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PAS D’EHPA AU FOYER LOGEMENT DANTON DE VANVES : 40 ANS APRES SA CREATION, IL RETROUVE UN STATUT DE RESIDENCE NORMALE DU LOGEMENT FRANÇAIS

La transformation du Foyer Danton en EHPA (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées)  lancé par le Conseil d’Administration du CCAS et la Mairie de Vanves, tout au moins pour ses six premiers étages, a été abondonné. Souvenez-vous, c’était en Octobe 2011, un audit avait été confié à l’AREPA (Association des Résidences pour Personnes Agées) par le CCAS le 4 Octobre 2011 pour déterminer les conditions dans lesquelles la mise en conformité du statut de la résidence Danton avec la réglementation des EHPA devait être réalisée pour obtenir ce statut juridique. La maire avait informé deux jours plus tard les résidents et le personnel afin de les rassurer sur leur devenir.

 

Le logement français avait essayé de trouver des solutions pour le remettre aux normes avec la ville, ce qui s’était révélé difficile à cause de la configuration de la résidence qui avait été conçue à l’époque pour se fondre dans l’habitat collectif. Le cabinet qui a réalisé l’audit avait  proposé de consacrer les 6 premiers étages à cet établissement et de transformer les 4 étages supérieurs en logements classiques. Aucun résident ne devait être mis dehors, la municipalité laissant les logements dans les étages supérieurs se libérer naturellement, alors que les autres seraient  mis aux normes de la même manière.

 

L’audi préconisait des travaux pour rendre conforme les parties communes du rez-de-chaussée aux normes ERP pour favoriser la régularisation du statut de l’établissement et des mesures pour optimiser sa gestion (modification de l’organisation quotidienne, convention de partenariat avec le CCAS pour maintenir l’animation au niveau actuel et ouvrir l’établisement aux personnes âgées extérieures,  installlation d’un systéme de téléalarme individuel, relié à un plateau d’appel d’urgence Europ Assistance, modification de la convention APL du Logement Français pour diminuer le reste à charge des résidents…).

 

Quand les différents partenaires de cette opération ont voulu aller plus loin  dans les négociations et les transactions, le logement Français n’a  pas voulu passer délégation à l’AREPA sur les 6 premiers étages et la mairie a reculé devant le coût trop cher d’une telle opération. De surcroît, il apparait très nettement que la moyenne d’âge des résidences est en dessous des critéres retenus pour un EHPA, d’après le calcul du GIR de la personne âgée, c’est à dire  le fameux coefficient d’autonomie selon la grille AGGIR (Autonomie Gérontologique Groupe Iso-Ressource)) qui permet d’évaluer la perte d’autonomie ou le degré de dépendanc, physique et psychiqye, des personnes agées, et notamment des demandeurs de l’allocatin personnalisée d’autonomie (APA) dans l’accomplisement de leurs actes quotidiens.

 

Ainsi ce projet d’EHPA est abandonné, mais le foyer Danton perdurera tout au moins au rez de chaussée, avec son restaurant-salle de séjour, son personnel, pour assurer des prestations pour les retraités de Vanves, hanitant ou non cette résidence. Aucun résident actuel ne sera mis dehors et les logements libérés seront alors attribués par le Logement Français comme n’importe quel résidence dont il assure la gestion   

 

Occasion de rappeler que ce foyer logement (avec son restaurant) a 40 ans, car il a été construit par le Logement Français et ouvert ses portes en 1973/74 avec un conventionnement logement en 1981,  dans ce quartier du Plateau alors en pleine rénovation. Il servait à reloger les personnes âgées expropriées de leur habitat vétuste et détruit par cette vaste opération d’aménagement. Et il avait été conçu à l’époque pour se fondre dans l’habitat collectif. 

 

Il comprenait 82 appartements répartis sur 10 étages gérés directement par le Logement Français, les occupants signant un bail locatif et payant leur loyer 382,65 € pour un studio et 459,22 € pour un deux pièces (aujourd’hui)  directement à cette SA d’HLM. Un dispositif de réservation des logements à partir des demandes de la commune avait été mis en place en 2000.

 

Il a connu toute une série de travaux de réhabilitation au cours de ses années avec l’isolation et le ravalement des façades, la transformaton de l’entrée avec boites à lettres, portier et contrôle d’accès, adaptation des logements (barres d’appui, revêtement anti-dérapant), réagencement des abords et des espaces verts, amélioration sans discontinué des services (restaurants, télé-alarme, repas à domicile…)….

 

Sachant tout d’abord qu’il proposait jusqu’à présent  des services identiques à ceux d’un établissement mésdico social mais sans agrément du Conseil Général, payants pour la restauration et gratuits pour les autres offerts par le CCAS, sauf l’esthétique et la pédicure. Enfin le budget total de fonctionnement de ce foyer se montait pour le CCAS à 279 738 € dont 221 810 € pour les salaires du personnel et 57 928 € de charges diverses ( location du logement du gardien, alimentation, achats des repas,  animation…).

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