vivre pour José Alfarroba, c'est oeuvrer pour que la culture soit accessible à tous, en frayant de nouveaux chemins, comme à Vanves, où il se passe toujours quelque chose, et où l'on va avec plaisir, parce qu'on s'y sent bien. Il n'y a pas de chichis, mais un bar nommé Pina, en hommage à Pina Bausch, avec des murs couverts de photos et des tables bricolées, où, pour 5 euros, les gens peuvent manger des assiettes préparées par l'équipe. Pareil pour le prix des places, qui flirte avec les 12 euros. Mais, le plus remarquable, c'est qu'on sort de Vanves sans être agacé, même quand le spectacle n'était pas bon. Et pourquoi donc ? Parce qu'il règne à Vanves un état d'esprit particulier. On y vient pour la découverte, on sait que José Alfarroba peut se tromper, mais qu'il sait fleurer l'air du temps. A quelqu'un qui lui disait un jour : "Je n'ai pas l'impression qu'il y ait une ligne très précise dans votre programmation", il a répondu : "Il n'y a peut-être pas de ligne, mais il y a pêche à la ligne. On lance, et on essaie.". Ce "on" n'est pas de majesté. José Alfarroba se définit comme un "chef de collectif" : "La seule obligation que j'impose à mon équipe est d'aller voir des spectacles, et d'y aller ensemble. Ce ne sont pas nécessairement des choses que je programmerai, mais ça permet d'ouvrir le regard à d'autres esthétiques » écrivait à son propos un journaliste du Monde en dressant le portrait de ce « drôle d'homme, énergique et touchant » né au Portugal en 1950 sous la dictature.

    Revient à l’esprit lorsqu’on l’a entendu parler de lui, cette passion pour le 7éme art, son père l’ayant emmené très tôt dans une salle de cinéma (à 4 ans parait il), « pour la France et le français », avec  ce départ pour Paris où il a fréquenté la fameuse université de Vincennes, puis travaillé pour le Mouvement Culture et Liberté, la Fédération Léo Lagrange, au service culturel de Clichy et au théâtre Ruteboeuf recruté par Jacques Delors puis le Théâtre Le Vanves par Guy Janvier,  Art Danthé…José Alfarroba insiste toujours sur son « bonheur de parler français » qui ne lui a pas fait perdre son accent, de son « histoire d’amour fabuleux avec la France », de ce « terreau extraordinaire » qu’il a trouvé à Vanves où il a bénéficié « d’une liberté totale », où il a pu mener son projet comme il l’entendait. « Ma plus belle aventure professionnelle a été à Vanves ».

    Il va de nouveau se prêter à « cet un exercice ennuyeux »qu’est une présentation de saison « que l’on a essayé de faire plus court » comme il le dit chaque année, et ne respecte pas jamais, en présentant pièces, carte blanche, soirées jazz, festival de forme émergente, musique ancienne, Artdanthé…. Il avait confié au Blog Vanves au Quotidien les petits secrets de préparation d’une saison : « Quelquefois, elle est déjà pré-montée 3 saisons avant. A chaque fois que l’on rencontre des gens, que l’on va voir des spectacles, parce qu’on voit des choses ailleurs, on peut le retenir pour l’année d’après. Mais je n’ai jamais réussi à comprendre pourquoi. J’ai un peu le nez, j’ai acquis de l’expérience, et je vois beaucoup de choses. Dans ma tête, je me fais toujours un peu la saison idéale, pas pour moi, parce que j’essaie de ne pas forcément présenter ce que j’aime, et que je trouve intéressant,  à une population, à un public. Mais on ne peut pas non plus présenter des choses que l’on n’aime pas complètement. Il faut toujours qu’il y ait une petite accroche » confiait José Alfarroba. Il est  très rare qu’il programme sur dossier. « C’est souvent des réseaux de jeunes artistes qui nous disent « tu dois aller voir cela, c’est superbe ! ». Et Olivier, Tristan ou José y vont « car il est très rare que je programme sans que nous l’ayons vu  ou que je l’ai vu moi-même, même si je leur fais confiance. On aime bien être tous d’accord ! »

    Enfin, il faut vendre cette saison ! « On essaie par rapport à ce lieu – on  est tous conscient que c’est de l’argent public -  à faire très attention, en tirant les prix, en, faisant en  sorte qu’il n’y ait pas d’abus de quelque nature que ce soit. Le bâtiment est occupé pratiquement tout le temps, à part le mois et demi d’été où on se repose. La salle n’est jamais vide. Le projet que j’avais présenté aux élus c’était : « 300 jours par an, il se passe toujours quelque  chose à Vanves !». J’aimerais, mais c’est peut être  utopique  que le vanvéen se dise « qu’est-ce que je peux faire ce soir ? – Et il y en a – et qui vient au théâtre : « Ah il n’y a pas de ciné. Et bien ce n’est pas grave ! on vient ! ». Le travail est plus dur avec Internet, la TV, pour faire venir du monde, avoir de nouveaux spectateurs, garder ceux qui sont là, les appeler…avec un bar convivial où l’on se fait quelques petites assiettes ! ». Il racontait alors l’histoire de cette vanvéenne qui ne connaissait rien à la danse mais qui venait à tous les spectacles du festival Art Danthé. « Nous en discutions ensuite, surtout lorsqu’ils étaient quelquefois difficiles. Elle me disait alors : « Je ne pense pas être plus bête qu’une autre, je lis Le Monde,  mais là je ne comprends rien ». Et je lui répondais que « cela m’arrive. Des fois, je ne comprends rien. Mais je me fais ma propre idée, je voyage à l’intérieur d’un projet ». Et elle a continuée à venir, à prendre des abonnements tout en disant « Il y a des choses que je ne comprends toujours pas. Mais c’est vrai que je passe des bons moments…d’émotion ». Et en plus la danse est un spectacle pas très long ».    

    A l’occasion des trente ans du Théâtre et de sa remise des insignes  de Chevalier dans l’Ordre National des Arts et des Lettres, en 2012, il avait fait part  de son « véritable bonheur de travailler dans cette ville. La politique et la culture font bon ménage. C’est pourquoi je suis resté… » - Il est vrai qu’il avait prévu de rester 3 ans. Il en est à sa 18éme saison culturelle – « …avec une équipe extraordinaire, et un théâtre où tout est fait main, ce qui n’est pas négligeable en cette période de crise » précisait il

  • RETOUR SUR LE BUDGET 2014 DE VANVES (Suite) : LE THEATRE ET LA BIBLIOTHEQUE, LES DEUX MAMELLES DE LA CULTURE VANVEENNE

    Le Blog continue de vous présenter le budget municipal 2014  avec les deux grands chapitres budgétaires qui touchent à la culture : Le théâtre et la bibliothèque

    Le service Culture centré au tour du théâtre qui doit favoriser l’accès à la culture, susciter l’envie et le plaisir dans tous les domaines, et particulièrement ceux du spectacle vivant et de la danse, en proposant des actions innovantes « à même de positionner le théâtre de Vanves – Scéne conventionnée pour la danse (label attribué en 2008) – comme un pôle artistique identifié à l’échelle nationale et internationale » et contribuer à l’éveil artistique du jeune public. Le théâtre a ainsi, en 2012/13, présenté 100 spectacles avec 191 représentations qui ont touchés 15 547 spectateurs. 169 films ont été diffusés (en 447 séances) avec 18 290 spectateurs. Les dispositifs d’actions artistiques ont concernés 600 Personnes à travers des ateliers de pratiques, des conférences, des spectacles participatifs. Ce service dispose en 2014 d’un budget de 560 000 € en fonctionnement (-18,78%) qui sont principalement affectées pour le théâtre à l’achat de spectacles « compte tenu des crédits déjà engagés jusqu’en Juin 2014 pour la saison culturelle en cours, la programmation des spectacles à l’automne 2014 sera réduite par rapport à 2013 et se fera en co-réalisation avec les compagnies programmées » est il précisé. Histoire peut être de rattraper certains dépassements budgétaires. Le budget investissement se monte à  18 000 € (-14,95%) avec notamment la réfection du plancher du théâtre « indispensable car déjà repoussé ».  

    La Bibliothèque est le second grand service culturel qui célèbre ses 130 en 2014  et sur laquelle le maire a le projet d’en faire la « bibliothéque du futur », avec le concours de Hachette Livre, comme il l’a expliqué au cours de la  campagne des municipal. Il s’agit même d’un projet significatif « qui permettra de donner un positionnement à la ville avec le conservatoire ». Un scénario a même été étudié pour implanter la bibliothéque du futur dans un site tout à fait approprié qui va se libérer : Le terrain actuellement occupé par l’école de musique (le pavillon à l’angle Mary Besseyre et Guy Mocquet avec l’autre bâtiment le long de la rue G.Mocquet) mais aussi un terrain comprenant la boutique des Pompes Funébres et un pavillon, derrière, qui a été préempté par la ville.  Il suffirait de prévoir un nouveau bâtiment mieux agencé qui s’intègre dans ce site pavillonnaire. Mais cela, il ne l’avait pas dit. En attendant le  catalogue de la bibliothèque a été mis  en ligne en 2013, permettant de nouveaux services (consultation du catalogue, réservation, prolongations de prêts…). Elle dispose d’un budget de fonctionnement de  90 430 €  (+6,38%) qui est consacré principalement au développement et au renouvellement des collections. Les vanvéens ont empruntés 97 914 livres et revues en 2013 : 53 873 chez les adultes (+9,06%) et 44 040 au secteur jeunesse (+11,62%).  La progression globale est de 10,20% par rapport à 2012 (88 855 prêts).