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ELECTIONS LEGISLATIVES A VANVES ET LA 10éme : CHRONIQUES MARTIENNES

Personne n’a pensé à Ray Bradbury, qui nous a quitté ces jours-ci,  trop occupé à des rendez-vous électoraux. Mais reconnaissez que depuis la Présidentielle, au lendemain du 2éme tour, la 10éme circonscription a vécue une véritable révolution (interstellaire) qui se sent ces derniers jours dans la campagne. Prenez André Santini (NC), il ne la sentait pas cette élection (de trop), vraiment pas décidé à se présenter. Mais ne voilà t-il pas qu’il reprend du « poil de la bête » au fur et à mesure des jours grâce aux divisions à gauche qui se sont fait jour jour, rendant hommage à ses amis qui l’auraient poussé à se représenter (on connait la chanson).  Le Parisien titrait même lundi dernier dans son tour des circonscription à propos de la 10éme : « André Santini profite de la division » avec un encadré « A gauche la machine à perdre est en marche ». A tel point qu’au lendemain de sa condamnation pour injure publique par le tribunal de Nanterre pour avoir utilisé le terme de « givré » par rapport à sa concurrente principale à ses législatives,  Lucile Schmid lors de la campagne pour les cantonales 2010, le laissait complétement froid, même si le Parisien en a fait état hier. Ce qui ne l’empêche pas de demander de ses nouvelles sans cesse : « Combien étaient ils avec Cohn Bendit à l’école Voltaire ? »

 

Sa concurente principale, dont il se méfie quand même, n’en a pas trop fait dans les réactions à cette condamnation, se réjouisant du courage du juge d’avoir rendu le délibéré avant le 1er tour, malgré sans doute des pressions. Lucile Schmid  (EELV) était contente que « la justice ait fait son travail. Le droit aide à construire des régles du jeu politique conforme à la démocratie. Le débat entre adversaires ne se résume pas à l’injure ! ». Pendant ce temps là, André Santini a passée  la matinée d’hier à Vanves pour rencontrer les méres de familles dans le parc Frédéric Pic, puis prendre un pot à l’heure de l’apéritif sur la terrasse du Bistroquet, avec notamment sa suppléante Françoise Saimpert,   Bernard Gauducheau,  Isabelle Debré… Comme s’il était sur une autre planète, salué par de nombreux vanvéens et des jeunes qui sortaient du lycée Michelet

 

Un peu plus tard, tout ce beau monde se retrouvait au marché de la mairie d’Issy les Moulineaux en fin d’après midi, avec Jean Louis Borloo, venu apporter son soutien  à l’ami plus qu’à l’homme politique. Il y tenait beaucoup. Il a traversé les allées du marché, saluant commerçants et clients, n’hésitant à se prêter au jeu de la photo, avec sa nonchalance qui le rend attachant et sympathique. « Il veut nous protéger, et nous, nous protéger de lui » proférait une mére de famille plutôt vindicative, gênée dans son passage par cette délégation. « C’est Borloo, grand ministre » tonnait de son côté André Santini en avançant dans les allées. « Il est toujours souriant ! Il est plus beau qu’à la TV » constataient des groupies (de JL Borloo bien sûr). « Bonjour  je ne vous  voit qu’à la TV ! » lui déclarait un passant étonné comme d’autres de le rencontrer.

 

Mais ce n’était pas fini, car André Satini avait prévu de prendre la parole avec son invité en plein marché au  niveau du métro et de la boulangerie,  avec une sono,  remerciant Jean Louis Borloo  d’être venu le soutenir alors que ce dernier s’en est  tenu à des propos très amicaux, insistant sur « l’homme de cœur plutôt que l’homme politique », sur « le maire qui a une vision d’envergure tout en se préoccupant des fragilités ». De son côté le candidat en avait profité pour relancer son appel de Boulogne du 4 Juin  2012 aux électeurs centristes et notamment ceux du Modem :  « Votre place est à nos côtés car vos valeurs sont les nôtres. Je pense notamment à notre combat pour lutter contre l’endettement de la France et à notre volonté de relancer la construction européenne (…). Moi qui suis issu de cette famille politique humaniste et démocrate chrétienne, je vous lance un appel solennel pour nous rejoindre dès le premier tour des élections législatives .. Au lendemain  des élections législatives, il sera grand temps de reconstruire le centre. Nous centristes, héritiers de Jean Lecanuet, de Max Lejeune, de Valery Giscard d’Estaing et de Raymond Barre, devons nous réunir, en faisant fi des egos des uns et des autres, pour que la voix du centre, celle de la responsabilité, de l’humanisme et de l’Europe, porte haut et fort. J’appelle à cette reconstruction du centre sans attendre ! ». Curieusement, le candidat UMP/NC et ses militants étaient les seuls à être présents sur le marché. Pas de Verts, ni de PS, dissident ou pas, ni de Front de Gauche…

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