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  • LES 60 ANS DES CLASSES DE NEIGE : VANVES QUELQUE PEU OUBLIEE ET IGNOREE

    L’Association Nationale des Maires des stations de Montagne (ANMSM) qui réunit 11 Communes et 98 stations tenait hier matin une conférence de presse/table ronde sur le théme « classes de découverte : Quels bienfaits pour l’enfant ? », pour marquer cet anniversaire : « Il y a 60 ans, c’est à la montagne que la première classe de découverte était organisée. En 1953, 33 garçons de Vanves partaient en « classes de neigge » pour un mois à la Féclaz en Savoie ». De surcroît à un moment où le nombre de départs en classes de découverte, et plus particulièrement en classe de neige, diminue. Alors que 9 parents sur 10 les plébiscitent et y sont favorables car « c’est une expérience utilze enrichissante et valorisante sur le plan pédagogique et personnel ». Mais il y a encore du chemin à faire pour rappeler les faits historiques car le sociologue qui commentait les résultats d’un mini sondage réalisé par Opinion Way auprès des parents d’enfants scolarisés sur leur perception des classes de découvertes parlait de « 1963 » pour la première classe de neige » et d’un certain « Marc Fourestier ».

     

    Ainsi 91% des parents interrogés, toutes catégories socio-professionnelles confondues souhaitent que leur enfant, puisse au cours de sa scolarité, participer une classe de découverte. C’est l’occasion pour les enfants de faire l’apprentissage du vivre ensemble, de faire « plein de découvertes et de nouvelles expériences » (95%) sans oublier que c’est « un bon moyen de souder une classe et de rapprocher les enfants et leurs enseignants » (91%). La montagne, plus que le littoral et la campagne, apparait comme le territoire le plus adapté à une véritable aération (60% pour la montagne l’hiver, 43% hors hiver). La classe de neige est effectivement pour 94% des parents une occasion privilégé de faire découvrir la montage à leurs enfants, d’apprendre à faire du ski (94%) et une vraie respiration (93%). Surtout s’ils en ont fait au moins une fois lorsqu’ils avaient l’âge de leur enfant. Pour près de 2/3 des parents, le prix des séjours (76%) et le manque d’aides financières (61%) sont les principaux freins à la mise en œuvre des classes de découvertes, suivis par des craintes sur la sécurité des séjours (44%), la saparation familiale ou encore la difficulté d’organisation (22%).

     

    « Depuis une dizaine d’année, nous constatons une baisse inquiétante et continue des classes de découverte (de -20% à -30% selon le type de séjours » indique l’ANMSM.  Ce déclin inquiéte les maires de ses communes et stations de montagne, d’autant que ce sont les classes de neige  qui ont permis leur développement, beaucoup de parents revenant séjourner dans les stations de ski qu’ils ont découvert à cette occasion. Ainsi la part des classes de neige par rapport aux autres classes de découverte est passé de 91% e 1971 à 33% en 1995 selon un rapport du Conseil  National du Tourisme qui indiquait que le  chiffre d’affaire estimé des classes de découverte pour les territoires d’accueil se montait à 300 M€. Du coup, cette association d’élus a créé un groupe de travail pour les relancer grâce à plusieurs initiatives notamment vers les enseignants, avec la diffusion sur DVD d’une série documentaire intitulé « Partir en classe de neige ». Mais au fait, qu’est-ce qu’a prévu Vanves pour les 60 ans de sa première classe de neige ?     

  • LE CONSERVATOIRE DE VANVES – 5) D’ECOLE A CONSERVATOIRE

    « Passer d’école de musique à conservatoire n’a aucune importance, car n’importe qui peut s’appeler conservatoire. Mais j’ai pris cette décision à l’époque, car j’entendais trop que le conservatoire de Vanves était un conservatoire de variétés et de musiques actuelles. Celles-ci ont manqué considérablement de conservatoire jusqu’à une dizaine d’années » explique Jean Louis Beydon qui rappelle qu’il avait ouvert des classes et des formations de jazz notamment à Etrechy voilà 32 ans, qui a été son premier poste : « J’ai imposé que les enfants commencent tout de suite l’instrument, ce que je n’arrive pas toujours à faire à Vanves, et que l’on ouvre des classes d’adultes de jazz. Quelques années après, on faisait agréér par l’Etat le conservatoire d’Etrechy qui avait plus de 600 éléves (2éme conservatoire de l’Essonne). A Vanves, nous étions tellement marqué « musiques actuelles » que cela m’a conduit à prendre la dénomination de conservatoire » raconte t-il.

     

    A cette époque, il a très vite créer les classes de théâtre avec Alain Belfond, comédien, renforcé les classes de jazz ouvertes avec Jean Poidevin, développé les classes de danse contemporaine avec Sophie Béziers - « que j’ai refermé tout de suite parce que je m’étais trompé  et j’ai mis des années avant de ré-ouvrir » -  ainsi que les ensembles en passant de 2  (ensemble d’harmonie, ensemble de petits bois) à 20. Avec ses fameuses classes d’IFM (Initiation à la Formation Musicale) ouvertes aux enfants de 4 ans pour leur faire découvrir le plaisir de comprendre le monde de musique grâce à une alterance de d’activités, d’attention soutenue.  Il a  énormément développé le violoncelle, la contrebasse, l’alto, la harpe, le clavecin avec même du « luth renaissance » dont le professeur (Miguel Henri) vient même d’être nommé à Boulogne qui est l’un des plus grand conservatoire de France…Jusqu’à ses journées des musiques anciennes grâce à Carine Moreton dont la 3éme édition en Novembre dernier a été un grand succés

     

    A suivre