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  • A VANVES ET EN ILE DE FRANCE, PLUS DE TICKET EN CARTON FIN DECEMBRE, VEDETTE DE LA FETE DU PATRIMOINE

    L’une des curiosités de cette 43 édition des Journées européennes du patrimoine les 19 et 20 septembre 2026 en Ile de France, concernera le mythique ticket en carton qui s’apprête à tirer sa révérence après plus de 125 ans d’histoire, en décembre 2026.

    Une annonce faite fin août par Ile-de-France Mobilités et la RATP, qui organise un clap de fin symbolique à avec une exposition à la Maison de la RATP à Paris retraçant l'histoire du ticket. Elle offrira aux visiteurs l’occasion de redécouvrir cet objet emblématique qui a accompagné des générations de voyageurs, témoin des évolutions sociales et des usages de mobilité. Pour prolonger cette exposition, une conférence, animée par Lise Brunet, sociologue de l’institut Sociovision, et Grégoire Thonnat, spécialiste et collectionneur de titres de transports le 19 septembre à 11H30, offrira un éclairage original sur la place singulière qu'a occupée le ticket en carton dans le quotidien de plusieurs générations d'usagers. À découvrir également, pour la première fois cette année, les coulisses de l’atelier de maintenance du ticket : des étapes de sa fabrication dans les distributeurs aux technologies de lecture et de validation utilisées chaque jour dans les valideurs des stations.

    Marron, puis jaune, vert, violet, blanc... Le ticket en carton est né en même temps que le métro parisien, en 1900. La validation s'est longtemps faite par un poinçonneur en station, qui y faisait «des petits trous, encore des petits trous», comme le chantait Serge Gainsbourg, avant l'arrivée en 1973 des pistes magnétiques. Ce morceau de carton de 6,5 centimètres par 3 cessera totalement d'être commercialisé le 5 novembre. Les voyageurs auront alors un peu plus d'un mois pour écouler leur stock : les tickets ne seront plus acceptés dans le métro à compter du 15 décembre (c'était déjà le cas pour les bus et tramways). Aucun remboursement ne sera effectué. Toutefois, il sera possible d'échanger ses tickets contre des billets dématérialisés, jusqu'au 14 janvier 2027. Ce sera l’une des dernières étapes de la transition progressive vers des titres dématérialisés entamée dès le début 2025, avec une accélération de l'usage de la carte Navigo ou du téléphone.

    Mais voilà cette disparition devrait s’accompagner d’une hausse du prix de ticket de bus ans le Grand Paris. Valérie Pécresse présidente de la Région Ile de France réfléchit à instaurer un tarif unique «aux alentours de 2,45 €» au lieu de 2,5 € actuellement. Un niveau calculé pour ne pas faire perdre d'argent aux opérateurs.

    Pour les utilisateurs occasionnels du bus, cela représenterait une hausse de 40 centimes par trajet. Mais rien n'est arrêté. Une autre possibilité consisterait à permettre l'utilisation d'un titre de métro dans un bus, ce qui reviendrait alors à payer le trajet 2,55 euros. Heureusement, face à ces mauvaises nouvelles, les voyageurs occasionnels peuvent depuis fin août payer directement par carte bancaire dans tous les bus parisiens. 

  • LES JEUNES DE VANVES SONT EN MANQUE !

    Pour contribuer au débat sur la jeunesse, Vanves Au Quotidien revient sur une étude toute récente (réalisée par MV2 auprés d’un échantillon de 896 jeunes franciliens  de 15-29 ans) qui  montre que cette génération nouvelle issue de différentes formes familiales, génération  du monde de l’information et de la communication (utilisation des téléphone portables et usage de l’Internet), est à la fois plus sociable mais plus virtuelle. Elle est aussi quotidiennement confrontée aux risques de l’environnement (tabac, alcool, drogues, mauvais traitement, mal être, échec scolaire…). Cette  jeunesse (vanvéenne) que l’on dit sur-informé, sachant tout sur tout, manque en définitive, d’informations précises quel que soit leur milieu, leur condition. Essentiellement sur les mécanismes d’orientation et d’information première, comme nous l’avons constaté hier dans la première partie de cet article.

    Qu’en est il par exemple en :  

     

    MOBILITE :

    C’est le domaine prioritaire à développer pour 57% des jeunes, notamment ceux qui sont en activité, les étudiants et les jeunes vanvéens étant intéressés par une augmentation des bus le soir et le week-end. Les moins fortunés mettent l’accent sur la nécessité de mettre en œuvre des mesures pour rendre par exemple, le permis de conduire plus accessible aux jeunes financièrement.

     

    LOGEMENT :

    Pour 65% d’entre eux, il n’y a pas assez de logements adaptés à leurs besoins (en terme de coût, d’équipement, de surface…). Ils estiment que le logement des jeunes doit être l’un des axes de développement prioritaire pour les collectivités territoriales.

     

    CITOYENNETE :  

    11% des jeunes, plutôt étudiants, sont déjà engagés pour un projet, pour une cause et 81% souhaiteraient en faire de même, en visant des actions dans la défense de l’environnement ou un projet écologique pour la moitié (45%). Pour 1 jeune sur 6, être citoyen signifie surtout respecter autrui et savoir vivre en société, loin devant la responsabilité, les droits et devoirs du citoyen.

    85% ne connaissent pas les structures d’accueil, d’aide, d’animation qui existent dans leur département. D’ailleurs, de manière générale, ils connaissent mal ou peu les aides qui peuvent leur être accordées. Ainsi 37% des jeunes qui vont peu ou pas à des activités culturelles le justifient par le côté coûteux de celles-ci. Or des réductions sont accordées aux étudiants et aux jeunes en recherche d’emploi.

     

    LOISIRS :

    Les 15-19 ans équipés ou ayant accès à un ordinateur vont sur Internet pour surfer mais surtout pour chatter et jouer en ligne. Les 20-24 ans sont plus orientés vers les sorties entre amis (47% sont étudiants) et le surf sur Internet. Les 25-29 ans en activité professionnelle, s’ils surfent très souvent sur Internet sur un ordinateur, regardent aussi beaucoup la TV. 31% vont peu ou pas à des activités culturelles, par manque de temps (les étudiants) et parce que cela revient trop cher. 47%  pratiquent peu ou pas d’activités sportives par manque de temps (étudiants), inadéquation des horaires (travailleurs) et le coût (étudiants et ceux en recherche d’emploi).

     

    TELEPHONE PORTABLE :  

    98% sont équipés d’un  téléphone portable, sachant que les lycéens en font une utilisation ludique (prise de photos/films, écoute de MP3/de la radio) et sont de gros consommateurs de SMS/MMS. Leurs téléphones étant plus « basiques » que ceux de leurs aînés et leurs forfaits souvent bloqués, ils utilisent moins leur téléphone pour surfer sur Internet que les 20 ans et +.  Les jeunes hommes écoutent de la musique ou surfent sur Internet. Les jeunes filles en font une utilisation plus classique, principalement pour envoyer ou recevoir des messages, dans une moindre mesure, prendre des photos.